Annexes


Hommes significatifs

  • Asselin, Olivar
  • Belleau, Narcisse-Fortunat
  • Berlinguet, François-Xavier
  • Biron, Rodrigue
  • Boisclair, André
  • Bourassa, Henri
  • Brown, George
  • Bruchési, Paul
  • Cardinal, Joseph-Narcisse
  • Carrel, Frank
  • Cartier, George-Étienne
  • Cartier, Jacques
  • Casgrain, Henri-Raymond
  • Chaloult, René
  • Chapais, Jean-Charles
  • Chapais, Thomas
  • Chénier, Jean-Olivier
  • Closse, Raphaël-Lambert
  • Cousineau, Philémon
  • Crémazie, Octave
  • Du Gua de Monts, Pierre
  • Ducharme, Réjean
  • Duchesneau, Jacques
  • Dumont, Mario
  • Duvernay, Ludger-Denis
  • Ferron, Jacques
  • Forget, Rodolphe
  • Gérin-Lajoie, Paul
  • Gouin, Paul
  • Hébert, Guillaume
  • Houde, Camillien
  • Johnson, Daniel (fils)
  • Khadir, Amir
  • Kirke, Thomas
  • La Rocque de Roberval, Jean-François de
  • Lafrenière, Ian
  • Lalement, Jérôme
  • Lambton, Georges
  • Langevin, Hector-Louis
  • Laurendeau, André
  • Laurier, Wilfrid
  • Lavergne, Armand
  • Le Jeune, Paul
  • Le Royer de La Dauversière, Jérôme
  • Leblanc, Évariste
  • Letardif, Olivier
  • Lorimier, Chevalier de
  • Macdonald, John Alexander
  • Marsolet de Saint-Aignan, Nicolas
  • McGee, Thomas D'Arcy
  • Morin, Augustin-Norbert
  • Morin, Claude
  • Nelson, Wolfred
  • Péladeau, Pierre Karl
  • Perrault, Joseph-François
  • Picard, François-Xavier (Tahourenche)
  • Plessis, Armand Jean (Cardinal de Richelieu)
  • Riel, Louis
  • Rolland, Jean-Baptiste
  • Ryan, Claude
  • Samson, Camil
  • Sauvé, Arthur
  • Taché, Étienne-Paschal
  • Tardivel, Jules-Paul
  • Tellier, Joseph-Mathias
  • Viger, Denis-Benjamin
  • Vincent, Nicolas


Femmes significatives

  • Barré, Charlotte
  • Bataille, Anne
  • Boullé, Hélène
  • Boullongne, Marie-Barbe de
  • Boullongne, Philippe-Gertrude de
  • Bourdon, Anne
  • Bourdon, Geneviève
  • Boutet, Marie
  • Bruneau, Julie
  • Chauvigny, Marie-Madeleine de
  • Compain, Anne
  • Comtois, Mélina
  • Couillard, Louise
  • David, Françoise
  • Dieu, Marie
  • Dodier, Marie
  • Drouet, Marie
  • Duquet, Agnès
  • Flécelles, Marguerite de
  • Gasnier, Anne
  • Gérin-Lajoie, Marie
  • Gibault du Breuil, Marie
  • Giffard, Marie-Françoise
  • Godefroy, Charlotte
  • Godefroy, Jeanne-Louise
  • Grace Ritchie, Octavia
  • Hébert, Guillemette
  • Lauson, Marie-Madeleine de
  • Le Ber, Marie
  • Le Boutz, Anne
  • Le Bugle, Anne
  • Lebel, Sonia
  • Lemaire, Marie
  • Lemaître, Anne
  • Lézeau, Catherine
  • Lézenet, Anne de
  • Massé, Manon
  • Mékinon, Antoinette
  • Migeon de Branssat, Marie-Anne
  • Ouën, Françoise
  • Papineau, Ézilda
  • Pinguet, Marie-Madeleine
  • Poisson, Angélique
  • Richer, Cécile
  • Rollet, Marie
  • Savonnières de La Troche, Marie de
  • Soeur Ursule
  • Villiers, Marie de


Documents et objets

  • Acte de Québec
  • Appareil-photo à soufflet
  • Armoire à deux vantaux
  • Armoire basse du 18e siècle en pin
  • Armoire basse d’esprit Louis XIII
  • Armoire en pin
  • Armoire en pin datant du 18e siècle
  • Armoire haute à vitres soufflées
  • Armoire haute de style Louis XV
  • Banc en planches de pin massif
  • Banc en vertèbre de baleine
  • Banc-lit
  • Banc-travailleuse du 18e siècle
  • Bicorne de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Boucles d’oreilles
  • Bouton de manchette
  • Breloque de montre
  • Buffet bas
  • Buffet bas en pin
  • Buffet bas en pin d’esprit Louis XV
  • Buffet bas rustique
  • Buffet de pharmacie
  • Buffet garde-manger
  • Bureau plat style Louis XV
  • Bureau, dit Mazarin
  • Buste (Joseph-Elzéar Bernier)
  • Canapé
  • Canapé en noyer
  • Canine d’ours polaire
  • Canne-réservoir
  • Casquette de capitaine
  • Casquette du capitaine
  • Chaise de Louis Cyr
  • Chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII
  • Chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII
  • Chaise dite « à la capucine »
  • Chaises en noyer
  • Chevalière (Bague)
  • Cloche du voilier d’exploration polaire Arctic
  • Coffre de communauté
  • Coffre en pin
  • Cornes de bœuf musqué
  • Crâne de bœuf musqué
  • Crâne d’ours polaire
  • Demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII
  • Dent de narval
  • Dés à jouer
  • Dessin (Portait de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake)
  • Diorama d’un trois-mâts
  • Document (Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott )
  • Document (Doctorat Honoris Causa en médecine décerné à Maude Abbott)
  • Drapeau (Fleurdelisé du 21 janvier 1948)
  • Ensemble de meubles (Canapé de style Sheraton)
  • Ensemble de meubles (Chaise de style Sheraton)
  • Fauteuil canné de style Régence
  • Fauteuil de style Louis XIV
  • Fauteuil dit « à la capucine »
  • Fauteuil québécois d'esprit Régence
  • Fleuret et fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Grande armoire
  • Haut de buffet
  • Haut-de-forme
  • Horloge du navire Arctic
  • Huche à pain
  • Jeu de cribbage
  • Lorgnettes (Lorgnettes d’opéra ayant appartenu à Maude Abbott)
  • Machine à écrire
  • Manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Maquette de kayak inuit
  • Maquette de kometik inuit
  • Maquette de voilier trois-mâts mixte (Arctic)
  • Marchepied
  • Marchepied de style Louis XIII
  • Matrice de prise de possession des territoires arctiques
  • Médaille (Médaille en or remise à Maude Abbott)
  • Médaille de la Société de géographie de Québec
  • Médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Médaille du Royal Colonial Institute
  • Médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne
  • Médaille du tricentenaire de Trois-Rivières
  • Médailles de la guerre de Crimée
  • Médailles de la Première Guerre mondiale
  • Montre de poche
  • Motion Chaloult
  • Octant
  • Oeuvre « Ludmilla Chiriaeff »
  • Plaque de porte
  • Plaque d’impression de cartes de visite
  • Prie-Dieu
  • Prie-Dieu à armoire
  • Prie-Dieu du 18e siècle en pin
  • Quartz (Échantillons de quartz de 1938)
  • Red Ensign
  • Service à thé antique en argent sterling
  • Stalle
  • Statuette (Saint Joseph)
  • Tabernacle
  • Table à plateau rectiligne de style Louis XIII
  • Table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII
  • Table inspirée du style « Queen Anne »
  • Tabouret de pied, de style Louis XIII
  • Tabouret ou petit banc de style Louis XIII
  • Timbre (Timbre de Maude Abbott)
  • Traité de Saint-Germain-en-Laye
  • Valise de Louis Bourdages
  • Veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem


Hommes significatifs
  • Asselin, Olivar
  • Belleau, Narcisse-Fortunat
  • Berlinguet, François-Xavier
  • Biron, Rodrigue
  • Boisclair, André
  • Bourassa, Henri
  • Brown, George
  • Bruchési, Paul
  • Cardinal, Joseph-Narcisse
  • Carrel, Frank
  • Cartier, George-Étienne
  • Cartier, Jacques
  • Casgrain, Henri-Raymond
  • Chaloult, René
  • Chapais, Jean-Charles
  • Chapais, Thomas
  • Chénier, Jean-Olivier
  • Closse, Raphaël-Lambert
  • Cousineau, Philémon
  • Crémazie, Octave
  • Du Gua de Monts, Pierre
  • Ducharme, Réjean
  • Duchesneau, Jacques
  • Dumont, Mario
  • Duvernay, Ludger-Denis
  • Ferron, Jacques
  • Forget, Rodolphe
  • Gérin-Lajoie, Paul
  • Gouin, Paul
  • Hébert, Guillaume
  • Houde, Camillien
  • Johnson, Daniel (fils)
  • Khadir, Amir
  • Kirke, Thomas
  • La Rocque de Roberval, Jean-François de
  • Lafrenière, Ian
  • Lalement, Jérôme
  • Lambton, Georges
  • Langevin, Hector-Louis
  • Laurendeau, André
  • Laurier, Wilfrid
  • Lavergne, Armand
  • Le Jeune, Paul
  • Le Royer de La Dauversière, Jérôme
  • Leblanc, Évariste
  • Letardif, Olivier
  • Lorimier, Chevalier de
  • Macdonald, John Alexander
  • Marsolet de Saint-Aignan, Nicolas
  • McGee, Thomas D'Arcy
  • Morin, Augustin-Norbert
  • Morin, Claude
  • Nelson, Wolfred
  • Péladeau, Pierre Karl
  • Perrault, Joseph-François
  • Picard, François-Xavier (Tahourenche)
  • Plessis, Armand Jean (Cardinal de Richelieu)
  • Riel, Louis
  • Rolland, Jean-Baptiste
  • Ryan, Claude
  • Samson, Camil
  • Sauvé, Arthur
  • Taché, Étienne-Paschal
  • Tardivel, Jules-Paul
  • Tellier, Joseph-Mathias
  • Viger, Denis-Benjamin
  • Vincent, Nicolas
  • Barré, Charlotte
  • Bataille, Anne
  • Boullé, Hélène
  • Boullongne, Marie-Barbe de
  • Boullongne, Philippe-Gertrude de
  • Bourdon, Anne
  • Bourdon, Geneviève
  • Boutet, Marie
  • Bruneau, Julie
  • Chauvigny, Marie-Madeleine de
  • Compain, Anne
  • Comtois, Mélina
  • Couillard, Louise
  • David, Françoise
  • Dieu, Marie
  • Dodier, Marie
  • Drouet, Marie
  • Duquet, Agnès
  • Flécelles, Marguerite de
  • Gasnier, Anne
  • Gérin-Lajoie, Marie
  • Gibault du Breuil, Marie
  • Giffard, Marie-Françoise
  • Godefroy, Charlotte
  • Godefroy, Jeanne-Louise
  • Grace Ritchie, Octavia
  • Hébert, Guillemette
  • Lauson, Marie-Madeleine de
  • Le Ber, Marie
  • Le Boutz, Anne
  • Le Bugle, Anne
  • Lebel, Sonia
  • Lemaire, Marie
  • Lemaître, Anne
  • Lézeau, Catherine
  • Lézenet, Anne de
  • Massé, Manon
  • Mékinon, Antoinette
  • Migeon de Branssat, Marie-Anne
  • Ouën, Françoise
  • Papineau, Ézilda
  • Pinguet, Marie-Madeleine
  • Poisson, Angélique
  • Richer, Cécile
  • Rollet, Marie
  • Savonnières de La Troche, Marie de
  • Soeur Ursule
  • Villiers, Marie de
  • Acte de Québec
  • Appareil-photo à soufflet
  • Armoire à deux vantaux
  • Armoire basse du 18e siècle en pin
  • Armoire basse d’esprit Louis XIII
  • Armoire en pin
  • Armoire en pin datant du 18e siècle
  • Armoire haute à vitres soufflées
  • Armoire haute de style Louis XV
  • Banc en planches de pin massif
  • Banc en vertèbre de baleine
  • Banc-lit
  • Banc-travailleuse du 18e siècle
  • Bicorne de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Boucles d’oreilles
  • Bouton de manchette
  • Breloque de montre
  • Buffet bas
  • Buffet bas en pin
  • Buffet bas en pin d’esprit Louis XV
  • Buffet bas rustique
  • Buffet de pharmacie
  • Buffet garde-manger
  • Bureau plat style Louis XV
  • Bureau, dit Mazarin
  • Buste (Joseph-Elzéar Bernier)
  • Canapé
  • Canapé en noyer
  • Canine d’ours polaire
  • Canne-réservoir
  • Casquette de capitaine
  • Casquette du capitaine
  • Chaise de Louis Cyr
  • Chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII
  • Chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII
  • Chaise dite « à la capucine »
  • Chaises en noyer
  • Chevalière (Bague)
  • Cloche du voilier d’exploration polaire Arctic
  • Coffre de communauté
  • Coffre en pin
  • Cornes de bœuf musqué
  • Crâne de bœuf musqué
  • Crâne d’ours polaire
  • Demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII
  • Dent de narval
  • Dés à jouer
  • Dessin (Portait de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake)
  • Diorama d’un trois-mâts
  • Document (Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott )
  • Document (Doctorat Honoris Causa en médecine décerné à Maude Abbott)
  • Drapeau (Fleurdelisé du 21 janvier 1948)
  • Ensemble de meubles (Canapé de style Sheraton)
  • Ensemble de meubles (Chaise de style Sheraton)
  • Fauteuil canné de style Régence
  • Fauteuil de style Louis XIV
  • Fauteuil dit « à la capucine »
  • Fauteuil québécois d'esprit Régence
  • Fleuret et fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Grande armoire
  • Haut de buffet
  • Haut-de-forme
  • Horloge du navire Arctic
  • Huche à pain
  • Jeu de cribbage
  • Lorgnettes (Lorgnettes d’opéra ayant appartenu à Maude Abbott)
  • Machine à écrire
  • Manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Maquette de kayak inuit
  • Maquette de kometik inuit
  • Maquette de voilier trois-mâts mixte (Arctic)
  • Marchepied
  • Marchepied de style Louis XIII
  • Matrice de prise de possession des territoires arctiques
  • Médaille (Médaille en or remise à Maude Abbott)
  • Médaille de la Société de géographie de Québec
  • Médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
  • Médaille du Royal Colonial Institute
  • Médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne
  • Médaille du tricentenaire de Trois-Rivières
  • Médailles de la guerre de Crimée
  • Médailles de la Première Guerre mondiale
  • Montre de poche
  • Motion Chaloult
  • Octant
  • Oeuvre « Ludmilla Chiriaeff »
  • Plaque de porte
  • Plaque d’impression de cartes de visite
  • Prie-Dieu
  • Prie-Dieu à armoire
  • Prie-Dieu du 18e siècle en pin
  • Quartz (Échantillons de quartz de 1938)
  • Red Ensign
  • Service à thé antique en argent sterling
  • Stalle
  • Statuette (Saint Joseph)
  • Tabernacle
  • Table à plateau rectiligne de style Louis XIII
  • Table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII
  • Table inspirée du style « Queen Anne »
  • Tabouret de pied, de style Louis XIII
  • Tabouret ou petit banc de style Louis XIII
  • Timbre (Timbre de Maude Abbott)
  • Traité de Saint-Germain-en-Laye
  • Valise de Louis Bourdages
  • Veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
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Asselin, Olivar

Né(e) le 8 novembre 1874
Décédé(e) le 18 avril 1937






Naissance - Mort : 1874 – 1937


BIOGRAPHIE






Né à Saint-Hilarion-de-Settrington (Saint-Hilarion), le 8 novembre 1874, Olivar Asselin est le fils de Rieule Asselin, maître tanneur, cultivateur et maire, et de Cédulie Tremblay.

Asselin étudie à l'école de rang de Sainte-Flavie, puis entre au séminaire de Rimouski en 1886. En 1892, il s'installe avec ses parents à Fall River, dans le Maine, où il travaille dans des usines, puis pour des journaux de la région. En 1894, il devient rédacteur en chef du Protecteur canadien et, en 1896, secrétaire de rédaction à la Tribune de Woonsocket. En 1898, il s'enrôle dans l'armée américaine lors de la guerre hispano-américaine.

De retour au Québec en 1900, Asselin poursuit sa carrière en journalisme et devient secrétaire de Lomer Gouin, ministre de la Colonisation. En 1903, il participe à la fondation de la Ligue nationaliste canadienne, qui se donne pour but de propager les idées nationalistes d'Henri Bourassa. L'année suivante, il lance le journal Le Nationaliste pour assurer la diffusion des idées de la ligue. Polémiste redoutable, Asselin devient une inspiration pour une génération d'éditorialistes, mais il subit de nombreux procès en diffamation et doit séjourner à deux reprises en prison (1907 et 1909). Il contribue à la fondation du Devoir en 1910 et y collabore quelque temps. Il écrit aussi sur une base épisodique dans L'Action, à partir de 1911.

Asselin devient, par la suite, courtier en immeubles, emploi qu'il quitte temporairement en 1912 pour mener une enquête sur l'immigration pour le compte du gouvernement fédéral. En 1915, il s'enrôle dans l'armée et lève un bataillon d'infanterie au sein duquel il est major. Intégré au 22e Bataillon d'infanterie, il participe à l'offensive de Vimy à titre de lieutenant en 1917. Après sa démobilisation en 1919, il obtient un poste de publiciste pour une firme de courtiers en placements. À partir de 1925, il dirige le Refuge Notre-Dame-de-la-Merci, qui héberge les personnes âgées démunies.

En 1930, Asselin retourne au journalisme en devenant rédacteur en chef du Canada, l'organe du Parti libéral. En 1934 et 1935, il lance successivement deux journaux éphémères, L'Ordre et La Renaissance. Il est nommé à la présidence de la Commission des pensions de vieillesse en 1936, mais il doit démissionner l'année suivante pour des raisons de santé. Peu avant sa mort, il se retire chez les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu.

Il a publié de nombreux pamphlets et feuilles de combat. Plusieurs de ses discours ont également été publiés.

Il est décédé à Montréal, le 18 avril 1937.

Il avait épousé à L'Anse-au-Griffon (Gaspé), en 1902, Alice Le Boutillier.
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
PELLETIER-BAILLARGEON, Hélène. « Asselin, Olivar ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
PELLETIER-BAILLARGEON, Hélène. Olivar Asselin et son temps. Saint-Laurent, Fides, 1996. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Belleau, Narcisse-Fortunat

Né(e) le 20 octobre 1808
Décédé(e) le 14 septembre 1894






Naissance - Mort : 1808 – 1894


BIOGRAPHIE






Né à Sainte-Foy et baptisé le 20 octobre 1808, Narcisse-Fortunat Belleau est le fils de Gabriel Belleau, cultivateur, et de Marie-Renée Hamel.

Belleau fait l'apprentissage du droit auprès de Joseph-François Perrault. Admis à la pratique en 1832, il exerce la profession d'avocat et de conseiller juridique à Québec.

Belleau représente le quartier Saint-Jean au conseil municipal de Québec de 1846 à 1850. Il occupe ensuite la fonction de maire de 1850 à 1853. Membre du Conseil législatif de 1852 à 1867, il en est président de 1857 à 1862. Faisant partie des ministères Macdonald-Cartier et Cartier-Macdonald, il est conseiller exécutif de 1857 à 1862 et de 1865 à 1867 et ministre du département d'Agriculture et de Statistiques en 1862. Il forme par la suite un ministère avec John Alexander Macdonald et occupe la fonction de receveur général de 1865 à 1867. Il prête serment comme lieutenant-gouverneur de la province de Québec en 1867 et occupe cette charge jusqu'en 1873.

Belleau est aussi administrateur de la Banque de Québec de 1848 à 1893 et président de la Compagnie du chemin de fer de la rive nord à compter de 1850.

Il est décédé à Québec le 14 septembre 1894. Il est inhumé dans la chapelle des Ursulines.

Il avait épousé à Berthier (Berthier-sur-Mer), en 1835, Marie-Reine-Josephte Gauvreau, fille du marchand Louis Gauvreau et de sa seconde femme, Josette Vanfelson.
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BRASSARD, Michèle et Jean HAMELIN. « Belleau, sir Narcisse-Fortunat ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Berlinguet, François-Xavier

Né(e) le 4 décembre 1830
Décédé(e) le 3 août 1916






Naissance - Mort : 1830 – 1916


BIOGRAPHIE







Né à Québec le 4 décembre 1830, François-Xavier Berlinguet est le fils de Louis-Thomas Berlinguet, sculpteur, et de Marie-Charlotte Maillou.

Berlinguet fait l'apprentissage de la sculpture et de l'architecture ornementale auprès de son père. Il poursuit sa formation en architecture auprès de Thomas et de Charles-Philippe-Ferdinand Baillairgé.

Dès 1852, Berlinguet est à la tête d'un bureau d'architectes et d'entrepreneurs à Québec. Il conçoit la décoration intérieure de plusieurs églises des régions de Québec et du Bas-Saint-Laurent, dont celle de l'église de Saint-Georges à Cacouna (1852 à 1857). Il réalise aussi du mobilier religieux, comme le trône archiépiscopal de la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec et le maître-autel et les autels latéraux de l'église de Sainte-Marie-de-Beauce. En 1865, son atelier et les sculptures qui s'y trouvent sont détruits par un incendie. Il poursuit cependant son travail.

À titre d'architecte, Berlinguet dessine notamment les plans de l'église de Saint-Joseph-de-Beauce (1865-1868), de l'église de La Visitation-de-Notre-Dame à Château-Richer (1866), de l'église de Saint-Basile, près de Québec, en collaboration avec David Ouellet (1882-1888), de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue à Lac-Bouchette (1907), de la nouvelle façade de la chapelle des Sœurs-du-Bon-Pasteur à Québec (1909-1910) et du sanctuaire Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Québec (1910). En 1883, il conçoit la décoration intérieure du monastère et du pensionnat des Ursulines à Stanstead et dirige les travaux de l'ornementation intérieure de l'Hôtel du Parlement à Québec. Berlinguet réalise aussi les plans de certaines maisons privées. Il favorise un style éclectique, inspiré des mouvements gothique et baroque.

En 1869, Berlinguet est admis à la profession d'ingénieur civil. Il se rend dans les Maritimes en 1870 pour travailler à la construction du chemin de fer Intercolonial. En 1887, il s'occupe de l'installation du réseau d'égouts et d'aqueduc de la ville de Trois-Rivières.

En 1896, Berlinguet s'associe avec René-Pamphile Lemay, qu'il a formé. Les deux architectes réalisent ensemble une aile de l'édifice du Parlement de l'Île-du-Prince-Édouard, les cathédrales de Charlottetown et de Chatham, la restauration de la maison du juge Honoré-Cyrias Pelletier (1897) sur la rue du Parloir, à Québec, l'édifice de la Jacques Cartier Water and Power Company (1899) sur la rue Saint-Jean et la nouvelle façade du palais épiscopal de l'Évêché de Québec (1904).

En 1887, Berlinguet est nommé arbitre officiel des travaux publics du gouvernement de la province de Québec. Il est l'un des fondateurs et le président, en 1891 et 1892, de l'Association des architectes de la province de Québec.

Il est décédé à Trois-Rivières, le 3 août 1916.

Il avait épousé à Québec, en 1854, Marie-Flore Allard.
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
LÉGARÉ, Denyse. « Berlinguet François-Xavier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Biron, Rodrigue

Né(e) le 8 septembre 1934
Décédé(e) le 12 août 2025






Naissance - Mort : 1934 – 2025


BIOGRAPHIE





Né à Sainte-Croix en 1934, fils de Paul Biron, industriel, et de Germaine Boudreault.

Étudia à l'Institut La Mennais à Sainte-Croix, à l'Institut de technologie de Québec et à l'Université Laval, à Québec, où il se spécialisa en administration et en marketing.

Vice-président et directeur général de la Fonderie Sainte-Croix. Président des fonderies Monsarrat de Rivière-du-Loup. Président de Titan Supply de Calgary et vice-président de Wotherspoon Sale d'Oakville.

Directeur du Centre d'accueil de Sainte-Croix de 1968 à 1973. Fut membre du conseil d'administration de l'Institut canadien de plomberie et chauffage. Président de l'Association canadienne de la tuyauterie en fonte de 1972 à 1975. Membre des Chevaliers de Colomb, député d'État et président des Chevaliers de Colomb du Canada de 1974 à 1976.

Président de l'Association libérale fédérale de Lotbinière en 1962. Maire de Sainte-Croix de 1971 à 1973. Élu chef de l'Union nationale le 23 mai 1976. Élu député de l'Union nationale dans Lotbinière en 1976. Démissionna comme chef et député de l'Union nationale le 3 mars 1980 et siégea comme indépendant. Se joignit au caucus du Parti québécois le 11 novembre 1980. Élu député du Parti québécois dans Lotbinière en 1981. Ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme dans le cabinet Lévesque du 30 avril 1981 au 25 septembre 1984. Ministre de l'Industrie et Commerce du 25 septembre 1984 au 3 octobre 1985 et dans le cabinet Johnson du 3 octobre au 12 décembre 1985. Défait en 1985.

Actionnaire de la Société Biron, Lapierre et Associés de novembre 1986 à septembre 1997. Devint ensuite conseiller en transactions d'entreprises. Nommé membre du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement le 18 janvier 1995. Nommé président de Technologies M4, filiale d'Hydro-Québec, le 5 octobre 1995. Nommé président du conseil d'administration de la Fondation de la faune du Québec en novembre 1996 et en septembre 1998. Fondateur et coprésident du Réseau solidarité pour l'économie du Québec.

Candidat défait au congrès à la chefferie du Bloc québécois, le 15 mars 1997. De 1998 à 2000, fut membre du comité directeur de l'Alternative unie dirigé par Preston Manning, chef du Parti réformiste du Canada.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Boisclair, André

Né(e) le 14 avril 1966
Toujours en vie.






Naissance : 1966


BIOGRAPHIE





Né à Montréal en 1966, fils de Marc-André Boisclair, financier, et d'Élaine Viau.

Étudia au Collège Jean-de-Brébeuf de 1983 à 1986 et en sciences économiques à l'Université de Montréal de 1986 à 1988.

Vice-président aux affaires externes de l'Association des étudiants du Collège Jean-de-Brébeuf en 1984. Président de la Fédération des associations étudiantes collégiales du Québec en 1984 et en 1985. Cofondateur du Forum international des jeunes en 1985.

Fondateur et président du Groupe Engage, spécialisé dans le démarrage de micro-entreprises, de 1985 à 1988.

Président du Comité national des jeunes du Parti québécois en 1988. Élu député du Parti québécois dans Gouin en 1989. Réélu en 1994, en 1998 et en 2003. Président du caucus des députés du Parti québécois de l'Île-de-Montréal de décembre 1989 à septembre 1994. Leader parlementaire adjoint du gouvernement du 26 septembre 1994 au 29 janvier 1996. Adjoint parlementaire à la ministre responsable de l'Immigration et des Communautés culturelles du 29 novembre 1995 au 29 janvier 1996. Ministre délégué aux Relations avec les citoyens dans le cabinet Bouchard du 29 janvier au 4 septembre 1996. Ministre délégué aux Relations avec les citoyens et à l'Immigration du 4 septembre au 4 décembre 1996; puis ministre des Relations avec les citoyens et à l'Immigration du 4 décembre 1996 au 15 décembre 1998. Leader parlementaire adjoint du gouvernement du 9 décembre 1998 au 30 janvier 2002. Ministre de la Solidarité sociale du 15 décembre 1998 au 8 mars 2001. Ministre de l'Environnement dans le cabinet Landry du 8 mars 2001 au 29 avril 2003. Ministre d'État à l'Environnement et à l'Eau du 13 novembre 2001 au 30 janvier 2002. Ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l'Environnement et à l'Eau du 30 janvier 2002 au 29 avril 2003. Leader parlementaire du gouvernement du 30 janvier 2002 au 14 avril 2003. Leader parlementaire de l'opposition officielle du 1er mai 2003 au 17 août 2004, date de sa démission.

Poursuivit des études de maîtrise en administration publique à la John F. Kennedy School of Government de l'Université Harvard en 2004 et en 2005. Titulaire d'une maîtrise en administration publique de cette université depuis 2005. Administrateur de société certifié.

Devint candidat à la course à la chefferie du Parti québécois le 17 juin 2005. Élu chef du Parti québécois le 15 novembre 2005. Élu député de ce parti dans Pointe-aux-Trembles lors de l'élection partielle du 14 août 2006. Réélu en 2007. Chef de l'opposition officielle du 21 août 2006 au 21 février 2007. Démissionna comme chef du Parti québécois le 8 mai 2007, puis comme député le 15 novembre suivant.

Enseigna les relations publiques à l'Université Concordia à partir de janvier 2008. Consultant en matière de développement durable et responsabilité d'entreprise. Nommé membre du conseil d'administration de la Régie des installations olympiques le 28 août 2008. Président depuis juillet 2010 du conseil d'administration du Regroupement des événements majeurs internationaux (R.E .M.I.), et président de celui de la Fondation l'Actuel. Membre du comité aviseur de la Fondation David Suzuki, Gouverneur des Amis de la montagne et membre du comité de développement durable de la Chambre de commerce de Montréal.

Devint conseiller auprès du conseil d'administration de Questerre le 16 septembre 2011. Nommé délégué général du Québec à New York le 7 novembre 2012, demanda d'être relevé temporairement de ses fonctions le 27 septembre 2013. Nommé le 4 décembre 2013 membre et président du Comité d'examen (qualité de l'environnement de la Baie James), fut en fonction du 16 décembre 2013 à février 2016. Nommé conseiller spécial à temps partiel du ministre de l'Environnement, David Heurtel, sur les questions climatiques en juin 2014, quitta cette fonction en février 2016.

Président-directeur général de l'Institut de développement urbain du Québec de juin 2016 au 28 mai 2020.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Bourassa, Henri

Né(e) le 1er septembre 1868
Décédé(e) le 31 août 1952






Naissance - Mort : 1868 – 1952


BIOGRAPHIE




Né dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, le 1er septembre 1868, fils de Napoléon Bourassa, auteur et peintre, et de Marie-Julie-Azélie Papineau.

Étudia à l'École Archambault, à l'École du Plateau en 1881, à l'École polytechnique de Montréal en 1885 et au Collège Holy Cross en 1886, à Worcester, dans l'État du Massachusetts.

De 1892 à 1895, fut propriétaire et éditeur du journal L'Interprète, publié à Clarence Creek en Ontario. Participa à la fondation du Nationaliste en 1904, pour lequel il fut journaliste jusqu'en 1910. Fondateur et directeur du quotidien nationaliste Le Devoir de 1910 à 1932. Propriétaire d'une ferme puis d'une scierie.

Maire de Montebello de 1889 à 1894. Marguillier et syndic de la paroisse Notre-Dame-de-Bon-Secours. Maire de Papineauville en 1897. Élu député libéral à la Chambre des communes dans Labelle en 1896. Démissionna le 26 octobre 1899 pour protester contre l'envoi d'un contingent militaire canadien en Afrique du Sud sans consultation des représentants du peuple. Réélu sans opposition député libéral dans Labelle à l'élection partielle fédérale du 18 janvier 1900. Réélu en 1900 et en 1904. Participa, avec Olivar Asselin, à la fondation de la Ligue nationaliste en 1903. Démissionna, le 26 octobre 1907, comme député fédéral pour se présenter candidat indépendant, dans Bellechasse, à l'élection partielle provinciale du 4 novembre 1907; il fut défait. Élu député de la Ligue nationaliste à l'Assemblée législative dans Saint-Hyacinthe et dans Montréal no 2 en 1908. Démissionna du siège de Montréal no 2 le 11 mars 1909. Ne s'est pas représenté en 1912. Élu député indépendant à la Chambre des communes dans Labelle en 1925. Réélu en 1926 et sans opposition en 1930. Défait en 1935. Appuya le Bloc populaire lors de la crise de la conscription.

Auteur de plusieurs publications et brochures, dont: Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles (1902), Le problème des races au Canada (1910), Que devons-nous à l'Angleterre? (1915), Hier, aujourd'hui et demain (1916) et Le Canada apostolique (1916).

Décédé à Outremont, le 31 août 1952, à l'âge de 83 ans et 11 mois. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 4 septembre 1952.

Avait épousé à Sainte-Adèle, le 4 septembre 1905, Joséphine Papineau, fille de Godfroy Papineau, notaire, et de Marie-Alexina Beaudry.

Petit-fils de Louis-Joseph Papineau. Neveu de François Bourassa.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Brown, George

Né(e) le 29 novembre 1818
Décédé(e) le 9 mai 1880







Naissance - Mort : 1818 – 1880


BIOGRAPHIE






Né le 29 novembre 1818 à Alloa, en Écosse, George Brown est le fils de Peter Brown, commerçant, et de Marianne Mackenzie.

Avec sa famille, Brown s'établit à Édimbourg vers 1826. Il étudie à la Southern Academy avant de travailler dans le commerce paternel. En 1837, la famille part en Amérique du Nord et fonde un magasin de mercerie à New York, puis le journal British Chronicle en 1842. Les sujets politiques canadiens occupent rapidement un espace privilégié dans le journal. Pour alimenter ses articles, Brown voyage au Canada et entre en contact avec les principaux personnages issus des milieux politiques et journalistiques canadiens, principalement les réformistes.

À la demande des partisans de l'Église libre d'Écosse, George et Peter Brown s'établissent à Toronto en 1843 et fondent le journal religieux et politique Banner. Dès l'année suivante, privilégiant le contenu politique, ils lancent le journal The Globe qui devient l'organe officiel des réformistes du Haut-Canada. En 1845, ils implantent une filiale à London, afin de supporter les réformistes du sud-ouest du Haut-Canada, et publient le Western Globe. Les Brown connaissent un succès journalistique rapide et leur atelier d'imprimerie compte parmi les plus modernes et productifs de la ville de Toronto.

Au début des années 1850, Brown amorce sa carrière politique. De 1851 à 1857, il représente, à titre de député réformiste-indépendant, la circonscription de Kent, puis celle de Lambton, à l'Assemblée législative de la province du Canada. Il milite notamment pour une représentation politique basée sur la population. À compter de 1854, il se rapproche des réformistes radicaux, les clear grits, puis organise en 1857 un congrès en vue de l'unification des réformistes. Ayant pris la direction du Parti réformiste, il est élu dans les circonscriptions de Toronto et d'Oxford-Nord. Figure dominante de l'opposition, il tente, sans succès, de former un gouvernement avec Antoine-Aimé Dorion mais doit démissionner.

À compter de 1859, Brown milite activement pour l'union fédérale des deux Canadas, première étape d'une confédération des colonies britanniques d'Amérique du Nord. Absent du Parlement depuis 1861, il représente la circonscription d'Oxford-Sud de 1863 à 1867. Il préside, en 1864, une commission chargée d'enquêter sur les problèmes régionaux du Canada, puis se joint à la Grande Coalition, point de départ des négociations menant à la Confédération. Au cours des conférences durant lesquelles sont négociées les clauses de la Confédération canadienne, Brown figure parmi les principaux théoriciens. Il participe également aux négociations auprès de la couronne britannique. Ce père de la Confédération demeure un acteur de premier plan jusqu'à l'achèvement du projet, puis quitte presque entièrement la vie politique pour s'occuper de sa famille et de ses affaires commerciales.

Il est décédé à Toronto le 9 mai 1880.

Il avait épousé à Édimbourg, en 1862, Anne Nelson.
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Notices bibliographiques :
CARELESS, J. M. S. « Brown, George ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bruchési, Paul

Né(e) le 29 octobre 1855
Décédé(e) le 20 septembre 1939






Naissance - Mort : 1855 – 1939


BIOGRAPHIE




Né le 29 octobre 1855 à Montréal, Paul Bruchési est le fils de Paul-Dominique Bruchési, marchand-épicier, et de Caroline Aubry.

Bruchési fait ses études classiques au collège de Montréal. Parti en Europe, il poursuit des études en philosophie au séminaire d'Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Il entreprend ensuite des cours en théologie et en droit canonique à Rome au Séminaire français, au Collège romain et à l'Apollinaire. Il est ordonné prêtre à Rome en 1878.

À partir de 1879, Bruchési, de retour au Québec, occupe le poste de secrétaire particulier de Mgr Édouard-Charles Fabre, évêque de Montréal. Il enseigne à l'Université Laval à Québec de 1880 à 1884, puis à l'Université Laval à Montréal de 1887 à 1891. Il est successivement vicaire des paroisses de Saint-Joseph et de Sainte-Brigide de 1885 à 1887. À partir de cette année-là, il dirige la revue diocésaine La semaine paroissiale. En 1891, il est nommé chanoine titulaire de la cathédrale de Montréal.

En 1897, Bruchési est choisi pour remplacer Mgr Fabre à la tête de l'archevêché de Montréal. Il contribue aux débuts de l'Oratoire-Saint-Joseph-du-Mont-Royal, fondé en 1904. En 1910, il organise le Congrès eucharistique international à Montréal, le premier à avoir lieu en Amérique. L'année suivante, il s'implique dans l'organisation d'un congrès interdiocésain visant à étudier la question de l'organisation ouvrière au Québec et au cours duquel est fondée l'École sociale populaire.

En 1919, Mgr Bruchési obtient de Rome que l'Université de Montréal devienne indépendante de l'Université Laval. À partir de 1921, des problèmes de santé l'empêchent de travailler et l'administration de l'archidiocèse de Montréal est confiée à Mgr Georges Gauthier, son auxiliaire depuis 1912, nommé archevêque coadjuteur. Mgr Bruchési passe les dernières années de sa vie isolé dans ses appartements. Au cours de son épiscopat, 63 paroisses sont fondées dans le diocèse de Montréal.

Il a publié Vœux de bonne année (1883) et Les catacombes de Rome (1898). Il est aussi l'auteur de L'École sociale populaire... (1911).

Il est décédé à Montréal le 20 septembre 1939.
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Notices bibliographiques :
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
Diocèse de Montréal. Diocèse de Montréal [En Ligne]. http://www.diocesemontreal.org/
LEBLANC, Jean. Dictionnaire biographique des évêques catholiques du Canada. Montréal, Wilson et Lafleur, 2002. 881 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cardinal, Joseph-Narcisse

Né(e) le 8 février 1808
Décédé(e) le 21 décembre 1838




Naissance - Mort : 1808 – 1838


BIOGRAPHIE



Né à Saint-Constant, le 8 février 1808, Joseph-Narcisse Cardinal est le fils de Joseph et de Marguerite Cardinal, cultivateurs.

En 1817, Cardinal entre au petit séminaire de Montréal, puis retourne travailler sur la terre de son père, avant d'entreprendre des études notariales auprès de François-Georges Lepailleur. Il est reçu dans la profession en 1829.

Cardinal s'associe ensuite avec Lepailleur et s'installe à Châteauguay. Il participe à la vie de la paroisse et fait partie de plusieurs comités. Il est notamment syndic de l'école de la paroisse de Saint-Joachim de 1829 à 1832. Il fait ensuite le saut en politique et devient, en 1834, député de Laprairie (La Prairie) à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Il appuie alors le Parti patriote. En tant que député, il s'intéresse à la question scolaire et fait partie, en 1835, du comité permanent d'éducation et des écoles et participe à la rédaction de rapports qui permettent, dès l'année suivante, l'élaboration du projet de loi sur les écoles.

La question nationale reste cependant au centre de ses préoccupations et, pendant les sessions de 1836 et de 1837, il refuse de voter les subsides demandés par le gouverneur Archibald Acheson, comte de Gosford. Après la dissolution de la Chambre d'assemblée, le 26 août, Cardinal retourne à Châteauguay pour exercer sa profession de notaire. Il continue toutefois de militer pour le Parti patriote et sa présence à la tête de d'une délégation à l'assemblée des Six Comtés, fait de lui un des chefs du mouvement dans la région de Laprairie.

Si Cardinal ne participe pas aux insurrections de 1837, son affiliation au Parti patriote, bien connue, l'oblige à s'exiler un temps aux États-Unis. Il rencontre Robert Nelson et à son retour au Canada, décide de préparer une nouvelle insurrection, sûr de l'appui des Américains. Au printemps, il s'associe aux frères-chasseurs et devient l'un des principaux lieutenants de Nelson et le chef des opérations pour le comté de Laprairie. Lorsque la deuxième insurrection éclate, Cardinal réussit à faire capturer certains notables de la paroisse et décide ensuite de se rendre à Caughnawaga (Kahnawake) pour obtenir des armes des Autochtones. Ses hommes et lui sont vite encerclés par les autochtones qui les mènent ensuite à la prison de Montréal. Après un procès houleux, il est condamné à mort par pendaison pour haute trahison.

Il est décédé à Montréal, le 21 décembre 1838.

Il avait épousé à Montréal, en 1831, Eugénie Saint-Germain, fille de Bernard Saint-Germain, interprète au département des Affaires indiennes.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
DE LORIMIER, Michel. « Cardinal, Joseph-Narcisse ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Carrel, Frank

Né(e) le 7 septembre 1870
Décédé(e) le 30 juillet 1940







Naissance - Mort : 1870 – 1940


BIOGRAPHIE







Né à Québec, le 7 septembre 1870, Frank Carrel est le fils de James Carrel, propriétaire et éditeur de journaux, et de Josepha Butchard.

Il fait ses études à la Quebec High School, au Stanstead Wesleyan College et à l'Académie commerciale de Québec.

Carrel commence sa carrière dans le domaine de l'édition. Il est éditeur, propriétaire et imprimeur du Saturday Budget et du Quebec Daily Telegraph de 1891 à 1909, et de L'Automobile au Canada. En 1926, il est élu président de l'Association des quotidiens. Son intérêt pour les finances l'amène à occuper des postes de direction dans plusieurs groupes financiers, tels Mortgage Discount and Finance Ltd. de Toronto, Prudential Trust Co. de Montréal et Municipal Bankers Corp. de Toronto. L'homme d'affaires diversifie ses investissements et on le retrouve à la barre de compagnies œuvrant dans divers domaines comme la Quebec Bridge Realty Co. et International Portland Cement Co.

Parallèlement à ses activités commerciales, Carrel est conseiller législatif de la division du Golfe de 1918 jusqu'à son décès.

Il a publié plusieurs ouvrages, dont Canada's West and Further West (1911), Tip on an Ocean Voyage, Around the World Cruise, Impressions of War et plusieurs éditions de Guide to the city of Quebec: descriptive and illustrated with map.

Il est décédé à Québec, le 30 juillet 1940. Il est inhumé dans le cimetière de l'église St. Andrew, à Québec.

Il avait épousé à Québec, en 1916, Annie Maude Spiller, fille de Robert et Elizabeth Spiller.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cartier, George-Étienne

Né(e) le 6 septembre 1814
Décédé(e) le 20 mai 1873






Naissance - Mort : 1814 – 1873


BIOGRAPHIE




Né le 6 septembre 1814 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, George-Étienne Cartier est le fils de Jacques Cartier, négociant, et de Marguerite Paradis.

Cartier fait l'apprentissage du droit chez Édouard-Étienne Rodier, avocat à Montréal. Il obtient sa commission d'avocat en 1835 et exerce la profession légale à Montréal.
Membre des Fils de la liberté, Cartier est mêlé à la rébellion de 1837. Ayant pris part à la bataille de Saint-Denis le 22 novembre, il se cache, puis s'enfuit aux États-Unis en mai 1838 et y demeure jusqu'à la proclamation de l'amnistie, le 9 octobre suivant.

Cartier est député réformiste dans Verchères à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1848 à 1861. Il fait partie des gouvernements dirigés par Allan Napier MacNab et Étienne-Paschal Taché, en 1855 et 1856, puis par Taché et John Alexander Macdonald, en 1856 et 1857. Il forme ensuite deux gouvernements avec Macdonald, le premier en 1857 et 1858 et le second de 1858 à 1862. Agissant en quelque sorte à titre de co-premier ministre de la province du Canada, il lui arrive de remplacer Macdonald comme chef du gouvernement. Élu député du Parti bleu dans Montréal-Est en 1861, il fait partie du ministère Taché-Macdonald, en 1864 et 1865, puis de celui dirigé par Narcisse-Fortunat Belleau et Macdonald, de 1865 à 1867. Parallèlement à ses occupations politiques, il est un avocat renommé et a comme client la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada et les Sulpiciens.

L'un des Pères de la Confédération, Cartier a participé aux conférences de Charlottetown et de Québec en 1864 et de Londres en 1866, qui ont mené à l'avènement de la fédération des provinces de l'Amérique du Nord britannique. Cartier est favorable à l'union fédérale de la province du Canada et des provinces maritimes depuis qu'Alexander Tilloch Galt est entré au gouvernement en 1858. Il considère que cette union est le meilleur moyen de résoudre les problèmes politiques de l'époque et de permettre la construction d'un chemin de fer reliant les différentes provinces. À Charlottetown, Cartier convainc ses collègues que le futur État doit être de type fédéral en raison des facteurs d'agrégation et de division qui animent les collectivités impliquées. À Québec, Cartier joue probablement le rôle politique le plus important de sa carrière en veillant, avec Chapais et Langevin, à ce que les Canadiens français puissent sauvegarder leur nationalité, leurs institutions et leurs droits dans le nouvel État. À Londres, Cartier contrecarre les tentatives de Macdonald d'affaiblir davantage le système fédéral. Cartier est ainsi le principal promoteur de la forme fédérale de gouvernement pendant les discussions qui mènent à l'Acte de l'Amérique du Nord britannique.

Cartier est élu, en vertu du double mandat, député conservateur de Montréal-Est à l'Assemblée législative et à la Chambre des communes en 1867. Plus tard, il devient député de Beauharnois aux élections provinciales de 1871 et député de Provencher, au Manitoba, aux élections fédérales de 1872. Principal lieutenant du premier ministre Macdonald, Cartier est ministre de la Milice et de la Défense. Il est l'artisan de la marche vers l'Ouest en contribuant à la création des provinces du Manitoba, en 1870, et de la Colombie-Britannique, en 1871, ainsi qu'à la mise en chantier du chemin de fer Canadien du Pacifique en 1872.

Il est l'auteur des chants patriotiques Ô Canada! mon pays! mes amours! (1834) et Avant tout je suis Canadien (1835).

Il est décédé à Londres le 20 mai 1873. Il est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Il avait épousé à Montréal, en 1846, Hortense Fabre, fille d'Édouard-Raymond Fabre, marchand-libraire et maire de Montréal, et de Luce Perrault.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BONENFANT, Jean-Charles. « Cartier, sir George-Étienne ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
MAILHOT, Laurent. « Ô Canada! mon pays! mes amours!, chanson de George-Étienne Cartier ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
YOUNG, Brian J. George-Étienne Cartier: bourgeois montréalais. Montréal, Boréal, 2004. 244 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cartier, Jacques

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 1er septembre 1557





Naissance - Mort : 1491 – 1557


BIOGRAPHIE






Jacques Cartier est né à Saint-Malo, en France, vers 1491.

Cartier participe probablement à des explorations maritimes avant 1532. Il dispose vraisemblablement d'une bonne connaissance des environs de Terre-neuve et il a probablement voyagé au Brésil.

Recommandé par l'évêque de Saint-Malo, Jean Le Veneur, Jacques Cartier est désigné par le roi François 1er pour diriger une expédition vers l'Amérique du Nord en 1534. La commande vise à trouver de l'or et un passage menant vers l'Asie. Il quitte Saint-Malo le 20 avril 1534 avec deux navires. Après avoir atteint le détroit de Belle Isle, il visite et nomme des lieux qui se situent sur la côte occidentale de Terre-Neuve. Il identifie ensuite les îles de la Madeleine et l'île du Prince-Édouard, puis il explore et nomme la baie des Chaleurs. Le 24 juillet 1534, il fait ériger une croix à Gaspé au nom de la France. À son retour en France, il est accompagné de deux des fils du chef iroquoïen Donnacona.

Cartier prend la tête d'une seconde expédition en 1535. Cette fois, trois navires et quelque 110 hommes l'accompagnent. Il explore la région de Natashquan et il donne à une baie le nom de Saint-Laurent. Ce même nom désignera plus tard le golfe et le fleuve. Guidé par les deux fils de Donnacona, Cartier accède à l'estuaire du Saint-Laurent, puis aperçoit l'embouchure du fjord du Saguenay. Il se rend jusqu'à Québec que l'on nomme Canada. Il atteint le village iroquois appelé Hochelaga, situé sur l'actuelle île de Montréal. Tout près du village se trouve une montagne qu'il désigne sous le nom de mont Royal. Lors de son passage, Cartier s'intéresse aux rapides de Lachine dont les Iroquois disent qu'ils mènent à une longue voie navigable. Demeurant à proximité de Stadaconé (Québec) au cours de l'hiver, il en profite pour explorer le territoire. Un climat de méfiance teinte les rapports entre Européens et Autochtones, et une épidémie de scorbut au sein de son équipage fait plusieurs morts. Au printemps, il repart en France avec le chef Donnacona. Les rapides de Lachine ainsi que le royaume de Saguenay restent à explorer et, aux dires des Iroquois, promettent notamment de riches minéraux.

À son arrivée en France, Cartier souhaite préparer une nouvelle expédition. Cependant, la guerre entre la France et l'Espagne l'oblige à repousser son départ de quelques années. En 1540, Cartier reçoit une nouvelle commission pour poursuivre les explorations en Amérique. Quelques mois plus tard, François 1er choisit plutôt le lieutenant général La Rocque de Roberval pour diriger une expédition dont l'objectif est d'établir une colonie française en Amérique du Nord. Cartier demeure maître pilote de l'expédition et, en mai 1541, le roi l'autorise à partir sans Roberval, qui subit quelques retards dans ses préparatifs. Arrivé à Stadaconé au mois d'août 1541, Cartier fixe l'établissement français à l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge et le nomme Charlesbourg-Royal. Croyant y avoir découvert des diamants et de l'or, il envoie deux navires pour en faire rapport en France. Après avoir entrepris la construction de deux forts, il se rend à Hochelaga. Les relations avec les Autochtones se détériorent et, en juin 1542, il repart pour la France. À Terre-Neuve, il rencontre Roberval qui l'enjoint de l'accompagner sur le St-Laurent. Il repart plutôt vers la France avec un bateau chargé de minéraux. Après évaluation, ceux-ci ne s'avèrent d'aucune valeur. Cartier se retire dans son domaine de Limoilou près de Saint-Malo et ne participe plus aux expéditions royales.

Des relations des trois expéditions de Cartier ont été publiées à partir de 1545. Elles auraient été inspirées du journal de bord de Cartier. Cependant, l'identité des auteurs de ces récits n'est pas confirmée.

Cartier est décédé à Saint-Malo le 1er septembre 1557.

Il avait épousé, probablement à Saint-Malo, en 1520, Catherine Des Granches, fille de Jacques Des Granges, chevalier du roi et connétable de Saint-Malo.

Ce personnage historique est désigné pour les motifs suivants:


INTÉRÊT PATRIMONIAL


Navigateur originaire de Saint-Malo, en France, Jacques Cartier figure parmi les principaux explorateurs européens de l'Amérique. Sous le patronage de François Ier, il effectue des expéditions en 1534, en 1535-1536 et en 1541-1542. Au cours du premier voyage, il explore le golfe du Saint-Laurent et établit des relations avec des Autochtones. Pendant le deuxième voyage, il remonte le fleuve Saint-Laurent, hiverne près du village de Stadaconé et se rend jusqu'au village d'Hochelaga, dans l'espoir de découvrir un passage maritime vers l'Asie. Pour son dernier voyage, Cartier est le maître-pilote de Jean-François de La Rocque de Roberval, lieutenant-général du Canada, qui a le mandat de fonder un établissement français en Amérique du Nord. Le 23 août 1541, Cartier s'installe avec plus de 300 personnes le long du fleuve, à l'embouchure de la rivière du Cap Rouge, près de Stadaconé. Il nomme Charlesbourg-Royal cette première colonie française en Amérique du Nord. Il y fait construire 2 forts, explore les alentours et remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'aux rapides de Lachine. Il regagne la France en 1542. Pendant ces voyages, Cartier n'a pas trouvé les richesses anticipées ni le fameux passage maritime vers l'Asie. Il demeure néanmoins le premier Européen à cartographier le golfe du Saint-Laurent et à remonter son fleuve, ce qui a permis aux Français de pénétrer à l'intérieur du continent et de s'implanter durablement en Amérique du Nord.
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Notices bibliographiques :
ALLAIRE, Bernard. La rumeur dorée : Roberval et l'Amérique. Montréal, Les Éditions La Presse, 2013. 159 p.
BERTHIAUME, André. « Bref récit et succincte narration de la navigation faite aux îles de Canada, Hochelaga et Saguenay et autres, de Jacques Cartier ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
BRAUDEL, Fernand, dir. Le monde de Jacques Cartier. Montréal, Libre-expression, 1984. 316 p.
CARTIER, Jacques. Voyages de découvertes entre les années 1534 et 1542. Textes et documents retrouvés. Paris, Antropos, 1968. 206 p.
HAVARD, Gilles et Cécile VIDAL. Histoire de l'Amérique française. Paris, Flammarion, 2005. 863 p.
LITALIEN, Raymonde. Les explorateurs de l'Amérique du Nord, 1492-1795. Québec, Septentrion, 1993. 261 p.
MATHIEU, Jacques. « Napou Jacques Cartier ». Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec. No 41 (1995), p. 10-14.
PORTES, Jacques. « 1934 : le 400e anniversaire du voyage de Jacques Cartier en perspective ». Journal of Canadian studies/Revue d'études canadiennes. No 17 (1984), p. 207-213.
TRUDEL, Marcel. « Cartier, Jacques ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
TRUDEL, Marcel. Histoire de la Nouvelle-France. Tome 1 : Les vaines tentatives 1524-1603. Montréal, Fides, 1963. 307 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Casgrain, Henri-Raymond

Né(e) le 16 septembre 1831
Décédé(e) le 11 février 1904






Naissance - Mort : 1831 – 1904


BIOGRAPHIE





Né à Rivière-Ouelle, le 16 septembre 1831, Henri-Raymond Casgrain est le fils de Charles-Eusèbe Casgrain et d'Eliza Anne Baby.

Casgrain entreprend ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1843. Il étudie la médecine durant quelques mois avant de s'inscrire en théologie au grand séminaire de Québec en 1853. Des problèmes de santé l'obligent à rentrer chez lui. Casgrain est autorisé à terminer ses études théologiques au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, où il enseigne la littérature, le catéchisme et le dessin. Il est ordonné prêtre à La Pocatière en 1856. Il devient vicaire à la paroisse de La Nativité-de-Notre-Dame à Beauport en 1859, puis vicaire à la paroisse de Notre-Dame-de-Québec l'année suivante.

Casgrain fréquente la librairie d'Octave Crémazie à Québec. Il y rencontre des auteurs importants dont François-Xavier Garneau, Antoine Gérin-Lajoie et Louis Fréchette. Il est membre fondateur des revues Les Soirées canadiennes en 1861 et Le Foyer canadien en 1863.

Casgrain est un auteur prolifique. En 1860, il publie ses premières légendes dans le périodique Le Courrier du Canada, sous le pseudonyme Mme E. B. Vers 1863, il corrige les épreuves du roman Les anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé. Il est l'auteur de La jongleuse en 1861, de l'Histoire de la mère Marie de l'Incarnation en 1864 et de plusieurs biographies de ses contemporains. En 1866, il publie Le mouvement littéraire en Canada dans Le Foyer canadien. Il édite également les Œuvres complètes d'Octave Crémazie en 1882.

À la suite de problèmes de santé, Casgrain abandonne le sacerdoce en 1872 et se retire quelques années à Rivière-Ouelle. Employé par le ministère de l'Instruction publique à partir de 1876, il est chargé de sélectionner des ouvrages représentant un attrait pour le public canadien. Au cours de sa vie, il effectue plusieurs voyages en Europe et aux États-Unis. Il publie Un pèlerinage au pays d'Évangéline en 1887 qui lui vaut un prix de l'Académie française. De 1887 à 1904, il enseigne l'histoire de la littérature, puis l'histoire, à l'Université Laval. Au début du XXe siècle, Casgrain doit cesser d'écrire à cause de sa cécité.

Il est décédé à Québec, le 11 février 1904.
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Notices bibliographiques :
HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.
HUDON, Jean-Paul. « Casgrain, Henri-Raymond ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaloult, René

Né(e) le 26 janvier 1901
Décédé(e) le 20 décembre 1978






Naissance - Mort : 1901 – 1978


BIOGRAPHIE







Né à Québec, le 26 janvier 1901, René Chaloult est le fils de B.-René Chaloult, marchand, et d'Eugénie Roy.

Chaloult étudie au petit séminaire de Québec, puis à l'Université Laval jusqu'en 1926. Il est admis à la pratique du droit en 1927 et exerce la profession d'avocat à Québec. Il est d'abord associé à Marie-Louis Beaulieu et Guy Hudon. Avec ce dernier, il fonde le cabinet Chaloult et Hudon. Il est créé conseil en loi du roi en 1941.

En 1936, Chaloult participe à la fondation d'un nouveau parti politique, l'Union nationale. Lors des élections tenues cette année-là, il est élu dans la circonscription de Kamouraska de l'Assemblée législative de la province de Québec. Il quitte cependant l'Union nationale pour fonder le Parti national en 1937. Il représente la circonscription de Lotbinière de 1939 à 1944, d'abord à titre de député indépendant, puis sous la bannière libérale. Il fait brièvement partie du gouvernement libéral d'Adélard Godbout durant la Seconde Guerre mondiale, mais son opposition marquée à la conscription l'amène à se dissocier de ce parti et à se rapprocher du Bloc populaire. Accusé d'être un ennemi de la nation, Chaloult subit un procès pour son opposition à la conscription en 1942 et il est acquitté. Il représente ensuite la circonscription de Québec à titre de député indépendant de 1944 à 1952.

Chaloult a contribué à l'adoption du drapeau fleurdelisé comme drapeau national par le gouvernement du Québec en 1948.

Il est l'auteur de l'essai De l'éducation (1941) et de la biographie Le docteur Philippe Hamel (1954). Il publie aussi ses mémoires sous le titre Mémoires politiques (1969).

Il est décédé à Québec, le 20 décembre 1978. Il est inhumé dans le cimetière de Kamouraska.

Il avait épousé à Québec, en 1932, Jeannette Beaubien, fille de J.-Isaïe Beaubien et d'Anna Marie Amyot.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chapais, Jean-Charles

Né(e) le 2 décembre 1811
Décédé(e) le 17 juillet 1885






Naissance - Mort : 1811 – 1885


BIOGRAPHIE






Né à Rivière-Ouelle, le 2 décembre 1811, Jean-Charles Chapais est le fils de Jean-Charles Chapais, négociant, et de Julienne Ouellet.

Il étudie à Rivière-Ouelle, puis au séminaire de Nicolet de 1824 à 1830. Il s'installe ensuite à Québec, où il prend des leçons d'anglais auprès du révérend Daniel Wilkie de 1830 à 1832.

En 1833, Chapais s'établit comme marchand général, agriculteur et négociant dans le fief de Saint-Denis, près de Kamouraska. Il est associé dans les firmes Chapais et Fils et Chapais et Frères de 1840 à 1850. Il est actif dans plusieurs domaines et finit par exercer une influence considérable dans sa région. Il s'intéresse notamment à l'agriculture, à l'élevage et à la pêche. Il est également un des administrateurs de la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada. Intéressé par le développement régional, il s'engage aussi dans de nombreux projets. Après avoir travaillé à l'érection canonique et civile de la paroisse, il participe à la construction de l'église paroissiale de Saint-Denis, de 1840 à 1856. Il s'occupe de l'administration scolaire et fait construire une bibliothèque. Enfin, il est le premier maire de Saint-Denis en 1845 et le premier maître de poste en 1849.

Sous l'influence de son beau-père, Amable Dionne, Chapais se lance ensuite en politique et est député de Kamouraska de 1851 à 1867. Il fait partie du ministère dirigé par Étienne-Paschal Taché et John Alexander Macdonald, au sein duquel il est conseiller exécutif et commissaire des Travaux publics en 1864 et 1865. La même année, Chapais participe au gouvernement dirigé par Narcisse-Fortunat Belleau et par Macdonald. Il est alors conseiller exécutif et commissaire des Travaux publics de 1865 à 1867. Son mandat de député prend fin avec l'avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867. L'un des Pères de la Confédération, Chapais prend part aux travaux préparatoires du nouvel État et participe à la conférence de Québec au cours de laquelle il œuvre avec George-Étienne Cartier et Hector-Louis Langevin à la sauvegarde de la nationalité, des institutions et des droits des Canadiens français.

Appelé au Conseil privé en 1867, il en est membre jusqu'à sa mort. Il siège au sein du cabinet Macdonald à titre de ministre de l'Agriculture de 1867 à 1869, puis de receveur général de 1869 à 1873. Chapais est également sénateur de la division de La Durantaye à compter de 1868. À la même époque, il est député de la circonscription de Champlain à l'Assemblée législative de la province de Québec en vertu du double mandat. En 1873, le gouvernement Macdonald traverse une crise importante à la suite du scandale du Pacifique. Pour se refaire une image, Macdonald décide d'opérer une refonte de son cabinet. Chapais, qui a déjà été rétrogradé du poste de ministre de l'Agriculture à celui de receveur général, doit donner sa démission du ministère fédéral.

Il est décédé à Ottawa, le 17 juillet 1885. Il est inhumé à Saint-Denis, dans l'église paroissiale.

Il avait épousé à Kamouraska, en 1846, Henriette-Georgina Dionne, fille du marchand Amable Dionne et de Catherine Perrault.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
DÉSILETS, Andrée. « Chapais, Jean-Charles ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
DÉSILETS, Andrée. « Chapais, Jean-Charles ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chapais, Thomas

Né(e) le 23 mars 1858
Décédé(e) le 15 juillet 1946






Naissance - Mort : 1858 – 1946


BIOGRAPHIE





Né le 23 mars 1858 à Saint-Denis de Kamouraska, Thomas Chapais est le fils de Jean-Charles Chapais, marchand et homme politique, et d'Henriette-Georgina Dionne.

Chapais fait ses études de droit à l'Université Laval à Québec. Après son admission au barreau en 1879, il devient le secrétaire particulier du lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille et occupe ce poste jusqu'en 1884.

Nommé conseiller législatif de la division des Laurentides en 1892, Chapais est assermenté ministre sans portefeuille dans le gouvernement de Louis-Olivier Taillon en 1893. Il est président du Conseil législatif du Québec de 1895 à 1897, président du Conseil exécutif dans le gouvernement d'Edmund James Flynn de 1896 à 1897 et commissaire de la Colonisation et des Mines en 1897. En 1919, il devient sénateur du Parti conservateur de la division de Grandville. Dans le gouvernement de Maurice Duplessis, Chapais est ministre sans portefeuille de 1936 à 1938 et en 1944. Au cours de sa carrière politique, il occupe aussi la fonction de leader du gouvernement au Conseil législatif de 1893 à 1894, de 1936 à 1939 et de 1944 à 1946.

Rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Courrier du Canada à compter de 1884, il en est le propriétaire de 1890 à 1901. Au cours de la même période, il est également propriétaire et rédacteur du Journal des campagnes. Il collabore aussi à plusieurs journaux et revues tels que La Presse (1897 à 1911), la Revue canadienne (1899 à 1922), le Bulletin des recherches historiques, le Vingt-quatre juin (1880), la Voix du patriotisme (1889), Le Drapeau et La Kermesse. Il utilise alors souvent les pseudonymes d'Ignotus ou d'Archiloque.

Chapais est professeur et titulaire de la chaire d'histoire rattachée à la Faculté des arts de l'Université Laval de 1907 à 1934.

Il a publié de nombreux ouvrages, dont Les congrégations enseignantes et le brevet de capacité (1893), Le serment du roi (1901), Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France (1904), Mélanges de polémique et d'études religieuses, politiques et littéraires (1905), Le marquis de Montcalm (1911) et Cours d'histoire du Canada, 1760-1867 (1919-1923).

Il est décédé à Saint-Denis de Kamouraska le 15 juillet 1946. Il est inhumé dans le cimetière de cette paroisse.

Il avait épousé à Québec, en 1884, Marie-Sophie-Justine-Hectorine Langevin, fille d'Hector-Louis Langevin, avocat et homme politique, et de Justine Têtu.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BARNARD, Julienne. Mémoires Chapais. Vol. 3. Montréal, Fides, 1961. s.p.
BONENFANT, Jean-Charles. « Discours et conférences, de Thomas Chapais ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chénier, Jean-Olivier

Né(e) le 9 décembre 1806
Décédé(e) le 14 décembre 1837







Naissance - Mort : 1806 – 1837


BIOGRAPHIE





Né le 9 décembre 1806, probablement à Lachine, ou peut-être à Montréal, Jean Olivier Chénier est le fils de Victor Chénier, cultivateur, et de Cécile Morel.

Il entreprend son apprentissage de la médecine en 1820 auprès de René Joseph Kimber, médecin de Montréal. Admis à la pratique en 1828, il s'établit la même année dans le village de Saint-Benoît (Mirabel), puis à Saint Eustache en 1834.

Chénier s'intéresse à la politique et appuie le Parti patriote qui réclame une réforme des institutions coloniales. Il devient un pilier de l'organisation du parti dans le comté d'York, puis de Deux-Montagnes. Il participe à l'élection des députés William Henry Scott en 1829, Jacques Labrie en 1830 et Jean-Joseph Girouard en 1831 et en 1834. Il est aussi membre de différents comités, dont celui formé en 1832 par des électeurs du comté de Deux-Montagnes pour veiller aux intérêts des Canadiens. Il fait également partie de ceux qui invitent la population à boycotter les marchandises britanniques.

En 1836 et 1837, les patriotes organisent de grandes assemblées pour protester contre le refus des autorités coloniales d'apporter les changements souhaités au régime politique. Chénier prend part à l'organisation de plusieurs d'entre elles. L'assemblée de Saint-Benoît du 1er octobre 1837 décide de procéder à l'élection des juges de paix et de laisser les miliciens de chaque paroisse élire leurs officiers. Lors de l'assemblée subséquente qui a lieu le 15 octobre à Sainte-Scholastique, Chénier est secrétaire d'assemblée et figure parmi les 22 magistrats qui sont élus. Les 23 et 24 octobre 1837, il participe à la grande assemblée des six comtés, à Saint-Charles-sur-Richelieu. Il y apparaît comme le deuxième chef patriote de Saint-Eustache, après William Henry Scott.

En novembre 1837, les autorités coloniales lancent des mandats d'arrêt contre les chefs patriotes, dont Chénier, en vue d'éviter le renversement de l'ordre établi. Après avoir d'abord vaincu les troupes britanniques à Saint-Denis le 22 novembre, les patriotes connaissent une première défaite à Saint-Charles trois jours plus tard. Plusieurs estiment alors la victoire hors de portée. Les 2 et 3 décembre, au camp de Saint-Eustache commandé par Chénier, des chefs locaux plaident pour l'abandon des combats. Les troupes rebelles subissent alors de nombreuses désertions, au grand dam de Chénier qui souhaite poursuivre la lutte. L'arrivée de renforts provenant de l'arrière-pays au cours des jours suivants vient toutefois compenser en partie ces départs.

Le 14 décembre 1837, 1500 soldats britanniques et volontaires loyaux arrivent à Saint-Eustache. Plusieurs patriotes choisissent alors de battre en retraite ou de prendre la fuite. Lorsque les Britanniques lancent leur offensive, il ne reste que 250 rebelles à Saint-Eustache, dont Jean-Olivier Chénier à leur tête. Celui-ci, accompagné de 60 hommes, se réfugie dans l'église du village qui est rapidement encerclée. Ils résistent aux assauts des Britanniques qui incendient finalement l'église après plusieurs heures de combats. Chénier est abattu dans le cimetière en tentant de sortir du lieu de culte en flammes.

Chénier est ainsi décédé à Saint-Eustache, le 14 décembre 1837. Après plusieurs péripéties, ses restes ont été inhumés dans le cimetière de Saint-Eustache en 1987.

Il avait épousé à Saint-Eustache, le 26 septembre 1831, Zéphirine Labrie, fille de Jacques Labrie, journaliste, médecin, officier de milice, auteur et homme politique, et de Marie-Marguerite Gagnier.
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Notices bibliographiques :
AUBIN, Georges et Marcel RHEAULT. Médecins et patriotes. Québec, Septentrion, 2006. 350 p.
BERNARD, Jean-Paul. « Chénier, Jean-Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
GREER, Allan. Habitants et patriotes : la Rébellion de 1837 dans les campagnes du Bas-Canada. Montréal, Boréal, 1997. 370 p.
LAMONDE, Yvan. Histoire sociale des idées au Québec 1760-1896. Montréal, Fides, 2000. 572 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Closse, Raphaël-Lambert

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 6 février 1662






Naissance - Mort : 1618 – 1662


BIOGRAPHIE





Né vers 1618 à Saint-Denis de Mogues, en France, Raphaël-Lambert Closse est le fils de Jean Closse et de Cécile Delafosse.

Closse aurait étudié auprès des Jésuites en France. Il amorce probablement une carrière militaire en Europe.

La présence de Closse à Ville-Marie (Montréal) est attestée en 1648, mais il arrive possiblement plus tôt. Devenu notaire seigneurial en 1651, il participe également à la traite de fourrures.

Les nombreux récits, rédigés par des contemporains de Closse qui louangent son héroïsme, s'attardent d'abord à ses actions militaires face aux Iroquois. Elles lui valent le titre de sauveur de Montréal. Possédant le titre de sergent-major de la garnison du fort de Montréal de 1648 jusqu'à son décès, Closse participe à plusieurs batailles et à la libération de Français prisonniers des Iroquois, notamment en 1655.

De 1655 à 1657, Paul de Chomedey de Maisonneuve et Louis d'Ailleboust quittent Ville-Marie pour la France. Pendant leur absence, Closse occupe la fonction gouverneur intérimaire de Ville-Marie, signe de sa réputation enviable dans la colonie. Il est tué par une bande d'Iroquois alors qu'il se rend au secours d'habitants en danger.

Il est décédé le 6 février 1662.

Closse avait épousé, en 1657, Elisabeth Moyen, fille de Jean-Baptiste Moyen Des Granges et d'Élisabeth Le Bret. Il avait délivré sa future femme, captive des Iroquois, deux ans avant leur mariage.
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Notices bibliographiques :
DAVELUY, Marie-Claire. « Closse, Raphaël-Lambert ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cousineau, Philémon

Né(e) le 25 octobre 1874
Décédé(e) le 3 mars 1959






Naissance - Mort : 1874 – 1959


BIOGRAPHIE




Né à Saint-Laurent (Montréal), le 25 octobre 1874, fils de Gervais Cousineau, cultivateur, et d'Angélique Groulx.

Fit ses études au Séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville et à l'Université Laval à Montréal. Admis au Barreau de la province de Québec le 26 septembre 1896.

Mena une double carrière dans l'enseignement et dans la pratique du droit. Exerça d'abord seul sa profession à Montréal, puis s'associa avec Joseph-Gédéon-Horace Bergeron, député à la Chambre des communes. Fut aussi associé à François-de-Sales Bastien, Napoléon-Urgèle Lacasse et Aquila Jasmin. Créé conseil en loi du roi le 30 juin 1909. Docteur en droit de l'Université Laval en 1901. Sa thèse fut publiée en 1901 sous le titre Des corporations: thèse pour le doctorat présentée et soutenue le 8 avril 1901. Professeur agrégé de droit municipal à l'Université Laval à Montréal de 1902 à 1906, puis professeur titulaire de droit administratif en 1907 et en 1908 et de droit constitutionnel et municipal de 1908 à 1920. Doyen de la Faculté de droit de l'Université de Montréal de 1940 à 1945. Devint professeur émérite en 1946.

Maire de la ville de Saint-Laurent du 19 janvier 1905 au 11 février 1909. Élu député conservateur dans Jacques-Cartier en 1908. Réélu en 1912. Choisi chef de l'opposition officielle le 16 février 1915, le demeurera jusqu'en 1916. Défait en 1916. Nommé juge à la Cour supérieure du district de Terrebonne le 3 novembre 1920.

Président de la Mount Royal Telephone Co. et de la St. Lawrence Tobacco Co. Directeur de la Saraguay Light & Power Co. Membre du Club canadien et du Club Lafontaine de Montréal.

Décédé à Saint-Laurent, le 3 mars 1959, à l'âge de 84 ans et 4 mois. Inhumé dans le cimetière de Saint-Laurent, le 7 mars 1959.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse du Sacré-Cœur-de-Jésus, le 26 avril 1897, Helmina Gendron, fille de Louis-Stanislas Gendron et de Marie Lebel.
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Bibliographie: Guilot Cousineau alias Philomène, aspirant-chef du gouvernement de Québec, s.l., mai 1916, 32 p.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Crémazie, Octave

Né(e) le 16 avril 1827
Décédé(e) le 16 janvier 1879






Naissance - Mort : 1827 – 1879


BIOGRAPHIE




Né à Québec, le 16 avril 1827, Octave Crémazie est le fils de Jacques Crémazie et de Marie-Anne Miville.

Crémazie étudie au séminaire de Québec de 1836 à 1844.

À la fin de ses études, il s'associe à son frère Joseph qui possède une librairie depuis 1833. Celle-ci prend le nom de J. et O. Crémazie et devient le rendez-vous des intellectuels intéressés par la culture française et la littérature. Dans les années 1860, l'arrière-boutique est fréquentée par plusieurs représentants de l'école de Québec tels que François-Xavier Garneau, Léon-Pamphile Le May et l'abbé Henri-Raymond Casgrain.

Crémazie acquiert également sa renommée en produisant des poèmes pour des journaux locaux de Québec dès 1849. Son poème Le drapeau de Carillon le fait couronner poète national en 1858.

À partir de 1850, Crémazie se rend souvent à Paris. Son penchant pour le luxe lui fait accumuler beaucoup de dettes. Pour payer ses créanciers, il produit de faux billets. L'affaire est révélée en 1862, ce qui le pousse à s'exiler en France. Des amis français, en particulier la famille Bossange, lui procurent de l'emploi. Le poète travaille notamment à la maison commerciale d'Hector Bossange, puis à l'agence maritime de Gustave Bossange. À compter de 1862, il ne publie plus de poèmes et ne revient jamais au Québec.

Par sa poésie, Crémazie exacerbe l'identité nationale en cultivant notamment une nostalgie pour le passé de la nation. Ses poèmes sont réunis par Henri-Raymond Casgrain dans le deuxième volume de La littérature canadienne de 1850 à 1860 (1863-1864) et dans Œuvres complètes de Octave Crémazie (1882), dans lesquelles figure le journal qu'il a tenu à Paris.

Crémazie est cofondateur de l'Institut canadien à Québec en 1847, puis président de cet organisme en 1857 et 1858.

Il est décédé au Havre, en France, le 16 janvier 1879.
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Notices bibliographiques :
CONDEMINE, Odette. « À monsieur et madame Hector Bossange, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Aux Canadiens français, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Castelfidardo, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Crémazie, Octave ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
CONDEMINE, Odette. « Guerre d'Italie, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Journal du siège de Paris, d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Le chant des voyageurs, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Le drapeau de Carillon, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Le vieux soldat canadien, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. Octave Crémazie, poète et témoin de son siècle. Montréal, Éditions Fides, 1988. 309 p.
CONDEMINE, Odette. Oeuvres. Collection Littérature. Montréal, Éditions du Fleuve, 1989. s.p.
CONDEMINE, Odette. « Oeuvres complètes, d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Promenade de trois morts, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Un soldat de l'empire, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « [Lettres], d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
DASSONVILLE, Michel. Crémazie. Montréal, Fides, 1967. 95 p.
HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.
MAILHOT, Laurent. « Colonisation, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
MAILHOT, Laurent. « Les morts, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
MAILHOT, Laurent. « Sur les ruines de Sébastopol, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
ROBIDOUX, Réjean. « Crémazie, Octave ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Du Gua de Monts, Pierre

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.






Naissance - Mort : 1558 – 1628


BIOGRAPHIE




Né vers 1558 en Saintonge, en France, Pierre Du Gua de Monts est le fils de Guy Du Gua et de Claire Gourmand.

Du Gua de Monts combat auprès du futur roi Henri IV durant les guerres de religion et obtient en récompense le poste de gouverneur de Pons. Il semble avoir fait des voyages au Nouveau Monde à la fin du XVIe siècle. Nommé lieutenant-général des côtes, terres et confins de l'Acadie, du Canada et autres lieux en Nouvelle-France en 1603, il reçoit cette commission sous condition d'établir des colons en Nouvelle-France et d'évangéliser les autochtones.

Du Gua de Monts fonde une compagnie de traite en 1604. Il recrute des colons prêts à s'établir au Nouveau Monde et invite Samuel de Champlain à participer à son expédition. Il arrive au cap de La Hève (La Have, en Nouvelle-Écosse) au mois de mai 1604 et parcourt les côtes atlantiques avec Champlain. Il nomme Port-Rossignol, Port-au-Mouton et le fleuve Saint-Jean. Il établit une colonie sur l'île Sainte-Croix (Dochet Island) et y fait construire des maisons et une palissade. Du Gua de Monts est également celui qui implante la première culture du blé en Nouvelle-France.

Du Gua de Monts commerce avec les autochtones au printemps 1605 et envoie Samuel de Champlain explorer les côtes du continent à la recherche d'un nouveau lieu de colonisation. Il fait démolir les maisons de l'île Sainte-Croix et déménage sa colonie à Port-Royal. Il retourne en France en septembre 1605. Incapable de garder son monopole sur le commerce des fourrures, il liquide sa compagnie en 1607.

Ayant obtenu le monopole de la traite des fourrures pour l'année 1607 à 1608, Du Gua de Monts commandite l'expédition de Champlain en Nouvelle-France, au cours de laquelle ce dernier fonde Québec. Le monopole est officiellement aboli la même année. Toutefois, Du Gua de Monts continue à commercer avec le Nouveau Monde. Il importe la première cargaison de bois en 1611 et organise une nouvelle compagnie en 1612. Il participe activement au commerce avec le Canada jusqu'en 1617. Retiré dans son château des Ardennes à partir de 1622, il demeure cependant actionnaire de plusieurs compagnies de commerce.

Il est décédé en France en 1628.

Il avait épousé, probablement en France, Judith Chesnel.
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Notices bibliographiques :
MACBEATH, George. « Du Gua de Monts, Pierre ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ducharme, Réjean

Né(e) le 12 août 1941
Décédé(e) le 21 août 2017






Naissance - Mort : 1941 – 2017


BIOGRAPHIE





Né le 12 août 1941 à Saint-Félix-de-Valois, Réjean Ducharme est le fils d'Omer Ducharme, journalier, et de Nina Lavallée.

Ducharme étudie chez les clercs de Saint-Viateur, à Berthierville, puis à l'École polytechnique de Montréal pendant une période de six mois.

En 1962, Ducharme s'enrôle dans l'aviation canadienne et se rend en Arctique. Il travaille ensuite comme vendeur, commis de bureau et chauffeur de taxi. De 1963 à 1965, il voyage au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Il est par la suite correcteur d'épreuves.

Vers 1965, Ducharme soumet pour édition le manuscrit de L'Océantume au Cercle du livre de France, à Montréal. Il présente, par la suite, ce texte à la maison Gallimard, à Paris, en plus de L'avalée des avalés et de Le Nez qui voque. En 1966, Gallimard fait paraître l'un de ces manuscrits, L'avalée des avalés, dans la collection Blanche. Dès sa sortie, ce roman connaît un important succès en France et au Québec. La publication chez un prestigieux éditeur français d'un premier roman de cette qualité par un auteur québécois de 24 ans, inconnu du monde littéraire, donne naissance à « l'affaire Ducharme ». L'existence même de Réjean Ducharme est mise en cause et son œuvre est attribuée à d'autres personnalités. L'affaire connaît un dénouement en 1968 lorsqu'un journaliste rencontre finalement Ducharme à sa résidence et le photographie.

En 1967 et en 1968, Gallimard fait paraître en roman les deux autres manuscrits reçus de Ducharme, soit Le Nez qui voque et L'Océantume. L'auteur écrit par la suite La Fille de Christophe Colomb (1969), L'hiver de force (1973), Les Enfantômes (1976), Dévadé (1990), Va savoir (1994) et Gros mots (1999). Il écrit également des poèmes, des scénarios de films, des pièces de théâtre et les paroles de quelques chansons de Robert Charlebois et de Pauline Julien. Il a obtenu plusieurs récompenses pour son œuvre, dont le premier prix Gilles-Corbeil, trois prix littéraires du Gouverneur général du Canada et le Prix Athanase-David.

Tout au long de sa vie littéraire, Ducharme conserve l'anonymat et demeure un écrivain mystérieux refusant les activités médiatiques. Sous le pseudonyme de Roch Plante, il s'adonne également à la sculpture et au collage avec succès.

Il est décédé à Montréal, le 21 août 2017.
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Notices bibliographiques :
DUPRIEZ, Bernard. « L'Avalée des avalés ». LEMIRE, Maurice. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome IV: 1960-1969. Montréal, Fides, 1980, s.p.
MAILHOT, Laurent. La littérature québécoise depuis ses origines : essai. Montreal, Typo, 1996. 445 p.
PAVLOVIC, Myrianne. « L'affaire Ducharme ». Voix et images. Vol. 6, no 1 (1980), p. 75-95.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Duchesneau, Jacques

Né(e) le 7 février 1949
Toujours en vie.






Naissance: 1949


BIOGRAPHIE





Né à Montréal en 1949, fils d'André Duchesneau, commerçant, et d'Henriette Lauzon.

À Montréal, fréquenta l'École Saint-François-Xavier de 1955 à 1962, le Collège Valéry en 1962 et en 1963, et l'École secondaire Le Plateau de 1963 à 1965. Obtint un baccalauréat en sciences de l'Université de Montréal en 1982 et une maîtrise en administration publique de l'École nationale d'administration publique du Québec (ENAP) en 1988. Compléta un programme de perfectionnement des administrateurs à l'Institut des administrateurs de sociétés de l'Université McGill en 2006. Entreprit un doctorat en philosophie au Collège militaire royal du Canada, à Kingston.

Policier, enquêteur et directeur du Service de police de la Ville de Montréal de 1968 à 1998. Cofondateur de l'escouade Carcajou en 1996. Finaliste pour le poste de secrétaire général d'Interpol en 1999. Vice-président de Datacom Wireless Corp. de 2000 à 2002. Président et chef de la direction de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien de 2002 à 2008. Professeur associé à l'ENAP de 2009 à 2012. Directeur de l'Unité anticollusion du ministère des Transports du Québec en 2010 et en 2011. Fut également professeur au Cégep de Maisonneuve, au Cégep Ahuntsic, à l'Université de Montréal, à l'UQAM, au Collège canadien de police d'Ottawa et aux académies du FBI de Quantico (États-Unis) et de Budapest (Hongrie).

Gouverneur du Centre Le Portage de 1989 à 2012. Vice-président du Comité permanent de lutte aux drogues du Québec de 1991 à 1994. De 1993 à 1997, fut président de l'Association des directeurs de police du Québec et vice-président de l'Association canadienne des chefs de police. De 1994 à 1998, fut membre du conseil d'administration de l'Institut de police du Québec et trésorier du Centre international pour la prévention de la criminalité. Président de l'International Forum for Security Screening in Aviation de 2004 à 2008. Gouverneur de la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM de 2005 à 2012.

Fondateur du parti municipal Nouveau Montréal en 1998. Candidat de ce parti défait à la mairie en 1998. Élu député de la Coalition Avenir Québec dans Saint-Jérôme en 2012. Ne s'est pas représenté en 2014.

Membre de Transparency International of Canada en 2016. Devint conseiller stratégique chez Levesque Stratégies & Affaires publiques en octobre 2016. Nommé directeur du Bureau de l'intégrité professionnelle et administrative de la Ville de Saint-Jérôme en mars 2017.

Décoré de l'Ordre du Canada en 1996. En 1997, reçut le prix Archambault-Fauteux de la Société de criminologie du Québec, le prix Paul-Harris-Fellow du Rotary International et le prix Ovation de l'Association internationale des professionnels de la communication. Reçut la Médaille de la police pour services distingués en 1998. Colonel-commandant de la Police militaire des Forces canadiennes de 2000 à 2005. Fait chevalier de l'Ordre très vénérable de l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem en 2001 et chevalier de l'Ordre national du mérite de la République française en 2006. En 2008, reçut une décoration des Forces canadiennes et fut fait chevalier de l'Ordre national du Québec et chevalier de l'Ordre de la Pléiade.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Dumont, Mario

Né(e) le 19 mai 1970
Toujours en vie.






Naissance: 1970


BIOGRAPHIE





Né à Cacouna (Rivière-du-Loup) en 1970, fils de Paul-Aimé Dumont, producteur agricole, et de Marielle Roy, enseignante.

Obtint un baccalauréat en économie de l'Université Concordia à Montréal en 1993.

A été président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec en 1991 et en 1992 et coprésident du Réseau des Libéraux pour le Non sur l'entente de Charlottetown lors du référendum de 1992. Fut président fondateur du Forum Option-Jeunesse et membre du Groupe Réflexion-Québec en 1993, président fondateur et chef de l'Action démocratique du Québec de 1994 à 2009.

Élu député de l'Action démocratique du Québec dans Rivière-du-Loup en 1994. Réélu en 1998, en 2003, en 2007 et en 2008. Chef de l'opposition officielle du 4 avril 2007 au 5 novembre 2008. Démissionna de son poste de député le 6 mars 2009.

Devint par la suite conseiller en développement stratégique et animateur à TQS.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Duvernay, Ludger-Denis

Né(e) le 23 août 1836
Décédé(e) le 10 avril 1895



Naissance: 1836 - 1895


BIOGRAPHIE


Né le 23 août 1836 à Montréal, Ludger-Denis Duvernay est le fils de Ludger Duvernay, éditeur, fonctionnaire, journaliste et homme politique, et de Reine Harnois.

Duvernay suit sa famille aux États-Unis, lorsque son père est exilé, à la suite de la première rébellion des patriotes du Bas-Canada (Québec) en 1837. Ils reviennent au Canada en 1842.

Après la mort de son père en 1852, Duvernay hérite du journal La Minerve, avec son frère Louis-Napoléon. Exerçant le métier d’éditeur et d’imprimeur, il fonde, avec Louis-Napoléon, la maison d’édition Duvernay et Frères. Il publie, en 1864, La Minerve de façon quotidienne en augmentant le personnel et en recherchant la participation de divers écrivains. Le journal soutient l’alliance libérale-conservatrice de George-Étienne Cartier, ainsi que le projet de la Confédération canadienne. Lui et son frère s’associent, en 1871, à Arthur Dansereau et la maison d’édition prend la raison sociale de Duvernay frères et Dansereau. L’année suivante, il lance l’Album de La Minerve, un supplément littéraire au journal qui parait jusqu’en 1874. Il cède, en 1879, ses intérêts de La Minerve à Dansereau.

Duvernay participe à la publication de différentes œuvres littéraires et scolaires pendant sa carrière. Il imprime en 1859, l’Écho du cabinet de lecture paroissial. L’éditeur ouvre une imprimerie à Ottawa en 1865, puis fonde deux ans plus tard le journal le Canada, un hebdomadaire paru en français dans la même ville. En 1869, il met sur pied la Semaine agricole avec le Conseil d’agriculture et l’école d’agriculture de l’Assomption. Deux ans plus tard, il vend son imprimerie à Ottawa à John Rochester. Avec Rémi Tremblay, il forme le Courrier de Montréal, journal à tendances conservatrices où il encourage les revendications nationales et le mouvement de colonisation. La publication est arrêtée en 1883.

En 1880, il participe à la création de l’association secrète la Fraternelle, groupe fermé partageant des opinions nationalistes et dénonçant l’émigration des Canadiens français vers les États-Unis.

Il est décédé à Montréal le 10 avril 1895.
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Notices bibliographiques :
BEAULIEU, André et Jean HAMELIN. La presse québécoise: des origines à nos jours. Vol. 1. Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 1973. 268 p.
LEBEL, Jean-Marie. « Duvernay, Ludger ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
LÉTOURNEAU, Firmin. Édouard- André Barnard [En Ligne]. http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol5num3/v5n3_5ed.htm
MALCHELOSSE, Gérard. « L’Association La Fraternelle ». Cahiers des Dix. Vol. 24 (1959), p. 209-239.
POISSON, M. J. A. « M. L. N. Duvernay, de Montréal ». Le Foyer domestique. Vol. 4, no 8 (1879), p. 381.
TESSIER, Sébastien. « La Minerve: journal patriote ». s.a. Les Patriotes de 1837 à 1838 [En ligne]. http://www.1837.qc.ca
s.a. « Minervel, La (journal) ». COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En ligne]. http://memoireduquebec.com

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ferron, Jacques

Né(e) le 20 janvier 1921
Décédé(e) le 22 avril 1985






Naissance: 1921 - 1985


BIOGRAPHIE




Né le 20 janvier 1921 à Louiseville, Jacques Ferron est le fils de Joseph-Alphonse Ferron, notaire, et de Marie-Laure-Adrienne Caron. Il est également le frère de l’artiste Marcelle Ferron et de l’auteure Madeleine Ferron.

Ferron suit son cours classique au collège Jean-de-Brébeuf, à Montréal, puis s’oriente vers le domaine de la médecine. En 1945, il obtient un doctorat en médecine à l’Université Laval. Il exerce la profession médicale dans l’armée durant son service militaire, en 1945 et 1946, puis en Gaspésie de 1946 à 1948. Il s’installe à Ville Jacques-Cartier (Longueuil) en 1949 et tient un cabinet de consultation avec son frère Paul. Il pratique plus tard à titre d’omnipraticien à l’hôpital du Mont-Providence en 1966 et 1967, puis à Saint-Jean-de-Dieu en 1970 et 1971.

Ferron est davantage reconnu à titre d’auteur, de polémiste et de nationaliste. Son implication dans le domaine politique s’amorce véritablement en 1958 alors qu’il se présente aux élections fédérales comme candidat du Parti social-démocrate. Deux ans plus tard, il démissionne de ce parti et participe à la fondation, avec Raoul Roy, de l’Action socialiste pour l’indépendance du Québec. À l’automne 1963, il fonde le Parti Rhinocéros qu’il dirige sous le titre d’Éminence de la Grande Corne. Trois ans plus tard, il est candidat du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). En 1969, il adhère au Parti québécois, puis agit l’année suivante à titre de médiateur dans le cadre de la crise d’Octobre.

Ferron collabore à plusieurs périodiques, dont La Revue socialiste, Parti pris et L’information médicale et paramédicale. Il a notamment publié L’ogre (1949), La barbe de François Hertel (1951), Contes du pays incertain (1962), Le ciel de Québec (1969), L’amélanchier (1970) et La chaise du maréchal ferrant (1972). L’artiste obtient le prix Athanase-David en 1977, en reconnaissance de l’ensemble de son oeuvre littéraire.

Il est décédé à Saint-Lambert le 22 avril 1985.

Il avait épousé à Nicolet, en 1943, Madeleine Therrien, fille de Bruno Therrien et d’Ida McCaffrey.
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Notices bibliographiques :
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pistard [En Ligne]. http://pistard.banq.qc.ca/
GAUVREAU, Luc. Jacques Ferron, écrivain [En Ligne]. http://www.ecrivain.net/ferron/index.cfm/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Forget, Rodolphe

Né(e) le 10 décembre 1861
Décédé(e) le 19 février 1919






Naissance - Mort: 1861 – 1919


BIOGRAPHIE





Né à Terrebonne, le 10 décembre 1861, Rodolphe Forget est le fils de David Forget, avocat, et d’Angèle Limoges.

Forget étudie au collège Masson à Terrebonne, puis fait son apprentissage auprès de son oncle, Louis-Joseph Forget, dans la maison de courtage L. J. Forget et Compagnie. Il s’associe à son oncle en 1890 et se sépare de la compagnie en 1907.

Considéré comme l’un des premiers millionnaires canadiens-français, Forget profite de l’essor de l’activité industrielle pour bâtir sa fortune. Il investit dans l’industrie hydroélectrique et achète des actions de la Compagnie royale d’électricité à partir de 1890. Avec Louis-Joseph Forget et Herbert Samuel Holt, il opère une fusion entre la Compagnie royale d’électricité et la Compagnie de gaz de Montréal. Il est vice-président, de 1901 à 1917, de la compagnie formée de cette fusion, la Montreal Light, Heat and Power Company. Il est également membre du conseil d’administration, de 1894 à 1904, et président, en 1904, de la Compagnie de navigation du Richelieu et d’Ontario. Cette compagnie est à l’origine de la construction du premier manoir Richelieu. Il fonde aussi la Compagnie du chemin de fer Québec et Saguenay en 1905.

Actif dans le secteur financier, Forget est président de la Bourse de Montréal de 1907 à 1909. Il fonde une maison de courtage à Paris en 1907 afin d’attirer des investisseurs français au Canada. Il est cofondateur, en 1909, de la Quebec Railway, Light, Heat and Power Company, puis président l’année suivante, et participe à la fondation de la Banque internationale du Canada en 1911.

Forget est élu député conservateur du comté de Charlevoix à la Chambre des communes en 1904 et en 1908, puis député des comtés de Charlevoix et de Montmorency en 1911. Il représente les deux circonscriptions au cours du mandat suivant.

Il est décédé à Montréal, le 19 février 1919. Il est inhumé au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé, à Montréal, en 1885, Alexandra Tourville; puis à Rivière-du-Loup, en 1894, Blanche McDonald. Il est le père de l’activiste et sénatrice Thérèse Casgrain (Forget).
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Notices bibliographiques :
JEDWAB, Jack. « Forget, sir Rodolphe ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Vieux-Montréal. « Fiche d’un personnage : Rodolphe Forget ». Société de développement de Montréal. Vieux-Montréal [En ligne]. http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_pers.php?id=344

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gérin-Lajoie, Paul

Né(e) le 23 février 1920
Décédé(e) le 25 juin 2018






Naissance - Mort : 1920 – 2018


BIOGRAPHIE




Né le 23 février 1920 à Montréal, Paul Gérin-Lajoie est le fils d'Henri Gérin-Lajoie, avocat, et de Pauline Dorion.

Paul Gérin-Lajoie fait ses études secondaires au Collège Jean-de-Brébeuf. En 1938, il obtient la bourse Rhodes, qui lui permet d'étudier à l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni. Ses projets sont retardés par la Seconde Guerre mondiale et Gérin-Lajoie doit attendre la fin du conflit pour bénéficier de sa bourse. Dans l'intervalle, il poursuit des études en droit à l'Université de Montréal et est admis au Barreau du Québec en 1943. Après la guerre, il se rend à Oxford et obtient en 1948 un doctorat en droit constitutionnel.

Pendant les années 1950, Paul Gérin-Lajoie travaille comme conseiller juridique, notamment pour des commissions d'enquête fédérales. Il fonde en 1957 l'hebdomadaire l'Écho de Vaudreuil-Soulanges et Jacques-Cartier. C'est durant cette décennie qu'il commence à militer au sein du Parti libéral du Québec, notamment comme secrétaire et président de la commission politique.

Après deux tentatives en 1956 et 1957, il est élu sous la bannière libérale en 1960 comme député de Vaudreuil-Soulanges. Membre influent de « l'équipe du tonnerre » de Jean Lesage, Gérin-Lajoie est nommé en 1960 ministre de la Jeunesse, fonction qu'il quitte en 1964 pour devenir le premier titulaire du ministère de l'Éducation récemment créé. À la tête du ministère de l'Éducation jusqu'en 1966, il met en chantier plusieurs recommandations du rapport Parent qui ont pour conséquences de démocratiser l'accès à l'éducation et de mettre fin au contrôle du clergé sur le système d'éducation québécois au profit d'une administration laïque et centralisée.

Les compétences de Paul Gérin-Lajoie en droit international et constitutionnel l'amènent à défendre les intérêts du Québec lors des querelles fédérales-provinciales et à formuler la première politique internationale du Québec. Dans un discours prononcé devant le corps consulaire de Montréal le 12 avril 1965, Paul Gérin-Lajoie énonce les fondements de la politique appelée la « doctrine Gérin-Lajoie », à savoir que les compétences internes du Québec se prolongent sur la scène internationale. Le Québec est ainsi en droit de négocier et de mettre en oeuvre des traités ou engagements internationaux dans ses champs de compétences définis par la Constitution canadienne comme la santé, l'éducation et la culture.

De 1966 à 1969, Paul Gérin-Lajoie préside le comité des affaires constitutionnelles du Parti libéral. Le 20 juin 1969, après trois ans à siéger dans l'opposition, Paul Gérin-Lajoie démissionne comme député, mettant un terme à sa carrière politique. En 1969 et 1970, Gérin-Lajoie est professeur invité à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa. Il enseigne à la Faculté de droit de l'Université de Montréal de 1970 à 1975. Sa carrière s'oriente ensuite vers le développement international avec sa nomination comme président de l'Agence canadienne de développement international, et il siège au Conseil des gouverneurs de la Banque mondiale et des grandes banques régionales de développement pour l'Afrique, l'Amérique latine, les Caraïbes et l'Asie.

En 1977, il met sur pied la Fondation Paul Gérin-Lajoie, un organisme de coopération internationale voué à l'éducation des enfants dans les pays en voie de développement. La fondation est bien connue des écoliers québécois en raison de son activité de financement annuelle : la Dictée PGL, qui permet d'amasser des fonds pour construire des écoles et concevoir des programmes éducatifs.

Paul Gérin-Lajoie est l'auteur de l'ouvrage Combats d'un révolutionnaire tranquille, publié en 1989. Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, il est nommé grand officier de l'Ordre national du Québec en 1998 et reçoit le prix Georges-Émile-Lapalme en 2013.

Paul Gérin-Lajoie est décédé le 25 juin 2018 à Montréal. Il avait épousé, le 19 février 1944 à Montréal, Andrée Papineau, fille de Gustave Papineau et Gabrielle Pacaud.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
Fondation Paul Gérin-Lajoie. Paul Gérin-Lajoie - Notice biographique abrégée [En Ligne]. https://fondationpgl.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gouin, Paul

Né(e) le 20 mai 1898
Décédé(e) le 4 décembre 1976






Naissance - Mort : 1898 – 1976


BIOGRAPHIE





Né à Montréal, dans la paroisse Saint-Jacques, le 20 mai 1898, fils de Lomer Gouin, avocat, et d'Éliza Mercier.

Étudia au Jardin de l'enfance à Montréal, au Séminaire de Québec, à l'Université Laval à Québec et à l'Université de Montréal. Admis au Barreau de la province de Québec le 30 août 1920. Lieutenant d'un régiment de chars d'assaut en Angleterre durant la Première Guerre mondiale.

Membre du cabinet des avocats Beaulieu et Gouin, puis du cabinet Cormier, Gouin et Demers. Président et directeur gérant de la maison d'édition Louis Carrier et cie ltée.

Cofondateur de l'Action libérale nationale en juillet 1934, qui s'allia par la suite avec les conservateurs de Maurice Duplessis. Cofondateur et directeur de l'hebdomadaire La Province de 1935 à 1938. Élu député de l'Action libérale nationale dans L'Assomption en 1935. Retira son appui à Duplessis le 18 juin 1936 et ne se présenta pas aux élections tenues la même année. Choisi chef de l'Action libérale nationale le 24 juillet 1938. Candidat de ce parti défait dans Montréal-Mercier en 1939. Cofondateur du Bloc populaire en 1942. Candidat national indépendant défait dans L'Assomption en 1944.

Propriétaire du magasin d'artisanat Beaumanoir à Montréal en 1946. Conseiller technique en matière culturelle auprès du Conseil exécutif de la province de Québec. Président de la Commission des monuments historiques de la province de Québec de 1955 à 1968.

Reçut un doctorat honoris causa en lettres de l'Université Laval en 1951. Membre du Conseil de la vie française en Amérique de 1951 à 1975 et président de 1955 à 1961. Président du Festival de Montréal et de la Société des festivals de Montréal en 1952. Officier de l'Ordre académique. Reçut le mérite de la Société du bon parler français en 1953. Membre du Cercle universitaire et du Club de réforme.

Cofondateur de la revue Vie des arts. Publia notamment Médailles anciennes (1927), Manifeste de l'Action libérale nationale (1936), Servir (1938) et Que devons-nous attendre du Bloc ? (1943)4

Décédé à Montréal, le 4 décembre 1976, à l'âge de 78 ans et 7 mois. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 8 décembre 1976.

Avait épousé à Princeville, dans la paroisse Saint-Eusèbe, le 12 octobre 1922, Gabrielle Garneau, fille de Pierre-Ulric Garneau, médecin, et de Dorilla Brunelle.

Petit-fils d'Honoré Mercier (père).

Source : Assemblée nationale du Québec



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Hébert, Guillaume

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 23 septembre 1639





Naissance - Mort : 1614 – 1639


BIOGRAPHIE




Vraisemblablement né vers 1614 en France, Guillaume Hébert est le fils de Louis Hébert, apothicaire et agriculteur, et de Marie Rollet.

Hébert arrive avec sa famille à Québec au cours du printemps 1617. À la mort de son père, dix ans plus tard, il se partage, avec sa mère, la moitié des terres familiales. Lors de la prise de Québec par les frères Kirke en 1629, il fait partie des quelques Français qui demeurent à Québec. En plus de ses activités agricoles, il prête aussi main forte aux missionnaires dans leurs relations avec les Amérindiens.

Il est décédé à Québec le 23 septembre 1639.

Il avait épousé à Québec, en 1634, Hélène Desportes, fille de Pierre Desportes et de Françoise Langlois.
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Notices bibliographiques :
BENNETT, Ethel M. G. « Hébert, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
BENNETT, Ethel M. G. « Rollet, Marie ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
GRENIER, Benoît. « Un couple fondateur : Guillemette Hébert et Guillaume Couillard ». Cap-aux-Diamants. No Hors série (2005), p. 4-9.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Houde, Camillien

Né(e) le 13 août 1889
Décédé(e) le 11 septembre 1958






Naissance - Mort : 1889 – 1958


BIOGRAPHIE





Né à Montréal, dans la paroisse Saint-Joseph, le 13 août 1889, fils d'Azade Houde, meunier, et de Joséphine Frenette.

Étudia aux écoles Saint-Joseph, Sarsfield, Le Plateau, Saint-Louis et au Collège de Longueuil.

Fut d'abord commis à la Banque d'Hochelaga en 1912, puis inspecteur adjoint et gérant de la succursale de 1916 à 1919. Représentant à Montréal pour la biscuiterie J. Dufresne de Joliette. Fit un stage à la compagnie La Sauvegarde et devint par la suite agent d'assurance.

Élu député conservateur dans Montréal–Sainte-Marie en 1923. Défait en 1927. Réélu à l'élection partielle du 24 octobre 1928. Élu chef du Parti conservateur le 10 juillet 1929. Chef de l'opposition conservatrice de 1929 à 1931. Défait dans Montréal–Saint-Jacques et dans Montréal–Sainte-Marie en 1931. Démissionna comme chef du Parti conservateur le 19 septembre 1932. Candidat conservateur défait dans la circonscription fédérale de Montréal–Saint-Henri à l'élection partielle du 17 janvier 1938. Élu député indépendant dans la circonscription provinciale de Montréal–Sainte-Marie en 1939. Ne s'est pas représenté en 1944. Candidat conservateur défait dans la circonscription fédérale de Montréal-Sainte-Marie en 1945. Élu député indépendant à la Chambre des communes dans Papineau en 1949. Ne s'est pas représenté en 1953.

Maire de Montréal de 1928 à 1932, de 1934 à 1936, de 1938 à 1940, de 1944 à 1954. Arrêté le 5 août 1940 en raison de son opposition à la conscription, fut interné dans un camp en Ontario jusqu'à sa libération le 16 août 1944. Président de la commission montréalaise de distribution du travail de janvier à avril 1932. Directeur du journal L'Illustration qui devint le Montréal-Matin en 1941.

Créé commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique et chevalier de la Légion d'honneur. Décoré de la Croix d'Italie.

Décédé à Montréal, le 11 septembre 1958, à l'âge de 69 ans. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 15 septembre 1958.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Sainte-Cunégonde, le 22 octobre 1913, Bertha-Andréa Bourgie, fille d'Urgel Bourgie, entrepreneur de pompes funèbres, et de Victoria Saint-Onge; puis, à Montréal, dans la paroisse Sainte-Catherine, le 26 juin 1919, Georgianna Falardeau, fille de Jean-Baptiste Falardeau, peintre, et d'Agnès Germain.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Johnson, Daniel (fils)

Né(e) le 24 décembre 1944
Toujours en vie.






Naissance: 1944


BIOGRAPHIE





Né à Montréal en 1944, fils de Daniel Johnson (père), avocat, et de Reine Gagné.

Licencié en droit de l'Université de Montréal depuis 1966. Admis au Barreau du Québec en 1967. Titulaire d'une maîtrise en droit depuis 1968, d'un doctorat en droit depuis 1971 de l'Université de Londres, et d'un MBA à la Harvard Business School de Boston depuis 1973.

Secrétaire de Power Corporation du Canada de 1973 à 1981. Vice-président de cette entreprise de 1978 à 1981. Membre du conseil d'administration et du comité exécutif d'organismes communautaires, dont le CRSSS du Montréal métropolitain, le centre Marie-Vincent, l'Institut de cardiologie de Montréal, Les Grands Ballets canadiens et la Chambre de commerce du district de Montréal de 1974 à 1981.

Élu député libéral dans Vaudreuil-Soulanges en 1981 et en 1985, puis dans Vaudreuil en 1989 et en 1994. Candidat à la direction du Parti libéral le 15 octobre 1983. Vice-président de la Commission du budget et de l'administration du 15 mars 1984 au 23 octobre 1985. Ministre de l'Industrie et du Commerce dans le cabinet Bourassa du 12 décembre 1985 au 23 juin 1988. Leader adjoint du gouvernement du 16 décembre 1985 au 17 novembre 1993. Ministre délégué à l'Administration du 23 juin 1988 au 11 octobre 1989. Ministre délégué à l'Administration et à la Fonction publique du 11 octobre 1989 au 11 janvier 1994. Président du Conseil du trésor du 23 juin 1988 au 11 janvier 1994. Élu sans opposition chef du Parti libéral du Québec le 14 décembre 1993. Premier ministre et président du Conseil exécutif du 11 janvier au 26 septembre 1994. Chef de l'opposition officielle de 1994 à 1998. Annonça son intention de quitter la vie politique le 2 mars 1998. Démissionna comme chef de l'opposition officielle et député de Vaudreuil le 12 mai 1998.

Avocat-conseil au cabinet d'avocats McCarthy Tétrault de juillet 1998 à mars 2019, date de sa retraite.

Président des comités de retraite des employés de Bombardier et Avion C Series au Québec. Administrateur de sociétés publiques et privées de 1999 à 2018, telles Bombardier, Groupe Investors, Great-West Assurance-vie, Bell Mobilité, BCE Emergis, Ezeflow, Exp Global inc., et Avion C Series inc. Nommé coprésident de la Commission d'analyse des projets d'implantation des centres hospitaliers universitaires de Montréal (CHUM et CUSM) en novembre 2003. Membre et président du comité triennal de la rémunération des juges de 2007 à 2010. Administrateur de la Banque du Canada d'avril 2008 à octobre 2013. Négociateur pour le ministère des Transports du Québec de novembre 2011 à juin 2013. Membre de la Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) depuis 2015. Président du conseil d'administration de Gestion d'actifs mondiale Walter et président délégué du conseil de Groupe Walter depuis mars 2019.

Nommé grand officier de l'Ordre de la Pléiade le 28 janvier 2000, puis Grand Croix le 17 mars 2010. Consul honoraire de Suède, à Montréal, depuis avril 2002. Élevé au rang de grand officier de l'Ordre national du Québec pour sa contribution exceptionnelle à la vie québécoise le 19 juin 2008.

Frère de Pierre Marc Johnson. Neveu de Maurice Johnson, député à la Chambre des communes de 1958 à 1962.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Khadir, Amir

Né(e) le 12 juin 1961
Toujours en vie.






Naissance: 1961


BIOGRAPHIE





Né à Téhéran (Iran) en 1961, fils de Jafar Khadir et de Farideh Harati, enseignants.

Arriva au Québec en 1971. Obtint un diplôme d'études collégiales au Cégep du Vieux-Montréal en 1979, un baccalauréat en physique en 1984 de l'Université de Montréal et une maîtrise en physique en
1987 de l'Université McGill. Obtint un doctorat en médecine à l'Université Laval en 1990 et se spécialisa en microbiologie-infectiologie à l'Université de Montréal en 1997.

Fut médecin spécialiste en microbiologie médicale et maladies infectieuses au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur de 1997 à 2008.

Membre fondateur du Centre culturel et communautaire des Iraniens en 1985 et président du conseil d'administration de 1989 à 1992. Stagiaire, puis coordonnateur du groupe Santé tiers monde à la Faculté de médecine de l'Université Laval de 1986 à 1989. Membre de l'exécutif de la Fédération des médecins résidents du Québec en 1993. Œuvre au sein de la Coalition des médecins pour la justice sociale depuis 1998. Participa à plusieurs missions d'assistance médicale d'urgence en Irak, en Afghanistan et en Palestine, de janvier 2000 à décembre 2002. Président du conseil d'administration de Solidarité-Union-Coopération jusqu'en 2004.

Milita au sein du Rassemblement pour une alternative progressiste dès sa fondation, puis au sein de l'Union des forces progressistes (UFP). Candidat défait du Bloc québécois dans Outremont aux élections fédérales de 2000. Porte-parole de l'UFP et candidat défait de ce parti dans Mercier en 2003. Porte-parole masculin de Québec solidaire de 2006 à 2012. Candidat de ce parti défait dans Mercier en 2007. Élu député de Québec solidaire dans Mercier en 2008. Réélu en 2012 et en 2014. Ne s'est pas représenté en 2018.

Corédacteur du Manifeste pour un Québec solidaire en 2005.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Kirke, Thomas

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




Naissance - Mort : 1603 – 1641


BIOGRAPHIE



Né à Dieppe, en France, vers 1603, Thomas Kirke est le fils de Gervase (Jarvis) Kirke, marchand, et d'Elizabeth Gowding (Goudon).

Avec ses frères, il participe à une expédition contre Québec en 1628 et 1629. Il conduit Samuel de Champlain, alors prisonnier, à Tadoussac et capture un bateau commandé par Émery de Caën en chemin. Kirke est responsable du poste de traite des fourrures de Québec. Il est alors gouverneur pour les trafiquants anglais et écossais.

Kirke est en Angleterre en 1631, puis commande un navire de ravitaillement vers Québec et rentre en Angleterre l'année suivante. Plus tard, il se joint à la marine et est nommé capitaine et vice-amiral de la flotte anglaise. Il devient citoyen britannique en 1639. Il est probablement blessé lors de la prise du château de Knock, en Irlande, en 1642.

Kirke est décédé après 1641. Les circonstances de son décès demeurent inconnues.
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Notices bibliographiques :
MOIR, John S. « Kirke, sir David ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
MOIR, John S. « Kirke, sir Lewis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
MOIR, John S. « Kirke, Thomas ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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La Rocque de Roberval, Jean-François de

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.






Naissance - Mort : 1495 – 1560


BIOGRAPHIE




Né vers 1495, probablement à Carcassonne, en France, Jean-François de La Rocque de Roberval est le fils de Bernard de La Roque, dit Couillaud, seigneur de Châtelrein.

La Rocque de Roberval débute sa carrière militaire en tant qu'archer dans une compagnie de gens de guerre en 1513. Il sert par la suite à titre d'officier du maréchal Robert III de La Marck de Fleuranges et prend part à plusieurs campagnes contre le Royaume d'Espagne au cours des années 1520 et 1530. Il porte le grade de lieutenant sous les ordres de Robert IV de La Marck de Sedan en 1537 et 1538.

La Rocque de Roberval œuvre comme ingénieur militaire. Il participe à la fortification de villes françaises et italiennes, dont Péronne (1536), Turin (1537-1538) et Paris (1557).

Issu de la noblesse, La Rocque, seigneur de Roberval, hérite des propriétés foncières de son père, situées dans le Languedoc, le Valois et le Rethélois (Champagne-Ardenne). Il se convertit à la religion réformée avant 1535 et vit à la cour, dans l'entourage du roi François 1er. Avec d'autres protestants, il est proscrit en 1535, mais rentre en France peu après.

Nommé lieutenant-général du Canada en 1540, La Rocque de Roberval est chargé par le roi d'y fonder la première colonie française en Amérique du Nord. Avec Jacques Cartier comme lieutenant, il a pour objectifs de trouver des métaux précieux ainsi qu'un passage maritime vers l'Asie. Le mandat confié à Roberval prévoit le recours à des condamnés afin de faciliter le recrutement et limiter les coûts. De fait, l'organisation d'une telle expédition est coûteuse et constitue un enjeu logistique, surtout dans un contexte où la contribution financière royale est limitée et impose la recherche de financement privé. Les préparatifs de La Rocque de Roberval sont complexes puisqu'il sélectionne les prisonniers en fonction de leur fortune et de leur métier et doit ensuite faire les représentations nécessaires auprès des tribunaux pour faire libérer les condamnés. À cela s'ajoutent le recrutement de militaires et colons, et l'approvisionnement en vivres et en équipements. Pour mener à bien ses préparatifs, Roberval a recours à ses richesses personnelles et doit faire appel à ses contacts dans les milieux militaires et chez les administrateurs civils.

La Rocque de Roberval quitte la France avec sa flotte au printemps 1542, un an après le départ de Jacques Cartier qui a déjà entamé la construction d'un établissement à l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge, en amont de Stadaconé (Québec). Il rencontre ce dernier à Saint-Jean de Terre-Neuve, toutefois Cartier décide de retourner en France plutôt que de poursuivre la mission coloniale en compagnie de Roberval.

À l'été 1542, La Rocque de Roberval prend possession des infrastructures de la colonie telles que laissées par Jacques Cartier. Il renomme la colonie canadienne France-Roy et le fleuve France-Prime. Après avoir fait renforcer les deux forts érigés par les hommes de Cartier, il explore le territoire. Deux de ses navires sont retournés en France afin de permettre le ravitaillement pour l'année suivante. Le lieutenant-général remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'aux rapides de Lachine à la recherche de pierres et de métaux précieux, qu'il ne trouve pas. Au cours de l'hiver, il doit faire face à la famine, au froid, à la maladie. Il met fin à son projet de colonisation en 1543, après que le roi lui ait donné l'ordre de rentrer en France, alors menacée par la coalition anglo-espagnole.

De retour en Europe, La Rocque de Roberval participe à l'effort de guerre français. En 1555, le seigneur doit hypothéquer ses biens, et son château est menacé de saisie. Il occupe à cette époque la charge de superintendant des mines et minières de France. Dans la foulée des guerres de religion, il est attaqué à Paris, en 1560, au moment où il sort d'une réunion calviniste.

Il est décédé à Paris au printemps 1560.

Il s'était marié avant 1536.

Ce personnage historique est désigné pour les motifs suivants:


INTÉRÊT PATRIMONIAL


Jean-François de La Rocque de Roberval est un militaire probablement originaire de Carcassonne, en France. Proche du roi François Ier, il fréquente sa cour. Il est nommé lieutenant-général du Canada et est chargé par le roi, le 15 janvier 1541, de fonder un établissement français en Amérique du Nord afin d'exploiter les ressources du continent et de découvrir un passage maritime vers l'Asie. Retardé dans ses préparatifs, La Rocque de Roberval part pour l'Amérique le 16 avril 1542, avec 3 navires et quelque 200 personnes. Il s'installe le long du fleuve Saint-Laurent, à l'embouchure de la rivière du Cap Rouge, près de Stadaconé, à la fin du mois de juillet 1542, où Cartier a fondé l'établissement de Charlesbourg-Royal l'année précédente. Il renomme l'établissement France-Roy. Il explore par la suite le fleuve à la recherche de métaux précieux et du passage convoité, mais sans succès. En juillet 1543, à la suite de la reprise des guerres en Europe, La Rocque de Roberval et son groupe reçoivent l'ordre de revenir en France, ce qui met fin à la première tentative de colonisation française en Amérique. Pendant longtemps, La Rocque de Roberval est demeuré un acteur méconnu de l'histoire du Québec. Pourtant, la préparation et la réalisation de l'expédition de 1541-1543 ont reposé en majeure partie sur les épaules de ce premier lieutenant-général du Canada, qui se révèle une figure de premier plan dans les projets d'expansion française en Amérique au cours du XVIe siècle;
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Notices bibliographiques :
ALLAIRE, Bernard. La rumeur dorée : Roberval et l'Amérique. Montréal, Les Éditions La Presse, 2013. 159 p.
HAVARD, Gilles et Cécile VIDAL. Histoire de l'Amérique française. Paris, Flammarion, 2005. 863 p.
LA ROCQUE DE ROQUEBRUNE, R. « La Rocque de Roberval, Jean-François de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
LAVERDIÈRE, Camille. Le Sieur de Roberval. Chicoutimi, Les Éditions JCL inc, 2005. 158 p.
LITALIEN, Raymonde. Les explorateurs de l'Amérique du Nord, 1492-1795. Québec, Septentrion, 1993. 261 p.
TRUDEL, Marcel. Histoire de la Nouvelle-France. Tome 1 : Les vaines tentatives 1524-1603. Montréal, Fides, 1963. 307 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lafrenière, Ian

Date exacte de naissance inconnue.
Toujours en vie.






Naissance: 1972


BIOGRAPHIE





Né à Granby en 1972
Conjoint de fait et père de deux enfants

Formation
Opérateur de véhicule d’élévation (2008), Appareil de désincarcération (2007), École nationale des pompiers du Québec (2005)
Microprogramme de premier cycle en enquête, Université du Québec à Trois-Rivières (2003)
Certificat en étude individualisée, concentration toxicomanie, Université de Montréal (2002)
Communication avec les médias, Collège canadien de police (1998)
Agent double (1996), Institut de police du Québec (1993)
Techniques policières, Cégep de Sherbrooke (1992)
Expérience professionnelle
Formateur, UNESCO – Spécialiste en droits de l’homme, en liberté d’expression et en égalité des genres (depuis 2013)
Déploiement pour les Nations unies dans une quinzaine de missions en Afrique, en Haïti et en Ukraine (depuis 1989)
Officier, Forces armées canadiennes – Infanterie et spécialiste en communication
Pompier temporaire à Mirabel, spécialisation en sauvetage en montagne, opérateur de pompe et d’échelle aérienne (2000-2017)
Cadre supérieur, Service de police de la Ville de Montréal – Services de renseignements, agent double, postes au sein de la Division des communications et responsable du renseignement et de la lutte au terrorisme (1994-2020)
Engagement communautaire et politique
Lauréat, Médaille de la police pour services distingués (2014)
Lauréat, Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II (2012)
Lauréat, Médaille du Grand Samaritain (2005)
Lauréat, Décoration des Forces armées canadiennes pour bonne conduite durant le service militaire (2001)

Source : Assemblée nationale du Québec



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Lalement, Jérôme

Né(e) le 27 avril 1593
Décédé(e) le 26 janvier 1673



Naissance - Mort : 1593 – 1673


BIOGRAPHIE



Jérôme Lalemant est né à Paris, le 27 avril 1593.

En 1610, Lalemant étudie au noviciat des Jésuites à Paris, puis poursuit sa formation à Pont-à-Mousson de 1612 à 1615 et au collège de Clermont de 1619 à 1623, où il étudie la philosophie et la théologie.

Dès ses années d'étude, Lalemant occupe divers postes dans des établissements d'éducation en France. Il est préfet du pensionnat de Verdun en 1615 et 1616, professeur au collège d'Amiens de 1616 à 1619, professeur, ministre et principal du pensionnat du collège de Clermont de 1623 à 1632 et recteur du collège de Blois de 1632 à 1636. Il est également le père spirituel du collège de Clermont de 1636 à 1638.

En 1638, Lalemant s'établit au Canada et devient supérieur de la mission huronne. En 1639, il fonde Sainte-Marie-des-Hurons et, la même année, effectue le dénombrement de la Huronie. Pour assurer la croissance de la mission, il met en place l'institution des données, c'est-à-dire des gens dévoués à la mission qui peuvent aider aux travaux domestiques et assurer la sécurité. Appelé à Québec comme supérieur des Jésuites du Canada de 1644 à 1650, Lalemant doit faire face au martyr de plusieurs missionnaires et à la destruction, en 1649, de la mission de Sainte-Marie-des-Hurons. Après un séjour en France en 1651, Lalemant demeure au Canada de 1651 à 1656. Il retourne ensuite en Europe et devient recteur du collège royal de La Flèche en 1658. Lalemant revient de nouveau au Canada en 1659, à la demande de Mgr de Laval, et reprend son poste de supérieur des Jésuites du Canada.

Il a notamment rédigé les Relations des Hurons de 1639 à 1644 et les Constitutions des Ursulines de Québec en 1646.

Il est décédé à Québec, le 26 janvier 1673.
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Notices bibliographiques :
POULIOT, Léon. « Lalemant, Jérôme ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lambton, Georges

Né(e) le 12 avril 1792
Décédé(e) le 28 juillet 1840






Naissance - Mort : 1792 – 1840


BIOGRAPHIE





Né le 12 avril 1792 à Londres, John George Lambton est le fils de William Henry Lambton, député à la Chambre des communes, et d'Anne Barbara Frances Villiers.

De 1805 à 1809, Lambton étudie à l'Eton College. Il joint ensuite les rangs de l'armée.

La carrière politique de Lambton débute en 1813, alors qu'il est élu député de Durham à la Chambre des communes. Il fait partie de l'aile libérale du Parti whig. Il conserve ce siège jusqu'à sa nomination à la Chambre des lords, en 1828. Lord du Sceau privé de 1830 à 1833, il participe de manière importante à la réforme parlementaire de 1832. Après la mise en place de cette réforme, Lambton devenu lord Durham oriente sa carrière vers les affaires extérieures et devient ambassadeur en Russie de 1835 à 1837.

En janvier 1838, Durham est nommé gouverneur en chef des colonies de l'Amérique du Nord britannique, avec le devoir d'enquêter sur la nature des rébellions survenues dans le Haut et le Bas-Canada en 1837. Arrivé à Québec en mai 1838, il rencontre des notables, voyage dans les Canadas et met sur pied des commissions chargées d'enquêter sur divers aspects de la vie coloniale. Pour régler le problème des prisonniers bas-canadiens, il rend public le 28 juin une ordonnance dans laquelle il annonce que huit patriotes seront exilés aux Bermudes et que seize autres, dont Louis-Joseph Papineau, sont bannis du pays sous peine de mort. Jugée illégale, cette action de Durham lui vaut des reproches du Parlement britannique ainsi que le désaveu du gouvernement, ce qui l'oblige à annoncer officiellement sa démission le 9 octobre suivant.

En 1839, Durham dépose au Parlement son fameux Rapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique, qui établira durablement sa célébrité au Canada. Dans ce rapport, il propose la mise en place d'un gouvernement responsable dans la colonie. Il recommande également l'union législative du Haut et du Bas-Canada et l'assimilation des Canadiens français à la culture britannique.

Il est décédé à Cowes, en Angleterre, le 28 juillet 1840.

Il avait épousé, en 1812, Harriet Cholmondeley; puis, en 1816, Louisa Elizabeth Grey.
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Notices bibliographiques :
BUCKNER, P. A. « Durham, John George Lambton, 1er comte de ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
OUELLET, Fernand. « Lambton, John George, 1er comte de Durham ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Langevin, Hector-Louis

Né(e) le 25 août 1826
Décédé(e) le 11 juin 1906






Naissance - Mort : 1826 – 1906


BIOGRAPHIE





Né le 25 août 1826 à Québec, Hector-Louis Langevin est le fils de Jean Langevin, marchand, et de Sophie-Scholastique La Force.

Il étudie au petit séminaire de Québec et fait l'apprentissage du droit, à partir de 1847, auprès d'Augustin-Norbert Morin puis de George-Étienne Cartier. En marge de sa cléricature, il est rédacteur en chef, de 1847 à 1849, des Mélanges religieux et en 1849, du Journal d'agriculture, tous deux publiés à Montréal. Il est admis à la pratique du droit en 1850.

Langevin consacre son existence à la politique québécoise et canadienne, dont il deviendra une figure importante. Il représente d'abord le quartier du Palais au conseil municipal de Québec, de 1856 à 1858, puis occupe la fonction de maire, de 1858 à 1861. Favorable aux conservateurs, il est député de Dorchester à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1858 à 1867. Il fait partie des ministères d'Étienne-Paschal Taché et de John A. Macdonald et de Narcisse-Fortunat Belleau et de Macdonald, à titre de solliciteur général du Canada-Est, de 1864 à 1866, puis de maître général des Postes jusqu'en 1867. L'un des Pères de la Confédération, Langevin participe activement aux conférences de Charlottetown et de Québec, en 1864, et à celle de Londres en 1866. Il soutient George-Étienne Cartier dans ses efforts pour assurer la sauvegarde de la nationalité, des institutions et des droits des Canadiens français, mais souhaite un pouvoir central fort pouvant protéger les minorités. Il se fait aussi l'interprète des souhaits du clergé catholique. Parallèlement à sa vie politique, il est président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec de 1861 à 1863, et de l'Institut canadien de 1863 à 1865.

À la suite de la Confédération, Langevin est député à la Chambre des communes pour les circonscriptions de Dorchester de 1867 à 1874, de Charlevoix de 1876 à 1878, et de Trois-Rivières de 1878 à 1896. En vertu du double mandat, il représente aussi les circonscriptions de Dorchester et de Québec-Centre à l'Assemblée législative de la province de Québec. Dans le gouvernement conservateur de John A. Macdonald, Langevin occupe plusieurs fonctions. Il est secrétaire d'État du Canada de 1867 à 1869, surintendant général des Affaires indiennes en 1868 et 1869, ministre des Travaux publics de 1869 à 1873, puis ministre de la Milice et de la Défense en 1873, poste qu'il conserve brièvement en raison de la chute du gouvernement Macdonald, compromis dans le scandale du Pacifique. À la même époque, il succède à Cartier à la tête des conservateurs du Québec et dirige le contenu politique du journal Le Canadien, de 1872 à 1875.

En 1878, les conservateurs reprennent le pouvoir à Ottawa et Langevin est ministre des Postes en 1878 et 1879, puis ministre des Travaux publics de 1879 à 1891. Il est toutefois forcé de quitter le cabinet en raison de son implication dans un scandale qui met en cause l'homme politique et entrepreneur Thomas McGreevy. Langevin se retire de la vie publique en 1896.

Il a publié Le Canada, ses institutions, ressources, produits, manufactures, etc. (1855) et Droit administratif ou Manuel des paroisses et des fabriques (1863).

Il est décédé à Québec le 11 juin 1906. Il est inhumé dans la chapelle des Augustines-de-l'Hôtel-Dieu-de-Québec.

Il avait épousé à Rivière-Ouelle, en 1854, Marie-Justine Têtu, fille de Charles-Hilaire Têtu et de Marie-Thérèse Paquet.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
DÉSILETS, Andrée. Hector-Louis Langevin : un père de la confédération canadienne (1826-1906). Les Cahiers de l'Institut d'histoire, 14. Québec, Presses de l'Université Laval, 1969. 461 p.
DÉSILETS, Andrée. « Langevin, sir Hector-Louis ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
DÉSILETS, Andrée. « Langevin, sir Hector-Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
Parlement du Canada. Parlement du Canada. Sénateurs et députés [En Ligne]. http://www.parl.gc.ca/
ROY, Pierre-Georges. Les avocats de la région de Québec. Lévis, Le Quotidien, 1936. 487 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Laurendeau, André

Né(e) le 21 mars 1912
Décédé(e) le 1er juin 1968






Naissance - Mort : 1912 – 1968


BIOGRAPHIE





Né le 21 mars 1912 à Montréal, André Laurendeau est le fils d'Arthur Laurendeau, professeur de musique, maître de chapelle et directeur de la revue L'Action nationale, et de Blanche Hardy, pianiste.

Laurendeau fait son cours classique au collège Sainte-Marie de Montréal, puis étudie à l'Université de Montréal, à la Sorbonne et à l'Institut catholique de Paris.

En 1933, pendant ses études universitaires, Laurendeau participe à la fondation du mouvement nationaliste Jeune-Canada. Collaborateur à la revue L'Action nationale dès l'année suivante, il en est le directeur de 1937 à 1943. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, il participe, en 1942, à la fondation de la Ligue pour la défense du Canada, qui s'oppose au projet de conscription du gouvernement fédéral, et en devient le secrétaire. Il exerce ensuite cette fonction pour le Bloc populaire, nouveau parti politique créé à la suite du plébiscite du 27 avril 1942. Chef de la section provinciale de ce parti de 1944 à 1947, il représente la circonscription de Montréal-Laurier à l'Assemblée législative de la province de Québec de 1944 à 1948.

Laurendeau se consacre ensuite au journalisme. Il est éditorialiste et rédacteur en chef adjoint du journal Le Devoir de 1947 à 1957, puis rédacteur en chef jusqu'à sa mort. Son emploi au Devoir ne l'empêche pas de reprendre les rênes de L'Action nationale, qu'il dirige de 1948 à 1954. En plus d'être chroniqueur au Magazine Maclean de 1961 à 1966, le journaliste participe à plusieurs émissions de radio et de télévision. Il anime notamment l'émission télévisée Pays et merveilles de 1952 à 1961. Pendant ces années de grande activité, il s'élève au rang des principaux intellectuels de son époque et contribue, entre autres, à la redéfinition du nationalisme canadien-français et à la modernisation de la société québécoise.

En 1963, Laurendeau devient coprésident de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Il lutte alors pour que la Constitution canadienne soit modifiée et que les droits des Canadiens français soient reconnus. Il meurt toutefois avant le dépôt de la version définitive du rapport de cette commission.

Il a publié plusieurs pamphlets et ouvrages, dont Notre nationalisme (1935), L'abbé Lionel Groulx (1938), Actualité de Saint-François (1938), Alerte aux Canadiens français (1941), Nos écoles enseignent-elles la haine de l'anglais? (1942), Ce que nous sommes (1945), La centralisation et la guerre (1946), Voyages au pays de l'enfance (1960), La crise de la conscription 1942 (1962) et Une vie d'enfer (1965). Il est également l'auteur d'une pièce de théâtre, Deux femmes terribles, et de dramatiques pour la télévision, au nombre desquelles figurent La vertu des chattes et Marie-Emma.

Il est décédé à Ottawa le 1er juin 1968. Il est inhumé à Saint-Gabriel-de-Brandon.

Il avait épousé à Outremont (Montréal), en 1935, Ghislaine Perrault, fille d'Antonio Perrault, avocat, et de Marguerite Mousseau.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BEAUDRY, Lucille et Robert COMEAU. André Laurendeau : un intellectuel d'ici. Sillery, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1990. 310 p.
BEHIELS, M. D. « Laurendeau, Joseph-Edmond-André ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Laurier, Wilfrid

Né(e) le 20 novembre 1841
Décédé(e) le 17 février 1919






Naissance - Mort : 1841 – 1919


BIOGRAPHIE




Né le 20 novembre 1841 dans la paroisse de Saint-Lin, Wilfrid Laurier est le fils de Carolus Laurier, arpenteur provincial, et de Marcelle Martineau.

Laurier fait sa cléricature auprès de Rodolphe Laflamme, député à la Chambre des communes de 1872 à 1878, et est admis à la pratique du droit en 1865. Il exerce sa profession d'avocat à Montréal quelque temps avant de s'établir à L'Avenir en 1866, puis à Arthabaska (Victoriaville) en 1867. Il est l'associé de Joseph Lavergne de 1874 à 1897.

Laurier est élu député libéral à l'Assemblée législative de la province de Québec en 1871, puis à la Chambre des communes trois ans plus tard. Il est ministre du Revenu de l'intérieur dans le gouvernement de William Alexander Mackenzie de 1877 à 1878. Il représente la circonscription de Québec-Est à la Chambre des communes de 1877 à sa mort. À la tête du Parti libéral à partir de 1887, il est chef de l'opposition jusqu'en 1896.

De 1896 à 1911, Laurier est premier ministre du Canada. Premier Canadien français à remplir cette fonction, il est considéré comme le principal bâtisseur du Canada moderne. En qualité de premier ministre, il s'est consacré à la consolidation de la Confédération, au développement matériel du pays, de même qu'à la promotion de l'unité nationale et de l'autonomie canadienne au sein de l'Empire britannique. Il redevient chef de l'opposition de 1911 à 1919.

Il est décédé à Ottawa le 17 février 1919. Il est inhumé dans le cimetière de la paroisse de Notre-Dame-d'Ottawa.

Il avait épousé en 1868, Zoé Lafontaine, fille de Godefroy Napoléon Lafontaine, protonotaire, et de Zoé Lavigne.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BÉLANGER, Réal. « Laurier, sir Wilfrid ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
BÉLANGER, Réal. « Laurier, sir Wilfrid ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
BÉLANGER, Réal. Wilfrid Laurier : quand la politique devient passion. Québec, Presses de l'Université Laval, 2007. 450 p.
Parlement du Canada. Parlement du Canada. Sénateurs et députés [En Ligne]. http://www.parl.gc.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lavergne, Armand

Né(e) le 21 février 1880
Décédé(e) le 5 mars 1935






Naissance - Mort : 1880 – 1935


BIOGRAPHIE





Né à Arthabaska (Victoriaville), le 21 février 1880, Armand La Vergne est le fils de Joseph Lavergne, avocat, député à la Chambre des communes de 1887 à 1897 et juge, et d'Émilie Barthe.

Il étudie au collège du Sacré-Coeur à Arthabaska, au séminaire de Québec, à l'Université d'Ottawa et à l'Université Laval. Il fait des études postuniversitaires à Paris et sa cléricature auprès de Jules-Alfred Lane. Il est admis à la pratique du droit en 1903.

La Vergne exerce la profession d'avocat à Montmagny, puis à Québec. Il est associé à Alleyn Taschereau de 1903 à 1912 et membre du cabinet d'avocats Roy, Langlais, La Vergne et Godbout de 1916 à 1921. Il pratique seul jusqu'en 1927 et fait ensuite partie du cabinet Belleau, La Vergne et La Vergne. En 1930 et 1931, il est bâtonnier du Barreau de Québec.

La Vergne prend également une part active à la vie politique. En 1903, il participe à la fondation de la Ligue nationaliste, dont il devient le secrétaire avec Omer Héroux. En 1904, il est élu député libéral à la Chambre des communes dans Montmagny, mais se sépare des libéraux du premier ministre Wilfrid Laurier, dès l'année suivante, pour se joindre à Henri Bourassa. Il lutte alors sur tous les fronts pour l'autonomie du Canada et pour la défense de la langue française. De 1908 à 1916, il porte cette lutte à l'Assemblée législative de la province de Québec en tant que député nationaliste de la circonscription de Montmagny. En 1924, La Vergne prend ses distances de Bourassa et passe au Parti conservateur. Il est député de Montmagny et vice-président de la Chambre des communes de 1930 à son décès. Pendant sa vie, il aura été un représentant important du nationalisme pancanadien et un orateur fort populaire.

Il a publié plusieurs articles dans les journaux, dont Le Devoir, Le Droit, Le Nationaliste, Le Courrier de Montmagny et L'Action catholique. Il a également écrit une autobiographie, Trente ans de vie nationale (1935).

Il est décédé à Ottawa, le 5 mars 1935. Il est inhumé à Arthabaska, dans le cimetière de la paroisse de Saint-Christophe.

Il avait épousé à Montréal, en 1904, Georgette Roy, fille de Philippe-Honoré Roy, avocat, et d'Auglore Molleur.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BÉLANGER, Réal. « La Vergne, Armand ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
GERVAIS, A. Essai de bio-bibliographie de Armand-Renaud Lavergne. Montréal, Université de Montréal, 1952. 48 p.
LEVITT, Joseph. Henri Bourassa and the Golden Calf : the Social Program of the Nationalists of Quebec (1900-1914). Cahiers d'histoire de l'Université d'Ottawa, 3. Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1969. 178 p.
ROY, Pierre-Georges. Les avocats de la région de Québec. Lévis, Le Quotidien, 1936. 487 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Jeune, Paul

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 7 août 1664




Naissance - Mort : 1591 – 1664


BIOGRAPHIE



Paul Le Jeune est né à Vitry-le-François, en France, en 1591, de parents calvinistes.

Il se serait converti au catholicisme vers l'âge de 16 ans. En 1613, il entre au noviciat des Jésuites de Paris. Deux ans plus tard, il fait des études de philosophie au collège Henri IV à La Flèche. Le Jeune étudie ensuite la théologie au collège Clermont à Paris pendant quatre ans, puis fait une troisième année de noviciat à Rouen. Tout au long de ses études, il enseigne dans plusieurs villes françaises, dont Rennes, Bourges, Nevers et Dieppe.

Responsable de la résidence des Jésuites à Dieppe, le père Le Jeune est nommé supérieur général de la mission au Canada en 1631. Lorsqu'il arrive en Nouvelle-France en 1632, il retrouve la mission jésuite dans un état de quasi-abandon après trois ans d'occupation britannique. Quoiqu'il ait une charge importante au sein de la mission, il n'a aucune connaissance des Amérindiens. Afin de se familiariser avec leur langue et leur culture, le père Le Jeune décide d'en accompagner un groupe au cours de leur chasse d'hiver en 1634. C'est également lors de ce voyage qu'il définit les grandes lignes de son action missionnaire. Selon lui, pour que l'évangélisation porte ses fruits, il faut sédentariser les indigènes, ouvrir des hôpitaux, créer des maisons d'éducation pour la jeunesse et trouver de bons missionnaires pour prêcher dans les régions difficiles. Avec le père Jacques Buteux, il fonde une mission permanente à Trois-Rivières en septembre 1634.

En 1639, Le Jeune redevient un simple missionnaire, mais son projet est bien amorcé et suivi par ses successeurs. Deux ans plus tard, il est envoyé en France pour demander du secours contre les attaques des Iroquois. Au même moment, il rencontre les membres de la jeune Société Notre-Dame de Montréal qui souhaite fonder une mission sur l'île du même nom. Enthousiasmé par le projet, il le soutient de plusieurs façons. Il passe, entre autres, un hiver à Ville-Marie (Montréal) avec le père Isaac Jogues en 1645. Quatre ans plus tard, il reçoit une nouvelle assignation en France et devient procureur de la mission. Le jésuite ne retourne pas en Nouvelle-France, sauf, peut-être pour un voyage en 1660.

Paul Le Jeune est également le premier rédacteur des Relations des Jésuites, outil de propagande missionnaire et source importante d'informations pour les historiens contemporains. Cette aventure commence par un simple compte-rendu de ses premiers jours au Canada, adressé au provincial de Paris en 1632. Le texte plaît tellement à sa hiérarchie qu'elle décide de le publier. Les Relations sont nées. Avec les années, Le Jeune peaufine ses écrits. Ils permettent de toucher les lecteurs et d'attirer les sympathies envers la mission en Nouvelle-France.

Il est décédé à Paris, le 7 août 1664.
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Notices bibliographiques :
JAENEN, Cornelius J. « Le Jeune, Paul ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
POULIOT, Léon. « Le Jeune, Paul ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Royer de La Dauversière, Jérôme

Né(e) le 18 mars 1597
Décédé(e) le 6 novembre 1659






Naissance - Mort : 1597 – 1659


BIOGRAPHIE





Né à La Flèche, en France, le 18 mars 1597, Jérôme Le Royer de La Dauversière est le fils de Jérôme Le Royer, premier seigneur de La Dauversière et receveur des tailles, et de Rénée (ou Marie) Oudin.

Vers l'âge de 10 ans, Le Royer de La Dauversière amorce ses études classiques au Collège des Jésuites de La Flèche. Il songe à entrer dans les ordres, mais la mort de son père, en 1619, l'amène à lui succéder comme receveur des tailles.

Son travail ne diminue pas son attachement pour l'Église. En 1630, Le Royer de La Dauversière se consacre, avec sa femme et ses enfants, à la Saint-Famille. Il élabore également le projet de fonder une congrégation de filles hospitalières à La Flèche, pour aider les malades pauvres. Après une grave maladie en 1633, il décide de concrétiser son projet et, en 1636, jette les bases de la confrérie de Saint-Joseph, à l'origine de l'Institut des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Il rénove l'aumônerie de Sainte-Marguerite, à La Flèche, et la transforme en Hôtel-Dieu.

Le Royer de La Dauversière souhaite également établir une mission en Nouvelle-France pour évangéliser les Autochtones. En 1639, il se rend à Paris et présente son projet au père Charles Lalemant, procureur des missions des jésuites au Canada. Il demande ensuite une audience auprès de Pierre Séguier, chancelier de France, et le rencontre en compagnie de Jean-Jacques Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice, qui partage son rêve d'établir une mission dans la colonie. Ensemble, ils fondent une société missionnaire qui prend le nom de société Notre-Dame de Montréal.

En 1640, la société acquiert l'île de Montréal avec l'aide de Pierre Chevrier, baron de Fancamp. Le Royer de La Dauversière s'occupe du ravitaillement et du recrutement des colons pour réaliser le projet. Il choisit notamment Paul de Chomedey de Maisonneuve pour gouverner la nouvelle mission de Ville-Marie et Jeanne Mance pour fonder un hôpital, l'Hôtel-Dieu de Montréal. Les premiers colons partent de La Rochelle le 9 mai 1641 et fondent Ville-Marie en 1642. Malgré les revers, Le Royer de la Dauversière, resté en France, travaille avec acharnement pour réunir les fonds nécessaires au fonctionnement de la mission et recruter les colons qui partent par petits groupes à chaque année. En 1659, il conduit au port de La Rochelle, trois religieuses hospitalières de La Flèche pour prêter main forte à Jeanne Mance à l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Il est décédé à La Flèche, le 6 novembre 1659.

Il avait épousé, en 1621, Jeanne de Baugé.
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Notices bibliographiques :
BEAULIEU, Bertille. Jérôme Le Royer de La Dauversière, 1597-1659. Montréal, Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, 1994. s.p.
CAMPEAU, Lucien. « Ville-Marie sous Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière ». BRAULT, Jean-Rémi, dir. Les origines de Montréal. Actes du colloque organisé par la Société historique de Montréal. Montréal, Leméac, 1993, p. 63-82.
OURY, Guy-Marie. Jérôme Le Royer de La Dauversière, l'homme qui a conçu Montréal. Montréal, Éditions du Méridien, 1991. 235 p.
Vieux-Montréal. « Fiche d'un personnage: Jérôme Le Royer de la Dauversière ». Société de développement de Montréal. Vieux-Montréal [En ligne]. http://www.vieux.montreal.qc.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Leblanc, Évariste

Né(e) le 10 août 1853
Décédé(e) le 18 octobre 1918






Naissance - Mort : 1853 – 1918


BIOGRAPHIE





Né à Saint-Martin (Laval), le 10 août 1853, fils de Joseph Leblanc, forgeron, et de Marie-Adèle Bélanger.

Fit ses études à l'Académie de Saint-Martin, à l'École normale Jacques-Cartier à Montréal, où il reçut le prix Prince-de-Galles, et aux universités Laval et McGill à Montréal. Fit sa cléricature auprès de Me Pagnuelo et de Me Joseph-Aldéric Ouimet, député à la Chambre des communes de 1873 à 1896. Admis au Barreau de la province de Québec le 14 juillet 1876. Créé conseil en loi de la reine le 9 juin 1899.

Enseigna de 1872 à 1876, puis exerça sa profession d'avocat à Montréal au cabinet Leblanc et Brossard. Membre du Club Cartier, du Mount Royal Club, du St. James Club, du Club de la garnison et de l'Union Club.

Fondateur de l'Association conservatrice de Montréal en 1898. Élu député conservateur dans Laval à l'élection partielle du 30 octobre 1882. Cette élection fut annulée le 25 mai 1883, et il fut défait à l'élection partielle du 13 juin 1883. Élu à l'élection partielle du 14 juillet 1884. Réélu en 1886, mais son élection fut annulée le 7 avril 1888. Réélu à l'élection partielle du 8 mai 1888, puis en 1890 et sans opposition en 1892. Orateur de l'Assemblée législative du 26 avril 1892 au 23 novembre 1897. De nouveau élu en 1897, en 1900 et en 1904. Chef de l'opposition de 1905 à 1908. Défait aux élections générales de 1908 et à l'élection partielle du 28 décembre 1908. Lieutenant-gouverneur de la province de Québec du 12 février 1915 au 18 octobre 1918. Créé commandeur de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George en 1916. Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Décédé à Spencer Wood, à Sillery, le 18 octobre 1918, à l'âge de 65 ans et 2 mois. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 21 octobre 1918.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Saint-Jacques, le 12 janvier 1886, Marie-Joséphine-Hermine Beaudry, fille de Théodore Beaudry et de Marie-Catherine Vallée.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Letardif, Olivier

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




Naissance - Mort : 1604 – 1665


BIOGRAPHIE



Né vers 1604 à Étables (Étables-sur-Mer), en France, Olivier Letardif est le fils de Jean Tardif, officier de marine, et de Clémence Houart.

Letardif suit une formation générale à domicile auprès d'un instituteur.

Résidant en Bretagne jusqu'en 1612, Letardif s'établit ensuite avec sa famille à Honfleur. Il arrive à Tadoussac sur un navire marchand vers 1618. Le jeune homme apprend plusieurs langues amérindiennes et agit comme interprète chez les Hurons, les Algonquins et les Montagnais. À Québec en 1621, il travaille en tant que sous-commis pour Émery et Guillaume de Caën, ainsi qu'à titre de traducteur. En 1629, suppléant François Gravé Du Pont, il remet les clefs de l'Habitation à Lewis Kirke lors de la prise de Québec, avant de retourner en France.

Letardif revient à Québec en 1633 avec Samuel de Champlain. Il est nommé commis général de la Compagnie des Cent-Associés en 1633 et a la charge de leur navire amiral, Le Notre-Dame. L'interprète appuie les missions jésuites et administre des baptêmes.

En 1637, Letardif reçoit, avec Jean Nicollet de Belleborne, la terre de Belleborne, située à proximité de la seigneurie de Sillery. Neuf ans plus tard, il acquiert une part de la seigneurie de Beaupré, et devient procureur général et spécial de la Compagnie de Beaupré. Entre 1650 et 1651, il développe la seigneurie en accordant une vingtaine de concessions. En 1653, il cède sa part à Nicollet de Belleborne et obtient une terre à Château-Richer, où il s'établit. Il exerce la charge de juge seigneurial de Beaupré jusqu'en 1659. Il vend son fief trois ans plus tard.

Il est décédé à Château-Richer en janvier 1665. Il est inhumé dans la même ville, au cimetière de la paroisse de La Visitation de Notre-Dame.

Il avait épousé à Québec, en 1637, Louise Couillard, fille de Guillaume Couillard de Lespinay, charpentier, cultivateur et matelot, et de Guillemette Hébert; puis à La Rochelle, en 1648, Barbe Esmard (Émard ou Aymard), fille de Jean Esmard, marchand et maître-tailleur, et de Marie Bineau.
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Notices bibliographiques :
FISCHER, David Hackett. Champlain's Dream. s.l. Vintage Canada Edition, 2009. 834 p.
GODBOUT, Archange. « Origine d'Olivier Le Tardif ». Mémoires de la Société généalogique canadienne-française. Vol. IX, no 3-4 (1958), p. 151.
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
TRUDEL, Marcel. « Letardif, Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lorimier, Chevalier de

Né(e) le 27 décembre 1803
Décédé(e) le 15 février 1839





Naissance - Mort : 1803 – 1839


BIOGRAPHIE




Né à Saint-Cuthbert, au Bas-Canada, le 27 décembre 1803, Chevalier de Lorimier est le fils de Guillaume-Verneuil de Lorimier, agriculteur, et de Marguerite-Adélaïde Perrault.

Chevalier de Lorimier fait sa cléricature auprès du notaire Pierre Ritchot à Montréal à partir de 1823. Parallèlement à ses études, de Lorimier prend part aux débats politiques de son époque. Il participe à la campagne de protestation contre le projet d’union de 1822 et signe une pétition contre lord Dalhousie en 1827. Il est admis au notariat en 1829, ouvre une étude à Montréal et s’associe à Ritchot.

Membre de la petite bourgeoisie professionnelle montréalaise, de Lorimier est aussi proche de certains dirigeants patriotes. Lorimier est partisan du candidat Daniel Tracey lors des élections de 1832. Il participe aux émeutes du 21 mai 1832, à la Place d’Armes et travaille en faveur des candidats patriotes lors de l’élection générale de 1834. Trois ans plus tard, il milite contre les Résolutions Russell et participe à plusieurs assemblées publiques. Avec George-Étienne Cartier, il est co-secrétaire du Comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, Lorimier est blessé lors d’un affrontement qui survient pendant l’assemblée des Fils de la liberté. Il se rend ensuite dans le comté de Deux-Montagnes où il est capitaine de milice et participe au ravitaillement du camp de Saint-Eustache. Au début de la bataille de Saint-Eustache, il va à Saint-Benoît, puis s’enfuit aux États-Unis.

Lorimier participe à la mise sur pied de l’Association des Frères Chasseurs en 1838. Il est présent lorsque Robert Nelson lit la déclaration d’indépendance du Bas-Canada, le 28 février 1838. Il est emprisonné aux États-Unis pour avoir violé la neutralité américaine, puis fait plusieurs excursions au Bas-Canada et se trouve à Beauharnois lorsque les Frères Chasseurs s’emparent du manoir seigneurial, le 3 novembre 1838. Avec François-Xavier Prieur, il est à la tête d’un groupe de 200 hommes qui se rendent au camp Baker à Sainte-Martine, le 7 novembre. Il est arrêté le 12 novembre, puis est conduit à la prison de Napierville et à la prison de Pied-du-Courant à Montréal. Jugé par un tribunal militaire, il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à mort.

Lorimier est l’auteur de nombreuses lettres rédigées pendant sa captivité. Plusieurs extraits ont paru dans les journaux depuis sa mort. De plus, sa correspondance est publiée sous le titre 15 février 1839: lettres d’un patriote condamné à mort (2001).

Il est décédé par pendaison à Montréal, le 15 février 1839. Il est d’abord inhumé dans une fosse au cimetière Saint-Antoine de Montréal. Ses restes auraient été transférés sous le monument aux patriotes au cimetière Notre-Dame-des-Neiges en 1858.

Il avait épousé à Montréal, en 1832, Henriette Cadieux, fille de Jean-Marie Cadieux, notaire.
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Notices bibliographiques :
DESBIENS, Marie-Frédérique et Jean-François NADEAU. 15 février 1839 : lettre d’un patriote condamné à mort. Mémoire des Amériques. Montréal, Comeau et Nadeau, 2001. 125 p.
LORIMIER, Michel De. Chevalier De Lorimier, notaire et patriote montréalais de 1837-1838. Mémoire de M.A. (histoire), Université du Québec à Montréal, 1976. 147 p.
LORIMIER, Michel De. « Lorimier, Chevalier de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Macdonald, John Alexander

Né(e) le 10 janvier 1815
Décédé(e) le 6 juin 1891






Naissance - Mort : 1815 – 1891


BIOGRAPHIE




Né le 10 janvier 1815 à Glasgow, en Écosse, John Alexander Macdonald est le fils de Hugh Macdonald, marchand, et d'Helen Shaw.

À l'âge de 5 ans, Macdonald arrive au Haut-Canada avec ses parents et s'installe à Kingston. Il fréquente la Midland District Grammar School en 1827 et 1828, puis une école mixte privée. En 1830, il entre à titre de stagiaire au cabinet de l'avocat George Mackenzie.

En 1835, Macdonald ouvre son propre cabinet à Kingston et est admis au barreau du Haut-Canada six mois plus tard. À partir des années 1840, il se lance dans la spéculation immobilière et foncière. Il fait partie du conseil d'administration de plusieurs sociétés canadiennes, telles que la Compagnie d'entrepôt, de bassins et de quais du Saint-Laurent, qu'il préside de 1864 à 1889. Il s'installe à Toronto en 1874 et se consacre principalement au droit commercial.

De 1843 à 1846, Macdonald est conseiller municipal à Kingston. En 1844, il est élu député conservateur de Kingston à l'Assemblée législative de la province du Canada. Trois ans plus tard, il accède au poste de receveur général dans le gouvernement de William Henry Draper et Denis-Benjamin Papineau. En 1854, il participe à la création du Parti libéral-conservateur et devient procureur général du Canada-Ouest au sein du gouvernement de Allan Napier MacNab et Augustin-Norbert Morin. Deux ans plus tard, il succède à MacNab au poste de co-premier ministre de la province du Canada, tout en demeurant procureur général. Il reste au pouvoir jusqu'en 1862, à l'exception de quelques jours en 1858, puis de 1864 à 1867. Il est ministre de la Milice de 1861 à 1862, puis de 1865 à 1867. Pendant les années qui précèdent la Confédération, il dirige l'élaboration du projet d'union de la province du Canada avec les colonies britanniques des Maritimes.

Macdonald devient premier ministre du Canada le 1er juillet 1867. Il détient également le portefeuille de la Justice. Impliqués dans le scandale du Pacifique, le premier ministre et son gouvernement démissionnent en 1873. Le politicien redevient premier ministre en 1878 et le demeure jusqu'à sa mort. Défait dans Kingston aux élections de 1878, il se fait néanmoins élire dans Victoria lors de ces mêmes élections. Par la suite, il est élu dans Carleton en 1882, puis à nouveau dans Kingston à partir de 1887. Il occupe les fonctions de surintendant des Affaires indiennes de 1878 à 1888, puis de ministre des Chemins de fer et Canaux de 1889 à 1891.

L'un des Pères de la Confédération canadienne et le principal artisan de sa création, Macdonald œuvre à maintenir l'indépendance économique et politique du Canada vis-à-vis de son voisin américain et à unifier la nouvelle fédération par l'établissement d'un réseau ferroviaire transcontinental. Sa décision de ne pas gracier Louis Riel en 1885 divise toutefois le pays et entraîne, pour sa formation, la perte de nombreux appuis politiques dans la province de Québec.

Il est décédé à Ottawa le 6 juin 1891. Il est inhumé au Cataraqui Cemetery à Kingston.

Il avait épousé à Kingston, en 1843, Isabella Clark; puis à Londres, en 1867, Susan Agnes Bernard.
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Notices bibliographiques :
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
CREIGHTON, Donald. Le 1er premier ministre du Canada, John A. Macdonald. Montréal, Éditions de l'homme, 1981. s.p.
JOHNSON, J. K. et P. B. WAITE. « Macdonald, sir John Alexander ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
JOHNSON, J. K. « Macdonald, sir John Alexander ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
s.a. « Macdonald, Le très hon. sir John Alexander, C.P., C.R., G.C.B., K.C.M.G., D.C.L., LL.D. ». s.a. Sénateurs et députés [En ligne]. http://www.parl.gc.ca/common/SenatorsMembers.asp?Language=F

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Marsolet de Saint-Aignan, Nicolas

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 15 mai 1677






Naissance - Mort : 1601 – 1677


BIOGRAPHIE




Nicolas Marsolet de Saint-Aignan est né en France, en 1587 ou 1601.

Marsolet de Saint-Aignan est probablement arrivé en Nouvelle-France en 1608 ou en 1613, en compagnie de Samuel de Champlain. Marchand de fourrures et interprète, il séjourne dans plusieurs postes de traite, dont celui de Québec, de Tadoussac, de Trois-Rivières et dans ceux des villages algonquins de la vallée de l'Outaouais. Il habite alors avec les Amérindiens. Après avoir demeuré à Tadoussac en 1623 et 1624, il quitte la colonie pour la France en 1627. La même année, il est de retour en Nouvelle-France et se consacre au commerce des fourrures au Cap-de-Victoire (Sorel-Tracy).

Lors de la prise de Québec par les frères Kirke en 1629, Marsolet de Saint-Aignan reste dans la colonie et travaille comme interprète pour les Anglais. Trois ans plus tard, lorsque les Français reprennent Québec, il retourne auprès d'eux et poursuit le commerce des fourrures et son métier d'interprète. En 1637, il obtient de la Compagnie des Cent Associés la seigneurie de Bellechasse et s'y établit. Il devient commis pour la Compagnie en 1642, mais reprend rapidement le commerce à son compte jusqu'en 1660, année où il décide de se consacrer à son commerce de Québec. Il abandonne alors les courses vers Tadoussac.

Important propriétaire foncier des premières années de Québec, Marsolet de Saint-Aignan obtient de nombreuses concessions. En 1644, il reçoit les prairies Marsolet, un arrière-fief, dans la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine. Trois ans plus tard, il perçoit une partie de la future seigneurie de Gentilly et, en 1672, le fief Marsolet, dans la future seigneurie de Lotbinière. Le commerçant possède également deux autres terres, une de 71 arpents au coteau Sainte-Geneviève, concédée par la Compagnie des Cent Associés en 1649, et une de 16 arpents sur la rivière Saint-Charles, qu'il acquiert en 1651. La seule parcelle qu'il met en culture est celle du coteau Sainte-Geneviève.

Il est décédé à Québec le 15 mai 1677.

Il avait épousé, en 1637, Marie Le Barbier, fille d'Henry Le Barbier et de Marie Le Villain.
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
VACHON, André. « Marsolet de Saint-Aignan, Nicolas ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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McGee, Thomas D'Arcy

Né(e) le 13 avril 1825
Décédé(e) le 7 avril 1868






Naissance - Mort : 1825 – 1868


BIOGRAPHIE





Né le 13 avril 1825 à Carlingford, en Irlande, Thomas D'Arcy McGee est le fils de James McGee, employé du Coast Guard Service, et de Dorcas Catherine Morgan.

McGee fréquente une école primaire catholique à Wexford, en Irlande, puis le McGill College de Montréal. Il est admis au barreau en 1861.

McGee s'embarque en 1842 à destination de Providence, dans le Rhode Island, puis s'installe à Boston. Il travaille pendant deux ans comme agent itinérant du journal catholique The Boston Pilot, dans lequel il fait paraître 40 articles sur l'histoire de la littérature irlandaise. En 1844, il devient rédacteur en chef du journal, mais il retourne en Irlande l'année suivante pour occuper un poste au sein du Freeman's Journal de Dublin. Il collabore également au journal The Nation, du groupe nationaliste Young Ireland, en 1846. L'année suivante, il devient secrétaire de l'Irish Confederation, un mouvement mis sur pied en 1846 dans le but de séparer l'Irlande de la Grande-Bretagne.

Devant l'échec de la rébellion organisée par l'Irish Confederation, McGee s'enfuit aux États-Unis en 1848. Il fonde le journal New York Nation, puis, à Boston, en 1850, l'American Celt and Adopted Citizen, journal qu'il déménage à Buffalo, en 1852, et à New York, l'année suivante. Invité par des membres de la communauté irlandaise de Montréal en 1857, il s'installe dans cette ville et publie, pendant un an, le journal New Era. Il met alors de l'avant un programme politique visant la création d'une nouvelle nationalité par l'union des provinces de l'Amérique du Nord britannique. Il préconise aussi le développement du chemin de fer et l'accroissement de l'immigration.

McGee se lance ensuite en politique. Représentant de la St. Patrick's Society de Montréal, il est député de la circonscription de la Cité de Montréal à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1858 à 1861, puis député de la circonscription de Montréal-Ouest de 1861 jusqu'à sa mort. D'abord favorable au groupe réformiste, il devient président du Conseil exécutif dans le ministère John Alexander Macdonald et de Louis-Victor Sicotte en 1862. Il appuie par la suite le Parti libéral-conservateur et fait partie, à compter de 1864, du gouvernement d'Étienne-Paschal Taché et de Macdonald, puis de celui de Narcisse-Fortunat Belleau et de Macdonald en tant que conseiller exécutif et ministre de l'Agriculture, de l'Immigration et des Statistiques. En 1862, il préside aussi à Québec une conférence sur le chemin de fer Intercolonial.

L'un des Pères de la Confédération, McGee participe aux conférences de Charlottetown et de Québec en 1864. Il s'intéresse notamment au principe fédéral et à la protection des droits scolaires des minorités religieuses. Il est également délégué du Canada à l'Exposition internationale de Dublin en 1865. Sa critique du mouvement d'indépendance de l'Irlande et des Féniens lors d'un discours a pour effet de lui aliéner une grande partie de la communauté irlandaise. Ainsi, en 1867, il est expulsé de la St. Patrick's Society de Montréal. Il meurt assassiné l'année suivante. Des doutes subsistent quant à la culpabilité de celui qui est condamné pour son meurtre, Patrick James Whelan.

Outre des articles de journaux et des poèmes, McGee a écrit bon nombre d'ouvrages, surtout historiques, dont Eva MacDonald, a Tale of the United Irishmen (1844) et A Popular History of Ireland (1863). Il est aussi l'auteur d'une œuvre de fiction, Sebastian, or the Roman Martyr (1861).

Il est décédé le 7 avril 1868 à Ottawa. Il est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Il avait épousé à Dublin, en 1847, Mary Theresa Caffrey.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BURNS, Robin B. « McGee, Thomas D'Arcy ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com
BURNS, Robin B. « McGee, Thomas D'Arcy ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
KEEP, George Rex. « D'Arcy McGee and Montreal ». Culture. Vol. XII, no 1 (s.d.), p. 16-28.
WILSON, David A. Thomas D'Arcy McGee. Vol. 1: Passion, reason and politics, 1825-1857. Montréal, McGill-Queen's University Press, 2008. 448 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Morin, Augustin-Norbert

Né(e) le 13 octobre 1803
Décédé(e) le 27 juillet 1865






Naissance - Mort : 1803 – 1865


BIOGRAPHIE







Né le 13 octobre 1803 à Saint-Michel (Saint-Michel-de-Bellechasse), Augustin-Norbert Morin est le fils d'Augustin Morin, cultivateur, et de Marianne Cottin dit Dugal.

Morin commence son apprentissage du droit auprès de Denis-Benjamin Viger, à Montréal, en 1823. Pour payer ses études, il travaille comme journaliste au Canadien. En 1826, il fonde le journal La Minerve, qu'il vend à Ludger Duvernay l'année suivante. Il continue cependant de collaborer au journal pendant une dizaine d'années. Il est aussi cofondateur du Law Reporter de Montréal.

Ayant obtenu sa commission d'avocat en 1828, il exerce la profession légale à Montréal jusqu'en 1836, puis à Québec. Il est nommé juge des districts de Kamouraska, Rimouski et Saint-Thomas en 1842, puis juge de la Cour supérieure en 1855.

Député de Bellechasse de 1830 à 1838, Morin appuie le Parti patriote. En 1834, il se distingue en rédigeant les 92 Résolutions qui contiennent les griefs de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. À la demande de la Chambre, il rejoint Denis-Benjamin Viger en Angleterre pour les présenter et les défendre. Jusqu'alors considéré comme modéré, il se radicalise à partir de 1836. Chef de la rébellion de 1837 à Québec, il conserve son siège jusqu'à la suspension de la Constitution le 27 mars 1838. En 1839, il est emprisonné pour haute trahison, mais libéré peu après.

Député de Nicolet de 1841 à 1842, il fait partie du groupe canadien-français et est antiunioniste. De 1842 à 1843, il représente la circonscription de Saguenay. Au cours de cette période, il est membre du ministère Baldwin-La Fontaine, où il occupe les fonctions de commissaire des Terres de la Couronne. À nouveau député de Bellechasse de 1844 à 1851, il fait toujours partie du groupe canadien-français. De 1848 à 1851, il est orateur de la Chambre d'assemblée.

Député réformiste de Terrebonne de 1851 à 1854, il forme un ministère avec Francis Hincks et occupe les fonctions de secrétaire provincial, puis de commissaire des Terres de la Couronne. Élu député réformiste dans les circonscriptions unies de Chicoutimi et Tadoussac en 1854, il constitue un ministère avec Allan Napier MacNab. Il poursuit également son travail de commissaire des Terres de la couronne et contribue à l'abolition du régime seigneurial. En 1855, il démissionne pour des raisons de santé. Nommé membre de la Commission de codification des lois du Bas-Canada en 1859, il a participé à la rédaction du Code civil du Bas-Canada.

Il est décédé à Sainte-Adèle de Terrebonne le 27 juillet 1865. Il est inhumé dans l'église Notre-Dame-du-Rosaire, à Saint-Hyacinthe.

Il avait épousé à Québec, en 1843, Adèle Raymond, fille du marchand Joseph Raymond et de Louise Cartier.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
PARADIS, Jean-Marc. « Morin Augustin-Norbert ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Morin, Claude

Né(e) le 16 mai 1929
Toujours en vie.






Naissance: 1929


BIOGRAPHIE





Né à Montmorency (Québec) en 1929, fils d'Émile Morin, médecin, et d'Aline Dupont.

Étudia au Collège Saint-Grégoire à Montmorency, au Petit Séminaire de Québec et à l'Université Laval, où il obtint un baccalauréat en sciences sociales et une maîtrise en sciences économiques. Poursuivit ses études à l'Université Columbia, New York, où il fut reçu Master of Social Welfare en 1956.

Professeur et secrétaire de l'École de service social à Québec de 1956 à 1959. Professeur à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval de 1961 à 1963. Auteur d'articles et de rapports de recherche parus notamment dans les revues Service social et Relations industrielles. Commentateur régulier de l'émission La vie économique à Radio-Canada d'octobre 1958 à juin 1961. De 1956 à 1963, fut consultant auprès de diverses organisations socioéconomiques privées et, à partir de 1960, consultant auprès du Conseil d'orientation économique et de différents ministères. Membre d'un comité gouvernemental sur l'assistance publique en 1962 et en 1963. Conseiller économique du Conseil exécutif du gouvernement du Québec de 1961 à 1965. Sous-ministre des Affaires fédérales-provinciales de 1963 à 1967 et sous-ministre des Affaires intergouvernementales de 1967 à 1971. Professeur en relations intergouvernementales à l'École nationale d'administration publique (ENAP) et chargé de cours à l'Université de Montréal, à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Montréal de 1971 à 1976.

Membre de l'Association canadienne des travailleurs sociaux, de l'Association des économistes canadiens, de l'Institut canadien d'administration publique, du Conseil canadien de bien-être, du National Council for Religion in Higher Education (New Haven, Connecticut) et du conseil d'administration du Conseil central des Œuvres du Québec.

Membre de l'exécutif national du Parti québécois de 1973 à 1977. Candidat du Parti québécois défait dans Louis-Hébert en 1973. Élu député de ce parti dans Louis-Hébert en 1976. Réélu en 1981. Ministre des Affaires intergouvernementales dans le cabinet Lévesque du 26 novembre 1976 au 8 janvier 1982. Démissionna comme député le 29 décembre 1981.

Retourna à l'enseignement universitaire à l'ENAP en janvier 1982. Donna également des cours dans d'autres universités au Québec, au Canada et aux États-Unis. Membre du conseil d'administration de la Société générale de financement de 1983 à 1986. Retraité de l'enseignement depuis 1998.

Outre de nombreux articles, publia plusieurs livres: Le pouvoir québécois (1972), Le combat québécois (1973), L'art de l'impossible: la diplomatie québécoise depuis 1960 (1987), Lendemains piégés: du référendum à la nuit des longs couteaux (1988), Mes premiers ministres (1991), Les choses comme elles étaient: autobiographie politique (1994), La dérive d'Ottawa: catalogue commenté des stratégies, tactiques et manœuvres fédérales (1998), Les prophètes désarmés: que faire si un référendum gagnant sur la souveraineté n'était pas possible? (2001), L'affaire Morin: légendes, sottises et calomnies (2006) et Je le dis comme je le pense (2014).

Neveu de Joseph-Octave Morin.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Nelson, Wolfred

Né(e) le 10 juillet 1791
Décédé(e) le 17 juin 1863





Naissance - Mort : 1791 – 1863


BIOGRAPHIE




Né le 10 juillet 1791 à Montréal, Wolfred Nelson est le fils de William Nelson, instituteur, et de Jane Dies. Il est le frère de Robert Nelson.

Nelson fréquente l’école tenue par son père à William Henry (Sorel-Tracy), puis à partir de 1805, il fait l’apprentissage de la médecine auprès du docteur Christopher Carter, praticien au sein de l’armée britannique. Admis à la pratique de la médecine en 1811, il exerce dans un hôpital militaire à William Henry.

Incorporé en tant que médecin au 5e bataillon de la milice lors de la guerre de 1812, Nelson est alors stationné à Saint-Denis (Saint-Denis-sur-Richelieu). Après le conflit, il s’y établit et ouvre un cabinet de médecin. Il se fait élire député de William Henry à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada en 1827 et soutient le Parti patriote. Son mandat de député étant échu, il se rend en Europe en 1830 pour étudier les institutions médicales. À son retour, il est nommé juge de paix. Il devient, la même année, propriétaire d’une distillerie qu’il conserve jusqu’en 1837. En 1831, il est élu membre du Bureau médical d’examinateurs.

Nelson prend part aux rébellions de 1837-1838. Il est l’un des chefs patriotes qui s’opposent aux résolutions Russell. Il préside, en octobre 1837, l’assemblée des Six Comtés. À la tête des rebelles, il remporte la victoire contre les troupes britanniques à Saint-Denis le 23 novembre 1837. Arrêté en décembre, avant d’avoir pu franchir la frontière américaine, il est accusé de haute trahison et est emprisonné à Montréal pendant six mois. Il est exilé aux Bermudes en 1838.

L’année suivante, Nelson quitte l’archipel et s’installe à Plattsburgh, dans l’État de New York, où il pratique la médecine jusqu’à son retour au Bas-Canada en 1842. Il ouvre alors un cabinet à Montréal. De 1844 à 1851, il est député de Richelieu à l’Assemblée législative de la province du Canada, où il est de tendance modérée et s’affiche en faveur des droits des Canadiens français et du gouvernement responsable. À la même époque, il devient président du Collège des médecins et chirurgiens du Bas-Canada. En 1851, il est nommé inspecteur des prisons et des asiles et, en 1859, président du Bureau des inspecteurs. En 1854, il est élu maire de Montréal. Il se retire de la vie politique en 1856 et continue d’exercer la médecine jusqu’à sa mort.

Il a publié, en français et en anglais, Notions pratiques sur le Choléra et sur les mesures sanitaires, préservatives et curatives à prendre dans les cas où cette épidémie vous visiterait (1854).

Il est décédé à Montréal le 17 juin 1863. Il est inhumé à Sorel (Sorel-Tracy).

Il avait épousé à Verchères, en 1819, Charlotte-Josephte Noyelle de Fleurimont, fille de Pierre Fleurimont et de Charlotte Laperrière.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
LEMIRE, Jonathan. « Nelson, Wolfred (1791-1863) ». s.a. Les Patriotes de 1837 à 1838 [En ligne]. http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/index.shtml
NELSON, Wolfred. Wolfred Nelson et son temps. Montréal, Flambeau, 1946. 218 p.
THOMPSON, John Beswarick. « Nelson, Wolfred ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Péladeau, Pierre Karl

Né(e) le 16 octobre 1961
Toujours en vie.






Naissance: 1961


BIOGRAPHIE





Né en 1961, à Montréal, fils de Pierre Péladeau, entrepreneur, et de Raymonde Chopin.

À Montréal, étudia au Collège Sainte-Marcelline et au Collège Stanislas. Compléta un baccalauréat en philosophie en 1983 à l'Université du Québec à Montréal. Obtint un baccalauréat en droit en 1987 à l'Université de Montréal. Membre du Barreau du Québec de 1988 à 2001.

Président et chef de la direction de Québecor de 1999 à 2013. Président et chef de la direction Corporation Sun Media de 2008 à 2013. Président du conseil de Groupe TVA inc. en 2013-2014. Vice-président du conseil de Québecor en 2013 et en 2014.

Président de plusieurs conseils d'administration : LA LA LA Human Steps (1994-2004), Fondation de l'entrepreneurship (2011-2014), Hydro-Québec (2013-2014) et Québecor Média (2013-2014). Membre du conseil d'administration du Conseil du patronat du Québec de 2007 à 2010 et de la Fondation Lionel-Groulx de 2012 à 2014.

Élu dans Saint-Jérôme en 2014. Élu chef du Parti québécois le 15 mai 2015, chef de l'opposition officielle de cette date jusqu'au 2 mai 2016, date de sa démission comme député et chef du Parti québécois.

Président et chef de la direction de Québecor depuis février 2017.

Décoré de la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale du Québec en 2005. Fait chevalier de l'Ordre de la Pléiade en 2013.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Perrault, Joseph-François

Né(e) le 2 juin 1753
Décédé(e) le 5 avril 1844




Naissance - Mort : 1753 – 1844


BIOGRAPHIE



Né le 2 juin 1753 à Québec, Joseph-François Perrault est le fils de Louis Perrault, trafiquant de fourrures, et de Josephte Baby.

Perrault fait ses études au petit séminaire de Québec de 1765 à 1772. Avant de les avoir terminées, il rejoint, en 1773, son père établi en Louisiane. La même année, il se rend à Saint-Louis, dans la région du Missouri, y diriger les affaires en l'absence de son père. En 1779, il se dirige vers la Virginie afin de recouvrer de l'argent prêté à un officier, alors qu'il est fait prisonnier par des Amérindiens au service de la Grande-Bretagne et est emmené à Detroit. Il y est accueilli par son oncle Jacques Baby dit Dupéront et y travaille notamment comme précepteur. En 1780, il séjourne quelques semaines à Montréal et à Québec, puis retourne à Detroit chez son oncle. Devenu agent de ce dernier, il est envoyé à Montréal en 1781. Il fait aussi des affaires à son propre compte. En 1787, il abandonne le commerce au détail et se met alors à l'enseignement, à la traduction et au droit. Il s'occupe également de théâtre avec Louis Dulongpré et Pierre-Amable De Bonne.

En 1795, Perrault est nommé greffier de la paix, gardien des archives de l'état civil du district de Québec et protonotaire à la Cour du banc du roi à Québec. Il exerce cette fonction à cinq reprises entre 1795 et 1830. Il est député de Huntingdon à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada de 1796 à 1804 et appuie d'abord le Parti canadien, puis le parti des bureaucrates. En 1806, il participe à la création du journal Le Courrier de Québec avec De Bonne et Jacques Labrie. Il collabore aussi au Vrai Canadien dans les années 1810.

À partir de 1801, Perrault s'occupe de nombreux projets dans le domaine de l'enseignement et prend notamment position en faveur de l'éducation laïque. En 1801, il dépose un projet de loi sur l'éducation pour faire opposition à celui qui visait la création de l'Institution royale pour l'avancement des sciences, mais son projet est rejeté. Il prend ensuite part à sept comités, dont un qui prépare un premier plan de maisons de correction pour les différents districts. De 1821 à 1825, il préside la Société d'éducation du district de Québec, et de 1823 à 1828, la Société de l'école britannique et canadienne du district de Québec pour les enfants pauvres. Philanthrope, il fait construire quatre écoles à Québec, dont une école d'agriculture sur les bords de la rivière Saint-Charles en 1832. Il fait paraître son projet d'organisation scolaire pour le Bas-Canada dans la Gazette de Québec du 3 octobre 1833.

Il a notamment publié une traduction française du traité anglais Lex Parlementaria (1803), ainsi que le Dictionnaire portatif et abrégé des loix [sic] et règles du parlement provincial du Bas Canada (1806), le Manuel des huissiers de la Cour du Banc du Roi du district de Québec (1813) et Questions et réponses sur le droit criminel du Bas-Canada (1814). Il est aussi l'auteur de l'Abrégé de l'histoire du Canada, en quatre parties, à l'usage des écoles élémentaires (1832) et de Moyens de conserver nos institutions, notre langue et nos lois (1832).

Il est décédé à Québec le 5 avril 1844. Il est inhumé dans la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec.

Il avait épousé à Montréal, en 1783, sa cousine Ursule Macarty, fille de Richard Macarty et d'Ursule Benoist.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
CASGRAIN, Philippe-Baby. La vie de Joseph-François Perrault surnommé le père de l'éducation du peuple canadien. Québec, Darveau, 1898. 176 p.
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
GALARNEAU, Claude. « Perrault, Joseph-François ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JOLOIS, Jean-Jacques. Joseph-François Perrault (1753-1844) et les origines de l'enseignement laïque au Bas-Canada. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1969. 268 p.
LEBEL, Maurice. « Biographie de Joseph-François Perrault, par lui-même ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
LEBEL, Maurice. « Moyens de conserver nos institutions, notre langue et nos lois, essai de Joseph-François Perrault ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Picard, François-Xavier (Tahourenche)

Né(e) le 28 octobre 1810
Décédé(e) le 1er avril 1883




Naissance - Mort : 1810 – 1883


BIOGRAPHIE



François-Xavier Picard est né à la Jeune-Lorette, le 28 octobre 1810. Il est grand chef de la Nation huronne-wendat de 1870 à 1883. Picard est décédé à la Jeune-Lorette le 1er avril 1883. Il est inhumé le 5 avril 1883 dans la chapelle de la mission de Notre-Dame-de-Lorette.

Tahourenché veut dire « le point du jour ».
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Notices bibliographiques :
Ahatsistari. « Paul Tahourenché, Grand-chef des Hurons ». L'Opinion publique, 23 janvier 1879, s.p.
BEAULIEU, Alain et Jean TANGUAY. « François-Xavier Picard Tahourenche : un témoin de la modernité huronne ». BEAULIEU, Alain, dir. et Stéphanie BÉREAU, dir. Les Autochtones et la modernité. Montréal, Chaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone, 2012, p. 197-217.
CÔTÉ, Robert. Inventaire du patrimoine architectural du Vieux-Wendake dit le Village-Huron. Wendake / Québec, Centre culturel et communautaire de Wendake / Ministère de la Culture et des Communications, 2005. s.p.
LAINEY, Jonathan C. « Le fonds Famille Picard: un patrimoine documentaire d'exception ». Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. No 2 (2010), p. 94-105.
NADEAU, Hélène et Louis-Karl PICARD-SIOUI. Histoire de raconter le Vieux Wendake & Loretteville. Québec, Ville de Québec, 2005. 56 p.
PICARD, Stéphane. Grands Chefs de la Nation Huronne-Wendat [En Ligne]. http://www.wendake.com/chefs.html
s.a. Identification de lieux, personnages ou thèmes d'importance historique nationale. Mémoire présenté dans le cadre du Projet de commémoration de l'histoire des Premières Nations. Wendake, Patrimoine Canadien/Parcs Canada, 1996. 73 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Plessis, Armand Jean (Cardinal de Richelieu)

Né(e) le 9 septembre 1585
Décédé(e) le 4 décembre 1642






Naissance - Mort : 1585 – 1642


BIOGRAPHIE





Né à Paris, le 9 septembre 1585, Armand Jean du Plessis est le fils de François du Plessis, capitaine des gardes d'Henri IV, et de Suzanne de La Porte.

Du Plessis étudie au collège de Navarre et à l'académie Pluvinel à Paris. Il consacre également deux ans à la théologie puis est sacré évêque de Luçon en 1607, à l'âge de 22 ans.

Après avoir conclu quelques traités d'importance, Du Plessis est rapidement reconnu comme un fin négociateur. Il reçoit le chapeau de cardinal en 1622 et l'année suivante, il entre au Conseil du roi grâce à la protection de la reine mère Marie de Médicis. Il est ensuite le principal ministre de Louis XIII avec lequel il gouverne la France en accord parfait pendant 18 ans. Il réforme les finances, l'armée, la législation, en plus de s'ingérer dans tous les secteurs de l'activité politique, économique et culturelle. Il participe au développement de la flotte marchande, soutient les manufactures royales et la constitution de compagnies à monopole qui posent les bases du premier empire colonial français. Il joue un rôle primordial dans la politique française et la restauration de l'autorité royale. Durant toute sa vie, il poursuivra trois principaux objectifs: enrayer le pouvoir politique des protestants, abattre l'orgueil et l'esprit factieux de la noblesse française et abaisser la maison d'Autriche.

En 1627, Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou Compagnie des Cent Associés, qui bénéficie du monopole du commerce des fourrures et du peuplement de la colonie. L'objectif est d'établir un empire français en Amérique du Nord. Le projet est suspendu lorsque les frères Kirke s'emparent de Québec en 1629. En 1632, Richelieu entérine le traité de Saint-Germain-en-Laye qui rend la Nouvelle-France aux autorités françaises. Après cette éclipse de trois ans, la compagnie ne se remet jamais vraiment sur pied et est forcée de sous-louer au Canada et à la Communauté des Habitants ses droits et obligations en 1645. Elle est finalement dissoute en 1663. Richelieu favorise également l'établissement de l'Hôtel-Dieu de Québec en 1637, interdit aux protestants l'immigration permanente au Canada et est également responsable de l'instauration de la charge d'intendant. Sa politique économique et colonialiste sera poursuivie par Jules Mazarin et Jean-Baptiste Colbert.

Richelieu écrit quelques ouvrages théologiques et mémoires qui sont publiés à titre posthume, tels que Testament politique (1764) et Mémoires relatifs à l'histoire de France (1823).

Il est décédé à Paris, le 4 décembre 1642.
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Notices bibliographiques :
MIQUELON, Dale. « Compagnie des Cent-Associés ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
Ville de Montréal. Répertoire historique des toponymes [En Ligne]. http://ville.montreal.qc.ca/
Ville de Québec. Répertoire des toponymes [En Ligne]. http://www.ville.quebec.qc.ca/
s.a. « Armand-Jean du Plessis, cardinal de Richelieu ». L'Encyclopédie de L'Agora. [En Ligne]. http://agora.qc.ca/dev/2006e.nsf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Riel, Louis

Né(e) le 22 octobre 1844
Décédé(e) le 16 novembre 1885







Naissance - Mort : 1844 – 1885


BIOGRAPHIE






Né dans la colonie de la rivière Rouge, le 22 octobre 1844, Louis Riel est le fils de Louis Riel, fermier, meunier et leader métis, et de Julie Lagimonière.

Après des études à Saint-Boniface, Riel fréquente le petit séminaire de Montréal en vue de devenir prêtre. Profondément affecté par la mort de son père, en 1864, il abandonne toutefois la prêtrise et travaille quelque temps comme greffier dans le bureau d’avocats de Rodolphe Laflamme, avant de regagner Saint-Boniface en 1868.

Riel joue un rôle de premier plan dans la résistance de la rivière Rouge de 1869-1870, provoquée par le projet d’annexion de la Terre de Rupert par le dominion du Canada. Craignant l’invasion de leurs terres par les colons canadiens, les Métis francophones et anglophones de la colonie se constituent en Comité national, dont Riel est secrétaire, s’opposant à la venue du lieutenant-gouverneur et des arpenteurs envoyés par le gouvernement fédéral. Après la prise d’Upper Fort Garry, le leader métis devient chef du gouvernement provisoire mis sur pied pour négocier l’entrée de la colonie au sein de la Confédération. Ayant pris les armes contre les Métis, un groupe de résistants est fait prisonnier et l’un d’entre eux, le turbulent Thomas Scott, est jugé par une cour martiale puis fusillé. La nouvelle province du Manitoba est créée peu de temps après par une loi du Parlement du Canada.

Perçu comme un héros au Québec, Riel est dénoncé en Ontario comme le meurtrier de Scott. Craignant l’arrivée de l’expédition militaire envoyée à la rivière Rouge au cours de l’été 1870, le Métis se réfugie aux États-Unis. Élu à deux reprises à la Chambre des communes, il n’occupe toutefois jamais son siège de député à Ottawa et passe la décennie suivante en exil. Se sentant investi d’une mission divine, il est en proie à des visions mystiques et à des délires religieux qui mènent à son internement à l’asile de Longue-Pointe (Montréal) puis à celui de Beauport (Québec), pendant un peu plus d’un an. Il retourne ensuite vivre dans le nord des États-Unis, où il obtient la citoyenneté américaine en 1883.

En 1884, Riel reçoit la visite d’une délégation venue réclamer son aide pour la défense des droits fonciers des Métis installés dans la vallée de la rivière Saskatchewan. Il accepte l’offre, se rend à Batoche et agit comme porte-parole des habitants du Nord-Ouest en faisant parvenir une pétition au gouvernement fédéral. Les revendications, au départ modérées, se radicalisent. En rupture avec le clergé qui désapprouve le recours aux armes, le leader métis prêche désormais ses principes théologiques personnels, proclame un gouvernement provisoire et arme ses partisans. Arrivées sur place rapidement grâce au chemin de fer, les troupes canadiennes mènent cependant une campagne militaire victorieuse contre les Autochtones et les Métis, mettant fin à la rébellion du Nord-Ouest.

Fait prisonnier et accusé de haute trahison, Riel subit son procès à Régina, dans les Territoires du Nord-Ouest. La thèse de la folie n’ayant pas été retenue, le jury, composé de protestants anglophones, déclare le leader métis coupable tandis que le juge prononce la sentence de mort. Après le rejet des demandes d’appel et malgré les protestations soulevées au Canada français, Riel est finalement pendu dans les quartiers de la Police à cheval du Nord-Ouest.

Il est décédé à Régina, dans le district d’Assiniboine, le 16 novembre 1885. Il est inhumé dans le cimetière de la cathédrale de Saint-Boniface.

Il avait épousé, en 1881, Marguerite Monet dit Bellehumeur.
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Notices bibliographiques :
FLANAGAN, Thomas. Louis Riel. Brochure historique, 50. Ottawa, Société historique du Canada, 1992. 26 p.
STANLEY, George Francis Gilman. Louis Riel: patriote ou rebelle?. Brochure historique, 2. Ottawa, Société historique du Canada, 1971. 26 p.
STANLEY, George Francis Gilman. « Riel, Louis ». Historica Canada. L’encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
THOMAS, Lewis H. « Riel, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
VOISINE, Nive. « L’amnistie, mémoire sur les causes des troubles du Nord-Ouest et sur les négociations qui ont amené leur règlement amiable, de Louis Riel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
VOISINE, Nive. « Poésies religieuses et politiques, de Louis Riel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Rolland, Jean-Baptiste

Né(e) le 2 janvier 1815
Décédé(e) le 22 mars 1888




Naissance - Mort : 1815 – 1888


BIOGRAPHIE



Né le 2 janvier 1815 à Verchères, Jean-Baptiste Rolland est le fils de Pierre Roland, agriculteur, et d'Euphrasine Donay.

Rolland fait ses études à Saint-Hyacinthe. En 1832, il s'installe à Montréal et devient apprenti typographe au journal La Minerve, puis, en 1836, compagnon au Morning Courier. En 1840, il s'associe avec John Thompson et forme la société d'imprimerie Rolland et Thompson. Deux ans plus tard, il diversifie ses activités avec son partenaire et fonde une librairie, sur la rue Saint-Vincent à Montréal, sous la raison sociale de Librairie canadienne Rolland et Thompson. En 1847, il se dissocie de Thompson et l'entreprise prend le nom de Librairie catholique J. B. Rolland. Plus tard, elle devient simplement la Librairie J. B. Rolland.

Dans les années 1850, Rolland vend et édite des livres en plus de posséder des ateliers d'imprimerie et de reliure. En 1859, sous la raison sociale de Librairie J. B. Rolland et Fils, il s'associe avec son fils aîné Jean-Damien. Progressivement, il intègre ses trois autres fils à ses affaires. En 1881, il fonde une nouvelle entreprise à Saint-Jérôme, les Papiers Rolland, afin de diminuer sa dépendance aux produits européens. À la suite de la mise en place de la nouvelle manufacture, la librairie des Rolland devient principalement un grossiste en papeterie et l'édition est presque abandonnée.

En plus de ses activités commerciales et industrielles, Rolland s'intéresse à la promotion immobilière et à la construction domiciliaire, principalement à Montréal et dans la municipalité d'Hochelaga (Montréal). Il siège au conseil d'administration de la Compagnie d'assurance et de placement des citoyens, est l'un des fondateurs de la Banque d'Hochelaga en 1874 et détient des actions de la Banque Jacques-Cartier.

L'homme d'affaires fait également carrière en politique. Il est conseiller municipal du Quartier-Est à Montréal de 1861 à 1867, puis de 1871 à 1875. Il est nommé à la Commission du havre de Montréal en 1879 et sénateur en 1887.

Il est décédé à Montréal le 22 mars 1888.

Il avait épousé à Saint-Laurent (Montréal), en 1839, Esther Boin.
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Notices bibliographiques :
DÉRY, Boris. La librairie Rolland, 1842-1888. Université du Québec à Montréal, 2003. 188 p.
LINTEAU, Paul-André. « Rolland (Roland), Jean-Baptiste ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ryan, Claude

Né(e) le 26 janvier 1925
Décédé(e) le 9 février 2004






Naissance - Mort : 1925 – 2004


BIOGRAPHIE





Né à Montréal, le 26 janvier 1925, fils d'Henri-Albert Ryan et de Blandine Dorion.

Étudia à l'École Saint-Jean-de-Matha à Ville-Émard, au Collège de Sainte-Croix à Montréal et à l'École de service social de l'Université de Montréal de 1944 à 1946. Fit un stage d'études en histoire de l'Église et en histoire universelle à l'Université pontificale grégorienne de Rome en 1951 et en 1952.

Secrétaire national de la section de langue française de l'Action catholique canadienne de 1945 à 1962. Président de l'Institut canadien d'éducation des adultes de 1955 à 1961. Président du comité d'étude sur l'éducation des adultes au ministère de l'Éducation du Québec en 1962 et en 1963. Éditorialiste au quotidien Le Devoir de 1962 à 1978. Directeur du Devoir et gérant général de l'Imprimerie populaire (société éditrice du Devoir) de mai 1964 à janvier 1978. Membre du conseil d'administration de la Presse canadienne de 1964 à 1971.

Élu chef du Parti libéral du Québec le 15 avril 1978. Élu député libéral dans Argenteuil à l'élection partielle du 30 avril 1979. Réélu en 1981, en 1985 et en 1989. Chef de l'opposition officielle du 9 mai 1979 au 10 août 1982, date de sa démission comme chef de l'opposition officielle et chef du Parti libéral du Québec. Vice-président de la Commission de l'éducation et de la main-d'œuvre du 15 mars 1984 au 23 octobre 1985. Ministre de l'Éducation et ministre de l'Enseignement supérieur et Science dans le cabinet Bourassa du 12 décembre 1985 au 5 octobre 1990. Ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française du 3 mars 1989 au 11 janvier 1994. Ministre de la Sécurité publique du 5 octobre 1990 au 11 janvier 1994. Ministre des Affaires municipales dans les cabinets Bourassa et Johnson (Daniel fils) du 5 octobre 1990 au 26 septembre 1994. Ne s'est pas représenté en 1994.

Fut professeur à l'Université McGill en études catholiques en 2002.

Membre du conseil d'administration de la Caisse populaire Saint-Louis-de-France à Montréal du 23 octobre 1956 au 13 mai 1968 et vice-président du 18 septembre 1963 au 3 mai 1968. Membre de la section canadienne du Canadian-American Committee.

Lauréat de plusieurs prix dont plusieurs en journalisme: prix de l'éditorial du National Newspaper Award (1964), prix du National Press Club (1965), prix du Conseil canadien des chrétiens et des juifs, ou Human Relations Award (1966), prix du Comité ouvrier juif du Canada pour sa défense des droits de l'homme (1969), prix Quill du Windsor Press Club (1971), Prix de carrière du Conseil du patronat du Québec (1996), médaille du mérite de l'Office des communications sociales (1997). Nommé au Canadian News Hall of Fame en 1968. Créé compagnon de l'Ordre du Canada le 16 novembre 1995. Devint associé de la Compagnie des Cent-Associés francophones le 9 août 1997. Reçut un doctorat honoris causa en théologie du Collège dominicain de philosophie et de théologie le 12 novembre 2000. Reçut à titre posthume l'insigne de commandeur de l'Ordre de la Pléiade le 17 mars 2004 et fait grand officier de l'Ordre national du Québec le 1er juin 2006.

Publia notamment Les classes moyennes au Canada français (1950), L'éducation des adultes, réalité moderne (1957), Le contact dans l'apostolat (1959), Esprits durs, cœurs doux; la vie intellectuelle des militants chrétiens (1959), Les comités: esprit et méthodes (1962), Un type nouveau de laïc (1966), Le Devoir et la crise d'octobre 70 (1971), Le Québec qui se fait (1971), Une société stable (1978), Regards sur le fédéralisme (1995),et Mon testament spirituel (2004).

Décédé à Montréal, le 9 février 2004, à l'âge de 79 ans. Inhumé au cimetière de Saint-Philippe d'Argenteuil.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Saint-Louis-de-France, le 21 juillet 1958, Madeleine Guay, secrétaire, fille de Joseph Louis Guay et de Valentine Petit.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Samson, Camil

Né(e) le 3 janvier 1935
Décédé(e) le 18 décembre 2012






Naissance - Mort : 1935 – 2012


BIOGRAPHIE





Né à Shawinigan, le 3 janvier 1935, fils de Wilbray Samson, journalier et cultivateur, et d'Irène Carle.

Étudia à Shawinigan, à Cléricy et à la station forestière Duchesnay.

Dès 1952, exerça le métier de mesureur de bois. De 1956 à 1970, travailla comme gérant de service, gérant des ventes et vendeur dans le domaine de l'automobile. Fut également prospecteur et agent d'assurance.

Président de la Jeunesse créditiste du Canada en 1963 et en 1964. Secrétaire et vice-président du Ralliement créditiste du Canada. Candidat du Ralliement créditiste défait dans Pontiac-Témiscamingue aux élections fédérales de 1965. Candidat du Ralliement national défait dans Témiscamingue aux élections provinciales de 1966. Fondateur du Ralliement créditiste du Québec, puis nommé président de ce parti le 24 janvier 1970. Élu député du Ralliement créditiste à l'Assemblée nationale dans Rouyn-Noranda en 1970. Chef de ce parti du 22 mars 1970 au 13 février 1972, en fut expulsé le 17 mars 1972, puis le réintégra le 11 août 1972. Candidat défait au congrès de direction du Ralliement créditiste du Québec, le 4 février 1973. Chef parlementaire du Parti créditiste du 15 mars au 25 septembre 1973. Élu député de cette formation politique dans Rouyn-Noranda en 1973. Expulsé de ce parti le 25 novembre 1973. Élu chef du Ralliement créditiste du Québec le 11 mai 1975. De nouveau élu sous la bannière du Ralliement créditiste dans Rouyn-Noranda en 1976. Le 12 novembre 1978, fonda avec Pierre Sévigny, député conservateur de Longueuil à la Chambre des communes de 1958 à 1963, le parti Les Démocrates. Ce parti changea de nom, le 1er janvier 1980, pour celui de Parti démocrate créditiste. Joignit les rangs du Parti libéral le 15 octobre 1980. Candidat libéral défait dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue aux élections provinciales de 1981. Annonça sa retraite de la vie politique en août 1981.

Animateur à la radio de CKCV de 1981 à 1984 et de CHRC à Québec par la suite. Participa également à plusieurs émissions de télévision à TQS de 1989 à 1991.

Candidat libéral défait dans Québec-Est aux élections fédérales de 1993. Nommé adjoint spécial du ministre responsable de la région de Québec au cabinet fédéral en 1994.

Président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda en 1969, vice-président du Conseil des arts de la Cité de Rouyn et membre des Chevaliers de Colomb. Membre de l'Association professionnelle des mesureurs de bois.

En 1976, publia Vivre au centre, ou crever aux extrêmes et fut coauteur de La planche de salut.

Décédé à Québec, le 18 décembre 2012, à l'âge de 77 ans et 11 mois.

Avait épousé dans la paroisse Saint-Joseph-de-Cléricy, le 4 août 1956, Gisèle Tardif, fille de Georges Tardif, commerçant, et d'Édith Gagnon.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Sauvé, Arthur

Né(e) le 1er octobre 1874
Décédé(e) le 6 février 1944






Naissance - Mort : 1874 – 1944


BIOGRAPHIE





Né le 1er octobre 1874 à Saint-Hermas (Mirabel), Arthur Sauvé est le fils de Joseph Sauvé, cultivateur, et de Cléophie Charette.

Sauvé étudie au séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville, à l'Université Laval à Montréal et à l'école d'agriculture d'Oka.

Journaliste au Monde canadien et rédacteur agricole à La Presse, Sauvé fonde, avec Aegidius Fauteux, le journal de combat Le Rappel. Il oeuvre également comme secrétaire de rédaction à La Patrie en 1902, éditeur en chef à La Nation, puis directeur du journal Le Canadien en 1907. Il met sur pied La Minerve en 1918 et la dirige jusqu'en 1920. Il est aussi directeur de la Société d'agriculture du comté de Deux-Montagnes et président de l'Union des journalistes.

Sauvé est maire de Saint-Benoît (Mirabel) de 1906 à 1923. Député conservateur de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative de la province de Québec de 1908 à 1930, il est chef de sa formation politique et chef de l'opposition de 1916 à 1929. Il se fait élire à la Chambre des communes dans la circonscription fédérale de Laval-Deux-Montagnes en 1930 et il obtient, la même année, le ministère des Postes dans le gouvernement de Richard Bedford Bennett. Il est nommé sénateur de la division de Rigaud en 1935.

Il a publié La Saint-Jean-Baptiste à la campagne : comment la célébrer... (1904) et Le Parti libéral-conservateur, ses origines et son histoire... (1926).

Il est décédé à Montréal le 6 février 1944. Il est inhumé à Mirabel, dans le cimetière de Saint-Benoît.

Il avait épousé à Saint-Benoît, en 1899, Marie-Louise Lachaîne, fille de Louis de Gonzague Lachaîne, notaire, et de Marie Mignault. Il est le père de Paul Sauvé, homme politique.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
LABONNE, Paul. Paul Sauvé : désormais, l'avenir, 1907-1960. Outremont, Point de fuite, 2003. 109 p.
s.a. Sénateurs et députés [En Ligne]. http://www.parl.gc.ca/common/SenatorsMembers.asp?Language=F

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Taché, Étienne-Paschal

Né(e) le 5 septembre 1795
Décédé(e) le 30 juillet 1865






Naissance - Mort : 1795 – 1865


BIOGRAPHIE



Né le 5 septembre 1795 à Saint-Thomas (Montmagny), Étienne-Paschal Taché est le fils de Charles Taché, coseigneur de Mingan et détenteur de la ferme du poste du roi de Chicoutimi, et de Geneviève Michon.

Taché entreprend des études au petit séminaire de Québec, qu'il interrompt pour servir dans la milice pendant la guerre de 1812. Il prend part aux batailles de la Châteauguay en 1813 et de Plattsburgh en 1814. Il étudie par la suite la médecine à Québec, puis à Philadelphie (Pennsylvanie). Il est admis à la pratique de sa profession au Bas-Canada en 1819.

Taché s'établit à Saint-Thomas, où il exerce la médecine jusqu'en 1841. Il est élu au Bureau d'examinateurs en médecine du district de Québec en 1831. Très impliqué dans le mouvement nationaliste de sa région, il organise l'assemblée des patriotes tenue à Montmagny en 1837. Ses sympathies à l'égard des dirigeants patriotes le rendent suspect aux yeux des autorités anglaises, qui lancent un mandat de perquisition contre lui, lequel s'avère infructueux.

Taché délaisse ensuite la médecine et, croyant possible que les Canadiens français puissent tirer profit de l'union des Canadas, il s'engage dans la vie publique. Député de L'Islet de 1841 à 1846, il embrasse les principes des réformistes, désavoue le régime de l'Union et le pouvoir absolu du gouverneur, et s'affirme comme un défenseur du gouvernement responsable. Il dénonce la politique du gouvernement, qui, selon lui, néglige les intérêts du Canada-Est au profit du Canada-Ouest. Il doit abandonner son siège en 1846 lorsqu'il est nommé adjudant général adjoint de la milice du Canada-Est. Deux ans plus tard, il est nommé conseiller exécutif, commissaire des Travaux publics, puis conseiller législatif.

De 1848 à 1855, Taché fait partie de tous les gouvernements de la province du Canada, celui de Louis-Hippolyte La Fontaine et de Robert Baldwin, et ceux qu'Augustin-Norbert Morin dirige successivement avec Francis Hincks et Allan Napier MacNab. En 1855, il remplace Morin comme chef de la majorité parlementaire du Canada-Est et forme un ministère avec MacNab, puis un autre avec John Alexander Macdonald l'année suivante. Il démissionne de son poste de chef du gouvernement en 1857. Au cours de son mandat comme premier ministre, les principales réformes adoptées concernant le Canada-Est touchent les municipalités, les écoles, la milice, et le Code civil.

En 1860, Taché accepte de présider le Conseil de l'instruction publique et est aussi aide de camp du prince de Galles pendant son séjour au Canada. En 1864, au milieu d'une crise politique, il forme un ministère avec Macdonald qui ne survit qu'un mois. Il demeure toutefois en poste dans un ministère de coalition mis en place dans le but d'arriver à une réforme du système politique. En sa qualité de premier ministre, il veille à ce que les orientations du projet confédératif sauvegardent la nationalité, les institutions et les droits des Canadiens français. Il préside la Conférence de Québec, où les délégués des colonies adoptent les 72 résolutions qu'il fait par la suite adopter par le Conseil législatif. Il est ainsi l'un des Pères de la Confédération.

Il a publié Quelques réflexions sur l'organisation des volontaires et de la milice de cette province (1863).

Il est décédé à Montmagny le 30 juillet 1865. Il est inhumé dans le cimetière paroissial.

Il avait épousé à Québec, en 1820, Sophie Baucher dit Morency, fille de Joseph Baucher dit Morency, navigateur, et de Marie-Angélique Fraser.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
DÉSILETS, Andrée. « Taché, sir Étienne-Paschal ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
HÉBERT, Yves. Étienne-Paschal Taché, 1795-1865 : le militaire, le médecin et l'homme politique. Québec, Éditions GID, 2006. 296 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tardivel, Jules-Paul

Né(e) le 2 septembre 1851
Décédé(e) le 24 avril 1905






Naissance - Mort : 1851 – 1905


BIOGRAPHIE




Né à Covington, dans l'État du Kentucky, le 2 septembre 1851, Jules-Paul Tardivel est le fils de Claude Tardivel, menuisier, et d'Isabella Brent.

Avec sa sœur, Tardivel est élevé par ses tantes, Emma et Frances-Isabella Brent, et par son oncle, l'abbé Julius Brent, à Saint-Luc-de-Danville dans l'État de l'Ohio. Il séjourne quelque temps à Mount Vernon, dans l'État de New York. Il étudie ensuite au séminaire de Saint-Hyacinthe avant 1873. Après un bref séjour aux États-Unis en 1873, il choisit de s'établir définitivement au Québec.

Conservateur et ultramontain, Tardivel collabore au Courrier de Saint-Hyacinthe, puis à La Minerve dès 1873. Il devient chroniqueur politique et critique littéraire pour le journal Le Canadien, à Québec, en 1874. Il fonde le journal La Vérité en 1881, un hebdomadaire indépendant, ultramontain et nationaliste qu'il dirige jusqu'en 1905. Dans ses articles, le journaliste prend position contre les rouges et contre l'émigration des Canadiens français vers les États-Unis. Il dénonce également la politique du gouvernement canadien dans sa gestion de la rébellion du Nord-Ouest, ce qui a pour effet de radicaliser sa position nationaliste.

Il est l'auteur de la biographie Vie du pape Pie IX [...] (1878) et de L'anglicisme voilà l'ennemi [...] (1880). Il publie Mélanges, ou recueil d'études religieuses, sociales, politiques et littéraires (1887) et une série d'articles intitulés Notes de voyage, dans le journal La Vérité, de 1888 à 1889. Son écrit le plus célèbre est toutefois le roman nationaliste Pour la patrie (1895) dans lequel il prône la séparation du Canada français.

Il est décédé à Québec, le 24 avril 1905.

Il avait épousé à Saint-Hyacinthe, en 1874, Henriette Brunelle, fille d'Antoine-Ambroise Brunelle.
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Notices bibliographiques :
BÉLANGER, Réal. « Tardivel, Jules-Paul ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pistard [En Ligne]. http://pistard.banq.qc.ca/
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.
SAVARD, Pierre. « L'anglicisme, voilà l'ennemi, essai de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Mélanges, ou Recueil d'études religieuses, sociales, politiques et littéraires, de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Notes de voyage, de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Pour la patrie, roman de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Tardivel, Jules-Paul ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
SAVARD, Pierre. « Vie du pape Pie IX, ses oeuvres et ses douleurs, de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tellier, Joseph-Mathias

Né(e) le 15 janvier 1861
Décédé(e) le 18 octobre 1952






Naissance - Mort : 1861 – 1952


BIOGRAPHIE






Né à Sainte-Mélanie, le 15 janvier 1861, fils de Zéphirin Tellier, cultivateur, et de Luce Ferland.

Étudia au Collège de Joliette et à l'Université Laval à Québec. Récipiendaire de la médaille d'or du gouverneur général. Admis au Barreau de la province de Québec le 31 juillet 1884. Créé conseil en loi de la reine le 9 juin 1889.

Exerça sa profession à Joliette où il pratiqua seul jusqu'en 1904. S'associa par la suite à Mes J. Émery Ladouceur et Robert Tellier.

Maire de Joliette de 1903 à 1910. Élu député conservateur dans Joliette en 1892. Réélu en 1897, en 1900, en 1904, en 1908 et en 1912. Chef de l'opposition du 2 mars 1909 au 16 février 1915. Ne s'est pas représenté en 1916.

Nommé juge à la Cour supérieure dans le district de Montréal le 9 septembre 1916. Nommé juge à la Cour du banc du roi en 1920. Juge en chef de la province de Québec de 1932 à 1942. Conseiller spécial du gouvernement sur les questions constitutionnelles en 1950.

Président de l'Institut canadien de Joliette de 1897 à 1902. Nommé membre du Conseil de l'instruction publique le 7 juillet 1905. Récipiendaire de doctorats honorifiques en lettres de l'Université Laval en 1904, en droit de l'Université de Montréal en 1906 et du Collège Bishop's en 1937. Fondateur de la Société historique de Joliette en 1929. Créé chevalier de l'Ordre de Pie IX en 1906 et de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George (sir) en 1934.

Décédé à Joliette, le 18 octobre 1952, à l'âge de 91 ans et 9 mois. Inhumé à Joliette, le 21 octobre 1952.

Avait épousé à Joliette, le 1er septembre 1885, Maria Désilets, fille de Joseph-Octave Désilets, protonotaire, et de Marie-Angélique Désilets.

Père de Maurice Tellier. Frère de Louis Tellier, député à la Chambre des communes de 1878 à 1882.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Viger, Denis-Benjamin

Né(e) le 19 août 1774
Décédé(e) le 13 février 1861






Naissance - Mort : 1774 – 1861


BIOGRAPHIE




Né à Montréal le 19 août 1774 et baptisé dans la paroisse de Notre-Dame, Denis-Benjamin Viger est le fils de Denis Viger, homme d'affaires et député, et de Périne-Charles (Charlotte) Cherrier.

Viger fait l'apprentissage du droit à compter de 1794, d'abord auprès de Louis-Charles Foucher, puis de Joseph Bédard et, enfin, de Jean-Antoine Panet. Il obtient sa commission d'avocat en 1799. Avocat et journaliste influent, tant par ses écrits que par son engagement patriotique, il est aussi un important propriétaire immobilier de la région de Montréal.

Député de Montréal-Ouest à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada, de 1808 à 1810, puis de Leinster de 1810 à 1816 et de Kent de 1816 à 1829, Viger est l'un des concepteurs de l'idéologie du Parti canadien. En 1822, il s'oppose avec vigueur au projet d'union du Bas et du Haut-Canada. Il est d'ailleurs l'un des trois délégués du Parti patriote envoyés en Angleterre en 1828 pour porter des demandes de réformes. Il est conseiller législatif de 1829 à 1831, agent de la Chambre d'assemblée en Angleterre de 1831 à 1834 et à nouveau conseiller législatif de 1834 jusqu'à la suspension de la Constitution, le 27 mars 1838. Étant l'un des chefs du Parti patriote au moment de la rébellion de 1837, Viger est emprisonné de novembre 1838 au à mai 1840.

Élu député de Richelieu à l'Assemblée législative de la province du Canada en 1841, il prend figure de chef antiunioniste et fait partie du groupe canadien-français. En décembre 1843, il forme un ministère avec William Henry Draper. Il préside le Conseil exécutif de 1843 ou 1844 à 1846. Élu député tory dans Trois-Rivières en 1845, il démissionne le 6 décembre 1847. Il fait à nouveau partie du Conseil législatif de 1848 à 1858.

Décédé à Montréal le 13 février 1861, Denis-Benjamin Viger est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé dans l'église de Notre-Dame de Montréal, en 1808, Marie-Amable Foretier, fille du seigneur Pierre Foretier et de Thérèse Legrand.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
LEFORT, André et Fernand OUELLET. « Viger, Denis-Benjamin ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
PARIZEAU, Gérard. La vie studieuse et obstinée de Denis-Benjamin Viger (1774-1861). Montréal, Fides, 1980. 330 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Vincent, Nicolas

Né(e) le 11 avril 1769
Décédé(e) le 31 octobre 1844






Naissance - Mort : 1769 – 1844


BIOGRAPHIE





Né à Jeune-Lorette (Wendake), le 11 avril 1769, Nicolas Vincent est le fils de Louis Vincent Sawantanan et de Louise Martin Thodatowan.

Vincent est le grand chef des Hurons de Lorette de 1810 à 1844. Tout au long de son mandat, il poursuit les démarches judiciaires, entamées en 1791, pour que les Hurons retrouvent la propriété de la seigneurie de Sillery, dont ils ne reçoivent plus les redevances depuis la suppression de la Compagnie de Jésus par le pape Clément XIV en 1773. Des pétitions sont envoyées à répétition aux gouverneurs qui se succèdent sans que le gouvernement donne suite à la requête des Hurons. En désespoir de cause, Vincent, accompagné des chefs du conseil Stanislas Koska et André Romain et du chef de guerre Michel Tsiewei, se rend en Angleterre en 1824 pour rencontrer le roi George IV. Les parlementaires, le secrétaire d'État aux Colonies, lord Bathurst, et le roi portent une oreille courtoise et attentive à leur réclamation.

En 1819, Vincent est le premier Huron à s'adresser officiellement à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Il y retourne ensuite à plusieurs reprises pour exposer les réclamations des Hurons à propos des terres de Sillery et les problèmes que rencontre sa nation au sujet des territoires de chasse. En 1829, à la demande du gouvernement de la colonie, il produit une carte, le plan Vincent, qui donne les limites territoriales des territoires de chasse des sept nations du Bas-Canada.

Tsa8enhohi veut dire « le vautour » ou « celui qui voit clair ».

Il est décédé à Jeune-Lorette, le 31 octobre 1844. Il est inhumé dans le cimetière des Hurons.

Il avait épousé à Jeune-Lorette, en 1794, Véronique Petit-Étienne; puis, toujours à Jeune-Lorette, en 1821, une prénommée Madeleine, veuve de Pierre-Jacques Thomas.
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Notices bibliographiques :
CHRÉTIEN, Yves. Surveillance archéologique 2002 dans le secteur historique du Vieux-Wendake et fouille extérieure à la maison Tsawenhohi (CfEu-7). Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ/Yves Chrétien/Conseil de la Nation huronne-wendat, 2003. 210 p.
PICARD, Stéphane. Grands Chefs de la Nation Huronne-Wendat [En Ligne]. http://www.wendake.com/chefs.html
SIOUI, Georges E. « Vincent, Nicolas ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
s.a. Identification de lieux, personnages ou thèmes d'importance historique nationale. Mémoire présenté dans le cadre du Projet de commémoration de l'histoire des Premières Nations. Wendake, Patrimoine Canadien/Parcs Canada, 1996. 73 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Barré, Charlotte

Né(e) le 1er mars 1620
Décédé(e) le 22 janvier 1701


Naissance - Mort : 1620 - 1701


BIOGRAPHIE



Née en mars 1620 à Azay (Azay-le-Rideau), en France, Charlotte Barré est la fille de Jacques Barré et de Nicole des Roches.

Appelée par la vie religieuse à l’âge de 13 ans, Charlotte Barré est dans l’incapacité de réaliser ses ambitions puisque, orpheline de père, sa mère n’a pas les moyens de payer sa dot. À la demande du jésuite Michel de Salin(s), elle se rend en 1639 au parloir des Ursulines de Tours, où elle rencontre Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, qui est à la recherche d’une nouvelle demoiselle de compagnie pour la suivre en Nouvelle-France. Elle accepte d’être au service de celle-ci, à condition que madame de La Peltrie assume d’ici quelques années les frais de son entrée en religion.

Charlotte Barré débarque à Québec le 1er août 1639, en même temps que Marie Guyart de l’Incarnation et deux autres ursulines venues y fonder un monastère. Elle emboite le pas de madame de La Peltrie et partage ses occupations, telles que la réalisation de diverses tâches domestiques pour les Ursulines. Elle accompagne cette dernière dans ses pérégrinations à Trois-Rivières en 1640, à Ville-Marie (Montréal) en 1642 et 1643, à Québec à l’hiver 1643, ainsi qu’au sein de la mission montagnaise de Tadoussac au printemps 1644. Cette année-là, les deux femmes rentrent définitivement à Québec, où elles résident dans une maison en pierres voisine du couvent des Ursulines.

Le 21 novembre 1646, Charlotte Barré entre comme novice aux côtés de madame de La Peltrie et de Catherine Lézeau. Elle fait donc partie des trois premières postulantes du monastère des Ursulines de Québec. Elle reçoit l’habit religieux le 8 septembre 1647 et prend le nom de Charlotte de Saint-Ignace. Sa profession, le 21 novembre 1648, est la première de l’histoire de la jeune communauté. Deux ans plus tard, lors de l’incendie du couvent, l’ursuline permet l’évacuation de jeunes filles prisonnières de leur chambre. Elle est aussi témoin, en 1686, du second incendie qui détruit son monastère.

Au cours de sa vie religieuse, Charlotte de Saint-Ignace œuvre à l’instruction des jeunes autochtones. Elle est également dépositaire de 1675 à 1682.

Elle est décédée à Québec le 22 janvier 1701.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une fille que Dieu avait prémuni de grâces dès sa jeunesse. Il l’avait doué d’un cœur tendre et compatissant sur la misère d’autrui, d’un esprit solide, prudent et sage, accompagné d’une heureuse mémoire, d’un bon sens, d’un courage magnanime [...] Elle aimait et chérissait la pauvreté, et ensuite elle se portait au travail comme étant l’apanage des pauvres. L’on ne la voyait jamais oisive, mais toujours travaillant pour le bien commun, n’ayant point d’intérêts particuliers. »
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Notices bibliographiques :
DEROY-PINEAU, Françoise. Madeleine de La Peltrie, amazone du nouveau monde : Alençon 1603-Québec 1671. Montréal, Bellarmin, 1992. 262 p.
OURY, Guy-Marie. « La troisième compagne de Marie de l’Incarnation : Charlotte Barré (1620-1701) ». Bulletin trimestriel de la Société archéologique de Touraine. Vol. XXXVII (1972), p. 61-68.
OURY, Guy-Marie. Madame de la Peltrie et ses fondations canadiennes. Québec, Presses de l’Université Laval, 1973. 158 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bataille, Anne

Né(e) le 1er janvier 1615
Décédé(e) le 8 juin 1669


Naissance - Mort : 1615 - 1669


BIOGRAPHIE



Née vers 1615 à Dieppe, en France, Anne Bataille est la fille d’un marchand de soie.

Appelée par la vie religieuse, Anne Bataille entre chez les Ursulines de Dieppe vers 1635. Elle prend le nom d’Anne de Saint-Laurent, puis fait sa profession en 1637. Deux ans plus tard, témoin du départ pour le Canada des mères Marie Guyart de l’Incarnation, Marie de Savonnières de La Troche de Saint-Joseph et Cécile Richer de Sainte-Croix, elle entretient dès lors le désir d’aller les rejoindre.

Anne de Saint-Laurent arrive à Québec en 1642. Première sœur converse de la communauté des Ursulines de Québec, ses tâches sont essentiellement d’ordre manuel. Elle se charge notamment de la boulangerie et de la lessive. Marie de l’Incarnation lui confit également la responsabilité de surveiller les pensionnaires autochtones et françaises durant les moments où les religieuses prennent part aux vêpres et aux matines. Lors de l’incendie qui détruit le monastère en 1650, elle rompt, avec l’aide de Marie de Saint-Joseph, la grille du cloitre, permettant à plusieurs enfants d’évacuer le bâtiment en flamme.

Elle est décédée à Québec le 8 juin 1669.

Marie de l’Incarnation rédige une notice nécrologique sur Anne de Saint-Laurent dans une lettre adressée aux communautés d’Ursulines en France, le 1er septembre 1669. Elle mentionne: « Je puis dire que c’était une fille accomplie en vertu et un parfait modèle d’une converse ursuline, qui trouve Dieu dans son travail, et qui dans toutes ses dévotions consacre et ses forces, et son corps, et sa vie aux emplois de la vie active, pour participer par ce moyen à l’instruction que les sœurs de chœur donnent à des âmes rachetées du sang du Fils de Dieu, pour l’achèvement de leur salut. [...] La nature l’avait avantagée d’un très beau naturel, d’un excellent jugement, d’une rare prudence, d’une douceur inaltérable, et d’une force d’esprit au-dessus du commun. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boullé, Hélène

Né(e) le 1er janvier 1598
Décédé(e) le 20 décembre 1654






Naissance - Mort : 1598 - 1654


BIOGRAPHIE




Née en 1598 à Paris, en France, Hélène Boullé est la fille de Nicolas Boullé, secrétaire de la Chambre du roi, et de Marguerite Alix.

Boullé se convertit à la religion catholique vers 1612. Entre 1620 et 1624, elle accompagne son époux, Samuel de Champlain, au Canada.

Elle devient veuve en 1635. Elle entre au monastère des Ursulines de Paris en 1645 et prend alors le nom de soeur Hélène de Saint-Augustin. Durant son noviciat, elle quitte le couvent pour fonder un monastère dans la ville de Meaux.

Elle est décédée à Meaux le 20 décembre 1654.

Elle avait épousé en 1610, Samuel de Champlain, navigateur et fondateur de la ville de Québec.
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Notices bibliographiques :
DESJARDINS, Marie-Paule. Dictionnaire biographique des femmes célèbres et remarquables de notre histoire. Montréal, Guérin, 2007. 600 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boullongne, Marie-Barbe de

Né(e) le 1er janvier 1618
Décédé(e) le 1er janvier 1685


Naissance - Mort : 1618 - 1685


BIOGRAPHIE



Née vers 1618 à Ravières, en France, Marie-Barbe de Boullongne (Marie-Barbe d’Ailleboust de Coulonge d’Argentenay) est la fille de Florentin de Boullongne et d’Eustache Quéan.

Après une guérison dite miraculeuse, Marie-Barbe d’Ailleboust de Coulonge d’Argentenay acquiesce au projet de son époux de partir pour la Nouvelle-France et de travailler à la conversion des Autochtones. Avec son mari et sa sœur, Philippine-Gertrude de Boullongne, elle joint la Société Notre-Dame de Montréal. À la suite d’un voyage difficile, elle arrive à Ville-Marie (Montréal) en 1643, après une courte escale à Québec.

À son arrivée à Ville-Marie, Marie-Barbe d’Ailleboust s’intéresse aux Autochtones et apprend rapidement les langues algonquiennes, afin de communiquer avec eux. Selon les annales de l’époque, elle s’occupe des pauvres femmes indigènes, qui lui vouent une profonde admiration. Elle est surnommée Chaouerindamaguetch par les Algonquins, ce qui signifie celle qui a pitié de nous dans notre misère.

Lorsque son mari est nommé gouverneur général de la Nouvelle-France, Marie-Barbe d’Ailleboust s’installe avec lui au château Saint-Louis à Québec. En 1653, elle obtient la permission maritale de consacrer sa vie à Dieu et d’entrer au monastère des Ursulines de Québec, où vit sa sœur. Après un mois difficile, elle retourne vivre avec son mari dans leur propriété de Coulonge. À la mort de ce dernier en 1660, elle retourne chez les Ursulines, mais ne peut se faire au règlement.

Avec le père Pierre-Joseph-Marie Chaumonot, Marie-Barbe d’Ailleboust fonde la Confrérie de la Sainte-Famille, d’abord à Ville-Marie dans les années 1662 et 1663, puis à Québec. Elle se dévoue auprès des malades et est une bienfaitrice de l’Hôtel-Dieu de Québec. En 1670, elle donne tous ses biens à cette institution et termine ses jours dans une petite maison voisine de l’hôpital.

Elle est décédée à Québec en 1685. Elle est inhumée dans l’ancien chœur des religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Elle avait épousé à Paris, en 1638, Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, militaire, ingénieur, gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, fils d’Antoine d’Ailleboust, conseiller ordinaire du prince de Condé, et de Suzanne Hotman.
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Notices bibliographiques :
GAGNON, Ernest. Louis d'Ailleboust. Montréal, Librairie Beauchemin Limité, 1942. 189 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne (Boulogne, Boulonge, Boullogne ou Boulongue), Marie-Barbe de (Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay) ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boullongne, Philippe-Gertrude de

Né(e) le 7 février 1605
Décédé(e) le 20 août 1667



Naissance - Mort : 1605 - 1667


BIOGRAPHIE


Baptisée vraisemblablement le 7 février 1605 à Ravières, en France, Philippe-Gertrude de Boullongne (Boulogne) est la fille de Florentin de Boullongne et d’Eustache Quéan (Quen, Queau).

En 1643, Philippe-Gertrude de Boullongne se joint à la Société de Notre-Dame de Montréal, une organisation à vocation pieuse formée à Paris dans l’intention de convertir les autochtones de la Nouvelle-France au catholicisme et de les sédentariser. Cette année-là, elle s’embarque à La Rochelle en compagnie de sa soeur Marie-Barbe et du mari de celle-ci, Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay.

Philippe-Gertrude de Boullongne arrive dans la colonie en 1643. Elle demeure pendant cinq ans à l’intérieur du fort de Ville-Marie (Montréal), dans la maison de d’Ailleboust et de sa sœur. Auprès du père Gabriel Druillettes, elle étudie les langues algonquine et huronne. À l’hiver 1645-1646, elle prête assistante à Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu. Lorsque son beau-frère est nommé gouverneur de la Nouvelle-France en 1648, elle s’établit avec le couple au château Saint-Louis à Québec, pour quelques semaines.

Appelée par la vie religieuse, Philippe-Gertrude de Boullongne entre au noviciat des Ursulines de Québec en 1648. Elle y reçoit les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation. L’année suivante, au moment de sa vêture, elle prend le nom de Philippe-Gertrude de Saint-Dominique. Elle effectue ensuite sa profession le 9 décembre 1650 et, à la fin du mois, elle assiste à l’incendie qui détruit le monastère de son ordre. Au sein de sa communauté, l’ursuline se livre notamment à l’instruction des Algonquines et des Huronnes.

Elle est décédée à Québec le 20 août 1667.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une fille de grande vertu, unie à Dieu, silencieuse, douce et débonnaire, charitable, patiente. Un flux hépatique qu’elle a porté plus de deux ans avant son décès en sont des preuves évidentes. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « C’était une fille fort intérieure, silencieuse, exacte et régulière, pieuse et charitable, d’une humeur douce et accommodante. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
DAVELUY, Marie-Claire. « Bibliographie de la Société de Notre-Dame de Montréal (1639-1663) accompagnée de notes historiques et critiques (suite) ». Revue d’histoire de l’Amérique française. Vol. 15, no 4 (1962), p. 611-616.
DEROY-PINEAU, Françoise. Jeanne Mance. De Langres à Montréal : la passion de soigner. Montréal, Bellarmin, 1995. 167 p.
GAGNON, Ernest. Louis d’Ailleboust. Montréal, Librairie Beauchemin Limité, 1942. 189 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne (Boulogne, Boulonge, Boullogne ou Boulongue), Marie-Barbe de (Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay) ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
ROY, Pierre-Georges. À travers l’histoire des Ursulines de Québec. Québec, 1939. s.p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bourdon, Anne

Né(e) le 29 août 1644
Décédé(e) le 4 novembre 1711



Naissance - Mort : 1644 - 1711


BIOGRAPHIE


Baptisée le 29 août 1644 à Québec, Anne Bourdon est la fille de Jean Bourdon, arpenteur, seigneur et procureur général de la Nouvelle-France, et de Jacqueline Potel. Elle est la sœur de Geneviève Bourdon de Saint-Joseph, religieuse ursuline.

Anne Bourdon entre comme pensionnaire chez les Ursulines de Québec en 1658, en raison de la crainte qu’entretient sa mère des incursions iroquoises. Appelée par la vie religieuse, elle intègre cette année-là le noviciat de la communauté, puis revêt l’habit sous le nom d’Anne de Sainte-Agnès. Elle est la première en Nouvelle-France à effectuer sa profession devant Mgr François de Laval, le 30 septembre 1660. La religieuse bénéficie de l’appui financier de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, qui paye sa dot.

Au sein de sa communauté, Anne de Sainte-Agnès apprend les langues autochtones auprès de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle assume les fonctions de portière, de cellérière, de robière, de dépositaire (1683-1691), de secrétaire du chapitre, de maitresse générale (1691-1694), de zélatrice (1694-1700), d’assistante (1703-1709), de sacristine et de maitresse des novices. Entre-temps, elle devient la première canadienne à se faire élire en 1700 au poste de supérieure, office qu’elle remplit jusqu’en 1703.

Elle a rédigé, de 1689 à 1711, les Annales du monastère des Ursulines de Québec, à la suite de l’incendie de 1686 qui a détruit le récit initial de l’histoire de sa communauté.

Elle est décédée à Québec le 4 novembre 1711.

Les Annales mentionnent à son sujet: « Cette chère sœur a été fort regrettée de toute notre communauté où elle été fort aimée pour sa vertu et sa sage conduite. Elle a rempli les principaux emplois ayant été supérieure, assistante, zélatrice, dépositaire, maitresse des novices et partout elle a fait paraître sa charité, son zèle, sa douceur. [...] Elle était une fille de communauté, ne s’épargnant point dans tous les travaux, employait fort bien son temps. Elle avait beaucoup de piété ».

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « C’était un bon esprit, un riche naturel, accommodante avec toutes les personnes avec qui elle était en office, laborieuse, charitable, excusante, avec une charité merveilleuse ».

Dans une lettre datée d’octobre 1668, Marie de l’Incarnation indique que les deux filles ursulines de Jean Bourdon sont « très-bonnes religieuses ».
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Notices bibliographiques :
CHABOT, Marie-Emmanuel. « Bourdon, Anne, dite de Sainte-Agnès ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Archives du Monastère des Ursulines de Québec (document 1/A1,2,1,1). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bourdon, Geneviève

Né(e) le 24 novembre 1638
Décédé(e) le 13 décembre 1700


Naissance - Mort : 1638 - 1700


BIOGRAPHIE



Baptisée le 24 novembre 1638 à Québec, Geneviève Bourdon est la fille de Jean Bourdon, arpenteur, seigneur et procureur général de la Nouvelle-France, et de Jacqueline Potel. Elle est la sœur d’Anne Bourdon de Sainte-Agnès, religieuse ursuline.

Geneviève Bourdon entre au pensionnat des Ursulines de Québec vers 1646 et devient la première élève de Marie Guyart de l’Incarnation. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté en 1652, puis prend le nom de Marie de Saint-Joseph. Le 25 novembre 1654, elle effectue sa profession, traçant la voie aux Canadiennes désireuses de prononcer leurs vœux en tant qu’ursuline.

Au sein de sa communauté, Marie de Saint-Joseph œuvre comme enseignante à partir 1654. Elle occupe également les fonctions de maitresse générale des classes, de première portière, de zélatrice de 1691 à 1694, d’assistante de 1694 à 1700 et de maitresse des novices en 1700. Cette année- là, à la suite du départ pour Trois-Rivières de la supérieure Marie Lemaire des Anges, elle dirige brièvement les Ursulines de Québec, le temps que soit élue une nouvelle supérieure.

Elle est décédée à Québec le 13 décembre 1700.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle avait la conscience tendre et timorée, une grande crainte de Dieu et horreur de tout ce qui lui peut déplaire. Elle était très zélée pour la régularité et très exacte à la garde des règles. C’était une fille d’ordre, soit dans l’acquit de ses exercices spirituels que dans les offices qui lui étaient confiés, dont elle s’acquittait parfaitement étant soigneuse, propre et vigilante ».

Dans une lettre datée d’octobre 1668, Marie de l’Incarnation indique que les deux filles ursulines de Jean Bourdon sont « très-bonnes religieuses ».
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boutet, Marie

Né(e) le 1er octobre 1644
Décédé(e) le 8 janvier 1701



Naissance - Mort : 1644 - 1701


BIOGRAPHIE



Née en octobre 1644 à Xaintes (Saintes), en France, Marie Boutet est la fille de Martin Boutet de Saint-Martin, arpenteur, et de Catherine Deschamps (Soulage).

Marie Boutet étudie en 1656 chez les Ursulines de Québec, où elle suit les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle bénéficie de l’appui financier de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie qui assume les frais de sa pension. Appelée par la vie religieuse, elle entre au noviciat de la communauté le 15 septembre 1658, avant de prendre le nom de Marie de Saint-Augustin l’année suivante. Elle effectue sa profession le 30 septembre 1660 devant Mgr François de Laval.

Au cours de sa vie religieuse, Marie de Saint-Augustin est enseignante auprès des jeunes françaises et autochtones. Elle œuvre également à la sacristie, à l’apothicairerie et à l’infirmerie. En 1686, elle assiste à l’incendie qui détruit son monastère.

Elle est décédée à Québec le 8 janvier 1701.
Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle aimait et zèlait surtout à l’instruction des filles sauvages comme étant le caractère particulier des Ursulines de Canada. [...] Elle s’est portée d’une charité sans pareille à soulager notre seigneur en ses sœurs malades, étant infatigable en ce travail, ayant exercé plusieurs années les offices de pharmacienne et infirmière tout ensemble, étant nuit et jour sur pied pour les soulager [...] C’était une fille extrêmement propre, ménagère, vigilante et laborieuse se portant volontiers à soulager et à aider nos sœurs converses dans leurs travaux. Elle était très dévote à la très Sainte Vierge. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bruneau, Julie

Né(e) le 9 janvier 1795
Décédé(e) le 18 août 1862





Naissance - Mort : 1795 - 1862


BIOGRAPHIE




Née le 19 janvier 1795 à Québec, Julie Bruneau est la fille de Pierre Bruneau, marchand et homme politique, et de Marie-Anne Robitaille.

Bruneau étudie au couvent des Ursulines à Québec avant de marier, en 1818, Louis-Joseph Papineau, député et futur orateur de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada. À la suite de son mariage, elle s’établit à Montréal où elle donne naissance à neuf enfants.

Bruneau soutient la cause des patriotes. Elle suit son mari aux États-Unis puis à Paris de 1839 à 1842, alors que ce dernier, chef des patriotes, est en exil après les rébellions de 1837-1838. De retour dans la province du Canada, le couple s’établit dans la seigneurie de La Petite-Nation durant les années 1850, dans le manoir que Papineau y fait construire.

Au cours des années, Bruneau entretient une importante correspondance avec son mari. Ses lettres témoignent de la vie domestique d’une famille bourgeoise du XIXe siècle et des événements politiques auxquels sont mêlés les Papineau.

Elle est décédée à Montebello le 18 août 1862. Elle est inhumée dans la chapelle funéraire Louis-Joseph-Papineau.

Elle avait épousé à Québec, en 1818, Louis-Joseph Papineau, fils de Joseph Papineau, arpenteur et notaire, et de Rosalie Cherrier.
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Notices bibliographiques :
AUBIN, Georges, dir., Renée BLANCHET, dir. et Louis-Joseph PAPINEAU. Lettres à Julie. Sillery, Septentrion, 2000. 812 p.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pistard [En Ligne]. http://pistard.banq.qc.ca/
OUELLET, Fernand. « Papineau, Louis-Joseph ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chauvigny, Marie-Madeleine de

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 18 novembre 1671







Naissance - Mort : 1603 - 1671


BIOGRAPHIE





Née en 1603 à Alençon, en France, Marie-Madeleine de Chauvigny (baptisée Marie-Madeleine Cochon de Vaubougon) est la fille de Guillaume de Chauvigny, seigneur, et de Jeanne du Bouchet.

Vers 1620, malgré son attrait pour le cloître, Marie-Madeleine de Chauvigny se voit contrainte par son père d'épouser Charles de Gruel, seigneur de La Peltrie. Veuve quelque cinq années plus tard, elle hésite alors entre conserver son état séculier ou entrer en religion, et choisit la première option.

À la suite de la lecture des Relations des Jésuites de 1635, madame de La Peltrie s'anime du projet de s'établir en Nouvelle-France, d'y ériger une maison sous son patronage et de se consacrer au service des jeunes Amérindiennes. Pour pacifier son père, qui souhaite plutôt la voir se remarier, elle se met d'accord avec Jean de Bernières de Louvigny, futur procureur des Ursulines de Québec et fondateur de l'Ermitage de Caen, pour feindre leur engagement.

Grâce au père Joseph-Antoine Poncet de La Rivière, madame de La Peltrie fait la connaissance de l'ursuline Marie Guyart, dite Marie de l'Incarnation, avec qui elle partage le même projet missionnaire. Elle se fait complice de cette dernière et s'engage par contrat à financer l'implantation des Ursulines à Québec. Après avoir affronté plusieurs objections, elle obtient, auprès de la Compagnie des Cents Associés, la permission de se rendre en Nouvelle-France à la condition d'affréter un navire à ses frais. Avant son départ, elle est invitée à la cour de Saint-Germain-en-Laye afin de rencontrer la reine de France, Anne d'Autriche, qui lui promet son aide.

Madame de La Peltrie débarque à Québec le 1er août 1639, accompagnée de Marie de l'Incarnation, de deux autres ursulines et d'une jeune servante. Le lendemain de son arrivée, elle rencontre les familles algonquiennes accueillies par les Jésuites sur leurs terres de Sillery (Québec). Elle s'installe avec les Ursulines dans une petite maison située tout près du quai et reçoit six filles amérindiennes envoyées par les Jésuites afin de poursuivre leur instruction.

Au printemps 1641, à la suite de deux ans de démarches, madame de La Peltrie pose la première pierre du monastère érigé en Haute-Ville. L'année suivante, la fondatrice séculière des Ursulines quitte Québec et accompagne Jeanne Mance ainsi que Paul de Chomedey de Maisonneuve à Ville-Marie (Montréal). Elle espère y fonder un nouvel établissement pour l'ordre de Sainte-Ursule. Elle participe à tous les événements religieux et essaie de créer des liens avec les Amérindiens pour faciliter leur conversion. Après de nombreux efforts, les Algonquins désertent le poste de Ville-Marie, devenu une cible des Iroquois.

Fin 1643, madame de La Peltrie répond aux appels urgents des Ursulines de Québec, qui, depuis son départ 18 mois plus tôt, sont en difficultés financières. Elle revient donc auprès de la communauté maintenant installée dans son nouveau monastère. En 1644, elle se fait construire une résidence à proximité. Elle y reçoit les élèves des classes externes, loge les religieuses lors de l'incendie de leur maison en 1650 et accueille le premier évêque de Québec, Mgr François de Laval, de 1659 à 1661.

Madame de La Peltrie est admise au noviciat des Ursulines de Québec à son ouverture en 1646. Après quelque temps, elle revient toutefois à ses habits séculiers tout en demeurant dans la communauté et en suivant les observances monastiques. Les 18 dernières années de sa vie, elle occupe la fonction de lingère.

Elle est décédée à Québec le 18 novembre 1671. Elle est inhumée au monastère des Ursulines-de-Québec.

Elle avait épousé à Alençon, vers 1620, Charles de Gruel, seigneur de La Peltrie, fils d'Emmanuel-Philibert de Gruel, seigneur de Thouvois, et de Jeanne d'O.
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Notices bibliographiques :
CHABOT, Marie-Emmanuel. « Chauvigny, Marie-Madeleine de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec. Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec [En Ligne]. http://www.patrimoine-religieux.com/
DEROY-PINEAU, Françoise. Madeleine de La Peltrie, amazone du nouveau monde : Alençon 1603-Québec 1671. Montréal, Bellarmin, 1992. 262 p.
DUPUY, Paul. Madame de La Peltrie. Montréal, Cadieux & Derome, 1887. 78 p.
JAENEN, Cornelius J. « La Peltrie, Marie-Madeleine de Gruel de ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
OURY, Guy-Marie. Madame de la Peltrie et ses fondations canadiennes. Québec, Presses de l'Université Laval, 1973. 158 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Compain, Anne

Né(e) le 1er janvier 1644
Décédé(e) le 1er janvier 1680



Naissance - Mort : 1644 - 1680


BIOGRAPHIE



Appelée par la vie religieuse, Anne Compain entre chez les Ursulines de Tours, où elle prend le nom d’Anne de Sainte-Cécile, puis effectue sa profession vers 1634. Quelques années plus tard, elle quitte sa communauté pour rejoindre les Ursulines de Québec.

Le 14 juillet 1644, Anne de Sainte-Cécile arrive à Québec en compagnie de mère Anne Le Boutz de Notre-Dame. Ayant de la difficulté à s’adapter à sa nouvelle communauté, elle retourne à Tours en 1656.

Elle est décédée en France avant 1680.

Les actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : « La sœur Anne Compain de Ste Cécile, professe de Tours, était âgée d’environ dix ans de profession lorsqu’elle vint en ce pays en l’année 1644. Le 14 juillet qu’elle arriva et fut reçue avec joie en cette maison où, ayant demeuré environ onze ans, ne pouvant s’accommoder au climat qui nuisait à sa santé, avec la permission des supérieurs, laissa cette communauté. »

Dans une lettre datée de la fin de l’année 1655, Marie de l’Incarnation indique: « Il est vrai que ce m’est une affliction des plus sensibles que j’ai soufferte en ce pays de croix, de perdre cette chère mère, tant pour son mérite qu’à cause des conséquences qui en peuvent arriver; mais j’ai au moins cette consolation dans ma peine, qu’elle s’en retourne avec honneur, et qu’elle laisse en cette maison une bonne odeur de vertu: pendant tout le temps qu’elle a été dans cette communauté, elle s’est très-bien comportée, et même à son départ elle a édifié tout le monde n’ayant rien fait en cette occasion qu’avec le conseil des supérieurs et des personnes sages. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Comtois, Mélina

Né(e) le 11 février 1863
Décédé(e) le 28 octobre 1917






Naissance - Mort : 1863 - 1917


BIOGRAPHIE





Née le 11 février 1863 à Saint-Jean-de-Matha, Mélina Comtois est la fille d’Évariste Comtois, cultivateur, et d’Odile Boucher.

Comme beaucoup de familles canadiennes-françaises de l’époque, la famille Comtois s’établit à Lowell, au Massachussetts, où les possibilités d’emploi sont meilleures. Mélina rencontre Louis Cyr lors d’un bal. Peu de temps après, elle retourne à Saint-Jean-de-Matha avec sa famille. Cyr ne tarde pas à la rejoindre et le couple se marie en 1882.

En 1883, Comtois et son mari retournent vivre quelque temps à Lowell pour améliorer leur situation financière. La population franco-américaine est déjà au fait des exploits de Cyr. Celui-ci se fait rapidement offrir une tournée promotionnelle dans les Maritimes. Comtois y accompagne son mari. La même année, les Cyr s’établissent à Sainte-Cunégonde (Montréal), puis Comtois accouche de son premier enfant.

En 1886, Comtois se retrouve au coeur d’un conflit qui oppose son mari à son ancien courtisan David Michaud, l’homme le plus fort du Canada. Lorsque Michaud entend parler des exploits de force de Cyr, il provoque ce dernier en duel. Cyr le bat aisément au lever de la pierre et devient alors officiellement l’homme le plus fort du Canada.

Par la suite, Comtois suit son mari dans ses tournées. Vers 1889, le couple fonde un cirque qui parcourt le Canada et les États-Unis. Comtois demeure la compagne fidèle qui épaule son mari, jusqu’à ce qu’il décède en 1912.

Elle est décédée à Saint-Jean-de-Matha le 28 octobre 1917. Elle est inhumée dans la même ville.

Elle avait épousé à Saint-Jean-de-Matha, en 1882, Louis Cyr, homme fort, fils de Pierre Cyr et de Philomène Berger; puis à Verdun (Montréal), en 1917, Germain Martin.
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Notices bibliographiques :
Ancestry.com Operations Inc. Ancestry.ca [En Ligne]. http://www.ancestry.ca/
Bibliothèque et Archives Canada. « Louis Cyr, l’homme le plus fort au monde ». Les collections numérisées du Canada. [En Ligne]. http://epe.lac-bac.gc.ca/100/205/301/ic/cdc/louiscyr/menu.htm
CLOUTIER, Richard. Louis Cyr : la marque d’un géant. Montréal, Lidec, 2013. 59 p.
CYR, Céline. « Cyr, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
WEIDER, Ben. Louis Cyr, l’homme le plus fort du monde. Montréal-Nord, vlb éditeur, 1976. 173 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Couillard, Louise

Né(e) le 30 janvier 1625
Décédé(e) le 23 novembre 1641


Naissance - Mort : 1625 - 1641


BIOGRAPHIE


Baptisée le 30 janvier 1625 à Québec, Louise Couillard est la fille de Guillaume Couillard de Lespinay, charpentier, matelot et cultivateur, et de Guillemette Hébert. Elle est la petite-fille de Louis Hébert, apothicaire et premier colon à tirer sa subsistance du sol.

Elle est décédée à Québec le 23 novembre 1641. Elle est inhumée dans la même ville.

Elle avait épousé à Québec, en 1637, Olivier Letardif, interprète, commis général de la Compagnie des Cent-Associés, procureur général et spécial de la Compagnie de Beaupré et juge prévôt de la seigneurie de la Côte-de-Beaupré, fils de Jean Letardif et de Clémence Houart.
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Notices bibliographiques :
COUILLARD-DESPRÉS, Azarie-E. Louis Hébert : premier colon canadien et sa famille. Paris, Société Saint-Augustin : Desclée de Brouwer, 1913. 152 p.
JETTÉ, René. Dictionnaire généalogique des familles du Québec des origines à 1730. Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1983. s.p.
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
TRUDEL, Marcel. « Letardif, Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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David, Françoise

Né(e) le 13 janvier 1948
Toujours en vie.






Naissance: 1948


BIOGRAPHIE





Née à Montréal en 1948, fille de Paul David, médecin, et de Nellie Maillard.

Obtint un baccalauréat en service social à l'Université de Montréal en 1972.

Fut organisatrice communautaire au Centre des services sociaux de Montréal de 1972 à 1986. Coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes du Québec de 1987 à 1994. Présidente de la Fédération des femmes du Québec de 1994 à 2001. En 2002, fut organisatrice contractuelle au sein de l'organisme Au bas de l'échelle et fondatrice du mouvement citoyen D'abord solidaires. Permanente au sein de ce mouvement jusqu'en 2006. Fondatrice, porte-parole féminine et permanente au sein du mouvement politique Option citoyenne de 2004 à 2006.

Syndicaliste au sein du syndicat du Centre des services sociaux et de la Fédération des affaires sociales, Confédération des syndicats nationaux (CSN) de 1977 à 1984. Organisatrice de la Marche des femmes contre la pauvreté Du pain et des roses en 1995. Organisatrice de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000.

Devint coporte-parole de Québec solidaire en 2006. Candidate défaite de ce parti dans Gouin en 2007 et en 2008. Élue en 2012. Réélue en 2014. Démissionna le 19 janvier 2017.

Faite chevalier de l'Ordre national du Québec en 1999. Récipiendaire du Prix Personne en 2002.

Publia Bien commun recherché. Une option citoyenne en 2004 et De colère et d'espoir en 2011.

Arrière-petite fille de Laurent-Olivier David. Petite-fille d'Athanase David. Sœur d'Hélène David. Son père fut sénateur de 1985 à 1994.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Dieu, Marie

Né(e) le 1er octobre 1632
Décédé(e) le 21 décembre 1708



Naissance - Mort : 1632 - 1708


BIOGRAPHIE



Née en octobre 1632 à Nointel, en France, Marie Dieu est la fille de Charles Dieu Garanier et de Philippe Thibolle.

Appelée par la vie religieuse, Marie Dieu entre au noviciat des Ursulines de Paris en 1653. L’année suivante, elle prend le nom de Marie de la Résurrection. Elle fait sa profession le 29 juin 1656. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Paris, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie de la Résurrection débarque à Québec en compagnie des mères Marie Lemaire des Anges, Marie Drouet de Jésus et Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Sœur converse, Marie de la Résurrection a la responsabilité de diverses tâches manuelles.

Elle est décédée à Québec le 21 décembre 1708.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Depuis son arrivée jusqu’à sa mort, elle s’est appliquée infatigablement à procurer le bien et à tous les travaux de sa condition sans s’épargner. Elle avait un esprit pacifique qui ne se plaignait jamais de personne, mais excusait toujours le prochain. Elle avait une grande fidélité à s’acquitter de ses exercices de piété, un grand respect pour ses supérieurs et supérieures. Elle était infatigable dans le travail zélé du bien commun, et très dégagée des siens propres. En un mot, elle possédait toutes les vertus de son état. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Entrées, vêtures et professions depuis l’origine de la maison jusqu’en 1787. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,5). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des soeurs converses ursulines de Paris, 1614-1789. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dodier, Marie

Né(e) le 27 janvier 1643
Décédé(e) le 3 juin 1710



Naissance - Mort : 1643 - 1710


BIOGRAPHIE



Baptisée le 27 janvier 1643 à Igé, en France, Marie Dodier est la fille de Sébastien Dodier et de Marie Belhomme.

Marie Dodier arrive au Canada vers 1644. Elle intègre le pensionnat des Ursulines de Québec le 16 août 1653, son père ayant payé sa pension pour trois ans avant de retourner en France. Appelée par la vie religieuse, elle entre au noviciat de la communauté en 1657. Elle prend le nom de Marie de la Passion en 1658, puis effectue sa profession le 4 mars 1660.

Au cours de sa vie religieuse, Marie de la Passion est une sœur converse. Ses tâches sont essentiellement d’ordre manuel. Elle assiste au fil des ans à de dures épreuves qui affectent les Ursulines de Québec, dont la mort de leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et celle de leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse est également témoin de l’incendie qui détruit le monastère de son ordre en 1686.

Elle est décédée à Québec le 3 juin 1710.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Ayant toute sa vie rempli dignement les fonctions de son état, nous pouvons dire sans exagération qu’elle a parfaitement rempli les fonctions de son état et que très difficilement en pouvons nous trouver une pareille. Dès l’âge de onze ans, elle fut mise à aider nos sœurs converses dans leurs travaux et, depuis ce temps-là jusqu’à sa mort, elle a toujours soutenu le faix du travail sans jamais se relâcher, se portant avec joie et charité à soulager tout le monde n’attendant pas qu’on la prie, mais prévenant avec un cœur et un visage ouvert les personnes qui avaient besoin de son assistance. [...] Elle possédait parfaitement l’esprit de sa vocation étant laborieuse, humble et charitable, fidèle à la garde de ses règles et disposée à obliger tout le monde, ne se plaignant jamais d’avoir trop d’occupation, fuyant l’oisiveté et étant toujours prévenante dans les travaux communs. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Drouet, Marie

Né(e) le 24 juin 1637
Décédé(e) le 26 octobre 1709



Naissance - Mort : 1637 - 1709


BIOGRAPHIE



Née le 24 juin 1637 à Bourges, en France, Marie Drouet est la fille de Jean Drouet, avocat, et de Marie Balsagette.

Appelée par la vie religieuse, Marie Drouet entre au monastère des Ursulines de Bourges, où elle est admise au noviciat vers 1650. Elle prend ensuite le nom de Marie de Jésus, puis effectue sa profession en 1652. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr Jean de Montpezat de Carbon, archevêque de Bourges, qui lui permet de quitter son couvent.

Le 19 septembre 1671, Marie de Jésus débarque à Québec en compagnie des sœurs Marie Lemaire des Anges, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph. À titre d’infirmière, elle prend soin de Marie de l’Incarnation jusqu’à sa mort en 1672. Au fil des ans, elle remplit différentes fonctions au sein des Ursulines de Québec. Supérieure de 1682 à 1688, elle lance les travaux de reconstruction du monastère, ravagé par les flammes en 1686. Elle œuvre également en tant que maitresse des novices de 1691 à 1694, maitresse générale des pensionnaires en 1694, dépositaire de 1694 à 1697 et assistante de 1700 à 1703.

Lorsque les Ursulines fondent un second monastère à Trois-Rivières en 1697, elle est élue supérieure de la communauté naissante. Cette année-là, elle se rend dans la cité de Laviolette, où elle a la responsabilité d’y établir une école et un hôpital. Elle rentre au monastère de Québec en 1700, à l’appel de Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, et y demeure jusqu’à son retour à Trois-Rivières en 1703. Durant les six années qui suivent, elle se retrouve une fois de plus à la tête de la communauté trifluvienne.

Elle est décédée à Trois-Rivières le 26 octobre 1709. Elle est inhumée dans la même ville, sous la chapelle des Ursulines.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une très bonne religieuse et bien capable de servir la religion dans tous ces emplois. Entendue dans les affaires, un bon esprit droit et propre à maintenir la paix dans une communauté, dont elle portait les intérêts et ne s’est point épargnée pour l’acquit des emplois qu’on a confiés à ses soins pendant les 38 années accomplies qu’elle a passées en ce pays, où elle a été presque toujours dans les premières charges ayant été supérieure, assistante, dépositaire, maitresse des novices, maitresse générale des classes et secrétaire du chapitre, première portière, infirmière des religieuses. [...] Elle avait une dévotion au saint Enfant Jésus. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
GERMAIN, Thérèse. Autrefois, les ursulines de Trois-Rivières : une école, un hôpital, un cloître. Québec, Anne Sigier, 1997. 343 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
Soeur Marguerite-Marie. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Trois-Rivières, P. V. Ayotte, 1888. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,6). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Duquet, Agnès

Né(e) le 6 décembre 1648
Décédé(e) le 4 avril 1702



Naissance - Mort : 1648 - 1702


BIOGRAPHIE



Baptisée le 6 décembre 1648 à Québec, Agnès Duquet est la fille de Denis Duquet, soldat et seigneur, et de Catherine Gauthier.

Agnès Duquet entre durant un mois au pensionnat des Ursulines de Québec en 1657, par crainte des Iroquois. Deux ans plus tard, elle retourne en pension, où elle séjourne par intermittence. Elle bénéficie notamment de l’aide financière consentie par Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté le 2 juillet 1667, puis prend le nom d’Agnès de la Nativité. L’ursuline effectue sa profession le 3 juillet 1669.

Quelques années après qu’Agnès de la Nativité ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice madame de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Agnès de la Nativité œuvre comme cellérière, portière, infirmière, robière, lingère, maitresse des classes et maitresse générale des pensionnaires (1697-1702). Elle développe par ailleurs des habiletés pour la dorure, au contact de certaines ursulines venues de France.

Elle est décédée à Québec le 4 avril 1702.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette chère sœur avait un très bon naturel de l’esprit, un bon jugement, adroite et intelligente, et avait toutes les qualités requises pour remplir avec succès toutes les fonctions d’une bonne religieuse ursuline. Sa vertu particulière et qui faisait comme son propre caractère était l’humilité [...] Pieuse et dévote, elle avait une conscience tendre et délicate [...] Son amour et son zèle pour le bien commun lui a fait consumer sa vie et sa santé à travailler sans relâche et prenant même sur le repos de la nuit pour avancer ses ouvrages, car dans les moments que ses emplois lui laissaient libres, elle s’employait à dorer et graver des ciboires, des figures de la Sainte Vierge, des chandeliers et vases à fleurs et autres ouvrages. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Flécelles, Marguerite de

Né(e) le 28 mai 1614
Décédé(e) le 3 juin 1695



Naissance - Mort : 1614 - 1695


BIOGRAPHIE



Née le 28 mai 1614 à Paris, Marguerite de Flécelles est la fille de Jacques de Flécelles, conseiller du roi et trésorier des ponts et chaussées de France, et d’Anne de la Ville.

Marguerite de Flécelles entre d’abord comme pensionnaire chez les Ursulines de Paris en 1626, avant d’entreprendre son noviciat trois ans plus tard. Ses parents étant décédés, c’est son oncle qui, à titre de tuteur, s’engage à payer sa dot. En 1630, elle prend l’habit religieux sous le nom de Marguerite de Saint-Athanase. Elle est ensuite reçue professe le 3 juin 1632. Répondant à l’appel des Ursulines de Québec qui souhaitent augmenter leurs effectifs, elle quitte sa communauté le 8 mars 1640. Elle s’embarque à Dieppe, poursuivant l’objectif d’aider à l’établissement d’un séminaire pour les petites autochtones au Canada.

Arrivée à Québec en juillet 1640 en compagnie de mère Anne Le Bugle de Sainte-Claire, Marguerite de Saint-Athanase rejoint les trois ursulines qui y sont installées depuis peu. Elle commence alors l’apprentissage des langues autochtones. Au sein de sa communauté, elle occupe diverses charges, dont assistante (1654-1657, 1663-1669, 1678-1685), zélatrice (1685-1691), maitresse des novices et maitresse générale des pensionnaires.

Marguerite de Saint-Athanase est la première, en 1645, à assumer la fonction de supérieure, après les deux mandats initiaux de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle dirige les Ursulines de Québec en alternance avec cette dernière, soit de 1645 à 1651, de 1657 à 1663 et de 1669 à 1675. Sept ans plus tard, elle demande à Mgr François de Laval qu’on la dispense de figurer une fois de plus parmi les candidates à ce poste.

Au fil des ans, Marguerite de Saint-Athanase joue un rôle important dans les moments difficiles que traverse sa communauté. Lors de l’incendie qui détruit le monastère en 1650, elle ouvre les portes, permettant aux autres religieuses de sortir indemnes du bâtiment en flamme. En 1672, elle assiste à la mort de Marie de l’Incarnation et prend la responsabilité d’en informer les supérieures françaises de son ordre.

Elle est décédée à Québec le 3 juin 1695.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : « Son amour et tendresses envers toutes ses sœurs la rendait la mère universelle et la consolation des affligées se faisant un vrai plaisir d’aider et soulager toutes celles qu’elle croyait en avoir besoin. Autant qu’elle méprisait les maux qu’elle souffrait jugeant que l’on avait trop de compassion d’elle, autant avait-elle d’empressement et de charité à procurer le soulagement aux autres ne trouvant jamais les maux des autres petits. Elle aimait le travail et l’on n’a pas pu la dispenser des travaux communs comme servir en table, balayer, laver les écuelles, même la lessive. »

Dans une lettre datée du 14 septembre 1645, Marie de l’Incarnation complimente Marguerite de Saint-Athanase, nouvellement élue supérieure: « C’est une très-digne et vertueuse religieuse, qui passa en Canada la seconde année de notre établissement: remerciez s’il vous plaît notre Seigneur de nous l’avoir donnée. »
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Notices bibliographiques :
Mère Sainte-Croix. Glimpses of the Monastery. Scenes from the History of the Ursulines of Quebec during two hundred years, 1639-1839. Québec, L. J. Demers et Frère, 1897. s.p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gasnier, Anne

Né(e) le 1er janvier 1611
Décédé(e) le 27 juin 1698



Naissance - Mort : 1611 - 1698


BIOGRAPHIE



Anne Gasnier est principalement connue comme l’accompagnatrice des Filles du roi au cours des années 1660. Elle fait plusieurs voyages en France pour recruter des filles désireuses de fonder un foyer au Canada puis leur fournit, à Québec, gîte et couvert.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gérin-Lajoie, Marie

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.





Naissance - Mort : 1890 – 1971


BIOGRAPHIE




Marie Gérin-Lajoie, féministe, pionnière du travail social et fondatrice de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil (née le 9 juin 1890 à Montréal, Québec; décédée le 7 janvier 1971 à Montréal, Québec). Elle est la fille de Marie Gérin-Lajoie (née Lacoste), une pionnière de la défense des droits des femmes au Québec. Elle est la première Canadienne française à décrocher un baccalauréat ès arts (1911).



Une famille engagée

Marie Gérin-Lajoie est issue d’une famille de la bourgeoisie canadienne-française très engagée intellectuellement, socialement et politiquement dans son milieu. Son père, Henri Gérin-Lajoie, un avocat de Montréal, est le fils du poète Antoine Gérin-Lajoie, le petit-fils du journaliste Étienne Parent et le frère du sociologue Léon Gérin. Sa mère, Marie Lacoste (aussi appelée Marie Gérin-Lajoie), est une pionnière de la défense des droits des femmes au Québec (voir Mouvement des femmes). Avec Caroline Béïque, elle fonde la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (1907) qui rassemble des femmes francophones d'organismes professionnels et de bienfaisance. La FNSJB participe à certaines luttes féministes comme l’accès des femmes aux études supérieures (voir Histoire de l’éducation) et la réforme du Code civil.

Ses tantes, Justine et Thaïs Lacoste, sont aussi d'actives réformatrices sociales. Ainsi, Justine Lacoste-Beaubien fonde aux côtés d’Irma Levasseur, première femme médecin canadienne-française, l’hôpital Sainte-Justine pour enfants de Montréal. Journaliste, Thaïs Lacoste-Frémont est très engagée dans le combat pour le droit de vote des femmes. Envoyée en 1932 à titre déléguée canadienne à la Société des Nations, elle est la première Canadienne française à occuper un poste officiel au Canada.



La première bachelière canadienne-française

Convaincue de l’importance de l’éducation chez les filles et partisane de l’accès des femmes aux études supérieures, Marie Lacoste fera tout en son pouvoir pour que sa fille poursuive ses études aussi longtemps qu’elle le souhaite. En 1908, Lacoste participe à la fondation de l’École d’enseignement supérieur. Affilié à l’Université Laval de Montréal (devenue l’Université de Montréal), ce premier collège classique pour filles est placé sous la direction des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. Marie Gérin-Lajoie qui fréquente l’établissement devient, en 1911, la première bachelière ès arts d’origine canadienne-française à décrocher ce diplôme au Québec. Elle se classe même première à l’échelle provinciale devant ses collègues masculins.

Toutefois, comme les femmes ne sont toujours pas admises dans les universités francophones, Marie Gérin-Lajoie décide de s’initier elle-même aux sciences sociales par la lecture de nombreux ouvrages. Elle écrit dans La Bonne Parole, le journal de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et s’engage activement au sein de cet organisme. En 1918, elle s’exile aux États-Unis et s’inscrit à l’Université Columbia de New York en service social.



La fondation de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil

À son retour au pays, Marie Gérin-Lajoie travaille auprès des familles défavorisées de Montréal et crée un département de service social au sein de l’hôpital Sainte-Justine. Dans la continuité de l’œuvre entreprise par sa mère et ses tantes, Marie souhaite améliorer les conditions de vie des femmes et des familles. En 1923, elle prend le voile et fonde une communauté religieuse, l'Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Axé sur l'action communautaire, le service social et la formation familiale et sociale, cet organisme s’engage à lutter contre les inégalités sociales et économiques. Au fil des années, la communauté met sur pied de nombreux centres sociaux, terrains de jeux et maisons d'hébergement dans les paroisses défavorisées de Montréal.

Afin de former des travailleurs sociaux, Marie Gérin-Lajoie ouvre aussi une école d'action sociale en 1931. En 1939, elle contribue à la création de l'École de service social de l'Université de Montréal, où elle enseigne pendant de nombreuses années.



Son héritage

En 1996, l’Institut de Notre-Dame-du-Bon-Conseil a créé le Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie (CFSMGL). Celui-ci a pour mission d’encourager « l’engagement citoyen responsable afin de lutter contre l’injustice et la violence sous toutes ses formes ». Les activités privilégiées sont la réflexion sur les différents enjeux sociaux, la formation pour le développement d’une culture de paix et la médiation citoyenne.

Depuis 1994, le parc Marie-Gérin-Lajoie, situé dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce à Montréal en l’honneur de la mère et de la fille, commémore leur lutte commune pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.



Publications

La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et ses associations professionnelles (Montréal : Secrétariat de l'École sociale populaire, 1911).

Les Cercles d'études féminins (Montréal : Secrétariat de l'École sociale populaire, 1916).

Le retour de la mère au foyer (Montréal : Secrétariat de l'École sociale populaire, 1932).

Femme de désir, femme d'action. Écrits spirituels de Marie Gérin-Lajoie (1890–1971), (Montréal : Paulines, 2003).

Source : Encyclopédie canadienne



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Gibault du Breuil, Marie

Né(e) le 1er janvier 1635
Décédé(e) le 18 juillet 1715



Naissance - Mort : 1635 - 1715


BIOGRAPHIE



Marie Gibault du Breuil est née en France vers 1635.

Appelée par la vie religieuse, Marie Gibault du Breuil entre chez les Ursulines de Bourges, où elle prend le nom de Marie de Saint-Joseph. Elle fait sa profession probablement vers 1652. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr Jean de Montpezat de Carbon, archevêque de Bourges, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie de Saint-Joseph débarque à Québec en compagnie des sœurs Marie Lemaire des Anges, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Drouet de Jésus. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit le monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Marie de Saint-Joseph occupe diverses fonctions, dont dépositaire (1672-1675), assistante (1685-1688) et maitresse des novices (1694-1700). Elle est élue supérieure en 1675, responsabilité qu’elle assume jusqu’en 1682, puis pour deux mandats supplémentaires de 1688 à 1694.

Elle est décédée à Québec le 18 juillet 1715.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « La mère Marie de Saint-Joseph mériterait un éloge complet tant sa vertu nous a édifiée depuis son arrivée en ce pays, mais j’aime mieux n’en rien dire que de ternir l’éclat de ses vertus par un discours, ou des termes dont l’expression n’approcherait pas de l’estime que j’en voudrais donner. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
Mère Sainte-Croix. Glimpses of the Monastery. Scenes from the History of the Ursulines of Quebec during two hundred years, 1639-1839. Québec, L. J. Demers et Frère, 1897. s.p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,6). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Giffard, Marie-Françoise

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




BIOGRAPHIE



Marie-Françoise Giffard est la première religieuse d’origine canadienne. Fille de Robert Giffard et de Marie Regnouard, elle se joint à la congrégation des Augustines de l’Hôtel-Dieu en octobre 1648. Elle se démarque comme hospitalière par sa vivacité d’esprit, sa grande humilité et sa nature charitable.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Godefroy, Charlotte

Né(e) le 20 mai 1650
Décédé(e) le 13 janvier 1720



Naissance - Mort : 1650 – 1720


BIOGRAPHIE



Née vraisemblablement le 20 mai 1650 à Québec, Charlotte Godefroy est la fille de Jean-Paul Godefroy, interprète, contrôleur général de la Communauté des Habitants, officier et trafiquant de fourrures, et de Marie-Madeleine Legardeur de Repentigny. Elle est la cousine de Jeanne-Louise Godefroy de Saint-François-Xavier, religieuse ursuline.

Charlotte Godefroy entre au pensionnat des Ursulines de Québec en 1666. Appelée par la vie religieuse, elle est reçue novice en 1667, puis prend le nom de Charlotte du Saint-Sacrement l’année suivante. Elle effectue sa profession le 21 novembre 1669. Ses parents étant décédés, son héritage familial lui permet de payer sa dot.

Quelques années après que Charlotte du Saint-Sacrement ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Elle est décédée à Québec le 13 janvier 1720.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : « Quoiqu’elle est eut toujours bien vécu et rempli ses devoirs de bonne religieuse, elle a redoublé le pas sur ses dernières années. Ce que nous regardons comme une récompense du zèle infatigable qu’elle a toujours eu pour la décoration des temples du seigneur. Nous sommes redevables en partie à cette chère défunte des ornements qui embelliront notre église, quand elle sera achevée. Nous pouvons dire qu’elle y a consommé son temps et ses forces. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
VACHON, André. « Godefroy, Jean-Paul ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Godefroy, Jeanne-Louise

Né(e) le 11 avril 1644
Décédé(e) le 28 juin 1713



Naissance - Mort : 1644 – 1713


BIOGRAPHIE



Baptisée le 11 avril 1644 à Trois-Rivières, Jeanne-Louise Godefroy est la fille de Jean Godefroy de Lintot, interprète et seigneur, et de Marie Leneuf. Elle est la cousine de Charlotte Godefroy du Saint-Sacrement, religieuse ursuline.

Jeanne-Louise Godefroy entre en 1648 comme pensionnaire chez les Ursulines de Québec, où elle étudie par intermittence jusqu’en 1658. Elle bénéficie des enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation et de l’appui financier de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, qui assume durant quelque temps les frais de sa pension. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté en 1659, avant de prendre le nom de Louise de Saint-François-Xavier. Elle effectue sa profession le 1er août 1661.

Quelques années après que Louise de Saint-François-Xavier ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Louise de Saint-François-Xavier occupe notamment les fonctions de portière, de dépositaire (1691-1694, 1703-1706), de maitresse des novices (1701-1703, 1706-1709), de zélatrice (1710-1712) et de maitresse générale du pensionnat.

Elle est décédée à Québec le 28 juin 1713.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle était humble et, quoi qu’ayant un esprit célère, elle était cependant personne à prendre et demander conseil sur les moindres choses. Elle avait une âme très innocente, charitable et bienfaisante. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Grace Ritchie, Octavia

Né(e) le 16 janvier 1868
Décédé(e) le 1er février 1948







Naissance - Mort : 1868 – 1948


BIOGRAPHIE






Octavia Grace Ritchie, née England, médecin et éducatrice (née à Montréal le 16 janvier 1868 ; décédée à Montréal le 1er février 1948). Brillante élève, elle se vit d'abord refuser l'admission à McGill, mais le principal, Sir J.W. Dawson, céda à sa demande après que Donald A. Smith eut fait un don de 50 000 $ pour l'éducation des femmes dans cette université. En 1888, première femme major de promotion à McGill, elle exigea avec audace, mais sans succès, son admission à la Faculté de médecine. Après avoir intégré le Kingston Women's Medical College, elle poursuivit ses études à Bishop's, où elle obtint son diplôme, devenant ainsi la première femme à recevoir un diplôme de médecine au Québec (1891). Suite à des études à l'étranger, elle fut nommée gynécologue adjointe à l'Hôpital Western de Montréal et démonstratrice d'anatomie à Bishop's. Elle continua d'exercer la médecine et de s'impliquer activement dans des groupes locaux, nationaux et internationaux promouvant des causes humanitaires et les droits des femmes.

Source : Encyclopédie canadienne



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Hébert, Guillemette

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 20 octobre 1684



Naissance - Mort : 1606 – 1684


BIOGRAPHIE



Née vers 1606 en France, Guillemette Hébert est la fille de Louis Hébert, apothicaire et agriculteur, et de Marie Rollet.

Guillemette Hébert arrive avec sa famille à Québec au cours du printemps 1617. À la mort de son père, en 1627, elle devient responsable, avec son mari, Guillaume Couillard, du patrimoine familial. Elle habite alors la seule habitation privée à Québec. Lors de la prise de Québec par les frères Kirke en 1629, elle fait partie des quelques Français et Françaises qui demeurent à Québec.

Marraine de plusieurs jeunes Amérindiens, Guillemette Hébert accueille Charité et Espérance, deux petites Amérindiennes adoptées par Samuel de Champlain qui retourne en France pendant cette période. Elle maintient à son service Olivier Le Jeune, un domestique Malgache qu'elle fait instruire et baptiser. De nombreuses autres personnes habitent la résidence de la famille Couillard. En 1648, dix enfants et plusieurs serviteurs forment le ménage.

Relativement aisée, Guillemette Hébert fait des dons à l'Église en 1652 et à l'Hôtel-Dieu en 1655 et en 1659. En 1666, trois années après le décès de son époux, Guillemette Hébert vend le fief du Sault-au-Matelot à Mgr François de Laval pour la construction du petit séminaire de Québec. Devenue invalide, elle se retire au couvent de l'Hôtel-Dieu et y demeure comme pensionnaire jusqu'à sa mort.

Elle est décédée à Québec le 20 octobre 1684. Elle est inhumée dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu.

Elle avait épousé à Québec, en 1621, Guillaume Couillard, charpentier, matelot et calfat, fils de Guillaume Couillard et d'Élisabeth de Vesins.
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Notices bibliographiques :
BENNETT, Ethel M. G. « Hébert, Guillemette ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
TREMBLAY, Sylvie. « Les descendants de Louis Hébert, mythe ou réalité? ». Cap-aux-Diamants. No 58 (1999), p. 50.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lauson, Marie-Madeleine de

Né(e) le 8 juin 1654
Décédé(e) le 8 juin 1731



Naissance - Mort : 1654 – 1731


BIOGRAPHIE



Baptisée le 8 juin 1654 à Québec, Marie-Madeleine de Lauson est la fille de Jean de Lauson, grand sénéchal de la Nouvelle-France et seigneur, et d’Anne Després. Elle est la sœur d’Angélique de Lauson du Saint-Esprit, religieuse ursuline.

Marie-Madeleine de Lauson entre au pensionnat des Ursulines de Québec vers 1662. Son père étant décédé, c’est son oncle Charles de Lauson de Charny qui assure sa tutelle et les frais de sa pension. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat des Ursulines le 8 septembre 1668. Elle prend ensuite le nom de Marie-Madeleine de Saint-Charles, puis effectue sa profession le 14 septembre 1672. Elle assiste entre-temps à la mort de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et à celle de la fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation. Une autre épreuve affecte l’ursuline en 1686, alors que son monastère est détruit par un incendie.

Au sein de sa communauté, Marie-Madeleine de Saint-Charles œuvre successivement à l’éducation des jeunes autochtones et à l’infirmerie. Elle occupe par la suite les offices de cellérière et de portière. Élue zélatrice en 1717, elle remplit cette charge jusqu’en 1723.

Elle est décédée à Québec le 8 juin 1731.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle ignorait entièrement le monde où elle n’avait pour ainsi dire fait que passer, s’étant faite religieuse fort jeune dans cette maison où elle a vécu dans une grande simplicité. Ses vertus principales étaient l’humilité, la charité, la patience et la mortification. Son humilité lui donnait de bas sentiments d’elle-même. Et quoi qu’elle fut sortie d’une bien illustre maison et qu’on se fut obligé en la recevant de lui faire rendre bien de petits services par une sœur converse à cause de ses infirmités, elle n’a jamais voulu jouir de ce privilège, elle rendait au contraire service à tout le monde. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Ber, Marie

Né(e) le 1er janvier 1643
Décédé(e) le 2 octobre 1714



Naissance - Mort : 1643 – 1714


BIOGRAPHIE



Née vers 1643 à Pîtres, en France, Marie Le Ber est la fille de Robert Le Ber et de Colette Cavelier. Elle est la tante de Jeanne Le Ber, recluse.

Marie Le Ber quitte la France pour le Canada, où elle rejoint ses frères Jacques et François. Après avoir passé vraisemblablement deux ans à Ville-Marie (Montréal), elle entre au noviciat des Ursulines de Québec en 1668. Elle fait ensuite don à son frère Jacques de son fief de l’île Saint-Paul (île des Sœurs), obtenu auparavant de Jean de La Vigne. La postulante est la dernière novice à suivre les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle prend l’habit religieux en 1669 sous le nom de Marie de l’Annonciation, puis effectue sa profession le 15 octobre 1670.

Peu de temps après que Marie de l’Annonciation ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Marie de l’Annonciation occupe notamment les fonctions de cellérière et de lingère.

Elle est décédée à Québec le 2 octobre 1714.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle embrassa la vie religieuse avec une ferveur merveilleuse, exacte à la garde des règles. [...] Elle a rempli les offices les plus laborieux. Elle a donné plus de 25 ans le réveil, se levant dès trois heures et demie du matin. [...] Elle avait une douceur inaltérable, jamais rien ne sortait de sa bouche qui ne fut rempli de charité. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Boutz, Anne

Né(e) le 1er janvier 1620
Décédé(e) le 25 septembre 1680



Naissance - Mort : 1620 – 1680


BIOGRAPHIE



Anne Le Boutz est née en France vers 1620.

Appelée par la vie religieuse, Anne Le Boutz entre en 1640 chez les Ursulines de Tours, où elle prend le nom d’Anne de Notre-Dame. Elle fait sa profession vers 1642, puis quitte sa communauté pour rejoindre les Ursulines de Québec.

Le 14 juillet 1644, Anne de Notre-Dame arrive à Québec en compagnie de mère Anne Compain de Sainte-Cécile. Après avoir intégré le couvent de son ordre, elle amorce l’apprentissage de la langue algonquine et enseigne aux jeunes autochtones. En 1646, elle a la responsabilité des pensionnaires aux côtés de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle remplit par ailleurs, jusqu’en 1660, l’office de maitresse des novices.

Anne de Notre-Dame assiste au fil du temps à de dures épreuves qui affectent sa communauté. En 1650, elle est témoin de l’incendie qui détruit son monastère. À la mort de la révérende mère Marie de l’Incarnation en 1672, elle devient la dernière ursuline de Québec issue de la communauté tourangelle.

Elle est décédée à Québec le 25 septembre 1680.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette même année, le 25 septembre, la mère Anne le Boue de Notre-Dame, professe de Tours ayant passé 36 ans dans cette communauté avec édification et rendu de très bons services en cette maison, est enfin décédée en ce jour nous laissant toutes embaumées de ces vertus qu’elle a toutes couronnées par sa patience. Dieu l’ayant exercée par de très grandes croix qu’elle a soutenues avec une très grande fidélité envers Dieu et grand zèle pour l’instruction de la jeunesse joint à une charité universelle. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « Son particulier caractère a été une grande fidélité et constance à soutenir de grandes épreuves, dont il a plu à Dieu l’exercer pendant près de dix-huit ans, un grand zèle pour l’institut et une charité universelle envers le prochain avec une grande patience. »

Dans une lettre datée du 13 octobre 1660, Marie de l’Incarnation indique qu’elle est « trop libre à dire ses sentiments et qu’elle les change un peu trop facilement, ce qui choque extrêmement celles qui ne connaissent pas son fond: car au reste elle est très-vertueuse et très-exacte en matière de régularité. »

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Bugle, Anne

Né(e) le 12 mars 1606
Décédé(e) le 15 novembre 1677



Naissance - Mort : 1606 – 1677


BIOGRAPHIE



Née le 12 mars 1606 à Crépy-en-Valois, en France, Anne Le Bugle est la fille d’Ezéchiel Le Bugle, récepteur des tailles de la ville de Crépy-en-Valois, et de Marie Pil (Pille).

Anne Le Bugle intègre vers 1624 le pensionnat des Ursulines d’Eu. Elle entre ensuite comme novice chez les Ursulines de Paris en 1626. L’année suivante, elle prend l’habit religieux sous le nom d’Anne de Sainte-Claire. Son père étant décédé, c’est sa mère qui assume les frais de sa dot. Elle est reçue professe le 1er mai 1629. Répondant à l’appel des Ursulines de Québec qui souhaitent augmenter leurs effectifs, elle quitte sa communauté le 8 mars 1640. Elle s’embarque à Dieppe, poursuivant l’objectif d’aider à l’établissement d’un séminaire pour les petites autochtones au Canada.

Arrivée à Québec en juillet 1640 en compagnie de mère Marguerite de Flécelles de Saint-Athanase, Anne de Sainte-Claire rejoint les trois ursulines qui y sont installées depuis peu. Elle entreprend alors l’apprentissage de la langue algonquine et huronne. Au sein de sa communauté, elle exerce notamment les fonctions de cellérière, d’apothicairesse, de maitresse des novices et de maitresse générale des élèves. La religieuse est également élue dépositaire, charge qu’elle remplit de 1651 à 1657 et de 1663 à 1669.

Au fil des ans, Anne de Sainte-Claire assiste à diverses épreuves qui affectent sa communauté, dont l’incendie qui détruit son monastère en 1650. Elle est également témoin de la mort de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et de la fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec le 15 novembre 1677.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Le 16ème (sic) novembre de cette année décéda sœur Anne Le Bugle de Ste Claire, professe du grand couvent de Paris, qui a rendu de très bons services à notre communauté pendant 36 ans qu’elle y a vécu avec édification, ayant exercée pendant plusieurs années à la satisfaction du dedans et du dehors les offices de dépositaire, maitresse des novices, maitresse générale des pensionnaires et externes, première portière et la plupart des offices communs. Elle avait un amour tendre pour notre seigneur, une confiance parfaite en sa providence, dont elle a souvent expérimenté des effets particuliers pendant qu’elle était dépositaire. Sa ferveur était incomparable accompagnée d’un grand zèle pour notre Institut. »

Dans une lettre circulaire datée du 15 novembre 1677, la supérieure Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph écrit: « Étant arrivée en ce pays en 1640, elle fit éclater une infinité de belles vertus. Sa piété lui faisait tout entreprendre pour le service de Dieu, et l’ornement des autels, sans épargner nulles fatigues, et ayant mille inventions pour leur décoration. [...] C’était son plaisir et ses délices d’avoir soin de la chapelle des Saints que nous avons fait construire pour honorer les saintes reliques que nous avons en quantité. Elle s’est appliquée jusqu’à la fin de sa vie avec ferveur et persévérance à orner ce saint lieu. [...] Elle a été toute sa vie un modèle achevé d’une vraie et parfaite religieuse ursuline. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Volume 2. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 1972. 607 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Archives du monastère des Ursulines de Québec (document 1/E11,3,5,52). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lebel, Sonia

Date exacte de naissance inconnue.
Toujours en vie.





Naissance: 1968


BIOGRAPHIE





Formation
Barreau du Québec (1991)
Baccalauréat en droit, Université de Montréal
Diplôme d’études collégiales (DEC) en sciences pures et appliquées
Expérience professionnelle
Procureure en chef, Commission Charbonneau (2012-2015)
Substitut du procureur général, ministère de la Justice, et procureure aux poursuites criminelles et pénales, Directeur des poursuites criminelles et pénales (1991-2017)
Engagement communautaire et politique
Directrice adjointe, cabinet de François Legault, 3e groupe d’opposition (Coalition avenir Québec), Assemblée nationale du Québec (mars 2017 – août 2018)

Source : Assemblée nationale du Québec



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Lemaire, Marie

Né(e) le 11 décembre 1641
Décédé(e) le 13 décembre 1717






Naissance - Mort : 1641 – 1717


BIOGRAPHIE




Née le 11 décembre 1641 à Paris, Marie Lemaire (Le Maire) est la fille de Jean-Baptiste Lemaire, marchand, et de Marie Marcadé.

Marie Lemaire est pensionnaire au monastère des Ursulines de Paris durant trois ans. En 1657, elle entre au noviciat, puis prend le nom de Marie des Anges. Son père étant décédé, c’est son oncle qui, à titre de tuteur, paye sa dot. Elle effectue sa profession religieuse le 16 juin 1659. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Paris, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie des Anges débarque à Québec en compagnie des sœurs Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Drouet de Jésus. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686. À la suite de cet événement, elle dirige la construction d’un nouveau couvent et d’une chapelle. Elle entreprend également d’importants travaux d’agrandissement du monastère à partir de 1712. Trois ans plus tard, après la mort de Marie de Saint-Joseph, elle devient la dernière représentante des Ursulines venues de France du vivant de Marie de l’Incarnation.

Marie des Anges exerce plusieurs fonctions au sein de la communauté de Québec. Elle est notamment zélatrice (1682-1685, 1706-1712), assistante (1688-1694), supérieure (1694-1700, 1712-1717) et maitresse des novices (1703-1706). Sur le plan artistique, elle est réputée pour ses travaux de broderie et de dentelle ainsi que pour la confection de reliquaires. Sa présence entraîne une professionnalisation des arts de l’aiguille au monastère.

Suivant le désir de Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, Marie des Anges part en 1700 pour Trois-Rivières, où elle est élue supérieure. Elle réintègre le couvent de Québec de 1703 à 1709, puis retourne diriger la communauté trifluvienne de 1710 à 1712. Cette année-là, elle rentre définitivement à Québec.

Elle est décédée à Québec le 13 décembre 1717.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle aimait à travailler pour la décoration des temples du seigneur et il n’y a guère d’église dans la Nouvelle-France qui n’ait de ses ouvrages. Les plus beaux ornements de notre sacristie sont de son adresse avec celles de nos jeunes sœurs qu’elle a dressées et formées en partie à la broderie. [...] elle ne perdait pas un moment étant toujours occupée à faire des fleurs, où elle réussissait admirablement bien. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « Elle a travaillé infatigablement à la bâtisse de notre église, chœur et parloirs. Si elle avait vécu, elle aurait assurément achevé son ouvrage qu’elle n’a laissé qu’ébauché. [...] Elle avait un cœur généreux et bienfaisant au possible, charitable envers les pauvres, donnant tout ce qu’elle pouvait afin de les soulager. »

Dans une lettre rédigée en 1671, Marie de l’Incarnation indique à propos des deux ursulines de Paris reçues cette année-là: « Ce sont des filles très-cordiales et très-humbles, en sorte que quand on ne leur accorde pas de venir avec nous, elles ne laissent pas de nous aimer, et elles n’envisagent ce refus, qu’à cause qu’elles en sont indignes ; c’est ainsi qu’elles parlent d’elles-mêmes, quoi qu’en effet ce soient de très-riches sujets. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
Soeur Marguerite-Marie. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Trois-Rivières, P. V. Ayotte, 1888. s.p.
TURGEON, Christine. Le fil de l’art : les broderies des Ursulines de Québec. s.l. Musée du Québec, 2002. 153 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,5). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lemaître, Anne

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




BIOGRAPHIE



Anne Lemaître est une fille du roi arrivée en 1663 avec sa belle-fille et ses deux petits-enfants. Veuve de son premier mariage en France, elle débarque dans la colonie et épouse à Québec Adrien Blanquet, habitant et sellier. Elle exerce la fonction de sage-femme.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lézeau, Catherine

Né(e) le 1er janvier 1613
Décédé(e) le 26 octobre 1684



Naissance - Mort : 1613 - 1684


BIOGRAPHIE



Catherine Lézeau est née à Marans, en France, vers 1613.

Arrivée en Nouvelle-France en 1641, Catherine Lézeau loge chez le seigneur Pierre de Puiseaux, dont la maison est située dans le fief Saint-Michel, près de Sillery (Québec). Elle y fait notamment la rencontre de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie et de Jeanne Mance, qui s’apprêtent toutes deux à partir à Ville-Marie (Montréal) avec les autres membres de la Société de Notre-Dame de Montréal. En 1642, elle se rend à Ville-Marie, où elle figure parmi les premiers colons de la cité naissante. À titre d’aide-infirmière, elle assiste Jeanne Mance dans son projet d’y établir un hôpital, l’Hôtel-Dieu. À l’hiver 1645-1646, elle y soigne des Autochtones.

Appelée par la vie religieuse, Catherine Lézeau entre au noviciat des Ursulines de Québec en 1646. Lors de sa vêture, le 24 février 1647, elle prend le nom de Catherine de Sainte-Ursule, puis fait sa profession le 25 novembre 1648. Les frais de sa dot sont assumés par madame de La Peltrie.

Première soeur converse ayant prêté ses voeux au Canada, Catherine de Sainte-Ursule effectue essentiellement des tâches d’ordre manuel au sein de sa communauté. Elle assiste au fil des ans à de dures épreuves qui affectent les Ursulines de Québec, dont la mort de leur bienfaitrice madame de La Peltrie en 1671 et celle de leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec, vraisemblablement le 26 octobre 1684.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : «Elle avait un grand amour de Dieu et mépris du monde et de toutes ces façons de faire, une grande piété, charité, zèle de la gloire de Dieu et du salut des âmes accompagnée de ferveur, haine du péché, mépris d’elle-même. L’on peut dire avec vérité de cette chère défunte qu’elle avait toutes les vertus sur tous, un désir insatiable d’entendre la parole de Dieu en sorte qu’on lui peut bien appliquer la béatitude des faméliques.»
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
DEROY-PINEAU, Françoise. Jeanne Mance. De Langres à Montréal : la passion de soigner. Montréal, Bellarmin, 1995. 167 p.
DEROY-PINEAU, Françoise. Madeleine de La Peltrie, amazone du nouveau monde : Alençon 1603-Québec 1671. Montréal, Bellarmin, 1992. 262 p.
DEROY-PINEAU, Françoise. Marie de l’Incarnation : femme d’affaires, mystique et mère de la Nouvelle-France. Montréal, Bibliothèque québécoise, 2008. 329 p.
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lézenet, Anne de

Né(e) le 1er janvier 1605
Décédé(e) le 1er janvier 1657


Naissance - Mort : 1605 – 1657


BIOGRAPHIE




Anne de Lézenet est née en France vers 1605.

Appelée par la vie religieuse, Anne de Lézenet entre chez les Ursulines de Ploërmel, en France, où elle prend le nom d’Anne des Séraphins, puis effectue sa profession. Elle quitte sa communauté en 1643.

Cette année-là, Anne des Séraphins arrive à Québec, où elle rejoint les Ursulines qui y sont établies. Elle œuvre notamment à l’enseignement des jeunes filles. En 1650, lors de l’incendie qui détruit le couvent de son ordre, elle est la première à s’éveiller et à donner l’alerte. Ennuyée par des problèmes de santé, elle reçoit en 1653 la lettre d’obédience de l’évêque de Saint-Malo, Mgr Ferdinand de Neufville de Villeroy, qui lui permet de retourner au monastère de Ploërmel. Elle repart en France en 1656.

Elle est décédée en France en 1657.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « L’an 1643 arriva en ce pays la mère Anne des Séraphins, professe de Ploërmel. Elle a vécu dans notre communauté avec édification environ douze à treize ans au plus. Étant devenue fort infirme, elle fut obligée de repasser en France, où elle mourut un an après son arrivée. C’était une fille d’oraison et fort intérieure. Messieurs ses parents ont fait du bien à notre communauté qui leur en reste fort obligée. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « C’était une fille bien religieuse, très régulière, unie à Dieu, fort zélée pour l’instruction des enfants. »

Dans une lettre datée du 2 octobre 1655, Marie de l’Incarnation regrette son départ éventuel ainsi que celui de mère Anne Compain de Sainte-Cécile: « Ce sont deux de nos sœurs qui veulent retourner en France dans la maison de leur profession ; l’une est de Tours, l’autre est de Ploërmel en Bretagne, toutes deux de diverses congrégations. La première a demeuré avec nous plus d’onze ans, et l’autre plus de douze. Il y a près de cinq ans que je combats ce dessein, et que je les exhorte à se rendre fidèles à leur vocation, mais Dieu n’a pas donné assez de grâce à mes paroles pour les retenir. [...] Ce n’est pas que ce ne soient pas deux bonnes filles qui sortent d’avec nous en paix et douceur, et avec des obédiences de leurs supérieures de France fondées sur des infirmités de corps qui sont réelles et véritables. Il nous aurait néanmoins été beaucoup plus doux de les voir mourir entre nos bras, à l’exemple de notre chère défunte, que de leur voir faire une action qui peut tirer à exemple, et qui aura des suites peu avantageuses à la gloire de Dieu et au bien de notre communauté. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,3). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Massé, Manon

Né(e) le 22 mai 1963
Toujours en vie.





Naissance: 1963


BIOGRAPHIE




Née à Windsor en 1963
2 enfants (famille recomposée)

Formation
Majeure en théologie, Université de Montréal
Diplôme d’études collégiales, cégep Édouard Montpetit
Expérience professionnelle
Coordonnatrice, Centre des femmes de Laval (2014)
Coordonnatrice générale, Fédération des femmes du Québec (2002)
Organisatrice communautaire, YMCA Hochelaga (1996)
Coordonnatrice de la formation, Pavillon d’éducation communautaire (1989)
Organisatrice communautaire, Comité social Centre-Sud (1986)
Engagement communautaire et politique
Comité de coordination de la marche des femmes « Du pain et des roses »
Comité organisateur de la Marche mondiale des femmes en l’an 2000
Comité de coordination de D’abord solidaires
Comité de coordination d’Option Citoyenne
Le Bateau canadien pour Gaza
Représentante officielle et membre du conseil exécutif de Québec solidaire

Source : Assemblée nationale du Québec



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Mékinon, Antoinette

Né(e) le 1er janvier 1632
Décédé(e) le 20 octobre 1676



Naissance - Mort : 1632 – 1676


BIOGRAPHIE



Antoinette Mékinon est née à Dieppe, en France, vers 1632.

Envoyée en Nouvelle-France par les Ursulines de Dieppe, Antoinette Mékinon, accompagnée de mère Marie de Villiers de Saint-André, débarque à Québec en juin 1657. Le jour de son arrivée, elle entre au noviciat des Ursulines de Québec. Elle prend ensuite le nom d’Antoinette de Sainte-Marthe, puis effectue sa profession religieuse le 11 juin 1659.

Au sein de sa communauté, Antoinette de Sainte-Marthe est une sœur converse. Ses tâches sont essentiellement d’ordre manuel. Elle assiste au fil des ans à de dures épreuves qui affectent les Ursulines de Québec, dont la mort de leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et celle de leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec le 20 octobre 1676.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette chère mère [Marie de Villiers de Saint-André] amena avec elle une fille séculière nommée Antoinette Mikinon que nos mères de Dieppe lui donnèrent parce que l’année précédente on les avait privé de nous chercher une fille pour être sœur converse. Son noviciat commença du jour de son embarquement et elle fut revêtue de l’habit de l’ordre peu après son arrivée et nommée de Ste Marthe. [...] Le 20 octobre de cette année mourut sœur Antoinette de Ste Marthe après deux ans d’une étrange maladie qui ne permis de lui donner que l’extrême onction. L’on a cru qu’il y avait du maléfice en sa maladie qui était fort extraordinaire et où les remèdes qu’on ne lui a pas épargnés n’ont eu aucun effet. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
TRUDEL, Marcel. Histoire de la Nouvelle-France. La seigneurie de la Compagnie des Indes occidentales, 1663-1674. Montréal, Fides, 1997. 895 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Migeon de Branssat, Marie-Anne

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.





BIOGRAPHIE



Marie-Anne Migeon de Branssat est la religieuse supérieure des Ursulines de Québec au moment de la Conquête en 1760.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ouën, Françoise

Né(e) le 1620
Décédé(e) le 24 février 1697



Naissance - Mort : 1620 – 1697


BIOGRAPHIE



Née vers 1620 à Dieppe, en France, Françoise Ouën (Ouÿn, Ouin) est la fille de Nicolas Ouën et d'Anne Moral.

Françoise Ouën répond à l'appel des Ursulines de Québec qui sont à la recherche d'une sœur converse. Elle quitte la ville de Dieppe et s'embarque pour la Nouvelle-France en 1653.

À la suite de son arrivée dans la colonie, Françoise Ouën entre au noviciat des Ursulines de Québec le 17 mai 1653, puis prend le nom de Françoise de Sainte-Madeleine. Elle effectue sa profession religieuse le 18 mai 1655.

Soeur converse, les tâches de Françoise de Sainte-Madeleine au sein de sa communauté sont essentiellement d'ordre manuel. Sa mauvaise condition physique rend cependant son travail difficile. Au fil du temps, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l'Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l'incendie qui détruit son monastère en 1686.

Elle est décédée le 24 février 1697.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle avait été accompagnée durant la traversée par le révérend père de Lionnes de la compagnie de Jésus qui en rendait de très bons témoignages aussi bien que plusieurs passagers qui, ayant fait le trajet avec elle, étaient forts édifiés de sa conduite. [...] Cette chère sœur était fort dévote et pieuse, très affectionnée aux saintes lectures, affamée de la parole de Dieu, très charitable envers le prochain, dure sur elle-même, ne se plaignant jamais de personne quelque mécontentement qu'elle en pu recevoir. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d'histoire quantitative de l'Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l'Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Papineau, Ézilda

Né(e) le 7 mars 1828
Décédé(e) le 24 janvier 1894


Naissance - Mort : 1828 - 1894


BIOGRAPHIE



Née le 7 mars 1828, Ézilda Papineau est la fille de Louis-Joseph Papineau, homme politique, et de Julie Bruneau.

En 1836, Antoine Plamondon peint un tableau la représentant assise au piano auprès de sa mère.

À la mort de sa soeur Azélie, en 1869, Ézilda Papineau, qui est célibataire, vient en aide à son beau-frère, Napoléon Bourassa. Elle s’occupe de ses neveux et nièces et se charge plus particulièrement de l’éducation d’Henri Bourassa, à qui elle fait lire la Bible, de même que les oeuvres de Walter Scott et de James Fenimore Cooper.

En 1871, au décès de son père, Ézilda Papineau est l’une des héritières de la seigneurie de La Petite-Nation. De 1884 à 1894, elle habite à Montebello, dans la maison érigée par Napoléon Bourassa.

Elle est décédée à Montebello, le 24 janvier 1894. Elle est inhumée dans le caveau familial, au cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours à Montebello.
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Notices bibliographiques :
BÉLANGER, Réal. « Bourassa, Henri ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Société historique Louis-Joseph Papineau. « Maison Bourassa ». Centre régional d’archives de l’Outaouais. Patrimoine Outaouais. Fonds et collections [En ligne]. http://patrimoineoutaouais.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Pinguet, Marie-Madeleine

Né(e) le 5 août 1653
Décédé(e) le 1er octobre 1721


Naissance - Mort : 1653 – 1721


BIOGRAPHIE



Baptisée le 5 août 1653 à Québec, Marie-Madeleine Pinguet est la fille de Noël Pinguet et de Marie-Madeleine Dupont.

Marie-Madeleine Pinguet intègre le pensionnat des Ursulines de Québec en 1666. Appelée par la vie religieuse, elle entre au noviciat de la communauté l’année suivante, avant de prendre le nom de Marie-Madeleine de l’Assomption. Elle reçoit les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation, puis effectue sa profession en 1669.

Quelques années après que Marie-Madeleine de l’Assomption ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Marie-Madeleine de l’Assomption occupe la fonction d’enseignante durant près de vingt ans. Elle assume également les charges de lingère, d’infirmière, de cellérière et de maitresse générale.

Elle est décédée à Québec le 1er octobre 1721.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une des premières professes canadiennes de notre monastère et un excellent modèle des vertus religieuses des plus choisies. Propre à édifier et encourager celles qui doivent la survivre, elle avait eu dès sa tendre jeunesse un zèle peu commun pour embrasser l’état d’ursuline. [...] Cette fervente postulante était fort petite et délicate. L’on ne donna pas tout à fait dans ses idées. Cependant, comme elle avait l’esprit vif et pénétrant, elle ne fut pas longtemps sans s’apercevoir de l’idée que l’on avait de la faiblesse de son tempérament et que ce lui serait un obstacle pour parvenir à ses prétentions. Elle [usa] d’un expédient qui lui réussit. Elle ne paraissait plus devant nos révérendes mères qu’en faisant un petit stratagème, qui effectivement, la faisait paraître plus grande qu’à son ordinaire. L’on fut si touché de l’innocence de son petit expédient, vaincu d’ailleurs par sa ferveur, qu’elle fut enfin admise au noviciat. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Poisson, Angélique

Né(e) le 1er janvier 1651
Décédé(e) le 17 avril 1732



Naissance - Mort : 1651 – 1732


BIOGRAPHIE



Née en janvier 1651 à Trois-Rivières, Angélique Poisson est la fille de Jean Poisson, arquebusier et seigneur de Gentilly, et de Jacqueline Chambois (Chamboy).

Angélique Poisson entre en 1657 au pensionnat des Ursulines de Québec, où elle demeure un peu plus d’un an. En 1662, elle est de retour parmi les pensionnaires. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté en 1665, avant de prendre le nom d’Angélique de Saint-Jean-l’Évangéliste en 1666. Elle reçoit les enseignements de mère Marie Guyart de l’Incarnation, puis effectue sa profession le 1er août 1668.

Quelques années après qu’Angélique Poisson ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Angélique de Saint-Jean-l’Évangéliste œuvre comme enseignante, portière, infirmière, maitresse des novices et maitresse générale des pensionnaires. Elle occupe également la fonction de dépositaire (1697-1703, 1706-1709) et d’assistante (1709-1715). Élue supérieure en 1703, elle dirige les Ursulines de Québec jusqu’en 1706, puis de 1717 à 1723 et de 1726 à 1732. Durant ses mandats à la tête de la communauté, elle fait notamment achever l’aile des parloirs (1718) et la chapelle (1722), constructions amorcées quelques années plus tôt par mère Marie Lemaire des Anges. À la mort de mère Marie-Madeleine de Lauson de Saint-Charles en 1731, elle devient la dernière ursuline à avoir fait son noviciat du vivant de Marie de l’Incarnation.

Elle est décédée à Québec le 17 avril 1732.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette mère était une des premières religieuses canadiennes de cette maison. La nature l’avait douée de plusieurs belles qualités. De l’esprit, joint à une heureuse mémoire cultivée par la lecture qu’elle aimait beaucoup, de la facilité à parler et encore plus à écrire. Elle avait une très belle voix qu’elle a bien employée à chanter les louanges de Dieu. [...] Elle était fort adroite et aimait le travail. Elle a fait plusieurs ouvrages de dorures et de broderies tant pour notre église que pour celles de cette ville et de la campagne. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Richer, Cécile

Né(e) le 1er janvier 1609
Décédé(e) le 15 septembre 1687



Naissance - Mort : 1609 – 1687


BIOGRAPHIE



Cécile Richer est née en France vers 1609.

Appelée par la vie religieuse, Cécile Richer entre chez les Ursulines de Dieppe, où elle prend l’habit sous le nom de Cécile de Sainte-Croix, puis effectue sa profession. En avril 1639, elle fait la rencontre de Marie Guyart de l’Incarnation et de Marie de Savonnières de La Troche de Saint-Joseph, deux ursulines de Tours s’apprêtant à s’embarquer pour le Canada dans l’intention d’y fonder un séminaire consacré à l’éducation des petites autochtones. Désireuse de les accompagner dans leur mission, elle reçoit le 21 avril 1639 la lettre d’obédience de Mgr François II de Harlay de Champvalon, archevêque de Rouen, qui lui permet de quitter les Ursulines de Dieppe pour se rendre en Nouvelle-France.

Cécile de Sainte-Croix arrive à Québec le 1er août 1639. Elle entreprend l’apprentissage des langues autochtones et est responsable de la dépense. Avec les deux autres ursulines de sa communauté, elle réside dans une petite maison de la Basse-Ville, où elle enseigne aux Algonquines et aux Montagnaises. Elle poursuit son œuvre en Haute-Ville à partir de 1642, année où est érigé le premier monastère de son ordre. Huit ans plus tard, elle est témoin de l’incendie qui détruit ce bâtiment.

Au cours de sa carrière religieuse, Cécile de Sainte-Croix remplit durant plusieurs années l’office d’assistante, soit de 1645 à 1651, de 1652 à 1654, de 1657 à 1663 et de 1672 à 1675. Elle assume aussi temporairement la charge de maitresse des novices en 1660 et 1661.

À la mort de Marie de l’Incarnation en 1672, Cécile de Sainte-Croix devient la dernière représentante des premières ursulines qui ont fondé la communauté de Québec. Une autre épreuve l’attend en 1686, alors que son monastère est de nouveau la proie de flammes. Fiévreuse, elle écoule la fin de ses jours dans la maison construite pour la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, dans laquelle les religieuses trouvent temporairement refuge.

Elle a écrit une longue lettre, datée du 2 septembre 1639, dans laquelle elle fait le récit de la traversée de l’Atlantique et de l’arrivée des premières ursulines à Québec.

Elle est décédée à Québec le 15 septembre 1687.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette chère sœur était âgée de 78 ans dont elle en avait passé 48 dans notre communauté dans une pratique générale de toutes les vertus sur tous. Le silence et la vie humble et cachée à l’exemple du sauveur étaient son attrait particulier. C’était un pilier d’observance et de régularité fervente et laborieuse, ne cherchant les emplois vils et bas fuyant les emplois éclatants et honorables, n’ayant point de plus grande croix que lorsqu’elle était employée comme lorsqu’on la mettait assistante ou maitresse des novices, dont cependant elle était très capable. Entre les exercices de notre saint Institut, pour lequel elle avait grand zèle, celui des classes des écolières externes l’emportait sur son affection sur tous. Les plus pauvres étaient ses chères délices. En un mot c’était une véritable ursuline. »

Dans sa Relation de 1654, Marie de l’Incarnation dit de Cécile de Sainte-Croix qu’elle est une religieuse « très vertueuse et sage. »
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Notices bibliographiques :
DEROY-PINEAU, Françoise. Marie de l’Incarnation : Marie Guyart, femme d’affaires, mystique, mère de la Nouvelle-France. Saint-Laurent, Bellarmin, 1999. 295 p.
Marie de l’Incarnation. Écrits spirituels et historiques. Tome 2. Paris, Desclée-De Brouwer et cie, 1929. 512 p.
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
ROY, Pierre-Georges. À travers l’histoire des Ursulines de Québec. Québec, 1939. s.p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,2,1,3). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Rollet, Marie

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.


Naissance - Mort : 1580 - 1601
BIOGRAPHIE
Marie Rollet est née à Paris vers 1580. Ses parents habitent à l’époque le quartier Saint-Germain-des-Prés dans le sixième arrondissement de Paris et sont à l’aise financièrement. Son père, Jean Rollet, travaille comme canonnier pour le roi Henri IV et sa mère se prénomme Anne Cogu. Marie Rollet étudie à un couvent dirigé par des religieuses. On peut la considérer comme une femme instruite, car elle sait lire et écrire, ce qui est plutôt rare chez les femmes au 16e siècle. Le 19 février 1601, à l’âge de 21 ans, Marie Rollet, veuve de François Dufeu, marchand de Compiègne, épouse Louis Hébert, apothicaire de Paris. La cérémonie est célébrée à l’Église Saint-Sulpice de Paris. L’année suivante, le couple Rollet-Hébert achète une petite maison au 1602, rue de la Petite Seine pour la somme 200 livres tournois, et en 1603, Louis Hébert obtient le titre de maître apothicaire.
Une Parisienne instruite
Marie Rollet est née à Paris vers 1580. Ses parents habitent à l’époque le quartier Saint-Germain-des-Prés dans le sixième arrondissement de Paris et sont à l’aise financièrement. Son père, Jean Rollet, travaille comme canonnier pour le roi Henri IV et sa mère se prénomme Anne Cogu. Marie Rollet étudie à un couvent dirigé par des religieuses. On peut la considérer comme une femme instruite, car elle sait lire et écrire, ce qui est plutôt rare chez les femmes au 16e siècle.
Son mariage avec Louis Hébert
Le 19 février 1601, à l’âge de 21 ans, Marie Rollet, veuve de François Dufeu, marchand de Compiègne, épouse Louis Hébert, apothicaire de Paris. La cérémonie est célébrée à l’Église Saint-Sulpice de Paris. L’année suivante, le couple Rollet-Hébert achète une petite maison au 1602, rue de la Petite Seine pour la somme 200 livres tournois, et en 1603, Louis Hébert obtient le titre de maître apothicaire. Après des débuts difficiles avec sa boutique d’apothicaire, il décide en mars 1606 de signer un contrat d’engagement d’une durée d’un an auprès de Pierre Dugua de Mons pour aller travailler en Acadie. Le jour même, il signe devant un notaire une procuration générale en faveur de Marie Rollet pour lui permettre de gérer les biens de la famille en l’absence de son mari. Six mois plus tard, Marie Rollet vend la maison familiale pour la somme de 2 160 livres tournois à la reine Margot, duchesse de Valois, qui souhaite agrandir sa propriété du côté de la rue de la Petite Seine. Cette vente très avantageuse procure à Marie Rollet et à sa famille une sécurité financière intéressante.
Son départ pour la Nouvelle-France
En 1617, Louis, Marie et leurs trois enfants, Anne, Guillemette et Guillaume quittent la France et s’établissent à Québec, en Nouvelle-France. Louis Hébert signe un contrat d’engagement de deux ans avec la Compagnie du Canada pour la somme de 300 livres par an. La famille Rollet-Hébert embarque sur le navire Saint-Étienne au Port de Honfleur le 11 mars 1617. La traversée de trois mois est particulièrement longue et difficile, et le navire doit affronter plusieurs tempêtes. Ils arrivent finalement à Tadoussac à la mi-juin. La famille Hébert-Rollet s’installe rapidement dans les hauteurs du Cap-aux-Diamants à Québec. Ils construisent avec l’aide de Claude Rollet, frère de Marie, une petite maison à la manière européenne.
Une première agricultrice et enseignante française à Québec
À Québec, Marie Rollet travaille aux côtés de Louis Hébert dans son travail d’agriculteur et d’apothicaire. Ensemble, le couple Rollet-Hébert défriche sa terre, ensemence les cultures et soigne les colons français, ainsi que les Autochtones. En 1620, ils construisent une maison en pierre avec l’aide des ouvriers de l’Habitation de Québec. Durant cette même année, Louis Hébert est nommé procureur du roi par Samuel de Champlain pour voir à l’administration de la justice de la colonie. En 1622, la terre que Marie Rollet et Louis Hébert ont défrichée et cultivée au Cap-aux-Diamants leur est cédée officiellement. La famille Hébert-Rollet peut enfin jouir d’une stabilité économique et envisager l’avenir avec confiance. Le couple n’aura pas d’autres enfants en Nouvelle-France et quelques années plus tard, Louis Hébert décède des suites d’une mauvaise chute sur la glace. Il est inhumé le 25 janvier 1627. Après la mort de son mari, Marie Rollet s’occupe de la gestion des terres avec son gendre Guillaume Couillard et sa fille Guillemette qui détient la moitié des terres de la famille depuis le décès de son père.

Source : Encyclopédie canadienne



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Savonnières de La Troche, Marie de

Né(e) le 7 septembre 1616
Décédé(e) le 4 avril 1652





Naissance - Mort : 1616 – 1652


BIOGRAPHIE





Née le 7 septembre 1616 à Channay (Channay-sur-Lathan), en France, Marie de Savonnières de La Troche est la fille de Simon de Savonnières de La Troche, seigneur de Saint-Germain, et de Jeanne Raoul.

Marie de Savonnières de La Troche entre comme pensionnaire chez les Ursulines de Tours en 1625. Reçue au noviciat vers 1630, elle prend ensuite l’habit sous le nom de Marie de Saint-Bernard, avant de faire sa profession religieuse deux ans plus tard. Souhaitant participer aux missions étrangères, elle s’offre en 1639 pour accompagner Marie Guyart de l’Incarnation au Canada. Lorsque ses parents s’opposent à son départ, elle implore saint Joseph. Une fois le consentement de ceux-ci obtenu, elle change son nom pour Marie de Saint-Joseph.

Le 1er août 1639, Marie de Saint-Joseph arrive en Nouvelle-France aux côtés des mères Marie de l’Incarnation et Cécile Richer de Sainte-Croix. Installée dans une petite maison de la Basse-Ville, elle a la responsabilité de la sacristie et de la lingerie de la communauté naissante. En plus de l’étude de la langue algonquine, elle se fait pionnière dans l’apprentissage du huron. La religieuse est également la première à occuper la tâche de maitresse des élèves issues de cette nation. Maitresse de chœur, elle se distingue par son talent musical. À la fin de sa vie, elle remplit l’office d’assistante.

Lors de l’incendie qui détruit le monastère des Ursulines en 1650, elle rompt, avec l’aide de sœur Anne Bataille de Saint-Laurent, la grille du cloitre, permettant à plusieurs enfants d’évacuer le bâtiment en flamme. À l’instar de plusieurs religieuses réfugiées dans la résidence de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, elle souffre de l’exiguïté des lieux. Elle est la première ursuline française à mourir en sol canadien.

Elle est décédée à Québec le 4 avril 1652. Elle est inhumée dans l’oratoire Marie-de-l’Incarnation du monastère des Ursulines de Québec.

La mère Anne Le Bugle de Sainte-Claire écrit dans une lettre du 2 septembre 1640: « La mère de St Joseph est de fort bonne humeur; au temps de la récréation, elle nous fait souvent pleurer à force de rire; il serait bien difficile d’engendrer mélancolie avec elle; c’est une fille qui a beaucoup de belles parties: elle est maitresse de nos petites séminaristes qu’elle aime comme une mère fait ses enfants. Après le catéchisme, elle leur apprend à chanter et toucher sur la viole des cantiques spirituels; parfois, elle les fait danser à la mode des sauvages ».

Dans une lettre datée du 3 octobre 1645, Marie de l’Incarnation indique: « La mère Marie de Saint-Joseph est toujours elle même, et elle croît visiblement en vertu. Elle a le soin des enfants où elle exerce son zèle d’une manière très édifiante. [...] Si cette chère mère eut été élue supérieure, comme on l’en avait menacée, je crois qu’elle fut morte de déplaisir, de se voir privée d’un troupeau de sauvagesses, qu’elle aime beaucoup mieux conduire que des religieuses ».

Cette dernière rédige, au printemps 1652, une longue notice nécrologique concernant sa compagne de Tours: « Le nom Marie Joseph, c’est ainsi qu’ils l’appelaient, était fameux dans le pays des Hurons et des Algonquins; et ces bons néophytes parlaient d’elle avec estime et amour à ceux qui ne la connaissaient pas encore, et par ce moyen elle fut connue en peu de temps de tout le monde. On l’appelait la sainte fille ».

Dans la Relation des Jésuites de 1652, le père Paul Le Jeune dit: « La mère de S. Joseph avait l’esprit vif et net, et beaucoup éclairé. Sa conversation était aimable, son industrie à gagner les cœurs de ceux qui tenaient le timon, était ravissante [...] Ces talents et ces grâces lui donnaient un ascendant sur l’esprit des Français et des Autochtones, qui en étaient charmés [...] Comme elle avait une belle voix, et qu’elle entendait bien la musique, non seulement elle chantait et psalmodiait, mais elle conduisait encore le chœur ».
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Notices bibliographiques :
CHABOT, Marie-Emmanuel. « Savonnières de La Troche, Marie de, dite Marie de Saint-Joseph ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
DESJARDINS, Marie-Paule. Dictionnaire biographique des femmes célèbres et remarquables de notre histoire. Montréal, Guérin, 2007. 600 p.
Mère Sainte-Croix. Glimpses of the Monastery. Scenes from the History of the Ursulines of Quebec during two hundred years, 1639-1839. Québec, L. J. Demers et Frère, 1897. s.p.
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
POMMEREUSE, Marie de. Les chroniques de l’ordre des Ursulines recueillies pour l’usage des religieuses du même ordre. Paris, Chez Jean Henault, 1673. s.p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Relations des Jésuites : contenant ce qui s’est passé de plus remarquable dans les missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France. Vol. I à VI. Montréal, Éditions du Jour, 1972. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Soeur Ursule

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




BIOGRAPHIE



Soeur Ursule est une religieuse de la congrégation de Notre-Dame. En 1690, elle s’occupe de la gestion de la Maison des pauvres installée à la Haute-Ville de Québec, jusqu’en 1693, un an après le déménagement de ce service dans les locaux de l’Hôpital général de Québec.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Villiers, Marie de

Né(e) le 1er janvier 1631
Décédé(e) le 25 octobre 1683



Naissance - Mort : 1631 – 1683


BIOGRAPHIE



Marie de Villiers est née en France vers 1631.

Appelée par la vie religieuse, Marie de Villiers entre chez les Ursulines de Magny-en-Vexin, en France, où elle prend le nom de Marie de Saint-André, puis fait sa profession en 1648. Neuf ans plus tard, elle quitte sa communauté pour rejoindre les Ursulines de Québec, après avoir obtenu une lettre d’obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Rouen.

En juin 1657, Marie de Saint-André débarque à Québec accompagnée de la postulante Antoinette de Mékinon. À la suite de son arrivée, elle intègre le couvent de son ordre. Au sein de sa nouvelle communauté, elle occupe notamment les fonctions de dépositaire (1669-1672, 1682-1683) et d’assistante (1675-1678). Au fil des ans, elle assiste à plusieurs épreuves qui affectent les Ursulines, dont la mort de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et celle de la fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec le 25 octobre 1683.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Son caractère particulier était la piété. Étant fort dévote et ayant plusieurs pratiques de dévotion auxquelles elle a été très fidèle jusqu’à sa mort. Son extérieur était fort modeste et bien composé. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,4). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Acte de Québec



Page de titre de l'Acte de Québec, 1774

Page de titre de l'Acte de Québec, 1774


L'Acte de Québec est sanctionné à Londres le 22 juin 1774 par le roi George III et entre en vigueur le 1er mai de l'année suivante. L'Acte de Québec est la première constitution québécoise émanant du Parlement de Westminster.

À peine onze ans après la Proclamation royale de 1763, un changement constitutionnel est nécessaire dans la nouvelle colonie britannique. En effet, les autorités constatent que la colonie ne peut être administrée efficacement sans la participation de la majorité francophone et catholique, théoriquement exclue des charges publiques. Certains groupes revendiquent aussi une chambre d'assemblée élective, tandis que d'autres réclament la reconnaissance des lois civiles françaises dont la validité, suite à la Proclamation royale, était ambigüe.

Le gouverneur Guy Carleton se rend à Londres pour plaider en faveur du projet, estimant qu'il serait bénéfique au maintien de l'ordre dans la colonie. Par ailleurs, l'agitation qui commence à se faire sentir dans les Treize colonies américaines hâte les décisions de la métropole qui veut préserver ses appuis dans la Province de Québec.

L'Acte de Québec apporte de nombreux changements. Cette loi britannique établit un Conseil législatif pour légiférer dans la Province de Québec. Elle légalise l'usage des lois civiles françaises dans l'appareil de justice de la colonie, tandis que les lois criminelles anglaises demeurent en usage. Visant à s'assurer de la loyauté de la majorité francophone de la Province de Québec, cette loi constitutionnelle garantit le libre exercice de la religion catholique romaine et permet aux catholiques de devenir conseillers législatifs ou juges en remplaçant le serment du test par un serment au roi. Sur le plan territorial, elle élargit les frontières de la colonie jusqu'au bassin hydrographique des Grands Lacs.

Accueilli favorablement par les Canadiens, l'Acte de Québec génère un fort mécontentement dans les Treize colonies britanniques, nourrissant leurs doléances envers la couronne. L'Acte de Québec est ainsi considéré comme l'une des causes directes de la Révolution américaine (1775-1783). Lorsque les États-Unis obtiennent leur indépendance, des groupes loyalistes fidèles à la Grande-Bretagne viennent s'installer dans la Province de Québec. Ces derniers ne veulent pas vivre sous des lois françaises et remettent à l'ordre du jour l'idée d'une chambre d'assemblée élective. Ils contribuent à l'énonciation de l'Acte constitutionnel de 1791, qui remplace l'Acte de Québec.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. « Acte de Québec ». Assemblée nationale du Québec. Encyclopédie du parlementarisme québécois [En ligne]. http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/lexique/acte-de-quebec-(1774).html
Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. La ligne du temps du Québec [En Ligne]. https://numerique.banq.qc.ca/ligne-du-temps
BLAIS, Christian, Gilles GALLICHAN, Frédéric LEMIEUX et Jocelyn SAINT-PIERRE. Québec: quatre siècles d'une capitale. Québec, Assemblée nationale du Québec - Les Publications du Québec, 2008. 692 p.
DAGENAIS, Maxime. « Acte de Québec ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/acte-de-quebec/
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Secrétariat aux relations canadiennes. Le Québec au fil du temps [En Ligne]. https://www.sqrc.gouv.qc.ca/relations-canadiennes/federalisme/quebec-fil-du-temps.asp
PROVENCHER, Jean. Chronologie du Québec depuis 1534. Quatrième édition mise à jour. Montréal, Boréal, 2017. 400 p.
SPRAGUE, D. N. « Révolution américaine ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Appareil-photo à soufflet



Appareil-photo à soufflet

L’appareil-photo à soufflet est un équipement fabriqué dans le premier quart du XXe siècle. L’appareil-photo rétractable se trouve à l’intérieur d’une boîte rectangulaire mesurant 22,5 cm de hauteur. L’extérieur de cette boîte brune en métal est recouvert de cuir et l’intérieur est partiellement recouvert de velours jaune foncé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cet appareil-photo à soufflet, fabriqué dans le premier quart du XXe siècle, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire à deux vantaux



Armoire à deux vantaux

Armoire à deux vantaux, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 122,5 cm de hauteur, 92,5 cm de longueur et 44,5 cm de profondeur. Les deux vantaux sont ornés de panneaux soulevés moulurés, embouvetés dans un cadre assemblé à tenon et mortaise chevillé. Un taquet de bois vissé sur la traverse supérieure retient le vantail de droite. Ce vantail possède également un trou de serrure et une serrure, dont l’entrée décorative en losange est manquante. Les vantaux pivotent sur des fiches à balustre. L’espace intérieur est divisé par deux tablettes amovibles formées de deux planches. Ces tablettes reposent sur des tasseaux cloués à l’aide de clous forgés. Un crochet fiché dans le bois de la tablette du haut retient fermé le vantail de gauche. Les traverses du haut et du bas en façade sont assemblées dans les montants par des tenons traversant chevillés dans les montants. Ces montants sont cloués aux côtés de l’armoire à l’aide de clous forgés. Le plateau saillant est mouluré sur trois côtés. Les côtés du meuble sont formés de deux planches. L’armoire est ornée d’un soubassement mouluré sur trois côtés. L’arrière est formé de quatre planches clouées à l’aide de clous forgés et de clous ronds.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Le fond de l’armoire porte des traces de vermoulure. De nombreux cernes marquent la tablette du haut, ainsi que l’avant de la tablette du bas. Le plateau est marqué de cernes et de gouttes. Le montant droit en façade est creusé, par ce qui pourrait être des griffes de chat. Les clous des tasseaux à l’intérieur du meuble ont traversés le bois.

L’armoire a été décapée au courant du 20e siècle. Des traces d’une couleur plus foncée subsistent.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire basse du 18e siècle en pin



Armoire basse du 18e siècle en pin

Armoire basse du 18e siècle en pin. Ses dimensions sont 127,3 cm de hauteur, 131,1 cm de largeur et 57,4 cm de profondeur. Elle est entièrement assemblée à tenon et mortaise chevillé. Chaque vantail, ainsi que les côtés de l’armoire, sont ornés d’un panneau soulevé. Les montants encadrant ces panneaux sont chanfreinés, alors qu’une moulure est taillée sur l’arête des traverses. Les panneaux des vantaux sont embouvetés dans un bâti assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les vantaux pivotent grâce à des fiches aux bouts à fins motifs de pétales. Les côtés extérieurs des vantaux sont moulurés en quart de rond. Un trou de serrure est percé dans le vantail droit, mais la serrure est manquante. Sous ce trou de serrure est percé un autre trou, de dimensions plus grandes, et comblé de l’intérieur avec une pièce de toile collée. Le vantail est maintenu fermé par un taquet, ou loquet de bois, vissé à l’aide d’une vis à tête fendue. Une entrée de serrure décorative est fixée sur le vantail gauche. Ce vantail est maintenu fermé à l’aide d’une targette fixée sur la surface intérieure avec des clous de forge. Une tablette divise l’espace intérieur, formée de deux planches amovibles assemblées à rainure et languette. Les tasseaux de support de la tablette sont fixés sur les côtés à l’aide de clous récents, à tête et corps ronds. Une autre paire de tasseaux de support, mais sans tablette, est clouée plus bas, à l’aide de clous forgés. L’arrière de l’armoire est formé de quatre planches assemblées à rainure et languette. Le côté non raboté se trouve à l’intérieur du meuble. Le pourtour du dessus de l’armoire est mouluré en quart de rond en façade et sur le côté droit. Il est constitué de deux planches assemblées à rainure et languette, et cloué au bâti. Le piétement est formé par le prolongement des montants. L’armoire est peinte d’une couleur gris-vert, à l’exception du plateau, qui est brun très foncé. Le dos et l’intérieur sont laissés au bois nu.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire du 18e siècle fut probablement fabriquée localement. L’artisan demeure inconnu.

Elle aurait longtemps occupé les voûtes du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Les traces creusées sur le devant de ses vantaux, par leur apparence et leur situation sur le meuble, pourraient avoir été faites par des griffes de chats. Jusqu’au milieu du 20e siècle, des denrées alimentaires ont été entreposées dans les caves voûtées du monastère. Il est plausible que jusqu’à cette époque des chats y aient eu leur domicile, afin de protéger ces denrées des souris. En effet, Soeur Sainte-Philomène mentionne l’existence d’une cave nommée « la cave à la chatte », lorsqu’elle décrit l’organisation des caves voûtées telles qu’elles étaient lors de son entrée au monastère en 1925. À ce sujet elle raconte que la « cave à la chatte » était « [...] un endroit bien chaud parce qu’il y passaient des tuyaux à eau chaude. La petite bête s’y trouvait à son aise pour faire la chasse aux souris. » Un autre témoignage de la présence de chats au monastère est l’apparition fugitive d’un chat sur une photographie prise au jardin entre 1917 et 1930.

L’aménagement intérieur de l’armoire a varié au fil du temps. Les tasseaux supportant la tablette actuelle est fixée à l’aide de clous récents à tête et corps ronds, suggérant une hauteur de tablette différente de celle d’origine. En plus d’une paire de tasseaux sans tablette, clouée avec des clous de forge, les côtés intérieurs de l’armoire portent des traces de clous ayant fixés des tablettes à deux autres hauteurs.

Cette armoire a subi de nombreuses altérations. Le bois de l’armoire a rétréci. Des pièces de toile sont collées à l’intérieur du meuble, comblant les nombreux interstices entre les planches. Une baguette de bois a été clouée sur le côté gauche du panneau latéral droit afin de boucher l’espace créé entre le panneau et le montant. Le plateau de l’armoire a été modifié. Il ne s’agit peut-être pas de son plateau d’origine. Seul l’avant est saillant, le côté gauche a été coupé afin d’être au même niveau que le côté de l’armoire. Le fond semble également avoir été modifié, peut-être même remplacé. Un rond a été creusé probablement à l’aide d’une mèche ronde dans la traverse supérieure du côté gauche. Ces modifications du plateau et du fond se sont produites avant l’application de la peinture grise.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire basse d’esprit Louis XIII



Armoire basse d'esprit Louis XIII

Armoire basse d’esprit Louis XIII, en pin, datant du milieu du 18e siècle. Ses dimensions sont 101,9 cm de hauteur, 146,2 cm de largeur et 59,3 cm de profondeur. Le meuble est entièrement assemblé à tenon et mortaise chevillé, à l’exception du fond, cloué à l’aide de clous forgés, et du plateau, cloué avec un clou forgé et des clous à corps et tête ronds. Ses deux vantaux sont ornés d’un panneau à motif de losange, embouveté dans un cadre fortement mouluré. Ce cadre est assemblé à tenon et mortaise avec flottage d’onglet à travers chant, et chevillé. L’assemblage du cadre du vantail gauche est renforcé de l’intérieur par des attaches ondulées. Les deux vantaux possèdent une entrée de serrure en rinceaux, dont seule celle de droite comporte un mécanisme fixé au vantail avec des vis forgées. Le vantail gauche est maintenu fermé à l’aide d’un crochet vissé sur le dessus de la tablette, s’insérant dans un œillet vissé sur la face intérieure du vantail. Les vantaux pivotent à l’aide de fiches à vase. À l’intérieur de l’armoire se trouve une tablette reposant sur des tasseaux fixés à mi-hauteur avec des clous à tête et corps ronds. Elle est constituée de deux planches, l’une fixe, et celle du fond amovible. Sous cette tablette se trouve une demi-tablette amovible, reposant sur des tasseaux récents en quart de rond, fixés avec des clous à tête et corps ronds. Le plateau est formé de trois planches assemblées à rainure et languette et mouluré sur trois faces. Les côtés de l’armoire sont ornés d’un panneau à losange formé de deux planches, embouveté dans le bâti dont les montants sont chanfreinés et les traverses moulurées. L’arrière est constitué de cinq planches grossières, assemblées à rainure et languette. Le meuble a été décapé. Des traces d’une finition brune sont visibles sous la saillie du plateau et à l’arrière.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire basse à motifs de losanges d’esprit Louis XIII aurait été produite au milieu du 18e siècle. L’artisan demeure inconnu.

La serrure daterait du régime français. Elle est fixée à l’intérieur du vantail à l’aide de vis forgées, qui dateraient également de la même période.

Les montants arrière du meuble et l’intérieur des vantaux portent des marques laissées par un trusquin ou un couteau, tracées lors de la confection du meuble par le menuisier et indiquant pour la plupart l’emplacement des tenons.

Les traces d’usure sont générales. Plusieurs cernes foncés marquent le dessus du plateau. Le bois des panneaux a rétréci. Les joints à onglet des cadres des vantaux ont ouvert et ceux du vantail gauche ont été renforcés par des attaches ondulées. Le montant arrière gauche a été réparé dans le bas, une pièce de bois y a été greffée. Le dormant a été grugé par le pêne venant s’y agripper. Plusieurs trous marquent les anciens emplacements du crochet et de l’œillet, retenant le vantail gauche. Un trou de nœud au haut du vantail gauche a été comblé par un mastic foncé. Des coulures de couleur brune rougeâtre marquent le haut de l’intérieur du vantail gauche. Les tablettes amovibles seraient plus récentes, par la couleur et la finition du bois. La tête des clous récents fixant le plateau au bâti a été recouverte de mastic.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
DUPONT, Jean-Claude. L’artisan forgeron. Collection Format, série Histoire des métiers d’art. Québec, Les Presses de l’Université Laval et l’Éditeur officiel du Québec, 1979. 355 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire en pin



Armoire en pin

Armoire en pin datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 164,2 cm de hauteur, 151 cm de largeur et 49,5 cm de profondeur. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les deux vantaux en façade sont ornés de deux panneaux soulevés et biseautés, embouvetés dans un cadre mouluré. Au vantail droit est fixée une serrure, dont l’entrée n’est qu’un simple trou creusé dans le bois. Un taquet de bois vissé dans la traverse supérieure retient fermé le vantail de droite. Un crochet est vissé sur le dessus d’une tablette et s’insère dans un œillet forgé, fiché dans le vantail gauche. L’espace intérieur est divisé par quatre tablettes. Les parois intérieures et les tablettes sont recouvertes de plusieurs couches de papier peint à motifs géométriques et floraux colorés. Au côté intérieur droit, sont collées des feuilles de papier manuscrit, parfois sous le papier peint. Les tasseaux de support de tablette sont cloués à l’aide de clous forgés. Les vantaux pivotent sur des fiches à vase à perle. Le plateau est composé de deux planches assemblées à rainure et languette clouées au bâti. Celui-ci est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les côtés du meuble sont ornés de panneaux creux.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

L’intérieur de l’armoire aurait été recouvert de papier peint probablement vers la fin du 19e siècle, début du 20e siècle. La diversité des motifs suggère que ce papier peint provenait probablement d’un cahier d’échantillons. Le papier manuscrit serait toutefois plus ancien. Il s’agit d’une liste d’achats et de comptes rédigée vers 1750. Cette datation a pu être estimée par la comparaison de certains prix listés avec le prix des ces mêmes biens apparaissant dans les livres de compte de la communauté des Augustines et ceux de l’Hôtel-Dieu.

Ce meuble a été décapé, à l’exception de la surface interne des vantaux, de couleur brun rougeâtre. Un ancien trou de serrure a été comblé par une pièce de bois sur le vantail droit. L’usure du meuble est générale, mais plus importante autour de la serrure, du crochet intérieur et du taquet.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire en pin datant du 18e siècle



Armoire en pin datant du 18e siècle

Armoire en pin datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 146,1 cm de hauteur, 131,4 cm de largeur et 53 cm de profondeur. L’ensemble de l’armoire est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les deux vantaux sont ornés d’un panneau soulevé biseauté, au pourtour mouluré. Sur le vantail droit sont fixés un taquet fleurdelisé en fer forgé et une entrée de serrure en rinceaux. La serrure est clouée à l’aide de clous forgés. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. Le plateau est cloué au bâti à l’aide de clous récents. Une moulure rapportée est fixée à la jonction du plateau et du meuble, clouée avec des clous ronds. Les côtés du meuble sont sans ornement, formés de deux planches assemblées à rainure et languette. L’arrière est formé de quatre planches assemblées à rainure et languette et embouvetées dans un cadre. L’espace intérieur du meuble est divisé par trois tablettes amovibles, dont une formée de deux planches mobiles. Les tasseaux de supports sont cloués avec des clous carrés et des clous récents. Un crochet est fixé sur le dessus de la tablette du centre et s’insère dans un œillet récent vissé à l’intérieur du vantail gauche. Le dos de l’armoire est orné d’un grand panneau soulevé, inséré dans les montants et traverses dont les bords sont moulurés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée au Québec au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Elle a subi quelques altérations. Elle porte de nombreuses traces d’usure, notamment aux arêtes et autour du taquet. Elle a été décapée au courant du 20e siècle, à l’exception de l’intérieur, brun rougeâtre. Le dessus du plateau semble être peint d’une couleur blanchâtre qui a grisonnée avec le temps et l’accumulation de saleté. Une portion de la moulure rapportée du côté droit est brisée et manquante.

L’inscription "M-135" est inscrite au crayon sur le haut droit du devant. Il s’agit d’un ancien numéro d’inventaire.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire haute à vitres soufflées



Armoire haute

Cette armoire haute à vitres soufflées a été fabriquée en Nouvelle-France entre 1650 et 1687. L’armoire d’aspect rustique mesure 225 cm en hauteur, 172 cm en largeur et 84,5 cm en profondeur. Elle est composée de deux vantaux à vingt petits carreaux de verre et de panneaux peints sur les deux battants de la façade et sur les côtés. Les œuvres peintes ont été réalisées par sœur Marie-Madeleine Maufils de Saint-Louis vers la fin du 17e siècle; des paysages bucoliques y sont représentés. Le bois entourant les œuvres peintes du côté droit est de couleur vert foncé; le reste est au bois naturel. Deux entrées de serrure en fer ornent l’armoire en pin blanc et deux verrous en fer, situés dans le haut et le bas du vantail droit, maintiennent les deux portes fermées. Une simple corniche tirée d’un même morceau de bois couronne partiellement le meuble. Le quadrillage des fenêtres est assemblé à mi-bois, avec des cabochons fixés en façade à l’aide chevillettes sur chaque croisement. Les carreaux de verre sont fixés dans la feuillure au dos des vantaux à l’aide de mastic. Plusieurs carreaux ont été changés. Les carreaux de verre d’origine ont été fabriqués par disque centrifuge. Les planches du fond de l’armoire étaient recouvertes de prélart. Après une tentative pour le retirer, les planches ont été tout simplement retournées pour le dissimuler. Il est visible sous l’armoire. La surface des planches maintenant visible à l’intérieur du meuble est très grossière, couverte de traces d’herminette, sans travail de rabot pour les rendre lisses. L’espace intérieur est divisé par deux tablettes. Les tasseaux de support de tablette sont récents et il n’y a pas d’entailles dans les montants pour accueillir ces tasseaux, comme cela était l’usage pour les armoires de cette époque, ce qui laisse penser que cette armoire ne possédait peut-être pas de tablettes à l’origine et qu’elle pouvait servir originellement de penderie. Un verrou vertical plat français, à tête de persil, est fixé à l’intérieur du vantail gauche. Il est biseauté, avec un renflement qui l’empêche de glisser. Les verrous extérieurs ne sont pas d’origine. Il s’agit de verrous de fenêtre récupérés. Celui du bas est de facture française, celui du haut est de facture anglaise. Il s’en fabriquait encore en 1810. Les entrées de serrure sont d’inspiration française et le trou ne correspond pas à la serrure, qui est anglaise. L’entrée de serrure du vantail gauche est décorative. Les deux entrées de serrure sont inversées, par soucis de symétrie, et ont un fini limé. Les vantaux pivotent sur des paumelles à vase forgées, d’origine. Une tôle métallique est fixée sur l’intérieur de la traverse supérieure, ainsi que sur le coin inférieur du cadre de la porte, et une moulure de bois a été fixée sur le cadre intérieur, probablement pour augmenter l’étanchéité et pour empêcher le passage des rongeurs.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire haute à vitre soufflé a été produite entre 1650 et 1687 en Nouvelle-France. L’artisan demeure inconnu, il s’agirait toutefois des premières pièces en verre soufflé au pays. Acquise par les Augustines de l’Hôtel-Dieu à une date indéterminée, l’armoire a été décorée en 1687 par Marie-Madeleine Maufils de Saint-Louis (1671-1701), entrée au noviciat la même année.

Selon les annales de l’Hôtel-Dieu, les Augustines reconnaissent le grand talent en peinture de sœur Marie-Madeleine Maufils de Saint-Louis qui réalise au cours de son séjour au monastère quelques paysages dont ceux de l’armoire.

Selon la tradition orale, la planche de bois qui couronnait cette armoire aurait servi comme table d’examen lorsque les malades entraient à l’hôpital. Il est donc possible que cette armoire se trouvait anciennement à proximité de l’admission de l’Hôtel-Dieu ou d’une salle d’examen. La planche du dessus de l’armoire a été remplacée et une nouvelle corniche couronne partiellement l’armoire. Au courant du 20e siècle, le bois du devant et du côté gauche de l’armoire, entourant les œuvres peintes, a été décapé.

Cette armoire serait possiblement une penderie, pour suspendre des vêtements ou textiles d’apparats. Plusieurs indices le laissent supposer, soit la profondeur de l’armoire et l’absence de traces de tasseaux d’origine, mais aussi la quincaillerie. En effet, la présence d’un verrou au haut intérieur de la porte gauche et les traces qu’il y en avait aussi un au bas, au lieu d’un crochet intérieur, indiquerait qu’il n’y avait pas de tablettes à l’origine. La penderie serait d’ailleurs vitrée afin que les textiles soient apparents.

Cette armoire est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire haute de style Louis XV



Armoire haute de style Louis XV

Cette armoire haute de style Louis XV rustique a été fabriquée en France entre 1750 et 1800. Elle a appartenu à sœur Jeanne Bourassa dite Marie-Médiarice (1907-1992). Ce meuble mesure 207,8 cm de hauteur, 134 cm de largeur et 59,7 cm de profondeur. Les montants et traverses du meuble seraient en merisier français alors que les panneaux des portes et des côtés auraient été fabriqués en hêtre. Les deux vantaux à panneaux chantournés s’articulent sur des fiches à vase allongées et terminées en balustre fixées à l’aide de trois étriers boulonnés aux montants. Les vantaux sont aussi ornés de longues entrées de serrures, en fer forgé, découpées et ajourées. Cette armoire possède une large traverse supérieure moulurée et ornée d’une rosace ainsi qu’un dormant sculpté de lignes verticales. La traverse inférieure est chantournée et ornée d’une coquille en éventail. Les pieds du meuble sont cambrés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire haute a été fabriquée en France entre 1750 et 1800. Elle a ensuite été acquise par mademoiselle de Mailly, d’origine française, à une date indéterminée. Lors d’un séjour à Québec en 1962, cette dernière vend l’armoire à madame Yvonne Bourassa (1910-2003), épouse de Pierre Letarte et soeur de Jeanne Bourassa (1907-1992).

Madame Yvonne Bourassa entrepose l’armoire en 1970 chez l’antiquaire Bonnot, Le Lambrequin antiquités et décorations Enr., à Québec. Elle cède ensuite le meuble en 1973 à sa soeur Jeanne Bourassa (soeur Marie-Médiatrice), religieuse au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec depuis 1930. Sœur Jeanne Bourassa est la première religieuse de la communauté des Augustines à obtenir sa licence en pharmacie, en 1946. Elle devient à ce moment chef du Service de pharmacie de l’Hôtel-Dieu de Québec, poste qu’elle occupe jusqu’en 1972. Elle fait partie des membres fondateurs de l’Association des pharmaciens d’hôpitaux de la province de Québec et est élue 2e vice-présidente pour l’année 1961-1962.

Certaines modifications ont été effectuées sur l’armoire au cours des années. La corniche du meuble est supprimée avant son entrée au monastère. Le dormant séparant les deux portes pourrait ne pas être d’origine. Avant 1973, il était fixé à la porte de gauche (faux-dormant).
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Notices bibliographiques :
MORAND, Annie, dir., Sylvie CHADENET et Jean DELAMARE. L’encyclopédie des styles d’hier et d’aujourd’hui. Marabout service. Paris, Denoël, 1993. 260 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc en planches de pin massif



Banc en planches de pin massif

Banc en planches de pin massif, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 41,6 cm de hauteur, 27,4 cm de largeur et 68 cm de longueur. L’épaisseur de la planche utilisée pour le plateau est d’environ 7,5 cm et celle des montants 6 cm. Les montants formant le piétement sont chantournés en pied de lyre simplifié. Un montant a été creusé au centre pour accueillir une planche sur toute la hauteur. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise traversant chevillé. Des pièces de bois ont été insérées à l’intérieur de quelques mortaises pour en corriger l’ajustement. Les chevilles fixant le siège aux montants traversent la planche du siège de bord en bord, sur sa largeur. Le plateau est composé d’une grande pièce de bois et d’une plus petite, laquelle est fixée sur un côté du plateau par cheville traversante. Une traverse solidifie le piétement, traversant le bas des montants. La traverse est maintenue en place par l’ajout à chaque extrémité d’une cheville traversante. Une des deux chevilles n’est pas d’origine. Le dessus du banc porte les marques de l’action d’un couteau et d’une mèche de vilebrequin. Le meuble est décapé. Des traces de couleur brune sont visibles à quelques endroits, notamment dans les interstices. Des marques de sablage par une sableuse rotative sont également visibles sur les surfaces.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Banc de travail probablement produit localement, mais d’un artisan inconnu.

Ce banc a pu être utilisé à divers usages. Des marques de couteau et d’un autre outil, probablement un vilebrequin, couvrent le dessus du siège, mais en petite quantité. Son usage comme surface de travail semble donc être circonstanciel. Une petite pierre est incrustée sous l’un des pieds, trahissant peut-être un usage extérieur. De petits éclats de métal sont également incrustés sous les pieds.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc en vertèbre de baleine



Banc en vertèbre de baleine

Le banc en vertèbre de baleine est un élément de mobilier datant d’avant 1934. Mesurant 52 cm de hauteur, l’objet se compose de deux vertèbres de baleine superposées et retenues ensemble grâce à des tiges en métal.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce banc en vertèbre de baleine, fabriqué avant 1934, se compose de deux vertèbres de baleine assemblées à l’aide de tiges en métal. Cet objet de curiosité provient des souvenirs de voyages du capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc-lit



Banc-lit en pin

Banc-lit en pin datant du 19e siècle. Ses dimensions sont 97,9 cm de hauteur, 180,9 cm de largeur et 39,2 cm de profondeur. Il est assemblé à clous forgés carrés et à clous ronds modernes. La devanture du banc et son assise basculent pour former une boîte, dans laquelle se plaçait une paillasse pour servir de lit de fortune. Un crochet de fer fixé à l’assise et s’insérant dans un oeillet au dossier, assure que la boîte formant le lit ne bascule pas de manière impromptue. Les accoudoirs bas sont munis d’oreilles au dossier. Le dossier et ses barreaux sont moulurés simplement. Les pentures ont été changées. Celles en place sont des pentures anciennes à crochets récupérées sur une autre pièce de mobilier. L’emplacement des pentures d’origine est visible par les encavures pratiquées dans le bois pour les y accueillir. Des trous à côté des pentures indiquent l’emplacement d’une deuxième paire de pentures, probablement pour renforcer les pentures d’origine. Ce meuble a été décapé. Il aurait été teint au brou de noix à l’origine, puis probablement peint en gris, comme en témoignent certaines traces de couleur encore visibles. Le bois a été mangé à quelques endroits par de gros vers blancs qui ont laissé des trous considérables sur leur passage. Le côté droit du banc est plus usé et l’accoudoir lacéré, peut-être par un animal.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce banc-lit, aussi appelé banc de quêteux, aurait été fabriqué au Québec à la fin du 19e siècle.

Ce type de banc-lit se retrouvait souvent à l’entrée des maisons en campagne, pour y accueillir le « quêteux », mendiant itinérant. Ce dernier suivait son itinéraire de village en village, selon le territoire qui était le sien. Il logeait chez ceux voulant bien l’accueillir, en échange du partage de nouvelles de la région, ou de la performance d’un de ses talents comme conteur ou comme réparateur des biens de la maisonnée, ou selon le simple principe de charité chrétienne prôné à l’époque. Cette pratique perdura jusque dans les années 1960, alors qu’il fut interdit de quémander aux portes.

Ce banc est un don de madame Claude Bertrand, reçu par les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec probablement dans les années 1960, pour faire partie de leur collection muséale.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc-travailleuse du 18e siècle



Banc-travailleuse du 18e siècle

Banc-travailleuse du 18e siècle, en pin. Ses dimensions sont 44,2 cm de hauteur, 56,2 cm de longueur et 33,8 cm de largeur. Son plateau est mouluré. Ses montants, reliés par une traverse aux deux extrémités biseautées, sont chantournés en pieds de lyre simplifiés. Les côtés sont formés chacun d’une planche de bois ornée de motifs chantournés et de volutes sculptées. Un montant est percé pour accueillir un tiroir sous le plateau, glissant sur des tasseaux de support fixés par des chevilles aux planches des longs côtés. Le devant mouluré du tiroir est assemblé à queue d’aronde simple et son corps est assemblé à l’aide de chevilles et renforcé de clous à tête ronde. Des clous consolident également l’assemblage des côtés sur les montants du banc. Le tiroir est muni d’un anneau de laiton en guise de poignée. Le meuble a été entièrement décapé. Des traces de couleur brune sont visibles sous le banc. Sur les côtés du tiroir se trouvent des traces de peinture brun foncé. La moulure du tiroir a été brisée au bas et recollée.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Le banc-travailleuse servait à la fois de siège et de rangement, notamment pour les travaux d’aiguille. Il était surtout présent chez les communautés religieuses féminines. Les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en possèdent quelques autres, semblables.

Ce banc aurait été décapé dans les années 1960. Une photo de cette époque nous le montre peint d’une couleur foncée, probablement le brun dont il reste des traces sur les côtés des tiroirs.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bicorne de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Bicorne de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Le bicorne est un chapeau masculin à deux pointes de forme plate et allongée. L’objet en feutre mesure 50 cm de longueur. Le bicorne est noir, orné de chaque côté sur le pourtour supérieur d’un ruban doré présentant le motif de la croix de Jérusalem et garni d’une frange de plumes blanches. L’un des côtés du bicorne est orné d’une cocarde en tissu blanc cerclé de rouge sur le sommet, prolongée d’un galon en diagonal doré tressé à plat à six brins sur lequel est attaché, à son extrémité inférieure, un bouton de métal doré à l’effigie de la croix de Jérusalem en rouge.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce bicorne, qui fait partie du costume des chevaliers de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu ce titre du pape Pie XI en 1933. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a été intronisé chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis. Le chapeau se porte une pointe vers l’avant et l’autre vers l’arrière.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boucles d’oreilles



Boucles d’oreilles (Boucles d’oreilles ayant appartenu à Maude Abbott)

Boucles d’oreilles en or ayant appartenu à Maude E. Abbott




INFORMATIONS HISTORIQUES

Boucles d’oreilles en or ayant appartenu à Maude Abbott. Le modèle est sobre, deux anneaux retenus par une sangle. Une petite perle d’or pend sous les anneaux.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bouton de manchette



Bouton de manchette (Bouton de manchette ayant appartenu à Maude Abbott)

Bouton de manchette en or ayant appartenu à Maude E. Abbott




INFORMATIONS HISTORIQUES

Bouton de manchette en or ayant appartenu à Maude E. Abbott vers 1890. Il est serti d’une pierre de soleil. Les reflets orangés sont générés par des cristaux d’hématite ou de goethite, sur lesquels se réfléchit la lumière. Cette pierre doit son nom à son scintillement pailleté rappelant le scintillement du soleil.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Breloque de montre



Breloque de montre (Breloque de montre ayant appartenu à Maude Abbott)

Breloque de chaîne de montre à gousset en forme de croix de bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Breloque de chaîne de montre à gousset en forme de croix de bois ayant appartenu à Maude Abbott vers 1890. La chaîne est en or, tressée de petites mailles. Une croix de bois teint est accrochée au bout de la chaîne.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas



Buffet bas

Buffet bas datant du milieu du 18e siècle. En pin, il possède deux vantaux en façade et est entièrement chevillé. Ses dimensions sont 79,9 cm de hauteur, 78,9 cm de largeur et 52,2 cm de profondeur. Son plateau est formé de deux planches assemblées à rainure et languette, mouluré sur trois côtés et aux coins arrondis en façade. Les vantaux amovibles sont ornés de panneaux soulevés. Le vantail de droite est muni d’une entrée de serrure en rinceau et d’une serrure. Un crochet cloué sur le dessus de la tablette maintient fermé le vantail de gauche. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. L’espace intérieur du meuble est divisé par une tablette amovible, formée de deux planches assemblées à rainure et languette. Le bas du devant et des côtés du meuble est chantourné en festons. Les côtés et l’arrière du meuble sont ornés d’un panneau soulevé. Le meuble est assemblé à tenon mortaise chevillé. Des tenons traversant sont visibles à l’arrière, dans le haut des montants.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet bas aurait été fabriqué au Québec au milieu du 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

L’ameublement des cellules des religieuses augustines comprenait, dès 1666, un buffet à deux vantaux, appelé alors « [...] une façon d’armoire à deux guichets [...] ».

L’ameublement des cellules, c’est-à-dire des chambres, est régi par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuée une copie. L’aménagement des cellules est abordé dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. L’édition de 1666 le décrit comme suit: « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur, un Benistier d’estain, ou de fayence, une Table de bois commun, au dessous un tiroir, ou layette avec une façon d’armoire à deux guichets [...] ».Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’une « façon d’armoire à deux guichets ».

Ce buffet a été décapé au courant du 20e siècle. Il était autrefois blanc.

Le décor chantourné au bas du devant du meuble, à droite, est brisé. Un feston est manquant. Les pointes des clous forgés fixant la serrure ont traversé le bois et apparaissent en façade. Le plateau est marqué d’importantes égratignures.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
s.a. Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin.. s.l. 1666. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas en pin



Buffet bas en pin

Buffet bas en pin, à deux vantaux et haut sur pieds, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 83,5 cm de hauteur, 134 cm de largeur et 44,8 cm de profondeur. Son plateau est composé de deux planches assemblées à rainure et languette, clouées au bâti à l’aide de clous forgés. Une moulure en doucine est clouée à la jonction du plateau et du meuble avec des clous carrés. Le corps du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les deux vantaux en façade sont ornés d’un panneau soulevé. Ils sont tous les deux munis d’une serrure et entrée de serrure différentes. L’entrée de serrure de droite est quadrilobée et en laiton, celle de gauche est ovale et en cuivre. Un bouton de bois noir est vissé sur le vantail droit. Deux taquets sont vissés dans le dormant, retenant chacun un vantail. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. Chaque vantail ouvre sur son propre compartiment. Celui de droite possède deux tasseaux pour une tablette absente, cloués avec des clous forgés. Les parois intérieures des compartiments sont recouvertes d’une couleur brun rougeâtre. Les côtés du meuble sont ornés d’un panneau soulevé. Les montants se prolongent en longs pieds carrés. L’arrière du meuble est constitué de deux planches assemblées à rainure et languette, chevillées aux montants.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet aurait été fabriqué au Québec au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Il porte de nombreuses traces d’usure sur son plateau ainsi que quelques égratignures. Deux trous de vis récents y ont également été percés. Le meuble est décapé à l’exception de l’intérieur et de l’arrière.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas en pin d’esprit Louis XV



Buffet bas en pin d’esprit Louis XV

Buffet bas en pin d’esprit Louis XV, du 18e siècle. Il possède un tiroir et deux vantaux et est entièrement chevillé. Ses dimensions sont 97,4 cm de hauteur, 86 cm de largeur et 49,7 cm de profondeur. Son plateau est formé de deux planches assemblées à rainure et languette et son pourtour est mouluré sur trois faces. Les deux coins avant sont chantournés, reprenant la courbure des montants. Les panneaux latéraux sont embouvetés dans un bâti mouluré assemblé à tenon et mortaise chevillé. Le haut du panneau est chantourné et deux volutes sculptées ornent le centre de la traverse inférieure. Les arêtes extérieures des montants avant du buffet sont arrondies en large quart de rond. Le tiroir, glissant sous le plateau, est orné en façade d’un panneau creusé. L’avant du tiroir est assemblé à queue d’aronde chevillé, et l’arrière à queue d’aronde simple, fixée avec des clous forgés. Un panneau creux est sculpté en ceinture, sous le tiroir. Chacune des portes du buffet est ornée d’un panneau mouluré, embouveté dans un cadre au bâti assemblé à mi-bois et chevillé. Les vantaux pivotent sur des fiches à gond simples. À l’intérieur, une tablette, formée de deux planches assemblées à rainure et languette, divise l’espace. L’avant de la tablette est moulurée en quart de rond. La porte de gauche est retenue fermée par un crochet en fer forgé, cloué sur le dessus de la tablette, et la porte de droite par un loquet à anneau et à pétales, se rabattant sur la paroi intérieure de la porte de gauche. La traverse inférieure en façade est chantournée et sculptée de volutes encadrant un motif central de coquille. L’arrière du buffet est constitué de trois planches assemblées à rainure et languette, formant un panneau biseauté, embouveté dans un bâti assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les montants du meuble se prolongent en piétement. Le meuble est entièrement décapé. Des traces d’une finition rougeâtre sont visibles sous les bords du plateau et sur les côtés du tiroir. L’arrière et l’intérieur du buffet est laissé originellement au bois nu. Présence d’usure autour du loquet et de l’anneau du loquet.



INFORMATIONS HISTORIQUES

L’ameublement des cellules des religieuses augustines comprenait, dès 1666, un buffet à deux vantaux, appelé alors « [...] une façon d’armoire à deux guichets [...] ».

L’ameublement des cellules, c’est-à-dire des chambres, est régit par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuée une copie.

L’aménagement des cellules est abordé au tout début, dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. L’édition de 1666 le décrit comme suit: « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur, un Benistier d’estain, ou de fayence, une Table de bois commun, au dessous un tiroir, ou layette avec une façon d’armoire à deux guichets [...] » Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’une « façon d’armoire à deux guichets ».

Ce buffet a été décapé au courant du 20e siècle. Sur une photographie prise entre 1950 et 1980, il est d’une couleur foncée.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
BEDEL, Jean. Le grand guide des styles. Paris, Hachette livre, 1996. 219 p.
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l'ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l'Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l'Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas rustique



Buffet bas rustique

Ce buffet bas rustique aurait été fabriqué au 18e siècle. Ce meuble en noyer tendre mesure 63,6 cm de hauteur, 159,8 cm de largeur et 56 cm de profondeur. Il est doté de trois vantaux en façade, ouvrant sur des compartiments indépendants. Ces compartiments sont chacun surmontés d’un tiroir. Les vantaux sont ornés d’un panneau soulevé embouveté dans un cadre mouluré, assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les vantaux sont retenus fermés par une boucle à clavette. Celle du vantail d’extrême droite pourrait avoir été récupérée d’une clé, dû à sa forme particulière en cuisse de grenouille. Les vantaux pivotent à l’aide de paumelles à petits vases. Seul le vantail du centre est amovible. Une tablette divise l’espace des compartiments d’extrême gauche et droite. Ces tablettes sont amovibles, et celle de droite est composée de trois planches. Les tiroirs sont assemblés à queue d’aronde. Chacun est muni d’une poignée à pétales. Le plateau a été refait. Il est composé de trois planches assemblées à rainure et languette et orné d’un trait tenant lieu de moulure. Le côté gauche du meuble est assemblé à emboîtement chevillé alors que le côté droit est composé d’une planche moderne à feuillure. Des poignées en fer forgé sont fixées de chaque côté du meuble. Le dos du meuble est formé d’une grande planche percée de six trous et peinte d’une couleur foncée. Le meuble a été décapé, à l’exception du dos et des compartiments intérieurs, plus foncés. Il était possiblement à l’origine teint au brou de noix.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet bas pourrait avoir été produit au 18e siècle. L’artisan se serait inspiré des buffets de type « traite picarde » qui se démarquent par une enfilade de plusieurs portes. La « traite picarde » est originaire de la Picardie et est associée à un meuble qui est réalisé sur une longueur sans interruption: d’une seule traite. Comme pour ce buffet bas, la « traite picarde » contient entre deux à huit portes.

Le piétement du meuble a été retiré à une date indéterminée. Ce type de meuble à « traite picarde » ou à enfilade, est reconnu pour ses pieds fragiles qui sont souvent remplacés, à la suite de lavage fréquent du plancher. Il semble avoir connu de fréquentes modifications. Le plateau a été entièrement refait entre 1960 et 1965. Le meuble aurait été décapé à la même période.

Ce buffet bas est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
MAZARS, Pierre, dir. et Claude SALVY. Les meubles régionaux en France. Collection de l’amateur. Paris, Librairie Gründ, 1967. 192 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet de pharmacie



Buffet de pharmacie

Buffet du 19e siècle à quatre tiroirs et quatre vantaux regroupés deux par deux et séparés par un dormant au centre. Ses dimensions sont 97,5 cm de hauteur, 165,8 cm de largeur et 55,5 cm de profondeur. Le bâti et les surfaces apparentes seraient en noyer et le corps des tiroirs et les tablettes sont en pin. Le plateau au bord mouluré pourrait être fait d’une essence de bois différente. Le bois est teint couleur acajou rougeâtre. Les surfaces sont vernies, à l’exception de l’arrière du meuble qui est seulement teint. Les montants du meuble sont constitués de deux planches assemblées à coupe d’onglet et fixées par des clous tranchés à tête carrée. Les tiroirs sont assemblés à queues d’aronde taillées mécaniquement. Les quatre vantaux sont ornés de panneaux creux. Le bâti est assemblé à tenon et mortaise traversant, collés. Les boutons des tiroirs et des vantaux sont en porcelaine blanche. Un panneau semblable à ceux des vantaux orne chacun des côtés du meuble, et l’arrière du buffet en possède quatre. Les pentures sont en fer coulé et fixées à l’aide de vis à tête fendue. Une serrure en laiton coulé se trouve sur les vantaux droits. L’entrée de serrure de droite est manquante. Les vantaux de gauche sont retenus par un crochet de fer forgé fixé à la tablette du centre à l’aide d’une vis. L’intérieur du meuble, fermé par les vantaux, est divisé en deux espaces de rangement distincts, munis de deux tablettes chacun. Des plaques de verre églomisé incrustées dans le bois du devant des tiroirs et du haut des vantaux identifient le contenu des tiroirs et des tablettes.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet de pharmacie du 19e siècle appartient à l’époque précédant la priorisation du métal comme matériau pour la fabrication de l’ameublement médical. L’avènement de l’asepsie vers la fin des années 1850 puis de l’antisepsie en 1867 révolutionne la pensée et la pratique médicale. Les répercussions se font sentir jusque dans l’ameublement, le métal étant considéré plus hygiénique. L’adoption du mobilier métallique se généralise avant la fin de 1910 à l’Hôtel-Dieu de Québec.

Le contenu des tiroirs et tablettes est identifié avec une calligraphie et une technique semblables à celles couramment utilisées pour étiqueter les pots de pharmacie en verre pendant la deuxième moitié du 19e siècle aux États-Unis. Il s’agit du « label under glass », dont l’équivalent en français serait « verre églomisé ». Cette technique consiste à créer une inscription inversée sur le verre avec de la peinture et des feuilles métalliques, principalement d’or. Les tiroirs contenaient, de gauche à droite: MISCELLANEA. soit regroupement d’objets divers; WRAPG.PAPER. soit du papier pour emballer; SPATULAS. soit spatule, l’instrument médical semblable à un couteau, long et plat mais sans bord tranchant, utilisé en pharmacie pour étendre plâtres et onguents et pour le mélange d’ingrédients médicinaux ou de laboratoire; ENEMA:APPAR: soit appareil à lavement. Sur les vantaux, de gauche à droite: SHT:SPLINTS. soit éclisse pour les tibias; BANDAG:COT: soit bandages de coton; INSTRUMENTS.; MEDICAMENT:.

Le plateau porte les marques d’un usage intensif. On y voit des marques de coups, de l’abrasion, des taches noires de déversement de produit chimique qui a coulé jusque dans les tiroirs, des cernes noirs de récipients qui y ont été déposés. Le plateau semble également avoir été usé précocement et décoloré par l’action de lavages et de frottements fréquents. Le fond du tiroir des spatules est couvert de marques, probablement causées par les chocs répétés de ces instruments métalliques contre le bois tendre. La friction a également causé des rainures sous les tiroirs. Les traces d’usure sont générales et témoignent d’une vie utilitaire très active.

Le meuble présente quelques modifications à son état d’origine. Les boutons des deux vantaux de gauche auraient été changés vers le milieu du 20e siècle. La clé est manquante et les crochets retenant les portes sont un ajout.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.
s.a. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 4 avril 1877 au 21 avril 1888. Archives du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. s.l. s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet garde-manger



Buffet garde-manger

Ce garde-manger a été fabriqué en Nouvelle-France vers 1744. Le meuble en pin mesure 155 cm de hauteur, 85 cm de largeur et 23,5 cm de profondeur. Il possède un vantail chanfreiné dont la partie supérieure est ajourée de barreaux verticaux et la partie inférieure est chantournée en forme de rectangle. Ce garde-manger possède toujours sa couleur gris-vert d’origine. Il est assemblé à tenon et mortaise et un petit taquet en bois retient le vantail fermé. Ce taquet serait récent puisqu’il n’a pas abîmé le bois de l’armoire. Les tasseaux de support de tablette sont cloués avec des clous forgés. L’entrée de serrure et la serrure sont de facture française, typiques de celles fabriquées au Québec jusqu’à bien après la fin du régime français. Le vantail pivote grâce à des fiches à larder sur des gonds de facture française. Des clous forgés viennent solidifier les six planches arrière du meuble. Ces planches sont assemblées à double rainure et languette en queue de billard. Ce garde-manger était peut-être encastré car le bois des côtés est moins beau que celui utilisé pour fabriquer le devant du meuble.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce garde-manger rustique a été fabriqué en Nouvelle-France vers 1744. Le meuble aurait été commandé par les Augustines au menuisier de l’Hôtel-Dieu de Québec.

En 1747, selon le livre des recettes et dépenses de l’Hôtel-Dieu de 1732 à 1755, un inventaire des objets qui se retrouvent dans les différentes pièces du monastère est réalisé par la communauté des Augustines. Celui-ci indique que la cuisine comprend « deux armoires faite en garde mangé [sic], 2 autres grandes pour conserver les viandes [...] ». Il y aurait ainsi deux garde-mangers dans la cuisine et l’un de ceux-ci serait l’actuel buffet garde-manger.

Selon la tradition orale des religieuses, ce garde-manger était situé à proximité de l’ancien réfectoire, dans une niche, et servait à ranger le lait, le beurre et d’autres aliments qui étaient ainsi conservés au frais dans le mur de pierre. Les treillis verticaux du vantail sont caractéristiques des garde-mangers puisque ceux-ci servent à laisser passer l’air et ainsi mieux conserver les aliments. Aussi, sa peinture réalisée à partir de terre glaise, qui pénètre les pores du bois, était reconnue pour garder la fraîcheur.

Une fine toile recouvre jusqu’au 21e siècle l’intérieur du vantail afin de protéger des insectes les aliments conservés dans le garde-manger. Le côté gauche et l’arrière du meuble ont été décapés au cours du 20e siècle.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bureau plat style Louis XV



Bureau plat

Bureau plat en noyer noir, de style Louis XV, datant du milieu du 18e siècle. Ses dimensions sont 71,1 cm de hauteur, 162,5 cm de largeur et 83,1 cm de profondeur. Son piétement galbé est formé de quatre hauts pieds de biche se terminant en sabot. Le bureau est muni de deux fois deux tiroirs à panneau sculpté et d’un cinquième au centre de la ceinture. Deux compartiments secrets sont dissimulés à l’arrière des tiroirs du haut, droit et gauche. Pour y accéder, ces tiroirs doivent être retirés de leur habitacle. Les côtés des compartiments secrets se prolongent jusqu’à la naissance de l’habitacle et peuvent être tirés afin de faire glisser le compartiment jusqu’à soi. Le devant des tiroirs est taillé dans une pièce de noyer d’une épaisseur variant de 3,8 cm à 5,2 cm et est fixé au corps au bois plus tendre par un assemblage à queues d’arondes. Chaque tiroir est muni d’une serrure en fer dont l’entrée ornementale est manquante. L’intérieur des tiroirs épouse la forme de ses courbes extérieures. L’arrière du meuble reprend symétriquement les motifs ornant l’avant, soit le motif chantourné au centre de la ceinture et les panneaux des tiroirs. Le bas de la ceinture est orné d’un cordon sculpté, se joignant en spirales sur les côtés du meuble. De minces moulures ont été ajoutées aux côtés du bureau afin de reproduire le motif à panneau des tiroirs. Le plateau est composé d’un cadre au bord mouluré, assemblé en onglet à tenon et mortaise chevillé, et de deux planches dont la plus grande a été réparée sur toute sa longueur. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce bureau plat de style Louis XV, aussi appelé table bureau, aurait été produit au milieu du 18e siècle par un artisan du Québec dont l’identité demeure inconnue. Ce type de meuble n’était pas courant en Nouvelle-France et était principalement l’apanage d’une certaine classe sociale comprenant l’élite administrative et bourgeoise, ainsi que les membres du clergé. Il n’a pas été possible de déterminer comment les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec entrèrent en possession de ce bureau. Toutefois, deux photos prises en 1909 et vers 1917 nous le montre parmi le mobilier de la salle commune du noviciat du monastère. Une autre photographie datant de 1945 nous le montre à nouveau dans la salle du noviciat. Un groupe de jeunes novices est rassemblé autour du bureau, recevant l’enseignement de la maîtresse des novices. Sur le bureau sont placés des paniers dits à ouvrage, pour les travaux d’aiguille et de couture. Cette photo est en fait une mise en situation destinée à illustrer un feuillet promotionnel de la vie religieuse chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, afin de recruter de nouvelles postulantes.

Pourvu d’ornementations sur toutes ses faces, ce meuble était destiné à occuper une place centrale dans une pièce.

Ce bureau a été l’objet de plusieurs réparations au fil du temps. Les méthodes de fixation utilisées pour ces réparations constituent un repère temporel intéressant. Ainsi, certains tasseaux de support de tiroirs ont été renforcés à l’aide de clous forgés, le bâti des tiroirs a été solidifié avec des clous tranchés à tête carrée, la planche fendue à l’arrière du meuble a été consolidée de l’intérieur à l’aide d’une plaque d’acier vissée avec des vis à tête fendue, le tasseau de support droit pour le tiroir central, remplaçant l’original taillé à même la traverse, a été fixé à l’aide de clous à tête et corps ronds. Une importante réparation a été effectuée sur le plateau du bureau où une fissure courant sur toute la largeur a été comblée avec une planche de qualité inférieure, peinte au dos et clouée au plateau par en dessous à l’aide de clous à tête et corps ronds. La moulure sculptée du tiroir du bas à droite a été remplacée par endroit par une moulure clouée et collée.

Ce bureau apparaît sur une photo du noviciat de 1945. Il y était alors brun foncé et a été décapé dans les années suivantes. La teinture brune d’origine est encore visible sous le meuble.

Les entrées de serrures sont manquantes. Sur la photo de 1945, des petits boutons sont fixés aux tiroirs pour en faciliter la manipulation.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
BEDEL, Jean. Le grand guide des styles. Paris, Hachette livre, 1996. 219 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l'Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l'Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bureau, dit Mazarin



Bureau, dit Mazarin

Ce bureau, dit Mazarin, a été fabriqué en Nouvelle-France entre 1670 et 1700. Il mesure 74 cm de hauteur, 116,4 cm de largeur et 65 cm de profondeur.

Ce meuble en merisier et en pin est composé d’un long plateau posé sur deux caissons chantournés à trois tiroirs galbés. Ces caissons reposent chacun sur quatre pieds gainés positionnés à 45°, reliés par une entretoise en « H » cintrée. Il dispose d’un tiroir central et d’une niche, encadrés par les caissons à tiroirs qui sont suffisamment éloignés afin d’y loger une jambe. La niche est fermée par un vantail cintré à emboîtures. Cette niche est munie d’une serrure française ancienne avec étoquiaux. Ses parois sont couvertes de papier marbré. Les tiroirs, assemblés à queue d’aronde, sont ornés d’entrées de serrures en laiton de style Louis XIV, à accueillage en museau. Les serrures des tiroirs, à pied de broche qui déborde, sont typiquement françaises. La serrure du tiroir central a toutefois été remplacée et date du 19e siècle. Le bureau sur roulettes est assemblé à tenons et mortaises chevillés. Le plateau est composé d’un panneau central, encadré d’une alèse. Il est assemblé à onglets avec prisonniers à queue de renard, c’est-à-dire un tenon libre dans lequel sont insérés des coins qui en écarteront le bois à l’insertion dans la mortaise, rendant l’assemblage indémontable et lui procurant une grande solidité. Le centre du plateau est composé de deux planches en queue de billard, tirées du même arbre. Elles sont disposées de manière à déployer harmonieusement une image en miroir des cernes de croissance selon la technique de l’assemblage en portefeuille (bookmatch en anglais). Le revers du plateau porte les marques asymétriques des scieurs de long. Le plateau est solidement fixé au bâti par des chevilles et par des prisonniers à queue de renard, dont l’emplacement est indiqué par des traces de trusquin sur le pourtour du meuble.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce bureau du genre Mazarin a été produit en Nouvelle-France entre 1670 et 1700. Il appartient au style Henry IV. Il est dit du genre Mazarin puisque c’est sous le règne de cet homme que ce type de meuble se popularise. Jules Mazarin (1602-1661) est un homme d’État français d’origine italienne qui est nommé cardinal par Richelieu, puis entre dans la diplomatie auprès de Louis XIII et Louis XIV. Mazarin est également le principal ministre d’Anne d’Autriche durant sa régence.

Le bureau est cédé aux Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec possiblement en 1768 par un membre de la famille Chavigny. La grande famille des Chavigny de la Chevrotière fait partie de la noblesse de la Nouvelle-France. Arrivé au pays vers 1641, François de Chavigny de Berchereau (vers 1615-1651) et sa nouvelle épouse Éléonore de Grandmaison (vers 1620-1692) se font concéder des terres à Sillery et un fief qui prendra plus tard le nom Deschambault, du nom du gendre de François de Chavigny qui en héritera. François de Chavigny se vit contraint de quitter cette terre trop exposée aux attaques iroquoises et se fit concéder une seigneurie à la pointe de l’île d’Orléans en 1649.

François de Chavigny fut ami et conseiller de Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), Jeanne Mance (1606-1673) et Marguerite Bourgeois (1620-1700).

Après le décès de François de Chavigny, Éléonore de Grandmaison se remarie deux fois. Son dernier mari, Jacques de Cailhault de La Tesserie (vers 1620-1673) provient d’une famille de nobles seigneurs de la Chevrotière en France. François de Chavigny (1650-1725), fils aîné d’Éléonore et de François de Chavigny, reprend le nom de la Chevrotière en l’honneur du dernier époux de sa mère.

Il est possible que le bureau ait été acquis par la famille des Chavigny à la fin de 17e siècle ou au début du 18e siècle.

Le meuble est ensuite cédé par un descendant des Chavigny à Sœur Marie-Louise Curot dite de Saint-Martin (1716-1788), alors qu’elle était supérieure au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Mère Saint-Martin est entrée au Monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1736, à l’âge de 20 ans, et y a été supérieure pendant 18 années, soit de 1762 à 1768, 1771 à 1777 et 1780 à 1785.

Une note manuscrite collée au dos du meuble témoigne de ce don: « Jay donné et donne à Madame St Martin Religieuse Supérieure de l’Hôtel Dieu ce Bureau ou Commode tel qu’il est comme il est, et ce pour ce que je signe a Quebec ce [16 aoust 1768 ?] Chavigny ». Il s’agit ici d’une transcription datant du milieu du 20e siècle, la date est mise en doute car maintenant illisible.

Le lourd meuble a été mis sur roulettes au cours du 19e siècle afin de faciliter son déplacement. Le plateau a été décapé et a reçu une nouvelle finition. Une décoration en laiton, semblable à celle des tiroirs, se retrouvait originalement au niveau de l’entrée de serrure du battant de la niche.

Ce bureau est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LEFEBVRE, Jean-Jacques. « Chavigny Lachevrotière, François de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
LEFEBVRE, Jean-Jacques. « Grandmaison, Éléonore de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l'Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2007. 1103 p.
LOVREGLIO, Aurelia et Anne LOVREGLIO. Dictionnaire des mobiliers & des objets d'art du Moyen âge au XXIe siècle. Les dictionnaires thématiques. France, Le Robert, 2011. 464 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
ROY, Pierre-Georges. La famille de Chavigny de la Chevrotière. Lévis, Québec, L'Action sociale, 1916. 179 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buste (Joseph-Elzéar Bernier)



Buste (Joseph-Elzéar Bernier)

Le buste de Joseph-Elzéar Bernier est une sculpture réalisée en 1984. L’œuvre en bronze mesure 40 cm de hauteur sur 56 cm de largeur. Elle représente la tête et les épaules du capitaine, qui porte un veston boutonné et une cravate.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buste de Joseph-Elzéar Bernier est réalisé en 1984 par le sculpteur Paul-André Tardivel. Joseph-Elzéar Bernier est un grand navigateur qui a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canapé



Canapé

Ce canapé fait partie d’un ensemble de salon comprenant également six chaises. Ces meubles auraient été fabriqués à Québec vers 1865-1866. Fabriqués en noyer noir, ils sont ornés de sculptures représentant un décor végétal et sont rembourrés et recouverts d’un tissu floral.

Le canapé mesure 112,5 cm de hauteur, 178 cm de largeur et 79 cm de profondeur. Sa ceinture est chantournée et ornée de feuilles d’acanthe qui se poursuivent jusqu’aux pieds tournés en toupie cannelée. Le haut du dossier est décoré d’une figure de femme ou déesse, de roses et de feuilles d’acanthe. Deux fauves mordant une sphère ornent les accoudoirs en console.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce canapé fait partie d’un ensemble de salon comprenant également six chaises. L’ensemble aurait été fabriqué entre 1865 et 1866 à Québec. Ces meubles pourraient être associés aux premières réalisations de l’atelier du meublier et ébéniste François Gourdeau (1840-1920) en raison notamment d’éléments caractéristiques qui se retrouvent sur d’autres meubles qui lui sont associés, dont la tête en haut-relief dans la partie supérieure du canapé et le décor végétal et animalier.

Fils du meublier Édouard Gourdeau et d’Émérance Levasseur, François-Xavier Gourdeau s’est principalement formé dans l’atelier du sculpteur Jean-Baptiste Côté (1832-1907) à Québec. Il ouvre son propre atelier en 1864 dans Saint-Roch à la suite de son mariage avec Philomène Chamberland. Peu de meubles québécois de l’époque victorienne peuvent être attribués à François Goudreau en raison du manque d’évidences. Toutefois, en 1938, Marie Rose-De-Lima dite Mary Moreau (1857-1938) fait don à sa fille Anne-Marie Roy (1888-1976), devenue sœur Saint-Nazaire de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1910, d’un écran de cheminée dont l’encadrement et le pied ont été sculptés par François Gourdeau vers 1870.

Marie Rose-De-Lima Moreau est originaire de Saint-Michel de Bellechase tout comme son époux, Arsène Roy (?-1896) qui est alors agriculteur et propriétaire d’une fromagerie et beurrerie à Notre-Dame de Lourdes de Saint-Michel. La famille Roy fait partie à l’époque des familles les plus distinguées de la région en raison notamment des nombreux membres de la famille qui occupent un rang élevé dans la hiérarchie ecclésiastique dont Monseigneur Lionel Roy au Séminaire de Québec.

À la suite du décès de son époux en 1896, Mary Moreau effectue un inventaire et une vente à l’encan des meubles et de sa vaste propriété à Saint-Michel de Bellechasse. Elle s’installe ensuite à Québec dans le quartier Saint-Roch. En 1938, Mary Moreau cède l’écran de cheminée et possiblement l’ensemble de salon à sa fille, Anne-Marie Roy qui est alors religieuse chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Selon un papier collé au dos du canapé, les sculptures du meuble ont été réalisées vers 1865-1866. Celles-ci pourraient possiblement avoir été sculptées dans le nouvel atelier de François Gourdeau, ouvert en 1864, expliquant la moindre complexité des ornements sculptés de l’ensemble de salon comparativement à ceux de l’écran de cheminée.

Avant 1971, un autre tissu à motif floral recouvre le canapé.
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Notices bibliographiques :
BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d’art religieux et profane. Montréal, Éditions de l’Homme, 1986. 503 p.
CASTONGUAY, Denis, dir. et Yves LACASSE, dir. Québec, une ville et ses artistes. Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, 2008. 333 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PORTER, John R., dir. Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec. Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée de la civilisation, 1993. 527 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canapé en noyer



Canapé en noyer

Ce canapé en noyer aurait été fabriqué à Québec vers 1859. Le meuble, mesurant 128 cm de hauteur, 212 cm de largeur et 61 cm de profondeur, est orné de riches sculptures de style néorococo. La composition est formée d’un buste de Napoléon trônant au milieu d’un fronton constitué d’éléments végétaux, de deux aigles impériaux posés sur un trophée d’étendard et de nombreux éléments végétaux et géométriques. Feuilles d’acanthe pleines ou découpées, fleurs et treillis agrémentent le pourtour du dossier, les accoudoirs, la ceinture et les pieds cambrés sur roulettes. Un treillis profondément sculpté au burin orne le haut du dossier. Le canapé est rembourré et recouvert d’un tissu vert à losange.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce canapé aurait été fabriqué à Québec vers 1859. Les sculptures du meuble ont été réalisées par Jean-Baptiste Côté (1832-1907).

Architecte, sculpteur, doreur, graveur sur bois, caricaturiste, éditeur de journaux et imprimeur, Jean-Baptiste Côté habite toute sa vie dans le quartier Saint-Roch de Québec. Apprenti à l’atelier de François-Xavier Berlinguet (1830-1916), en 1848 Jean-Baptiste Côté fait notamment son apprentissage avec l’ornementation d’une église de Beauport à Québec. En 1855, il se spécialise toutefois dans la sculpture de proue de bateau et ouvre son premier atelier sur la rue Saint-François, à proximité des chantiers maritimes de la rivière Saint-Charles. Son deuxième et troisième atelier, situés respectivement sur la rue Saint-Vallier et de la Couronne, sont détruits dans les grands incendies de Saint-Roch et Saint-Sauveur en octobre 1866 et mai 1870. À partir de 1870, Jean-Baptiste Côté s’établit dans une maison-atelier au coin des rues de la Reine et de la Couronne, puis change de carrière en raison de la rareté des commandes de figure de proue. Il se tourne alors vers d’autres marchés comme ceux de l’enseigne commerciale, du mobilier et du monument funéraire.

Au cours de sa carrière, Jean-Baptiste Côté aurait produit quelques ensembles de meubles de luxe pour des membres de sa famille. Ce canapé a appartenu à mademoiselle Blanche Côté (1879-1967) qui en fait don aux Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1958.

Le recouvrement a été remplacé après 1991.
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Notices bibliographiques :
BÉLAND, Mario. « Côté, Jean-Baptiste ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d’art religieux et profane. Montréal, Éditions de l’Homme, 1986. 503 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PORTER, John R., dir. Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec. Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée de la civilisation, 1993. 527 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canine d’ours polaire



Canine d’ours polaire

La canine d’ours polaire est une dent mesurant 7,5 cm de longueur. La canine est une dent pointue, très saillante et très solide avec une longue racine.



INFORMATIONS HISTORIQUES

La canine d’ours polaire fait partie de la mâchoire de l’ours polaire et elle est plus grande que les autres dents. Située entre les incisives et les molaires, la canine permet à l’animal d’arracher la nourriture. Les peuples arctiques utilisent les dents d’ours polaire pour fabriquer une multitude d’objets traditionnels utilitaires et artistiques. Celle-ci fait partie des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier datant du début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canne-réservoir



Canne-réservoir

La canne-réservoir est un récipient fabriqué avant 1934. L’objet en métal peint en noir mesure 78,5 cm de longueur. Il est composé d’un réservoir cylindrique se terminant par une longue pointe à son extrémité inférieure et par une poignée à angle droit à l’autre extrémité. Le bout de la poignée est fermé par un bouchon vissé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette canne-réservoir, fabriquée avant 1934, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Casquette de capitaine



Casquette de capitaine

La casquette de capitaine est un chapeau souple mesurant 21 cm de diamètre. L’objet en peau de loup-marin comprend une visière.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette casquette de capitaine en peau de loup-marin a appartenu à Joseph-Elzéar Bernier, un capitaine natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Casquette du capitaine



Casquette de capitaine

La casquette de capitaine est un chapeau souple mesurant 23 cm de largeur. L’objet en feutre bleu comprend une visière ornée de feuilles d’érable dorées et bordée d’une lanière de cuir noire.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette casquette de capitaine a appartenu à Joseph-Elzéar Bernier, un capitaine natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise de Louis Cyr



Chaise de Louis Cyr

Il s’agit d’une chaise en bois de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle dont le siège mesure 68 cm de large et 53 cm de profond. Celui-ci, originalement en babiche, a été refait avec des lattes en bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette chaise a appartenu à Louis Cyr (1863-1912). Ce dernier est un célèbre homme fort canadien-français qui détient plusieurs records en haltérophilie. Il a aussi fondé son propre cirque en 1899.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII



Chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII

Cette chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Ce meuble mesure 88 cm de hauteur, 45 cm de largeur et 34,5 cm de profondeur. La chaise est composée de deux entretoises et de quatre pieds tournés en balustre qui sont surmontés d’un siège qui dépasse le piètement. L’assise est formée de deux planches de bois. Les pieds arrière sont chanfreinés aux quatre arêtes et le dossier est composé d’un cadre vide. L’apparence du meuble est rustique sauf pour le piètement tourné. La chaise est en merisier sauf pour les larges traverses de l’assise et du dossier qui sont en chêne.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette chaise de type Île d’Orléans aurait été produite en Nouvelle-France, elle est fortement inspirée des petites chaises de Lorraine ou de la Franche-Comté. Elle aurait été conçue au milieu du 17e siècle. Le menuisier-ébéniste demeure inconnu, mais le style de piètement s’apparente à celui retrouvé sur les meubles de style Louis XIII offerts par madame d’Ailleboust aux Augustines. La date d’acquisition du meuble par les Augustines de l’Hôtel-Dieu est inconnue.

Cette chaise a été décapée au cours du 20e siècle.

Cette chaise est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII



Chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII

Cette chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Le meuble fait en merisier du Québec selon des techniques de fabrication françaises mesure 102 cm de hauteur, 45 cm de largeur, 35,5 cm de profondeur et est recouvert d’une finition brun foncé. La chaise possède un piétement avec entretoise en « H » tourné en balustre et un siège formé d’une planche moulurée dépassant le piétement. Le dossier est composé de cinq barreaux tournés et de deux montants verticaux tournés ainsi que de deux traverses horizontales chantournées. Chacun des montants inclinés a été tourné d’une pièce. L’assise est composée de deux planches. L’arrière de l’assise, taillée en feuillure, s’insère sous la traverse arrière. L’avant de l’assise est quant à elle fixée à la traverse avant à l’aide de tenons mortaise à queue-de-renard rapportés (aussi appelés prisonniers) insérés d’un côté dans l’assise et fixés à la traverse avant à l’aide de chevilles. Ces longues chevilles qui n’ont pas été recoupées dépassent de la traverse et sont visibles sous l’assise.



INFORMATIONS HISTORIQUES


Cette chaise a été produite en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble de six. Ces chaises auraient toutes été fabriquées par le même menuisier-ébéniste et font partie d’un ensemble composé d’une table, une commode, un tabouret et un marchepied. Cet ensemble a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans le soin des malades et l’aide aux pauvres qui sont prodigués par la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa soeur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Les chaises auraient été décapées, puis vernies au courant du 20e siècle.

Ces six chaises sont classées en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise dite « à la capucine »



Chaise dite « à la capucine »

Chaise dite « à la capucine » en chêne dont le siège est paillé en foin de mer, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 100,4 cm de hauteur, 49,8 cm de largeur et 47,1 cm de profondeur. Le dossier est composé de deux traverses chantournées, assemblées à tenon et mortaise traversant dans les montants. Seule la traverse supérieure est chevillée. Les montants du dossier sont légèrement inclinés vers l’arrière. Les pieds sont droits et les barreaux du piétement tournés sans ornement. Ces barreaux, au nombre de deux à l’avant et sur les côtés et un à l’arrière, sont assemblés à tenon et mortaise rond traversant, sans chevilles. La ceinture du siège est renforcée de minces pièces de chêne clouées sur les quatre côtés. L’assise en foin de mer, paillée en banquette et rembourrée, est plus large à l’avant qu’à l’arrière. Le dessus est recouvert d’un enduit étanchéifiant, maintenant sec et craquelé. De la saleté est incrustée dans les interstices du dessus de l’assise. Présence de traces d’usure, notamment sur le piétement.



INFORMATIONS HISTORIQUES

La chaise « à la capucine » est une chaise légère à pieds droits, dont le dossier légèrement incliné est composé de deux montants à traverses chantournées. L’assise est paillée, cannée ou tressée de « babiche », d’écorce d’orme ou de frêne. Ce type de chaise se retrouve également en France, sous l’appellation « à la capucine » ou celle de « bonne-femme ». Elle y fit son apparition au 17e siècle, dans les milieux aisés d’abord, pour s’étendre ensuite aux milieux ruraux. En Nouvelle-France, son usage se généralise rapidement. Le modèle de chaise « à la capucine » fut particulièrement populaire dans la région de Montréal et fut fabriqué jusque dans le courant du 19e siècle. La technique traditionnelle d’assemblage consistait à employer du bois presque vert pour les montants et les pieds et du bois très sec pour les traverses et les barreaux. Le bois vert, en séchant, se referme sur les traverses ou les barreaux, comme s’ils étaient serrés dans un étau, rendant l’assemblage très solide et ne nécessitant pas l’ajout de chevilles, clous ou colle. L’apparition de l’assemblage à tourillon dans l’industrie nord-américaine dans la seconde moitié du 19e siècle, remplaça progressivement la technique traditionnelle.

Ce type de chaises légères et à assise de paille était courant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Des photographies datant des années 1930 en montrent alignées le long des murs des salles de la communauté, où les religieuses se regroupaient pour leurs loisirs ou lors de célébrations. Les salles du noviciat en étaient également pourvues, comme en témoigne un inventaire de 1821 dénombrant « 22 Chaises en pailles et une de bois ». Les « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus », texte régissant la vie et l’œuvre des Augustines, prévoient, dès l’édition de 1631, la présence d’une « chaire [sic] de paille » dans l’ameublement des cellules monastiques. Il faudra attendre l’édition de 1923 pour que la spécification « de paille » disparaisse.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaises en noyer



Chaises en noyer

Ces chaises font partie d’un ensemble de salon comprenant six chaises et un canapé. Ces meubles auraient été fabriqués à Québec vers 1865-1866. Chacune des chaises mesure environ 102 cm de hauteur, 52 cm de largeur et 71 cm de profondeur.

Produites à partir de noyer noir, les chaises sont ornées de sculptures représentant un décor végétal et sont rembourrées et recouvertes d’un tissu floral identique à celui du canapé qui leur est associé. Des motifs de roses, de feuilles d’acanthe et de formes géométriques ornent les chaises. Le dossier est coiffé d’un chapeau de gendarme et le piètement est tourné en toupie cannelée. Les côtés du dossier sont chantournés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces chaises font partie d’un ensemble de salon, comprenant six chaises et un canapé. L’ensemble aurait été fabriqué entre 1865 et 1866 à Québec. Ces meubles pourraient être associés aux premières réalisations de l’atelier du meublier et ébéniste François Gourdeau (1840-1920) en raison notamment d’éléments caractéristiques qui se retrouvent sur d’autres meubles qui lui sont associés, dont la tête en haut relief dans la partie supérieure du canapé et le décor végétal et animalier.

Fils du meublier Édouard Gourdeau et d’Émérance Levasseur, François-Xavier Gourdeau s’est principalement formé dans l’atelier du sculpteur Jean-Baptiste Côté (1832-1907) à Québec. Il ouvre son propre atelier en 1864 dans Saint-Roch à la suite de son mariage avec Philomène Chamberland. Peu de meubles québécois de l’époque victorienne peuvent être attribués à François Goudreau en raison du manque d’évidences. Toutefois en 1938, Marie Rose-De-Lima dite Mary Moreau (1857-1938) fait don à sa fille Anne-Marie Roy (1888-1976), devenue soeur Saint-Nazaire de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1910, d’un écran de cheminé dont l’encadrement et le pied ont été sculptés par François Gourdeau vers 1870.

Marie Rose-De-Lima Moreau est originaire de Saint-Michel de Bellechase tout comme son époux, Arsène Roy (?-1896) qui est alors agriculteur et propriétaire d’une fromagerie et beurrerie à Notre-Dame de Lourdes de Saint-Michel. La famille Roy fait partie à l’époque des familles les plus distinguées de la région en raison notamment des nombreux membres de la famille qui occupent un rang élevé dans la hiérarchie ecclésiastique, dont Monseigneur Lionel Roy au Séminaire de Québec.

À la suite du décès de son époux en 1896, Mary Moreau effectue un inventaire et une vente à l’encan des meubles et de sa vaste propriété à Saint-Michel de Bellechasse. Elle s’installe ensuite à Québec dans le quartier Saint-Roch. En 1938, Mary Moreau cède l’écran de cheminé et possiblement l’ensemble de salon à sa fille, Anne-Marie Roy qui est alors religieuse chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Selon un papier collé au dos du canapé, les sculptures du meuble ont été réalisées vers 1865-1866. Celles-ci pourraient possiblement avoir été sculptées dans le nouvel atelier de François Gourdeau, ouvert en 1864.

Avant 1971, un autre tissu à motif floral recouvrait vraisemblablement les chaises qui auraient été rafraîchies en même temps que le canapé.
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Notices bibliographiques :
BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d’art religieux et profane. Montréal, Éditions de l’Homme, 1986. 503 p.
CASTONGUAY, Denis, dir. et Yves LACASSE, dir. Québec, une ville et ses artistes. Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, 2008. 333 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PORTER, John R., dir. Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec. Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée de la civilisation, 1993. 527 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chevalière (Bague)



Chevalière (Bague) (Chevalière en or rose ayant appartenu à Maude Abbott). Bague de type chevalière en or rose, vue avant.

Chevalière en or rose ayant appartenu à Maude Abbott.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Chevalière en or rose, héritage maternel de Maude Abbott: Maude Abbott hérite de sa mère une chevalière en or rose datant de 1817. Sur le chaton, on peut lire l’inscription « ROBT SMITH OB 15 JAN 1817 AET 69 ». Cette chevalière commémorative donne des renseignements précis sur la mort de Robert Smith, père de Frances Mary. Ob est une abréviation du latin « obiit » qui signifie « il est mort » et AET pour « aged, or at the age of. » Il est donc décédé le 15 janvier 1817 à l’âge de 69 ans. L’or rose est un alliage composé de 75% d’or, 5% d’argent et 20% de cuivre.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cloche du voilier d’exploration polaire Arctic



Cloche du voilier d’exploration polaire Arctic

La cloche du voilier d’exploration polaire Arctic est un instrument à percussion datant de 1901. L’objet en bronze moulé mesure 20 cm de hauteur. Fabriquée d’une seule pièce, cette cloche de forme trapézoïdale présente une panse presque verticale. La partie de l’anse, au sommet de la cloche, est composée d’une attache plate. La cloche est montée sur un étrier de fer de forme recourbée. Elle est munie d’une tige terminée par une petite sphère appelée battant, fixée à l’intérieur et actionnée par une corde tressée qui la prolonge.

La cloche porte l’inscription gravée en creux du nom du navire et l’année de sa construction. Sur la surface extérieure de la cloche est gravée d’un côté l’inscription « GAUSS 1901 » et de l’autre « ARCTIC 1904 », correspondant à l’ancien nom et au nouveau nom du navire.



INFORMATIONS HISTORIQUES

La cloche du voilier d’exploration polaire Arctic faisait partie de l’équipement du navire d’exploration polaire Gauss construit en 1901 à Kiel en Allemagne pour des expéditions en Antarctique. Lorsque le gouvernement canadien achète le navire en 1904, le nom de ce dernier est changé pour celui de Arctic. Ce nouveau nom est gravé sur la face opposée à celle où est inscrit le premier nom.

La cloche du navire Arctic fait partie de l’armement du bateau. Elle est fixée à l’extérieur sur l’avant de la timonerie du navire. La cloche émet des sons lorsque sa surface extérieure est frappée avec un marteau ou lorsque sa paroi intérieure est frappée avec un battant.

Utilisée pour sonner les quarts, la cloche rythme la vie sur le navire. Par temps de brume ou lorsque la visibilité est réduite, cet instrument de communication sonore permet également de signaler la présence du navire aux autres bâtiments en mer. La cloche sert aussi à prévenir de la longueur de chaîne restant encore à la mer lorsque l’on vire pour appareiller.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Coffre de communauté



Coffre de communauté

Ce coffre plat « dit des Fondatrices » aurait été produit en France entre 1600 et 1639. Ce meuble en merisier est assemblé à tenon et mortaise chevillés. Il mesure 74 cm de hauteur, 135 cm de largeur et 62 cm de profondeur. Il possède trois serrures munies d’un anneau, deux poignées latérales en fer forgé et un long crochet pour soutenir le couvercle. Le coffre repose sur quatre pieds massifs à roulette et est orné d’un large soubassement mouluré. Une fine moulure décorative est chevillée au-dessus des entrées de serrure. Des boulons vissés au travers du bois du couvercle et de la façade fixent en place les serrures et les pentures. Les boulons anciens sont forgés et les écrous tranchés: il s’agit d’une fixation d’origine. Les pentures traversent le bois à l’arrière du coffre. La serrure centrale est à pied de broche, pour accueillir une clé forée. Les deux autres serrures ont un mécanisme à clé bénarde. Ces serrures étaient fabriquées du 17e au 19e siècle. Le plateau est assemblé à emboîture d’onglet avec tenon chevillé d’un côté. Les côtés du coffre sont munis d’une longue poignée de fer forgé, pivotant dans deux anneaux fichés dans le bois. Le bois a rétréci, dénudant les chevilles assemblant les planches du côté gauche. Ce même espace a été comblé par une languette de bois du côté droit. Une languette semblable comble également l’espace entre les planches du devant du coffre. L’assemblage des planches à l’arrière du coffre est stabilisé à l’aide de goujons carrés. Le bois ondé du dos et du dessous du coffre a été raboté en travers. Les roulettes en bois, fixées dans le prolongement des montants, pivotent sur des boulons semblables à ceux fixant les serrures et les pentures. Une clavette retient les boulons en place. La clavette du pied avant droit est manquante. Le coffre a été décapé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce coffre de communauté aurait été produit en France entre 1600 et 1639. L’artisan demeure toutefois inconnu. Selon la tradition orale, le meuble aurait fait partie des biens apportés par les premières Augustines de la Miséricorde de Jésus, Marie Guenet de Saint-Ignace, Anne Le Cointre de Saint-Bernard et Marie Forestier de Bonaventure, lors de leur traversée de l’Atlantique en 1639. Selon une lettre de 1639 de l’ursuline Cécile de Sainte-Croix, qui faisait également partie de la traversée, le coffre aurait été utilisé pour dire les messes quotidiennes sur le navire ainsi que comme table et comme lit sur le bateau de pêche qui a servi lors de la dernière partie du périple entre Tadoussac et Québec.

En 1639, le coffre aurait été conservé dans la Maison des Cent Associés, où les trois premières Augustines sont allées demeurer à leur arrivée en Nouvelle-France. Vers 1640, il aurait été déplacé à Sillery dans une autre demeure utilisée par les fondatrices. En 1644, il aurait été transporté dans une petite maison de la basse-ville de Québec jusqu’à la fin de la construction de l’Hôtel-Dieu, puis il aurait été déplacé au monastère. Selon la tradition orale, le coffre aurait été conservé entre 1940 et 1958 dans le bureau de Sœur Sainte-Jeanne-de-Chantal (Philomène Martin), supérieure à cette époque. Le coffre est utilisé jusqu’en 1958 pour entreposer les papiers importants dont les archives de la communauté. Il est ensuite vidé de son contenu et confié au musée des Augustines.

Ce coffre est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Coffre en pin



Coffre en pin

Ce coffre en pin, produit au 18e siècle, mesure 67,9 cm de hauteur, 115 cm de largeur et 56,5 cm de profondeur. Il est ceinturé d’une moulure en V sous la serrure et mouluré à la base, au-dessus d’un piétement de quatre pieds droits formés par le prolongement des montants. Les planches pleines embouvetées s’assemblent par tenons, mortaises et chevilles dans les montants. Les moulures sont clouées au bâti sur trois côtés, soit en façade et sur les deux côtés, à l’aide de clous forgés. Le couvercle en saillie est fixé au corps par deux pentures de fer martelé en queue de poisson. Le coffre se ferme à clé au moyen d’une serrure clouée en façade. L’étrier du moraillon à penture est manquant, cassé à la naissance du couvercle. L’entrée de serrure est dissimulée par une languette de métal pivotante. Les poignées, plus récentes, sont vissées de chaque côté du coffre, sous la moulure supérieure. L’extérieur du coffre est enduit d’une peinture vert-gris d’origine. L’arrière du coffre est dénué d’ornements et laissé au bois nu, tout comme les parois intérieures.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce coffre de facture artisanale aurait été produit localement au 18e siècle, possiblement par un menuisier travaillant pour les religieuses augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Le décor mouluré en V est un motif qui s’est perpétué dans le temps, ornant la façade de coffres datant du 18e et du 19e siècles, partout au Québec. Une équipette était anciennement présente à l’intérieur du coffre, au coin supérieur droit, comme en témoignent des empreintes de clous. L’usage de ce coffre a changé au fil du temps.

La tradition orale suggère que les postulantes entraient au monastère avec un coffre ou une malle contenant les effets requis à leur séjour. Lorsque le coffre n’était pas récupéré par la famille, il était alors entreposé au grenier afin d’être réutilisé selon les besoins de la communauté.

Si le mode d’acquisition de ce coffre demeure incertain, quelques indices laissent deviner ses usages ultérieurs. Une fine inscription à l’encre brune sur enduit plâtré à l’intérieur du coffre « M. Chemises de / toiles » suggère qu’il aurait servi à une certaine époque au rangement de ce vêtement et l’inscription « Boulangerie » au crayon sur l’intérieur du couvercle pourrait signifier qu’il aurait été en usage pendant un temps à la boulangerie. Le dessus du couvercle porte les marques d’un usage répété et soutenu.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cornes de bœuf musqué



Cornes de bœuf musqué

Les cornes de bœuf musqué sont un élément décoratif datant de 1911. Elles mesurent 69 cm de largeur. Un support en fer placé au centre des cornes permet de les suspendre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces cornes de bœuf musqué datent de 1911. Elles sont liées aux expéditions du capitaine Joseph-Elzéar Bernier dans l’Arctique au début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Crâne de bœuf musqué



Crâne de bœuf musqué

Le crâne de bœuf musqué mesure 65,5 cm de largeur. Il comprend les cornes, qui courbent grandement vers l’arrière, ainsi que les cavités nasales et oculaires de l’animal.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce crâne de bœuf musqué provient de l’île Cornwallis. Il constitue un souvenir lié aux expéditions du capitaine Joseph-Elzéar Bernier dans l’Arctique au début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Crâne d’ours polaire



Crâne d’ours polaire

Le crâne d’ours polaire, qui date de 1912, mesure 33,5 cm de longueur. Il comprend le crâne et la mandibule de l’animal, tous deux allongés, avec deux grosses canines au maxillaire et deux autres à la mandibule ainsi que les cloisons nasales. Le crâne est non blanchi.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce crâne d’ours polaire date de 1912. Il constitue un souvenir de voyage provenant des expéditions polaires du capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a exploré l’archipel arctique et en a pris possession, au début du XXe siècle, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII



Demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII

Cette demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce petit meuble mesure 75 cm de hauteur, 67,5 cm de largeur, 43 cm de profondeur et possède un piètement et entretoise en « H » tournés. La traverse inférieure est ornée de fleurs de lys et de volutes chantournées. Les deux tiroirs sont agrémentés d’anneaux à pétales et deux poignées à motif de losange sont situées sur les côtés latéraux de la commode. Le meuble est assemblé à tenon et mortaise. Le plateau en noyer cendré est assemblé à emboîtures d’onglets doubles. Les tiroirs sont assemblés à une queue d’aronde unique typiquement française, renforcée d’un clou forgé. La façade est en noyer cendré et orné d’une élégie typiquement française. Le fond des tiroirs est en tilleul avec mise au molet (amincissement du dessous du fond en pourtour pour permettre l’insertion dans la feuillure de contour) au bouvet à moulures. Les tasseaux sur lesquels glissent les tiroirs ont été remplacés. Le piétement, le dos et les côtés sont en merisier. Le haut du piétement est légèrement encastré dans le plateau, astuce française pour que le joint ne soit pas apparent si le bois se rétracte. Le centre de l’entretoise est percé pour recevoir un flambeau, absent. La quincaillerie des tiroirs daterait du 19e siècle. Les anciens trous de serrure, plus gros, ont été dissimulés par les entrées de serrure plus récentes. Les poignées de chaque côté du meuble dateraient du 20e siècle. Le bois des côtés et du dos du meuble a fendu avec le temps et l’espace a été comblé par des flipots.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette demi-commode est produite en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une table, un tabouret, un marchepied et six chaises. Ces meubles auraient tous été fabriqués par le même menuisier-ébéniste. Ce coffre-commode est le précurseur de la commode. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa sœur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant l’appellation « Maison Kent », à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Un coffre bahut y est listé.

Le flambeau du cube chanfreiné central a été retiré avant 1963. Les entrées de serrure, les serrures et les boutons dateraient du 19e siècle. Le meuble a également été solidifié avec des clous.

Cette commode est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dent de narval



Dent de narval

La dent de narval est un objet d’art décoratif mesurant 1,95 m de longueur. L’objet est une incisive longue et torsadée provenant d’un narval. La dent est maintenue en position verticale grâce à un socle rond en bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette dent de narval a été offerte par les capitaines Joseph-Elzéar Bernier et Caron à la congrégation du Bon-Pasteur. La dent de narval est un objet de convoitise en ivoire. Elle constitue un trophée de chasse et un souvenir de voyage des navigateurs polaires.

La dent de narval est une incisive longue et torsadée du maxillaire gauche qui pousse en excroissance à l’extérieur de la bouche du narval dans le sens antihoraire. Le narval est un mammifère marin vivant dans les mers arctiques.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dés à jouer



Dés à jouer

Les dés à jouer, au nombre de trois, datent du XIXe siècle. De forme cubique, chaque dé à jouer arbore six différents dessins simples, un sur chacune de ses faces.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces dés à jouer en ivoire datent du XIXe siècle. Ils ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dessin (Portait de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake)



Dessin (Portait de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake)

Portrait au fusain de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake en 1940.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Mary Alexandra Bell Eastlake est née en 1864 à Douglas en Ontario, mais passe une partie de son enfance sur le bord de la rivière des Outaouais alors que son père, Andrew Bell, est engagé à la construction du premier barrage de Carillon. Amie et confidente de Maude, elle est une des premières femmes artistes-peintres professionnelles canadiennes de renommée internationale. Elle a peint de manière particulière les scènes de son village et deux portraits connus de Maude. Un de ses portraits est retenu par Postes Canada pour le timbre hommage à Maude Abbott dans la série « Reflets d’une nation de la collection du millénaire » (2000). Un autre, intitulé « An Old lady » (1936), est découvert par le docteur Erik Larsen à Calgary en 2006 alors que la Masters Gallery Limited met en enchère des toiles de Bell Eastlake. Le dernier portrait, commencé au printemps 1940 peu de temps avant la mort de Maude, a été offert au Musée régional d’Argenteuil à titre posthume en 1941.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Diorama d’un trois-mâts



Diorama d’un trois-mâts

Le diorama d’un trois-mâts est une œuvre datant de 1920 et mesurant 54 cm de hauteur sur 102 cm de largeur. Il représente la demi-coque, vue du côté tribord, d’un voilier trois-mâts de type clipper. Le navire est représenté toutes voiles sorties au large d’un village côtier, avec un phare en arrière-plan. Les voiles sont blanches, en métal. Les habitations, l’église, le phare et les poulies du voilier sont en ivoire de morse et de narval. Les cheminées des maisons sont faites de couronnes dentaires, alors que le sol et les vagues sont fabriqués avec de la pâte à empreinte, utilisée par les dentistes. Le diorama se trouve à l’intérieur d’un cadre en bois et est protégé par une vitre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce diorama d’un trois-mâts est réalisé en 1920 par Edmond Lecouvie. Ce dernier est connu pour avoir sculpté dans l’ivoire de morse et de narval 42 bateaux miniatures illustrant l’évolution de la navigation. L’ivoire qu’il utilise est rapporté de l’Arctique par le capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Un diorama est une œuvre comportant des éléments en trois dimensions placés dans un décor peint en deux dimensions.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Document (Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott )



Document (Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott par les citoyens du village de St. Andrews). Certificat avec cadre.

Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott en 1910 par les citoyens du village St. Andrews afin de démontrer toute la reconnaissance et l’immense fierté qui les animent.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce certificat émis en 1910 par les citoyens du village St. Andrews a été décerné à Maude E. Abbott afin de démontrer toute la reconnaissance et l’immense fierté qui les animent. On y souligne sa grande gentillesse et son apport exceptionnel à la recherche médicale.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Document (Doctorat Honoris Causa en médecine décerné à Maude Abbott)



Document (Doctorat Honoris Causa en médecine décerné à Maude Abbott)

« Doctorem in Medicina » décerné à Maud (Maude) Elizabeth Seymour Abbott par l’Université McGill en 1910.



INFORMATIONS HISTORIQUES

En 1910, Maude Abbott reçoit de l’Université McGill une reconnaissance tant inespérée qu’inattendue pour la qualité de son travail scientifique. Le doctorat honoris causa en médecine porte la mention « M.D.C.M. », qui vient du latin medicinae doctorem et chirurgiae magistru et, qui se traduit par docteur en médecine et maître en chirurgie.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Drapeau (Fleurdelisé du 21 janvier 1948)



Drapeau (Fleurdelisé du 21 janvier 1948)

Fleurdelisé du 21 janvier 1948.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce drapeau ayant appartenu à monsieur René Bélanger est le premier fleurdelisé hissé au mat de la tour centrale de l’édifice du Parlement du Québec le 21 janvier 1948, lors de l’adoption du décret faisant de celui-ci le drapeau officiel du Québec.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ensemble de meubles (Canapé de style Sheraton)



Ensemble de meubles (Canapé de Maude Abbott)

Canapé de style Sheraton ayant appartenu à Maude Abbott.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Canapé de style Sheraton fabriqués en bois de palissandre autour de 1900. La chaise basse appelée « chauffeuse » était utile pour profiter de la chaleur provenant du feu parce que l’assise se situe à la hauteur du feu. Le recouvrement d’origine est conservé sous celui reconstitué. Ce mobilier a été acheté par la docteure Maude E. Abbott pour sa résidence de St. Andrews, Elmbank.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ensemble de meubles (Chaise de style Sheraton)



Ensemble de meubles (Chaise de Maude Abbott)

Chaise de style Sheraton ayant appartenu à Maude Abbott.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Chaise de style Sheraton fabriqués en bois de palissandre autour de 1900. La chaise basse appelée « chauffeuse » était utile pour profiter de la chaleur provenant du feu parce que l’assise se situe à la hauteur du feu. Le recouvrement d’origine est conservé sous celui reconstitué. Ce mobilier a été acheté par la docteure Maude E. Abbott pour sa résidence de St. Andrews, Elmbank.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil canné de style Régence



Fauteuil canné de style Régence

Ce fauteuil canné de style Régence a été fabriqué en Nouvelle-France entre 1700 et 1760 et fait partie d’un ensemble de six. Il mesure 98,3 cm de hauteur, 64,8 cm de largeur et 60,8 cm de profondeur.

Ce fauteuil est composé de pieds galbés nervurés, terminés en crosse, et d’accoudoirs ouverts en retraits sur le siège. Ce meuble possède une ceinture galbée, chantournée et ornée de feuilles d’acanthe et de fleurs et de coquilles. Le dossier, dit à échancrure centrale et très légèrement incliné vers l’arrière, est chantourné et un motif de coquille en éventail orne son sommet.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fauteuil canné aurait été produit en Nouvelle-France entre 1700 et 1760. Plusieurs rapprochements stylistiques peuvent être faits avec les fauteuils de Lyon du milieu du 18e siècle. L’artisan concepteur du fauteuil demeure inconnu.

Ce meuble a appartenu à Marie-Angélique Chartier de Lotbinière (1693-1772) et Nicolas-Marie Renaud d’Avaine Des Méloizes (1696-1743), officier dans les troupes de la Marine et seigneur de Neuville. La famille Des Méloizes fait partie de l’élite coloniale du XVIIIe siècle, Nicolas-Marie étant souvent appelé à accompagner des gouverneurs à la cour de France. Pendant ses séjours en France, monsieur Des Méloizes s’intéresse à la fabrication de tuiles de toiture et tente d’initier l’utilisation de ce matériel en Nouvelle-France en remplacement du bardeau de bois. Il laisse finalement une fortune moins importante à son épouse et ses enfants en raison de nombreux emprunts, des résultats peu concluants de son entreprise et de sa mort précoce.

Veuve, avec dix enfants à sa charge, dont deux issus de son premier mariage avec Jean-François Martin de Lino, Marie-Angélique est prise en sympathie par son entourage qui demande au gouverneur de lui accorder une pension. Il est possible que cette pension lui ait été accordée, puisque selon les livres de recettes et dépenses de l’Hôtel-Dieu, madame Des Méloizes fait plusieurs dons généreux aux Augustines à cette époque. Marie-Angélique est attachée à la communauté des Augustines puisque de deux de ses belles-sœurs y ont été religieuses, soit sœur Louise-Thérèse Renaud d’Avene des Méloizes dite de la Sainte-Vierge (1690-1759) et soeur Marie-Thérèse Renaud d’Avene des Méloizes dite de Saint-Gabriel (1692-1711).

Le 4 octobre 1765, madame Des Méloizes devient pensionnaire à l’Hôtel-Dieu de Québec avec sa petite nièce, Élizabeth Denys Thibaudière de la Ronde (1760-1779). Le 10 août 1770, madame Des Méloizes rédige son testament et demande à la Mère Supérieure Saint-Martin, Marie-Louise Curot (1716-1788), de garder comme pensionnaire et de subvenir aux besoins de sa jeune nièce, mademoiselle Élizabeth de la Ronde, alors âgée de treize ans. Elle laisse également à Mère Supérieure Saint-Martin un généreux montant d’argent, ses vêtements et ses meubles qui devront être transmis à la demoiselle Thibaudière de la Ronde lorsqu’elle aura vingt ans. Au décès de madame Des Méloizes le 12 décembre 1772, mademoiselle Thibaudière est prise en charge par les Augustines jusqu’à son décès en 1779. Puisqu’elle n’était âgée que de dix-neuf ans, et selon le testament de madame Des Méloizes, tous les biens meubles et monétaires de cette dernière sont cédés aux Augustines.

Selon l’inventaire des biens qui sont transmis à la communauté des Augustines le 8 octobre 1779, madame Des Méloizes laisse deux déshabillés de satin, l’un vert et l’autre cramoisi, un lit composé d’un matelas de plumes, d’un traversin, d’un oreiller, de deux couvertures blanches, d’un tour de lit vert avec les rideaux garnis d’un ruban jaune, quatre fauteuils cannés et la somme de quinze cent quatre livres neuf sols. Toutefois, pour une raison inconnue, la communauté des Augustines possède aujourd’hui six fauteuils cannées qui viendraient tous, selon la tradition orale, de madame Des Méloizes. Une analyse visuelle des détails sculptés des fauteuils permet toutefois de penser qu’ils auraient été fabriqués par trois différents artisans de Québec.

Au cours du 20e siècle, le fauteuil a été décapé, solidifié et le cannage a été refait au complet.

Le fauteuil est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil de style Louis XIV



Fauteuil de style Louis XIV

Ce fauteuil de style Louis XIV aurait été fabriqué au 18e siècle. Il mesure 88 cm de hauteur, 59 cm de largeur et 43 cm de profondeur. Le fauteuil est possiblement en bois de merisier et possède un dossier droit incliné vers l’arrière séparé de l’assise et recouvert d’un tissu floral tout comme le siège. Le haut du dossier est décoré d’une coquille dont le haut est manquant, entourée d’éléments végétaux, et de petites volutes aux extrémités. Les pieds en os de mouton se terminent en volutes sculptées reliées par une entretoise en « X ». Le devant de la ceinture du siège est chantourné et orné d’une coquille en éventail et de feuilles d’acanthe. Les accoudoirs galbés sont fixés en retrait sur le siège. La chaise a été entièrement décapée et porte des traces de brûlure sur son montant arrière droit.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fauteuil aurait été conçu au 18e siècle par un artisan inconnu. Il s’agit d’une fabrication dite naïve ou novice relative à l’art populaire de l’époque.

Les Augustines sont en possession du meuble en 1755 puisque celui-ci a été sauvé de l’incendie du monastère; il possède toujours les marques du feu sur le haut de son montant arrière droit.

Les accoudoirs, brûlés en totalité pendant l’incendie, ont été remplacés par des modèles un peu plus massifs. Le fauteuil a également été recouvert d’un nouveau tissu vers 1755, puis de nouveau après 1925 par un tissu floral. Le meuble aurait été décapé au 20e siècle. La partie supérieure de la coquille qui couronne le dossier est manquante. Ce fauteuil est associé à un tabouret en raison de leur tissu de recouvrement identique, malgré le fait qu’il soit de facture très différente avec son piètement à pieds en os de mouton et entretoise en « X ».

Ce fauteuil est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil dit « à la capucine »



Fauteuil dit « à la capucine »

Fauteuil dit « à la capucine » en chêne dont le siège est paillé en foin de mer, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 88,1 cm de hauteur, 52,2 cm de largeur et 56 cm de profondeur. Le dossier est composé de trois traverses chantournées, assemblées à tenon et mortaise dans les montants. Les montants du dossier sont légèrement inclinés vers l’arrière. Les accoudoirs en retrait reposent sur des poteaux tournés en balustre et sont vissés au dos des montants du dossier. Le dessus de l’accoudoir est orné d’une ligne gravée, en dessinant le contour. Les pieds sont droits et le haut des pieds avant est orné d’un motif tourné. Les barreaux sont tournés sans ornement. Les accoudoirs se prolongent à travers le siège et s’insèrent dans le premier barreau latéral. La ceinture du siège est renforcée de minces pièces de chêne clouées sur les quatre côtés. L’assise en foin de mer paillée en banquette est plus large à l’avant qu’à l’arrière. Le dessus est recouvert d’un enduit étanchéifiant, maintenant sec et craquelé. De la saleté est incrustée dans les interstices du dessus de l’assise. Le bois est recouvert d’une couleur brun foncé et d’un vernis. La couleur est usée à de nombreux endroits.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Le fauteuil et la chaise « à la capucine » sont légères et à pieds droits, dont le dossier légèrement incliné est composé de deux montants à traverses chantournées. L’assise est paillée, cannée ou tressée de « babiche », d’écorce d’orme ou de frêne. Ce type de chaise se retrouve également en France, sous l’appellation « à la capucine » ou celle de « bonne-femme ». Elle y fit son apparition au 17e siècle, dans les milieux aisés d’abord, pour s’étendre ensuite aux milieux ruraux. En Nouvelle-France, son usage se généralise rapidement. Le modèle de chaise « à la capucine » fut particulièrement populaire dans la région de Montréal et fut fabriqué jusque dans le courant du 19e siècle. La technique traditionnelle d’assemblage consistait à employer du bois presque vert pour les montants et les pieds et du bois très sec pour les traverses et les barreaux. Le bois vert, en séchant, se referme sur les traverses ou les barreaux, comme s’ils étaient serrés dans un étau, rendant l’assemblage très solide et ne nécessitant pas l’ajout de chevilles, clous ou colle. L’apparition de l’assemblage à tourillon dans l’industrie nord-américaine dans la seconde moitié du 19e siècle remplaça progressivement la technique traditionnelle.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2017, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôpital général de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil québécois d'esprit Régence



Fauteuil québécois d’esprit Régence

Ce fauteuil québécois d’esprit Régence aurait été fabriqué au 18e siècle. Il mesure 93 cm de hauteur, 64 cm de largeur et 51,2 cm de profondeur.

Le meuble en merisier de couleur foncée est composé d’un dossier capitonné orné d’une coquille en éventail et de motifs de feuilles d’acanthe, d’un large siège dont la ceinture est chantournée et ornée de fleurs et de feuilles d’acanthe et de deux accoudoirs en retrait sur le siège qui sont également décorés de motifs floraux. Le fauteuil possède aussi une entretoise dit à croisillon et des pieds cambrés qui se terminent en crosse. Son recouvrement tissé avec du crin noir de cheval est légèrement usé au niveau du siège.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fauteuil d’esprit Régence aurait été fabriqué au 18e siècle. Il peut être associé au style Louis XV en raison de son entretoise délicate, de ses pieds cambrés et des motifs sculptés de fleurs et de coquilles en éventail.

Le dossier capitonné et le siège sont tissés avec du crin de cheval. Ce recouvrement aurait été réalisé au cours du 19e siècle, à l’époque victorienne. Originalement, le fauteuil était canné.

Le meuble a été solidifié, au niveau des accoudoirs et de l’assise, possiblement au 19e siècle à l’aide de morceaux de métal cloués.

Ce fauteuil est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fleuret et fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Fleuret et fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Le fleuret et le fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem forment un ensemble composé d’une arme et de son étui. Mesurant 96,2 cm de longueur, le fleuret possède une lame fuselée en acier et une poignée de couleur or. Un morceau de nacre est collé sur la face supérieure de la poignée et le symbole de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, incrusté de rubis, se trouve à la base de celle-ci. Le fourreau est en cuir noir et l’intérieur est en bois. L’une de ses extrémités se termine par une petite sphère.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fleuret et ce fourreau, qui font partie du costume des chevaliers de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu ce titre du pape Pie XI en 1933. Joseph-Elzéar Bernier a été intronisé chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Grande armoire



Grande armoire

Grande armoire datant de la fin du 18e siècle. Ses dimensions sont 235,1 cm de hauteur, 194,3 cm de largeur et 92 cm de profondeur. Elle possède deux vantaux en façade, ornés de deux panneaux soulevés formés de deux planches assemblées à rainure et languette et embouvetées dans un cadre mouluré. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. Le vantail droit possède une entrée de serrure en rinceaux. La serrure est accompagnée d’une clé à variure et est fixée à l’aide de clous forgés. L’espace intérieur est divisé par trois tablettes, dont celle centrale est fixe et les deux autres amovibles. Une moitié de la tablette du haut est manquante. Le chant apparent de la tablette centrale est mouluré. Un crochet y est vissé, retenant fermé le vantail gauche. Les parois intérieures du meuble sont doublées d’un contreplaqué récent. Les montants des côtés du meuble sont ornés d’un chanfrein arrêté, et les traverses sont moulurées. Son piétement chantourné est proéminent, à l’anglaise. L’armoire est couronnée d’une corniche moulurée, clouée au bâti. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée vers la fin du 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Cette armoire occupe actuellement le pavillon d’angle au troisième étage du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle s’y trouve depuis de nombreuses années, et y a été placée probablement après 1930, alors que la construction de l’aile des Remparts condamna la grande fenêtre cintrée qui illuminait auparavant le corridor des cellules des religieuses.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Haut de buffet



Haut de buffet

Haut de buffet deux corps au haut cintré, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 145,3 cm de hauteur, 138,6 cm de largeur et 44,6 cm de profondeur. Ses deux vantaux en façade sont ornés de panneaux soulevés et moulurés en doucine. Les deux vantaux sont munis d’une entrée de serrure en tête de coq. Le vantail de droite possède une serrure récente mal adaptée au meuble. Les traces de l’ancienne serrure sont encore visibles sur le vantail, et l’ancien trou n’a pas été comblé. Un crochet de fer fixé sur le dessus de la tablette centrale retient fermé le vantail de gauche. Un oeillet a été vissé sur le vantail gauche afin de servir de bouton. Les vantaux pivotent sur des fiches à larder, dont l’usure a été compensée par des anneaux. L’intérieur du meuble est divisé par trois tablettes amovibles qui ne sont pas d’origine. Les tasseaux sont cloués à l’aide de clous forgés. La façade du meuble est assemblée à coupe d’onglet et tenon rapporté. Les côtés sont ornés de deux panneaux soulevés séparés par une traverse centrale. Les montants sont chanfreinés et les traverses moulurées. Un crochet de patère est vissé au haut du côté droit. Le dos du meuble est composé de cinq planches assemblées à rainure et languette, dans un cadre. Le meuble a été décapé, à l’exception du dos. L’intérieur porte encore quelques lambeaux de papier peint, collés dans le haut.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce haut de buffet aurait été fabriqué au 18e siècle par un artisan demeuré inconnu.

L’armoire semble avoir été coupée au bas de ses portes pour être rapetissée. La partie inférieure du buffet deux corps étant peut-être trop abîmée pour être conservée.
Trois planches ont été ajoutées sur le dessus du meuble, sur les côtés et au centre, probablement pour y déposer des vases ou un autre ornement. Le côté droit du meuble porte des trous suggérant que d’autres accessoires ou crochets y ont peut-être été vissés. Le meuble est marqué de nombreuses égratignures, notamment autour des entrées de serrure. Le bois est légèrement fendu à quelques endroits.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Haut-de-forme



Haut-de-forme

Le haut-de-forme est un accessoire personnel mesurant 30,5 cm de longueur sur 25,4 cm de largeur. Ce chapeau dur en fourrure de castor comprend une calotte haute et cylindrique ainsi qu’un petit bord muni d’un bourdalou noir, soit un ruban posé à la base de la calotte. Le bourdalou présente une boucle. L’intérieur du haut-de-forme est en soie beige.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce haut-de-forme a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Il a été trouvé dans sa maison de la rue Fraser, à Lévis, lors de la démolition du bâtiment.

Le chapeau de castor était la récompense versée au gagnant d’un pari. Entre capitaines, il arrivait souvent qu’un pari fût conclu sur la rapidité d’un voyage.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Horloge du navire Arctic



Horloge du navire Arctic

L’horloge du navire Arctic est un appareil de navigation de forme circulaire. L’objet en bois mesure 19 cm de diamètre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette horloge du navire Arctic a été fabriquée par la Chelsea Clock Company. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a commandé l’Arctic lors de ses expéditions polaires canadiennes réalisées entre 1904 et 1926.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Huche à pain



Huche à pain ou pétrin

Huche à pain ou pétrin en pin du 19e siècle, avec couvercle. Elle mesure 76 cm de hauteur, 96,8 cm de longueur et 45,4 cm de largeur. Le corps est constitué de quatre larges planches d’une seule coupe, assemblées à angle droit et clouées à l’aide de clous forgés. Il est juché sur un piétement chantourné dont le galbe s’inspire du style Empire tel qu’il se pratiquait aux États-Unis. Le bas du corps est orné d’une moulure sur trois faces, soit le devant et les deux côtés. Ces trois moulures ne sont pas identiques, celle de gauche étant davantage travaillée, celle du centre n’étant ornée que d’une seule rainure et celle de droite ne présentant aucune ornementation. Elles sont toutes trois clouées au corps avec des clous forgés. La paroi interne du couvercle est bornée sur trois côtés d’un quart-de-rond destiné à maintenir en place le couvercle sur la huche. Le quart-de-rond de gauche, plus récent, est cloué au couvercle avec des clous à tête et corps ronds, les autres le sont avec des clous tranchés. Le dos de la huche, le dessous et l’intérieur sont laissés au bois naturel.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Appelée en France pétrin ou maie, la huche à pain est un meuble utilitaire domestique en forme de coffre sur pied. Elle servait à pétrir le pain et à le conserver, une fois cuit. La huche est généralement rustique et faite de planches issues d’une seule coupe pour en augmenter l’étanchéité. Très présentes dans les cuisines à la fois françaises et québécoises, à l’époque où le pain se faisait à la maison chaque semaine, elles tombent en désuétude lors de la multiplication des boulangers de village à la fin du 19e siècle et du début 20e siècle.

Cette huche serait un don fait aux Augustines vers 1964 par la famille de Sœur Saint-Clément, née Élisabeth Leclerc. Elle n’aurait donc pas servi à fabriquer le pain de la communauté. Sœur Saint-Clément est née le 13 octobre 1915 dans la paroisse de Saint-Cajetan d’Armagh, dans le comté de Bellechasse. Elle est entrée dans la communauté des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec le 29 septembre 1933 et y a prononcé ses vœux de profession perpétuelle le 19 septembre 1938. Selon la tradition orale, Sœur Saint-Clément avait reçu cette huche de sa mère, avec un berceau confectionné en 1829 par un parent de la famille.

La huche a été décapée, probablement dans les années 1960-1970. Avant cette opération, la huche était vraisemblablement peinte en vert. Des traces d’une autre couleur sont également visibles. Il s’agit d’un rouge bourgogne style sang-de-bœuf, qui était peut-être la couleur d’origine.

L’ensemble de la huche est patiné. L’intérieur est vermoulu, en particulier le fond et le bas des côtés. La forme larvaire d’un insecte aurait entamé le bois en se nourrissant des restes de farine. La huche présente aussi des traces d’usure possiblement liées à son utilisation, sur le chant des deux bords de son côté gauche. Le couvercle est marqué de cernes de verres et autres récipients.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Jeu de cribbage



Jeu de cribbage

Le jeu de cribbage est fabriqué à partir d’une défense de morse en ivoire mesurant 45 cm de longueur. La défense de morse est une substance dure, blanche et opaque correspondant à la canine d’un morse. L’objet possède une forme courbe, mais pointue à une extrémité, et est supporté par quatre tiges courtes faisant office de pieds. La surface supérieure du plateau est percée de trois rangées parallèles de trous groupés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce jeu de cribbage est fabriqué à partir d’une défense de morse en ivoire, une substance dure, blanche et opaque correspondant à la canine d’un morse. Ce mammifère marin vivant dans l’océan Arctique est caractérisé par une paire de dents dépassant les lèvres.

Le jeu de cribbage est un plateau de pointage, ou tableau de marque, servant au comptage des points. Le cribbage se joue avec 52 cartes et un plateau de pointage.

Ce jeu de cribbage fait partie des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier datant du début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lorgnettes (Lorgnettes d’opéra ayant appartenu à Maude Abbott)



Lorgnettes (Lorgnettes d’opéra ayant appartenu à Maude Abbott)

Lorgnettes d’opéra pliables en argent sterling avec poignée fabriquée de nacre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Lorgnettes d’opéra pliables en argent sterling avec poignée fabriquée de nacre. La nacre est utilisée pour sa douceur et son raffinement. Lorsque minutieusement polie, elle se révèle dans de magnifiques reflets. La nacre apporte à l’objet une valeur inestimable puisqu’elle est unique. Les initiales JGI sont gravées sur un petit médaillon. Effets personnels de Maude Abbott, fabriquées vers 1860.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Machine à écrire



Machine à écrire

La machine à écrire est un instrument portatif entièrement mécanique mesurant 25,5 cm de largeur. Elle est constituée d’un clavier comportant 29 touches représentant différents caractères. Les mots « PATENTED MARCH 8. 1904. 1685. OTHER PATENTS PENDING » sont gravés au dos de la machine. Deux écussons représentant un aigle entouré d’une banderole portant l’inscription « Standard Folding Typewriter » sont imprimés sur le boîtier de métal de chaque côté de la machine.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette machine à écrire a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, navigateur de carrière et explorateur de l’Arctique. La machine à écrire Standard Folding Typewriter est apparue sur le marché en 1904 en tant que première machine à écrire portative vraiment légère. Elle constitue le premier modèle comprenant une touche « Maj » de chaque côté du clavier.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Le manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un vêtement de type pèlerine de cavalerie mesurant 112 cm de hauteur et 55 cm de largeur. Il est fabriqué dans un drap ivoire, doublé de satin blanc et surmonté d’un col de velours blanc.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce manteau, qui fait partie du costume des chevaliers de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu ce titre du pape Pie XI en 1933. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a été intronisé chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Maquette de kayak inuit



Maquette de kayak inuit

La maquette de kayak inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. Mesurant 66,5 cm de longueur, elle est fabriquée en peau de mammifère marin cousue recouverte de laque. Le kayak miniature est une embarcation fermée pointue aux extrémités et munie de deux espaces, ou trous d’homme. Le modèle de kayak que représente cette maquette est équipé d’une pagaie, d’une lance et d’un harpon en bois.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette maquette de kayak inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. Elle fait partie des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Ce sont les peuples autochtones des régions arctiques qui inventent le kayak. Le kayak est une embarcation fermée, à bouchains, pointue aux extrémités, montée sur une charpente en bois et munie de deux espaces, ou trous d’homme. Cette embarcation permet aux Autochtones de pêcher et de chasser sur les côtes des océans Arctique et Atlantique.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Maquette de kometik inuit



Maquette de kometik inuit

La maquette de kometik inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. L’objet en bois est recouvert de laque et mesure 41,2 cm de longueur. Le kometik miniature est muni de deux patins parallèles relevés à l’avant, reliés par une série de traverses fixées au moyen de boyaux. Les patins sont recouverts d’une lisse en ivoire maintenue grâce à des chevilles de bois. Le modèle de kometik que représente cette maquette est équipé d’une lance et d’un harpon.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette maquette de kometik inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. Elle provient des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Le kometik est un traîneau long et bas tiré par des chiens. Il a été inventé par les peuples autochtones du Nord pour se déplacer en hiver dans les régions arctiques. Le traîneau constitue le moyen le plus efficace pour transporter des marchandises sur un terrain recouvert de neige.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Maquette de voilier trois-mâts mixte (Arctic)



Maquette de voilier trois-mâts mixte (Arctic)

La maquette du voilier trois-mâts mixte Arctic est un modèle à l’échelle réduite fabriqué vers 1908. L’objet, entièrement en bois naturel, mesure 63 cm de longueur. Une écoutille se trouve au centre de la coque. La cheminée en laiton repose sur le toit de la cabine arrière. Deux autres cabines se trouvent à l’avant, dont une sous le mât de misaine. Les cordages des mâts sont représentés par des ficelles orange. La maquette est posée sur deux supports en bois, fixés sur un socle rectangulaire en bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette maquette du voilier trois-mâts mixte Arctic a été fabriquée vers 1908. Elle aurait été offerte au capitaine Joseph-Elzéar Bernier par les membres de son équipage. L’un deux l’aurait construite lors d’une expédition nordique.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Marchepied



Marchepied à deux degrés du 18e siècle, en pin

Marchepied à deux degrés du 18e siècle, en pin. Ses dimensions sont 50,3 cm de hauteur, 47 cm de largeur et 45,5 cm de profondeur. L’ensemble du meuble est assemblé avec des clous forgés. Il s’agit d’une construction simple. Le devant des marches et l’arrière de la marche supérieure sont ornés d’un tablier chantourné en festons. La traverse solidifiant l’arrière du meuble est également chantournée. Les côtés du marchepied sont composés de deux planches assemblées à mi-bois. Le côté droit est collé, alors que le côté gauche est cloué sur toute sa hauteur, sur une languette de bois rapportée. L’assemblage de ces planches est renforcé à l’aide d’attaches ondulées récentes. Les deux planches avant sont fendues sous la marche du bas. Elle est recollée du côté gauche et laissée fissurée du côté droit. Le bas des côtés est chantourné pour former le piétement. Le marchepied est usé sur toutes ses surfaces, mais principalement sur le dessus des marches. La finition brune d’origine est présente sur toutes les faces, à l’exception du dessus des marches et de l’avant des tabliers.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce marchepied a probablement été fabriqué au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. L’artisan est inconnu.

L’inscription sur le haut du côté gauche, UC ou UG, pourrait faire référence à une pièce dans laquelle le marchepied a été en usage. L’usure du marchepied est très importante et des traces d’humidité sont présentes à quelques endroits, témoignant d’un usage probablement intensif, dans un environnement usant le meuble prématurément.

Ce marchepied apparaît sur une photographie datant d’après 1958 prise dans les voûtes du monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Marchepied de style Louis XIII



Marchepied de style Louis XIII

Ce marchepied de style Louis XIII a été fabriqué en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce meuble en merisier et pin mesure 53,5 cm de hauteur, 55 cm de largeur et 48,2 cm de profondeur et possède une finition brun foncé vernie. Cet escabeau à deux marches, à piétement tourné et entretoise chanfreinée, a été utilisé comme marchepied dans l’église de la communauté. Il est assemblé à tenon mortaise chevillé. Les traverses sont ornées de moulures semblables à celles des chaises dites de l’Île d’Orléans.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce marchepied d’église est produit en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une commode, un tabouret, une table et six chaises. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa sœur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant maintenant l’appellation « Maison Kent », à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
Le marchepied ne se retrouve toutefois pas dans cet inventaire.

Après 1963, les sœurs de la communauté ont ajouté, à des fins décoratives, un morceau de bois chantourné au dos de la marche du bas. Ce marchepied a été utilisé dans la sacristie et dans le chœur des Augustines jusqu’en 1994 lorsqu’il a été déplacé dans le musée.

Ce marchepied est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Matrice de prise de possession des territoires arctiques



Matrice de prise de possession des territoires arctiques

La matrice de prise de possession des territoires arctiques est une surface plane datant de 1909. L’objet en bois peint mesure 63 cm de hauteur sur 96 cm de largeur. De forme rectangulaire, la matrice porte en creux les lettres d’un texte ainsi que deux dessins, l’un du drapeau du Dominion du Canada et l’autre du navire Arctic dans les glaces.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette matrice de prise de possession des territoires arctiques a été réalisée à bord du navire Arctic par John Van Koenig, mécanicien et membre de l’équipage, durant la deuxième expédition (1908-1909) du capitaine Joseph-Elzéar Bernier. La matrice a servi à produire le moule qui a été utilisé pour obtenir la plaque commémorative de la prise de possession des territoires arctiques de l’Amérique du Nord par le capitaine Joseph-Elzéar Bernier. La plaque commémorative a été placée sur le rocher Parry à Winter Harbour sur l’île Melville le 1er juillet 1909 lors de la cérémonie de la prise de possession de tout l’archipel arctique au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille (Médaille en or remise à Maude Abbott)



Médaille (Médaille du Gouverneur général du Canada remise à Maude Abbott en 1888)

Médaille en or du Gouverneur général du Canada remise à Maude Abbott en 1888.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Médaille du Gouverneur général du Canada remise par lord Stanley à Maude Abbott en 1888 pour souligner l’excellence de son dossier académique, notamment en classe de grec, alors qu’elle obtenait son diplôme de la Faculté des arts de l’Université McGill. La médaille en or honorifique repose sur un socle en granite du mont Johnson (mont Saint-Grégoire). Au recto, on retrouve les profils superposés du comte de Derby, 1er baron Stanley de Preston (1841-1908) et son épouse, Constance, comtesse de Derby, née Villiers; au verso, les armoiries du comte de Derby.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille de la Société de géographie de Québec



Médaille de la Société de géographie de Québec

La médaille de la Société de géographie de Québec est un objet symbolique personnel fabriqué après 1877. L’objet en laiton mesure 6 cm de hauteur sur 4 cm de largeur. Des inscriptions gravées se trouvent sur les deux côtés de la médaille. L’avers présente également un castor dans sa partie supérieure ainsi que des feuilles d’érable sur son pourtour. Le texte du revers est cerné d’une couronne de laurier. Deux chaînettes rattachent la médaille à une petite banderole, également en laiton. Cette banderole comporte une inscription en latin sur le devant et une broche à l’arrière.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille provient de la Société de géographie de Québec, fondée en 1877. Elle a été remise au capitaine Joseph-Elzéar Bernier en reconnaissance de ses explorations des mers arctiques. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

La médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un objet symbolique personnel mesurant 14 cm de hauteur. L’objet en laiton doré se compose des armoiries de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem en rouge surmontées d’un chevalier en armure affichant les mêmes armoiries sur sa poitrine. Le tout est accroché à un ruban noir en soie.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu le titre de chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem du pape Pie XI en 1933 et a été intronisé le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille du Royal Colonial Institute



Médaille du Royal Colonial Institute

La médaille du Royal Colonial Institute est un objet symbolique personnel mesurant 3,0 cm de hauteur sur 1,5 cm de largeur. L’objet en métal se compose d’une médaille de forme circulaire surmontée d’une couronne au sommet de laquelle est attaché un petit anneau.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille du Royal Colonial Institute de Londres a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne



Médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne

La médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne est un objet commémoratif fabriqué en 1927. L’objet en bronze mesure 7,6 cm de diamètre. L’avers de la médaille présente une gravure du buste du roi Georges V couronné. Sur le revers est gravée une femme en robe se tenant debout, les bras écartés, devant une carte du Canada. La médaille est déposée sur du velours bleu royal dans un boîtier. L’intérieur du couvercle est en soie beige et l’extérieur du boîtier est recouvert de cuir bleu marine.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne est fabriquée en 1927 par le sculpteur Raymond Delamarre. Elle a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, un grand navigateur qui a pris possession de l’archipel arctique, au début du XXe siècle, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille du tricentenaire de Trois-Rivières



Médaille du tricentenaire de Trois-Rivières

La médaille du tricentenaire de Trois-Rivières est un objet commémoratif datant de 1934. L’objet mesure 10 cm de hauteur. Il comprend une médaille en bronze accrochée à un ruban de soie beige, blanc et rouge. Sur l’avers de la médaille sont gravées les armoiries de Trois-Rivières et sur le revers apparaît un homme vu de profil dont le portrait est associé à Samuel de Champlain.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille du tricentenaire de Trois-Rivières est fabriquée en 1934. Elle souligne le 300e anniversaire de la Cité des Trois-Rivières, fondée en 1634. Cette médaille a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médailles de la guerre de Crimée



Médailles de la guerre de Crimée

Les médailles de la guerre de Crimée sont des objets symboliques personnels datant du milieu du XIXe siècle. Mesurant 9,5 cm de hauteur, l’ensemble compte deux médailles en argent. Les médailles sont accrochées à un ruban en soie, jaune et blanc pour l’une et jaune et vert pour l’autre. Chaque médaille présente, sur l’une de ses faces, le portrait de profil de la reine Victoria.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces médailles de la guerre de Crimée datent du milieu du XIXe siècle. Elles ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier et sont liées à la guerre de Crimée, qui s’est déroulée de 1853 à 1856.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médailles de la Première Guerre mondiale



Médailles de la Première Guerre mondiale

Les médailles de la Première Guerre mondiale sont des objets symboliques personnels datant du début du XXe siècle. Mesurant 10 cm de hauteur, l’ensemble compte deux médailles accrochées à un ruban en soie, rouge et vert pour l’une et jaune et bleu pour l’autre. Chaque médaille présente, sur l’une de ses faces, le portrait de profil du roi Georges V. Sur l’avers de celle avec le ruban jaune et bleu apparaît un cavalier dont le cheval marche sur un bouclier marqué d’armoiries. Le revers de la médaille avec le ruban rouge et vert présente deux navires voguant sur les flots.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces médailles de la Première Guerre mondiale datent du début du XXe siècle. Elles ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier et sont liées à la Première Guerre mondiale, qui s’est déroulée de 1914 à 1918.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Montre de poche



Montre de poche

La montre de poche est un instrument portatif fabriqué avant 1934. Le boîtier circulaire, qui mesure 5 cm de diamètre, est en métal plaqué or. Le cadran est blanc avec des chiffres arabes noirs (de 1 à 12) et rouges (de 13 à 24). L’aiguille est noire et se trouve au centre du cadran. Un deuxième cadran, plus petit, est affiché dans le bas du cadran principal. Le remontoir et la molette de réglage de l’heure se trouvent dans l’anneau, au-dessus du nombre 12. La montre a une longue chaîne dorée. Le dos est gravé des initiales de son propriétaire.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette montre de poche est fabriquée avant 1934. Le plus petit cadran indique les secondes. Cette montre a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Motion Chaloult



René Chaloult (au centre), au moment de son procès.

René Chaloult (au centre), au moment de son procès.


Pendant la guerre, les soldats canadiens n’avaient pas de drapeau distinctif sur les champs de bataille européens et ont adopté par défaut le « red ensign » inspiré du drapeau de la marine marchande britannique. Le 8 novembre 1945, Mackenzie King décide de soumettre la question d’un drapeau particulier au Canada, réveillant un débat sensible, touchant l’identité des Canadas français et anglais. Le 24 novembre, le dossier est confié à un comité de la Chambre des communes. Ce débat sur le drapeau durera deux décennies et symbolisera aux yeux de plusieurs le lien historique du Canada avec la Grande-Bretagne et l’Union Jack, le drapeau du Royaume-Uni et de l’empire, flottant toujours officiellement au Canada et sur la tour centrale de l’hôtel du Parlement à Québec.

Le 27 février, l’Assemblée adopte à l’unanimité une motion du député René Chaloult qui demande à la Chambre des communes de choisir un drapeau « véritablement canadien », c’est-à-dire excluant « tout signe de servage envers une puissance étrangère ». C’est une « question brûlante », écrit L’Action catholique, et le journal écrit que le député a défendu sa motion avec modération, mais vigoureusement et « avec une éloquence indiscutable ».

Source : Assemblée nationale du Québec



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Octant



Octant

L’octant est un instrument de navigation fabriqué en 1867. Monté sur un arc de cercle, l’objet en bois d’ébène mesure 29 cm de hauteur. L’octant se compose d’un cadre et d’un limbe gradué en ivoire ainsi que d’une alidade en cuivre avec vis de réglage du vernier. Le nom du fabricant est inscrit sur une plaque en ivoire apposée sur la traverse centrale du cadre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cet octant est fabriqué en 1867 par la compagnie Spencer, Browning & Co de Londres, en Angleterre. Il a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

L’octant est un instrument de navigation utilisé en mer pour faire le point, c’est-à-dire déterminer la position du navire, en mesurant l’angle que forme un astre avec l’horizon. L’octant ressemble beaucoup au sextant, son célèbre successeur.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Oeuvre « Ludmilla Chiriaeff »



Œuvre « Ludmilla Chiriaeff »

Œuvre « Ludmilla Chiriaeff ».




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette sculpture rend hommage à Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), danseuse et chorégraphe émérite.

Pour souligner l’apport de cette grande dame à la Municipalité de Rawdon et au milieu des arts partout au Canada, un monument commémoratif est installé depuis 2011 sur le terrain du Centre d’interprétation multiethnique.

Ce monument doit son existence à un ensemble de bénévoles oeuvrant pour rendre hommage à cette artiste qui passait ses vacances à son chalet de Rawdon.

Des personnes russes et aussi de différentes nationalités contribuèrent à amasser des fonds pour l’achat du matériel nécessaire.

Nina Galitskaia, conceptrice et sculptrice, et Vitali Gambarov, sculpteur, ont gratuitement mis leurs talents à la conception, à la réalisation et la restauration de cette œuvre.
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Notices bibliographiques :
CHIRIAEFF, Anastasie, Avdé CHIRIAEFF et Katia MEAD. « Ludmilla Chiriaeff à Rawdon ». s.a. Société d’histoire de Rawdon [En ligne]. https://www.histoirederawdon.ca/ludmilla-chiriaeff/
s.a. « Ludmilla Chiriaeff ». s.a. Centre d’interprétation multiethnique de Rawdon [En ligne]. https://www.cimrawdon.com/fr/general-8

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Plaque de porte



Plaque de porte

La plaque de porte est une surface métallique plate et peu épaisse. L’objet de forme rectangulaire mesure 11 cm de hauteur sur 30 cm de largeur. La plaque porte l’inscription « Capt. J.E. Bernier » en caractères scriptes ainsi que la signature du graveur, C. Tison, dans le coin inférieur droit.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette plaque de porte, où sont inscrits les mots « Capt. J.E. Bernier », était fixée sur la porte de la façade principale de la maison du capitaine Joseph-Elzéar Bernier, située au 27, rue Fraser à Lévis. Cette résidence n’existe plus aujourd’hui.

Le capitaine Bernier est né à L’Islet le 1er janvier 1852. Il fut un marin de carrière de grande réputation dans la deuxième moitié du XIXe siècle et un explorateur des territoires arctiques au début du XXe siècle. Il est décédé à Lévis le 26 décembre 1934 à l’âge de 82 ans et 11 mois.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Plaque d’impression de cartes de visite



Plaque d’impression de cartes de visite

La plaque d’impression de cartes de visite est une plaque en cuivre rectangulaire fabriquée avant 1901. Mesurant 6,7 cm de hauteur sur 9,8 cm de largeur, elle est gravée en taille-douce. Elle présente un dessin inversé représentant deux aigles en vol au-dessus du pôle Nord au centre, un castor ainsi qu’un navire à voile dans le coin supérieur droit. Elle indique également les limites territoriales nordiques attribuées au Canada, soit 60 degrés et 141 degrés méridiens. Le dessin et les inscriptions sont inversés et gravés du côté négatif de l’image.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette plaque d’impression de cartes de visite a été utilisée pour imprimer et reproduire une carte de visite du capitaine Joseph-Elzéar Bernier en 1901 afin de promouvoir le projet de conquête du pôle Nord et de financer ses expéditions polaires. Dans l’imagerie populaire de l’époque, le capitaine Bernier, symbolisé par le castor canadien, serait le vainqueur du pôle et attaquerait cette région du globe malgré la menace de l’ours soviétique et des aigles, l’un américain et l’autre scandinave.

La plaque d’impression est gravée en creux et permet de reproduire un texte et une illustration en de nombreux exemplaires sur un support en papier ou en carton.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Prie-Dieu



prie-Dieu rembourré

Ce prie-Dieu rembourré ou agenouilloir à pupitre de style néo-renaissance a été fabriqué à Québec pendant le 19e siècle. Ce meuble en noyer et en pin mesure 86 cm de hauteur, 61 cm de largeur et 64 cm de profondeur. Il est composé d’un pupitre avec un agenouilloir capitonné. Le pupitre à plan incliné est orné de colonnades sculptées à motifs floraux et d’un vantail dont le panneau est entouré de quatre baguettes moulurées. Le centre du panneau est orné d’une tête d’ange vissée au dos. Les panneaux latéraux sont garnis de baguettes moulurées.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce prie-Dieu aurait été produit à Québec pendant la deuxième moitié du 18e siècle. Selon les livres de recettes et dépenses de la communauté des Augustines, seulement trois prie-Dieu ont été commandés entre 1870 et 1895. L’artisan du meuble demeure toutefois inconnu. Ce meuble liturgique sur lequel le croyant s’agenouille pour prier aurait été utilisé dans l’appartement privé des aumôniers de l’Hôtel-Dieu situé au-dessus de la sacristie. Ce prie-Dieu est l’unique exemplaire de style néo-renaissance que possèdent les Augustines.

La niche qui couronne habituellement le meuble est en restauration.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Prie-Dieu à armoire



Prie-Dieu à armoire et pupitre

Prie-Dieu à armoire et pupitre datant du 18e siècle et mesurant 93,7 cm de hauteur, 77,8 cm de largeur et 67,8 cm de profondeur. Le haut incliné du prie-Dieu et l’agenouilloir s’ouvrent sur deux compartiments et le corps est une armoire à deux vantaux. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé, à l’exception du devant de l’agenouilloir qui est assemblé à queue d’aronde. Les parties non apparentes, telles l’arrière du meuble, le fond des compartiments et la tablette, sont en pin alors que les parties visibles, comme les montants, l’abattant des compartiments supérieur et inférieur, ainsi que les portes d’armoire, sont taillées dans une essence de bois différente, peut-être du noyer tendre. L’arrière du prie-Dieu est constitué d’un panneau de pin biseauté, embouveté dans les montants. Chacune des portes de l’armoire est ornée d’un panneau mouluré, embouveté dans un cadre au bâti assemblé à mi-bois et chevillé. À l’intérieur de l’armoire se trouve une tablette amovible. Les portes pivotent sur des gonds en balustre fichés dans le bois. La porte de gauche est retenue fermée par un crochet de fer forgé cloué sur le dessous de la tablette et la porte de droite par un loquet à anneau, imitant une entrée de serrure avec clé, se rabattant sur la paroi intérieure de la porte de gauche. Une moulure en quart de rond est taillée dans les montants encadrant ces portes. Le pourtour du dessus du prie-Dieu et de l’agenouilloir est mouluré. Une moulure fixée à l’aide de chevilles orne le pied du meuble sur trois faces. L’arrière du prie-Dieu est laissé au bois nu, tout comme les parois intérieures. Les surfaces visibles sont décapées. Les planches qui ne sont pas en pin sont percées de trous et de galeries de vers à de nombreux endroits. Une inscription est gravée à la main au haut du dos du prie-Dieu et sur l’intérieur du panneau du pupitre: S.M. Réparatrice. Le panneau du pupitre ayant été décapé, l’inscription est en partie effacée.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Un prie-Dieu est un meuble sur lequel on s’agenouille pour prier. L’accoudoir peut également être un pupitre sur lequel est posé un livre de prière ou autre lecture pieuse.

Les prie-Dieu faisaient partie de l’ameublement des cellules des religieuses augustines. Cet ameublement est régi par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuer une copie. L’aménagement des cellules est abordé au tout début, dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. Dans l’édition de 1666, il y est prescrit « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur [...] ». Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay, archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’un prie-Dieu.

Le nom d’une religieuse, « S.M. Réparatrice », soit Sœur Marie-Réparatrice, est gravé à la main sur le prie-Dieu. Cette religieuse, née en 1921, est entrée au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1947 et y a servi en tant que religieuse hospitalière jusqu’à son décès en 2006. Ce prie-Dieu faisait peut-être partie de l’ameublement de sa cellule.

Les parties visibles de ce prie-Dieu, qui ne sont pas en pin, sont percées de trous et de galeries de vers. Le bois aurait été ainsi percé avant d’être taillé en planches.

La collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec comptent deux prie-Dieu identiques à celui-ci. Les seules différences sont des modifications apportées aux meubles postérieurement à leur fabrication. La différence la plus importante est que l’un de ces prie-Dieu a été décapé comme celui décrit ici, alors que son jumeau a conservé sa couleur d’origine, rafraîchie au fil des années.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Prie-Dieu du 18e siècle en pin



Prie-Dieu du 18e siècle en pin

Prie-Dieu du 18e siècle en pin de confection rustique. Ses dimensions sont 78,5 cm de hauteur, 56 cm de largeur et 59,3 cm de profondeur. Le haut du meuble est incliné, formant un petit pupitre et le corps est une petite armoire avec un seul vantail dénué d’ornement et intégrant une tablette. L’ensemble du prie-Dieu est assemblé avec des clous de forge. Une moulure rapportée est clouée en bordure inférieure du pupitre. Le cadre entourant la porte est assemblé à mi-bois chevillé et cloué sur les montants du meuble. La feuillure de la porte est taillée à même la planche. La porte est fixée au bâti du meuble avec des charnières plus récentes, vissées avec des vis à tête fendue, remplaçant probablement des charnières plus anciennes dont on voit encore les trous de fixation dans la porte. La porte est retenue fermée par un taquet, ou loquet en bois, et s’ouvre à l’aide d’un bouton de bois. Tous deux sont fixés avec des vis à tête fendue. Le plateau de l’agenouilloir est formé de deux planches embouvetées et son pourtour est mouluré. Le piétement composé de larges pièces de bois clouées sous le meuble, de chaque côté, est taillé pour former quatre pieds. Deux planches assemblées à rainure et languette, clouées aux montants, forment l’arrière du meuble. Une rainure est également taillée dans le chant de la planche de gauche. Le prie-Dieu est entièrement décapé, à l’exception du dos. Des traces d’une couleur brune sont visibles sous le meuble, à l’intérieur des pattes et sur le dos.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Un prie-Dieu est un meuble sur lequel on s’agenouille pour prier. L’accoudoir peut également être un pupitre sur lequel est posé un livre de prière ou autre lecture pieuse.

Les prie-Dieu faisaient partie de l’ameublement des cellules des religieuses augustines. Cet ameublement est régi par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuer une copie. L’aménagement des cellules est abordé au tout début, dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. Dans l’édition de 1666 il y est prescrit « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur […] ». Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay, archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’un prie-Dieu.

Une ancienne photographie prise vers 1927 montre ce prie-Dieu faisant partie d’un oratoire installé dans les voûtes.

La tradition orale suggère que ce prie-Dieu serait le plus vieux du monastère et qu’il aurait été fabriqué par une religieuse. La confection en est très simple. La rainure sur le chant d’une des planches formant le dos laisse penser qu’il pourrait s’agir d’une planche récupérée d’un autre meuble, comme le dos d’une armoire, ou d’une planche destinée à un plancher.

Ce prie-Dieu a été restauré par le Centre de conservation du Québec en 1989, suite au bris de l’agenouilloir.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Quartz (Échantillons de quartz de 1938)



Quartz (Échantillons de quartz de Maude Abbott, 1938). Échantillons et carton descriptif.

Deux échantillons de quartz contenant de l’or pur, 1938.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Deux échantillons de quartz contenant de l’or pur trouvés à Engineer en Colombie-Britannique et présentés au Musée régional d’Argenteuil par la docteure Maude E. Abbott en 1938.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Red Ensign



Red Ensign Canadien (1957-1965)

Red Ensign Canadien (1957-1965)


Le Red Ensign canadien a été le drapeau national du Canada de 1868 à 1965, jusqu’à ce qu’il soit remplacé par l’unifolié, le drapeau arborant la feuille d’érable. Dérivés du pavillon des navires marchands britanniques, dont l’origine remonte à 1707, les trois versions du Red Ensign canadien officiel portent les armoiries du Canada de 1868, 1921 et 1957.

Bien que jamais officiellement adopté comme drapeau national, la version canadienne du Red Ensign (le « Red Ensign canadien ») représente le pays comme une nation au pluriel jusqu’en 1965, moment où il est remplacé par le drapeau national à la feuille d’érable. En effet, il était « le drapeau canadien par défaut », et est décrit par Lord Stanley, gouverneur général en 1891, comme « le drapeau qui est à présent considéré le drapeau du Dominion reconnu en mer et à terre ».

Le « pavillon », terme générique qui désigne un drapeau utilisé pour identifier l’origine d’un bateau, est souvent «dérivé du drapeau national et, donc, lui est subordonné». Dans le cas du Red Ensign canadien, il s’agit d’un dérivé du pavillon arboré par la marine marchande britannique, ce qui en fait, dans les mots d’un historien, « essentiellement le dérivé d’un dérivé ».

Source : Encyclopédie canadienne



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Service à thé antique en argent sterling



Service de thé (Service de thé ayant appartenu à Maude Abbott).

Service à thé antique en argent sterling ayant appartenu à Maude Abbott vers 1885.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Service à thé antique en argent sterling ayant appartenu à Maude Abbott c. 1885.

Couteau à poisson avec manche de type George III ayant appartenu au révérend William Abbott c.1792.

Cuillère à moelle de type Georges III en argent ayant appartenu au révérend William Abbott c.1792. La ravine étroite de la cuillère permet de retirer la moelle osseuse. Ces cuillères étaient largement utilisées sous le règne de la reine Anne et de George III, lorsque la moelle était considérée comme un mets délicat et que la viande était un luxe que seuls les riches pouvaient se permettre régulièrement.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Stalle



Stalle

Deux stalles légèrement inclinées vers l’arrière, formant un siège à deux places, produites entre 1800 et 1877. Ses dimensions sont 122,9 cm de hauteur, 147,4 cm de largeur et 52,2 cm de profondeur. Les accoudoirs et les oreilles se terminent en volute sculptée et le bas des sièges est chantourné en festons. Les hauts dossiers sont chacun ornés d’un panneau soulevé embouveté dans un cadre assemblé à tenon et mortaise chevillés. Le haut des dossiers est couronné d’une traverse moulurée. Un espace de rangement se trouve sous l’assise, qui se soulève en pivotant sur des charnières en laiton, fixées à l’aide de vis à tête fendue. La partie mobile de l’assise repose sur des planches clouées aux côtés. Les accoudoirs sont formés de deux planches collées chant sur chant. Le dos est cloué aux accoudoirs par l’arrière avec des clous forgés pour la moitié supérieure et des clous à tête et corps ronds pour la moitié inférieure. Les planches à l’arrière du meuble sont laissées au bois brut. Le meuble a été entièrement décapé, sablé et teint d’une couleur rougeâtre, à l’exception de l’intérieur du rangement, qui est verni.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Une stalle est un siège à dossier et cloisons latérales, réservé aux membres du clergé. Les stalles, attachées les unes aux autres, sont alignées le long des murs du chœur d’une cathédrale, église collégiale ou abbatiale. Les séries de stalles se font face, divisant les moines, moniales ou chanoines en deux groupes pour le chant antiphonique ou récitation alternative des psaumes de l’office divin. Chaque stalle délimite l’espace où le moine s’assoit, se lève et s’agenouille pendant l’office.

Le chœur des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec est situé à la droite de l’église. L’usage en est réservé aux religieuses. Une grille séparait originellement les deux lieux de culte, les Augustines étant une communauté cloîtrée jusqu’en 1965. L’orientation du chœur permettait aux Augustines d’assister aux offices sans être vues des laïcs prenant place dans l’église.

Les Augustines, privées d’église et de chœur depuis l’incendie de leur monastère en 1755, se lancent dans leur reconstruction au tout début du 19e siècle. Après de longs mois de préparation, les plans sont finalement approuvés par le Conseil et présentés à la communauté le 9 mai 1800. Les plans ont été réalisés par Pierre Émond, maître menuisier et sculpteur de la ville de Québec. Les travaux débutent le 22 mai 1800 et s’échelonnent jusqu’en septembre 1803. Le 29 septembre 1803, l’église est officiellement consacrée. L’aménagement intérieur est toutefois incomplet et sera achevé dans les années suivantes. Un siècle plus tard, les religieuses se trouvent à l’étroit dans leur chœur. En effet, si la communauté des Augustines en 1800 comptait 30 professes et 4 novices et postulantes, en 1907 ses effectifs atteignent 94 professes et 24 novices et postulantes. Des travaux sont donc entrepris le 7 février 1908. L’étage supérieur est sacrifié afin de hausser le plafond du chœur et d’y installer un jubé. Ces réaménagements prennent fin le 15 avril 1908. Ce chœur sera finalement démantelé en juillet 1931 pour faire place au chœur actuel, beaucoup plus vaste. À cette époque, la communauté comptait 140 professes et 17 novices et postulantes, et l’ancien chœur, malgré sa galerie, ne suffisait plus à les accueillir.

Les stalles étaient disposées en une rangée le long des murs latéraux de l’ancien chœur. Un stéréogramme de 1877 et une ancienne photographie datant du tournant du 20e siècle nous les montrent meublant le chœur avant l’aménagement du jubé en 1908.

Lors du démantèlement du chœur en 1931, les anciennes stalles ont été enlevées. Certaines stalles auraient été conservées, extraites de la rangée pour former un siège à une ou deux places. Les côtés auraient été repeints et les trous de clous bouchés. Les stalles auraient également été inclinées vers l’arrière à cette occasion, par l’ajout de blocs de bois sous les pieds et de supports à l’arrière pour en assurer la stabilité. L’usage fait de ces sièges est inconnu. Ces stalles auraient par la suite été remisées. Il est possible que ce fût pendant ce remisage que les pieds de certaines stalles aient été abîmés par l’eau.

L’intérieur du rangement des stalles aurait été laissé au bois naturel à l’origine, et a été verni ultérieurement. Le vernis à base d’huile a jauni. La stalle a été décapée de la couleur brune foncée qui la recouvrait et teinte d’une couleur rougeâtre. La volute supérieure de la cloison centrale a été refaite. Des cernes causés par l’eau sont visibles à l’arrière du meuble.

De ces stalles meublant l’ancien chœur des Augustines, deux autres converties en siège à deux places se trouvent dans les collections des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, légèrement moins larges et de couleur brun foncé. Deux autres stalles, converties en siège simple, se trouvent également dans les collections. Le Musée de la civilisation possède également dans ses collections un siège à deux places formé de stalles provenant du même ensemble.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Statuette (Saint Joseph)



Statuette (Saint Joseph)

« Saint Joseph » est une statuette en porcelaine blanche représentant saint Joseph sans la tête. L’œuvre mesure 20 cm de hauteur et a été fabriquée avant 1856. La statuette surmonte un socle qui fait partie inhérente de l’objet et qui comprend quatre pattes asymétriques.




INFORMATIONS HISTORIQUES

« Saint Joseph » fut trouvé vers 1856 par Thomas Bernier, père du capitaine Joseph-Elzéar Bernier, dans l’épave d’un vieux navire breton échoué sur une plage de l’île Miquelon. Cette dernière est l’une des îles composant l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon. Thomas Bernier, qui vouait une dévotion particulière au saint, baptisa l’un de ses navires du nom de Saint Joseph en 1866. Il devait par la suite transporter cette petite statue avec lui lors de tous ses voyages et, à sa retraite, il la confia à son fils Joseph-Elzéar. Comme son père l’avait fait avant lui, Joseph-Elzéar Bernier a apporté la statuette partout en mer lors de ses voyages.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tabernacle



Tabernacle en pin

Tabernacle en pin de facture artisanale, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 58,9 cm de hauteur, 41,5 cm de largeur et 29,5 cm de profondeur. Il est fabriqué à partir d’un banc haut et étroit fait de planches épaisses, dont les deux planches de côté forment les pieds, chantournés dans le bas en triangle découpé. L’arrière du banc est recouvert d’une planche clouée et une planche est fixée entre les pieds dans le bas pour tenir lieu de fond. Deux plaques de métal y sont fixées de chaque côté afin de boucher l’interstice du piétement en V. Une porte au haut en arc de cercle et au pourtour mouluré a été ajoutée pour fermer le tabernacle. Cette porte est fixée au pied droit du banc avec des fiches à gond en fer forgé. Le bas de la traverse du haut sur le devant a été découpé en arche pour accueillir le haut de la porte. Cette dernière est munie d’une serrure et d’une entrée de serrure. La clé est manquante. À l’intérieur du tabernacle sont cloués des tasseaux pour supporter deux tablettes, manquantes. Les parois intérieures sont peintes d’une couleur jaunâtre, et les parois extérieures ont été décapées. L’ensemble est assemblé avec des clous de forge, à l’exception de la planche arrière, dont trois des quatre clous forgés ont été remplacés par des clous récents, à tête et corps ronds.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Le tabernacle est le meuble qui abrite le ciboire et les hosties consacrées lors de la messe catholique. Il s’agit habituellement d’une petite armoire fermée qui, jusqu’à la réforme du concile Vatican II en 1962-1965, était traditionnellement déposée sur l’autel où était célébrée la messe. Il était le lieu le plus sacré dans une église puisque, selon la doctrine de la transsubstantiation, les hosties et le vin qu’il contenait étaient convertis en corps et en sang du Christ lors de leur consécration pour la communion eucharistique.

L’artisan ayant fabriqué ce tabernacle à partir d’un banc reste inconnu. Il s’agit probablement d’une confection locale.

De la saleté est incrustée en profondeur dans tous les interstices ce cet objet, révélant peut-être un long entreposage.

Ce tabernacle est mentionné dans le feuillet des objets exposés au musée historique de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1964.

Ce tabernacle est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Table à plateau rectiligne de style Louis XIII



Table à plateau rectiligne de style Louis XIII

Cette table à plateau rectiligne de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce meuble en noyer noir mesure 69 cm de hauteur, 58,4 cm de largeur et 90,5 cm de longueur. Il possède un long tiroir, assemblé à queue d’aronde, avec deux boutons en porcelaine. La table est également composée d’un piétement tourné avec entretoise en « H ». Le plateau formé de trois planches collées aurait été changé au début du 19e siècle. Il est vissé au bâti à l’aide de vis datant de cette époque. Le tiroir n’est pas d’origine et daterait également du 19e siècle. Il est assemblé à trois queues d’aronde à l’anglaise. La traverse de la façade, en ceinture, porte les traces d’une mortaise chevillée, suggérant qu’il y avait deux tiroirs à l’origine, séparés par un montant. Les dés de raccord au haut du piétement portent des traces de rabotage manuel. Des défauts dans le tournage de l’entretoise sont dissimulés en dessous. Le centre de l’entretoise possédait autrefois un flambeau.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette table a été produite en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une commode, un tabouret, un marchepied et six chaises. Ces meubles auraient tous été fabriqués par le même menuisier-ébéniste. Ils ont appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa sœur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant l’appellation « Maison Kent », à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Une table y est également listée.

La table aurait été décapée, puis vernie au courant du 20e siècle.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII



Table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII

Cette table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France entre 1670 et 1700. De conception rustique et robuste, cette table massive mesure 75 cm de hauteur, 243 cm de largeur et 75 cm de profondeur. Elle est composée d’un long plateau formé de trois madriers en queue de billard et est munie de trois tiroirs profonds ayant des boutons en bois, assemblés à une queue d’aronde. Les coulisses des tiroirs sont très usés. La table est construite en merisier sauf le fond des tiroirs qui est en pin et le plateau qui est en érable. L’écorce est encore visible à certains endroits. La table possède également un piétement tourné avec entretoise moulurée.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette table de cuisine aurait été fabriquée en Nouvelle-France entre 1670 et 1700 par un artisan inconnu. Ce meuble pourrait avoir été utilisé dans les cuisines de l’Hôtel-Dieu comme table de boucherie en raison de son plateau en érable massif.

Cette table est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Table inspirée du style « Queen Anne »



Table inspirée du style « Queen Anne »

Table inspirée du style « Queen Anne » du 18e siècle en noyer tendre. Ses dimensions sont 70,8 cm de hauteur, 97,9 cm de largeur et 61,9 cm de profondeur. La table possède deux tiroirs en ceinture et des pieds galbés en cabriole. Le galbe des pieds est orienté vers l’avant du meuble pour les pieds avant, et vers l’arrière pour les pieds arrière. Une pièce de bois a été greffée sur le bas extérieur des quatre pieds et fixée avec quatre vis à tête fendue. Le plateau est composé d’une planche de noyer entourée d’un cadre au bord mouluré, assemblé en onglet à tenon et mortaise chevillé. Le plateau est fixé au corps à l’aide de chevilles et renforcé de vis à tête fendue ajoutées à une époque subséquente. La ceinture au bas mouluré est fixée par tenon et mortaise chevillé au prolongement des pieds, formant les montants. Le devant et l’arrière des tiroirs sont assemblés à queue d’aronde simple et l’avant des tiroirs est mouluré. Le bâti des tiroirs est en pin. Les tiroirs sont munis de boutons en bois, dont celui de gauche est brisé. Les tasseaux de support des tiroirs sont amincis par le frottement. Celui de gauche est fixé à l’aide de clous forgés et celui de droite, qui a été remplacé, est fixé à l’aide de deux vis à tête fendue et d’un clou à tête et corps ronds. Ces vis, comme toutes les vis apparentes du meuble, ont été recouvertes de mastic. Le meuble a été décapé. La finition brune d’origine est visible à quelques endroits, notamment sous les bords du plateau. L’intérieur et les côtés des tiroirs sont peints d’une couleur vert foncé, qui recouvrait probablement entièrement la table avant qu’elle ne soit décapée. Des traces et coulures de peinture blanche sont également visibles sur l’intérieur des tiroirs. Quelques bris sont visibles sur le meuble. Plusieurs fissures sont présentes sur le dessus du plateau. La planche centrale du plateau et la pièce avant de son cadre sont disjoints. Un mastic semble avoir été appliqué pour combler l’interstice mais s’est émietté avec le temps. Une fissure prend naissance sous le tiroir de droite et s’étire jusqu’au centre du tablier. Elle est consolidée à l’aide de mastic et de deux vis sous la ceinture. Le milieu du pied avant gauche porte une encoche.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette table aurait été fabriquée localement au milieu 18e siècle. Elle serait d’inspiration style « Queen Anne » de par la courbure du galbe de son piétement et de sa légèreté. Le galbe en cabriole, accentué au haut du pied, s’apparenterait davantage au galbe anglais qu’à celui populaire en France à la même époque. L’artisan demeure inconnu.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
BEDEL, Jean. Le grand guide des styles. Paris, Hachette livre, 1996. 219 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tabouret de pied, de style Louis XIII



Tabouret de pied, de style Louis XIII

Ce tabouret de pied, de style Louis XIII, a été fabriqué en Nouvelle-France entre 1700 et 1750. Ce meuble en merisier verni mesure 36 cm de hauteur, 27 cm de largeur et 28 cm de longueur. Il est recouvert d’un tissu floral. Il fait partie d’un ensemble avec un fauteuil recouvert du même tissu. Les pieds du tabouret sont reliés par des entretoises tournées en balustre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce tabouret de pied aurait été produit en Nouvelle-France entre 1700 et 1750. Il a été associé à un fauteuil en raison de leur recouvrement identique, même s’il est de facture très différente avec son piètement tourné. L’artisan et la date d’acquisition demeurent inconnus.

Le recouvrement du tabouret a été changé au moins une fois après 1925. Le meuble aurait été décapé et renforcé à l’aide de vis et de clous au cours du 20e siècle.

Ce tabouret de pied est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tabouret ou petit banc de style Louis XIII



Tabouret ou petit banc de style Louis XIII

Ce tabouret ou petit banc de style Louis XIII a été fabriqué en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce meuble en merisier ou en érable mesure 35,5 cm de hauteur, 47 cm de largeur et 37 cm de longueur. Il est composé d’une assise carrée à la bordure moulurée en quart de rond fixée sur le bâti lequel est composé des pieds assemblés aux traverses à l’aide de tenons et mortaises chevillées. Les pieds et l’entretoise sont tournés en balustre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce tabouret est produit en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une commode, une table, un marchepied et six chaises. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa soeur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant l’appellation "maison Kent", à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Le tabouret n’est toutefois pas listé dans cet inventaire.

Plusieurs indices indiquent que ce tabouret était anciennement rembourré et aurait donc été utilisé comme repose-pieds avec garniture.

Ce tabouret est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Timbre (Timbre de Maude Abbott)



Timbre (Timbre de Maude Abbott)

Timbre poste rendant hommage à Maude Abbott à l’occasion de l’an 2000. Présenté par Postes Canada dans Reflets d’une nation, La collection du millénaire, 2000.




INFORMATIONS HISTORIQUES

En l’année 2000, Postes Canada imprime un timbre célébrant la mémoire de Maude Abbott intitulé en français Les premiers pas en chirurgie cardiaque et en anglais The Heart of the Matter. Cette reconnaissance extraordinaire met en évidence l’apport de Maude Abbott à la vocation pédagogique du Musée médical de McGill dans l’enseignement de la pathologie. L’image utilisée pour le timbre est un tableau peint par l’artiste et amie d’enfance de Maude, Mary Elizabeth Bell Eastlake (1864-1951). Le timbre est présenté par Postes Canada sous la thématique « Reflets d’une nation de la collection du millénaire en l’an 2000 ».

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Traité de Saint-Germain-en-Laye



Carte de la Nouvelle-France en 1613

Carte de la Nouvelle-France en 1613 par Samuel de Champlain.



Saint-Germain, Traité de

Saint-Germain, Traité de (1632), ratifié le 29 mars 1632 à Saint-Germain-en-Laye (France), par la Grande-Bretagne et la France. Aux termes de cet accord, Québec et les territoires de la région du Saint-Laurent annexés par les Britanniques en 1628-1629 sont rétrocédés à Louis XIII. Cet accord prévoit également la restitution des vaisseaux et des cargaisons saisis ou une compensation pécuniaire de leur valeur marchande, ainsi que la remise d'une forte somme à Guillaume de Caen, représentant de la United Company, en contrepartie des marchandises qui avaient été saisies après la reddition de Québec par Champlain en 1629. L'été suivant, en vertu du traité, Québec est rendue à la United Company et Port Royal à la Compagnie de la Nouvelle-France.

Source : Encyclopédie canadienne



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Valise de Louis Bourdages



Valise de Louis Bourdages

Il s’agit d’un coffre en bois, recouvert d’une peau de veau. Le tout est rehaussé d’un liséré de cuir avec clous. Il a appartenu à Louis Bourdages.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce coffre de bois recouvert d’une peau de veau était un porte-documents dans lequel Louis Bourdages transportait ses actes notariés. Ce dernier, né en 1764 à Loretteville et décédé en 1835 à Saint-Denis-sur-Richelieu, était un Acadien dont le père, Raymond Bourdages, a souffert de la Déportation de 1755. Il a été marin, fermier, propriétaire foncier, officier de milice, homme politique, notaire et fonctionnaire. Il est principalement connu pour avoir participé à l’élaboration et à la diffusion des 92 Résolutions.
Au décès de Louis Bourdages, la valise a été confiée à son fils David, qui était l’exécuteur testamentaire de son père. Ensuite, quelques jours avant sa mort, en 1883, David a confié la valise à un ami, le docteur Richard, qui vivait, comme les Bourdages, à Saint-Denis-sur-Richelieu. Selon les témoignages recueillis, le docteur Richard aurait eu comme indication de remettre le coffre aux descendants des Bourdages si jamais l’occasion se présentait. Toutefois, à la fin de sa vie, c’est à son homme de confiance, un dénommé Desrosiers, qu’il a confié la valise en lui donnant les mêmes indications que David Bourdages lui avait données plusieurs décennies plus tôt. Plus tard, la résidence du docteur Richard est devenue un monument historique rappelant les insurrections des Patriotes de 1837-1838, et l’immeuble a été converti en musée. C’est en ces lieux qu’a été remisée la valise de Louis Bourdages.
Cependant, en 1987, Desrosiers a remis la valise à des descendants des Bourdages comme David l’avait souhaité. Il s’agissait de Rodrigue et Paul Bourdages. Ce dernier était à cette époque directeur du conseil d’administration de l’Association des Bourdages d’Amérique, et il a fait l’acquisition de la valise au nom de l’association en 1989. Finalement, l’année suivante, la valise a été confiée au Musée acadien du Québec à Bonaventure.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

La veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un vêtement datant d’avant 1934. Le gilet sans manches en soie de couleur blanc cassé mesure 48,5 cm de hauteur. Le tissu dont ce vêtement est fait est strié de lignes horizontales texturées. La veste est caractérisée par une ligne de col assez large et comporte deux courtes poches. Elle s’ouvre sur le devant et se ferme à l’aide de quatre boutons en nacre blanche.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est celle du capitaine et explorateur Joseph-Elzéar Bernier. Elle fait partie du costume qu’il porte lorsqu’il est intronisé officiellement chevalier de l’ordre, le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis, après que le pape Pie XI lui accorde ce titre en 1933. La veste se porte sur le haut du corps et s’arrête à la taille.

L’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre de chevalerie du temps des croisades, placé sous la protection du Saint-Siège, qui est recréé par le pape Pie IX en 1847. Il s’agit d’une association élitiste de fidèles catholiques composée de membres ecclésiastiques et de laïcs dont le but est de protéger, de conserver et de propager la foi chrétienne en Terre sainte.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec








Le 2 novembre 1916 : Légitimation du règlement 17 par le Comité judiciaire du Conseil privé... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1922 : Comparution de John H. Roberts à la barre de l'Assemblée législative du Québec... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1929 : Adoption par la Nouvelle-Écosse du système de régie des alcools en vigueur au Québec... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1933 : Ouverture du premier congrès de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1935 : Assermentation de lord Tweedsmuir au poste de gouverneur général du Canada... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1936 : Fondation du premier syndicat d'enseignantes sous la présidence de Laure Gaudreault... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1937 : Présentation d’une partie de hockey bénéfice entre joueurs professionnels au Forum de Montréal... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1938 : Tenue d'élections partielles dans deux circonscriptions du Québec... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1960 : Fondation de l'École nationale de théâtre à Montréal... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1965 : Manifestation de féministes et d'indépendantistes lors d'une assemblée du premier ministre Lester B. Pearson... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1968 : Inauguration du Forum de Montréal après son agrandissement... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1971 : Tenue d'une grande assemblée intersyndicale au Forum de Montréal... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1972 : Inauguration du premier tronçon de l'autoroute est-ouest de Montréal... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1977 : Début d'une visite officielle en France du premier ministre du Québec, René Lévesque... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1981 : Conférence constitutionnelle de novembre 1981... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1982 : Dépôt du projet de loi S-31 au Sénat... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1982 : Annonce par l'Iron Ore de la fermeture de ses installations de Scherfferville... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 1997 : Tenue d'élections municipales au Québec... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 2003 : Tenue d'élections dans plusieurs municipalités du Québec... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.                                                                        Le 2 novembre 2020 : Lancement du livre « Em » de Kim Thuy... Consultez le calendrier interactif pour en savoir plus.


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Asselin, Olivar

Né(e) le 8 novembre 1874
Décédé(e) le 18 avril 1937






Naissance - Mort : 1874 – 1937


BIOGRAPHIE






Né à Saint-Hilarion-de-Settrington (Saint-Hilarion), le 8 novembre 1874, Olivar Asselin est le fils de Rieule Asselin, maître tanneur, cultivateur et maire, et de Cédulie Tremblay.

Asselin étudie à l'école de rang de Sainte-Flavie, puis entre au séminaire de Rimouski en 1886. En 1892, il s'installe avec ses parents à Fall River, dans le Maine, où il travaille dans des usines, puis pour des journaux de la région. En 1894, il devient rédacteur en chef du Protecteur canadien et, en 1896, secrétaire de rédaction à la Tribune de Woonsocket. En 1898, il s'enrôle dans l'armée américaine lors de la guerre hispano-américaine.

De retour au Québec en 1900, Asselin poursuit sa carrière en journalisme et devient secrétaire de Lomer Gouin, ministre de la Colonisation. En 1903, il participe à la fondation de la Ligue nationaliste canadienne, qui se donne pour but de propager les idées nationalistes d'Henri Bourassa. L'année suivante, il lance le journal Le Nationaliste pour assurer la diffusion des idées de la ligue. Polémiste redoutable, Asselin devient une inspiration pour une génération d'éditorialistes, mais il subit de nombreux procès en diffamation et doit séjourner à deux reprises en prison (1907 et 1909). Il contribue à la fondation du Devoir en 1910 et y collabore quelque temps. Il écrit aussi sur une base épisodique dans L'Action, à partir de 1911.

Asselin devient, par la suite, courtier en immeubles, emploi qu'il quitte temporairement en 1912 pour mener une enquête sur l'immigration pour le compte du gouvernement fédéral. En 1915, il s'enrôle dans l'armée et lève un bataillon d'infanterie au sein duquel il est major. Intégré au 22e Bataillon d'infanterie, il participe à l'offensive de Vimy à titre de lieutenant en 1917. Après sa démobilisation en 1919, il obtient un poste de publiciste pour une firme de courtiers en placements. À partir de 1925, il dirige le Refuge Notre-Dame-de-la-Merci, qui héberge les personnes âgées démunies.

En 1930, Asselin retourne au journalisme en devenant rédacteur en chef du Canada, l'organe du Parti libéral. En 1934 et 1935, il lance successivement deux journaux éphémères, L'Ordre et La Renaissance. Il est nommé à la présidence de la Commission des pensions de vieillesse en 1936, mais il doit démissionner l'année suivante pour des raisons de santé. Peu avant sa mort, il se retire chez les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu.

Il a publié de nombreux pamphlets et feuilles de combat. Plusieurs de ses discours ont également été publiés.

Il est décédé à Montréal, le 18 avril 1937.

Il avait épousé à L'Anse-au-Griffon (Gaspé), en 1902, Alice Le Boutillier.
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Notices bibliographiques :
PELLETIER-BAILLARGEON, Hélène. « Asselin, Olivar ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
PELLETIER-BAILLARGEON, Hélène. Olivar Asselin et son temps. Saint-Laurent, Fides, 1996. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Belleau, Narcisse-Fortunat

Né(e) le 20 octobre 1808
Décédé(e) le 14 septembre 1894






Naissance - Mort : 1808 – 1894


BIOGRAPHIE






Né à Sainte-Foy et baptisé le 20 octobre 1808, Narcisse-Fortunat Belleau est le fils de Gabriel Belleau, cultivateur, et de Marie-Renée Hamel.

Belleau fait l'apprentissage du droit auprès de Joseph-François Perrault. Admis à la pratique en 1832, il exerce la profession d'avocat et de conseiller juridique à Québec.

Belleau représente le quartier Saint-Jean au conseil municipal de Québec de 1846 à 1850. Il occupe ensuite la fonction de maire de 1850 à 1853. Membre du Conseil législatif de 1852 à 1867, il en est président de 1857 à 1862. Faisant partie des ministères Macdonald-Cartier et Cartier-Macdonald, il est conseiller exécutif de 1857 à 1862 et de 1865 à 1867 et ministre du département d'Agriculture et de Statistiques en 1862. Il forme par la suite un ministère avec John Alexander Macdonald et occupe la fonction de receveur général de 1865 à 1867. Il prête serment comme lieutenant-gouverneur de la province de Québec en 1867 et occupe cette charge jusqu'en 1873.

Belleau est aussi administrateur de la Banque de Québec de 1848 à 1893 et président de la Compagnie du chemin de fer de la rive nord à compter de 1850.

Il est décédé à Québec le 14 septembre 1894. Il est inhumé dans la chapelle des Ursulines.

Il avait épousé à Berthier (Berthier-sur-Mer), en 1835, Marie-Reine-Josephte Gauvreau, fille du marchand Louis Gauvreau et de sa seconde femme, Josette Vanfelson.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BRASSARD, Michèle et Jean HAMELIN. « Belleau, sir Narcisse-Fortunat ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Berlinguet, François-Xavier

Né(e) le 4 décembre 1830
Décédé(e) le 3 août 1916






Naissance - Mort : 1830 – 1916


BIOGRAPHIE







Né à Québec le 4 décembre 1830, François-Xavier Berlinguet est le fils de Louis-Thomas Berlinguet, sculpteur, et de Marie-Charlotte Maillou.

Berlinguet fait l'apprentissage de la sculpture et de l'architecture ornementale auprès de son père. Il poursuit sa formation en architecture auprès de Thomas et de Charles-Philippe-Ferdinand Baillairgé.

Dès 1852, Berlinguet est à la tête d'un bureau d'architectes et d'entrepreneurs à Québec. Il conçoit la décoration intérieure de plusieurs églises des régions de Québec et du Bas-Saint-Laurent, dont celle de l'église de Saint-Georges à Cacouna (1852 à 1857). Il réalise aussi du mobilier religieux, comme le trône archiépiscopal de la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec et le maître-autel et les autels latéraux de l'église de Sainte-Marie-de-Beauce. En 1865, son atelier et les sculptures qui s'y trouvent sont détruits par un incendie. Il poursuit cependant son travail.

À titre d'architecte, Berlinguet dessine notamment les plans de l'église de Saint-Joseph-de-Beauce (1865-1868), de l'église de La Visitation-de-Notre-Dame à Château-Richer (1866), de l'église de Saint-Basile, près de Québec, en collaboration avec David Ouellet (1882-1888), de la chapelle Saint-Antoine-de-Padoue à Lac-Bouchette (1907), de la nouvelle façade de la chapelle des Sœurs-du-Bon-Pasteur à Québec (1909-1910) et du sanctuaire Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Québec (1910). En 1883, il conçoit la décoration intérieure du monastère et du pensionnat des Ursulines à Stanstead et dirige les travaux de l'ornementation intérieure de l'Hôtel du Parlement à Québec. Berlinguet réalise aussi les plans de certaines maisons privées. Il favorise un style éclectique, inspiré des mouvements gothique et baroque.

En 1869, Berlinguet est admis à la profession d'ingénieur civil. Il se rend dans les Maritimes en 1870 pour travailler à la construction du chemin de fer Intercolonial. En 1887, il s'occupe de l'installation du réseau d'égouts et d'aqueduc de la ville de Trois-Rivières.

En 1896, Berlinguet s'associe avec René-Pamphile Lemay, qu'il a formé. Les deux architectes réalisent ensemble une aile de l'édifice du Parlement de l'Île-du-Prince-Édouard, les cathédrales de Charlottetown et de Chatham, la restauration de la maison du juge Honoré-Cyrias Pelletier (1897) sur la rue du Parloir, à Québec, l'édifice de la Jacques Cartier Water and Power Company (1899) sur la rue Saint-Jean et la nouvelle façade du palais épiscopal de l'Évêché de Québec (1904).

En 1887, Berlinguet est nommé arbitre officiel des travaux publics du gouvernement de la province de Québec. Il est l'un des fondateurs et le président, en 1891 et 1892, de l'Association des architectes de la province de Québec.

Il est décédé à Trois-Rivières, le 3 août 1916.

Il avait épousé à Québec, en 1854, Marie-Flore Allard.
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Notices bibliographiques :
LÉGARÉ, Denyse. « Berlinguet François-Xavier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Biron, Rodrigue

Né(e) le 8 septembre 1934
Décédé(e) le 12 août 2025






Naissance - Mort : 1934 – 2025


BIOGRAPHIE





Né à Sainte-Croix en 1934, fils de Paul Biron, industriel, et de Germaine Boudreault.

Étudia à l'Institut La Mennais à Sainte-Croix, à l'Institut de technologie de Québec et à l'Université Laval, à Québec, où il se spécialisa en administration et en marketing.

Vice-président et directeur général de la Fonderie Sainte-Croix. Président des fonderies Monsarrat de Rivière-du-Loup. Président de Titan Supply de Calgary et vice-président de Wotherspoon Sale d'Oakville.

Directeur du Centre d'accueil de Sainte-Croix de 1968 à 1973. Fut membre du conseil d'administration de l'Institut canadien de plomberie et chauffage. Président de l'Association canadienne de la tuyauterie en fonte de 1972 à 1975. Membre des Chevaliers de Colomb, député d'État et président des Chevaliers de Colomb du Canada de 1974 à 1976.

Président de l'Association libérale fédérale de Lotbinière en 1962. Maire de Sainte-Croix de 1971 à 1973. Élu chef de l'Union nationale le 23 mai 1976. Élu député de l'Union nationale dans Lotbinière en 1976. Démissionna comme chef et député de l'Union nationale le 3 mars 1980 et siégea comme indépendant. Se joignit au caucus du Parti québécois le 11 novembre 1980. Élu député du Parti québécois dans Lotbinière en 1981. Ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme dans le cabinet Lévesque du 30 avril 1981 au 25 septembre 1984. Ministre de l'Industrie et Commerce du 25 septembre 1984 au 3 octobre 1985 et dans le cabinet Johnson du 3 octobre au 12 décembre 1985. Défait en 1985.

Actionnaire de la Société Biron, Lapierre et Associés de novembre 1986 à septembre 1997. Devint ensuite conseiller en transactions d'entreprises. Nommé membre du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement le 18 janvier 1995. Nommé président de Technologies M4, filiale d'Hydro-Québec, le 5 octobre 1995. Nommé président du conseil d'administration de la Fondation de la faune du Québec en novembre 1996 et en septembre 1998. Fondateur et coprésident du Réseau solidarité pour l'économie du Québec.

Candidat défait au congrès à la chefferie du Bloc québécois, le 15 mars 1997. De 1998 à 2000, fut membre du comité directeur de l'Alternative unie dirigé par Preston Manning, chef du Parti réformiste du Canada.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Boisclair, André

Né(e) le 14 avril 1966
Toujours en vie.






Naissance : 1966


BIOGRAPHIE





Né à Montréal en 1966, fils de Marc-André Boisclair, financier, et d'Élaine Viau.

Étudia au Collège Jean-de-Brébeuf de 1983 à 1986 et en sciences économiques à l'Université de Montréal de 1986 à 1988.

Vice-président aux affaires externes de l'Association des étudiants du Collège Jean-de-Brébeuf en 1984. Président de la Fédération des associations étudiantes collégiales du Québec en 1984 et en 1985. Cofondateur du Forum international des jeunes en 1985.

Fondateur et président du Groupe Engage, spécialisé dans le démarrage de micro-entreprises, de 1985 à 1988.

Président du Comité national des jeunes du Parti québécois en 1988. Élu député du Parti québécois dans Gouin en 1989. Réélu en 1994, en 1998 et en 2003. Président du caucus des députés du Parti québécois de l'Île-de-Montréal de décembre 1989 à septembre 1994. Leader parlementaire adjoint du gouvernement du 26 septembre 1994 au 29 janvier 1996. Adjoint parlementaire à la ministre responsable de l'Immigration et des Communautés culturelles du 29 novembre 1995 au 29 janvier 1996. Ministre délégué aux Relations avec les citoyens dans le cabinet Bouchard du 29 janvier au 4 septembre 1996. Ministre délégué aux Relations avec les citoyens et à l'Immigration du 4 septembre au 4 décembre 1996; puis ministre des Relations avec les citoyens et à l'Immigration du 4 décembre 1996 au 15 décembre 1998. Leader parlementaire adjoint du gouvernement du 9 décembre 1998 au 30 janvier 2002. Ministre de la Solidarité sociale du 15 décembre 1998 au 8 mars 2001. Ministre de l'Environnement dans le cabinet Landry du 8 mars 2001 au 29 avril 2003. Ministre d'État à l'Environnement et à l'Eau du 13 novembre 2001 au 30 janvier 2002. Ministre d'État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l'Environnement et à l'Eau du 30 janvier 2002 au 29 avril 2003. Leader parlementaire du gouvernement du 30 janvier 2002 au 14 avril 2003. Leader parlementaire de l'opposition officielle du 1er mai 2003 au 17 août 2004, date de sa démission.

Poursuivit des études de maîtrise en administration publique à la John F. Kennedy School of Government de l'Université Harvard en 2004 et en 2005. Titulaire d'une maîtrise en administration publique de cette université depuis 2005. Administrateur de société certifié.

Devint candidat à la course à la chefferie du Parti québécois le 17 juin 2005. Élu chef du Parti québécois le 15 novembre 2005. Élu député de ce parti dans Pointe-aux-Trembles lors de l'élection partielle du 14 août 2006. Réélu en 2007. Chef de l'opposition officielle du 21 août 2006 au 21 février 2007. Démissionna comme chef du Parti québécois le 8 mai 2007, puis comme député le 15 novembre suivant.

Enseigna les relations publiques à l'Université Concordia à partir de janvier 2008. Consultant en matière de développement durable et responsabilité d'entreprise. Nommé membre du conseil d'administration de la Régie des installations olympiques le 28 août 2008. Président depuis juillet 2010 du conseil d'administration du Regroupement des événements majeurs internationaux (R.E .M.I.), et président de celui de la Fondation l'Actuel. Membre du comité aviseur de la Fondation David Suzuki, Gouverneur des Amis de la montagne et membre du comité de développement durable de la Chambre de commerce de Montréal.

Devint conseiller auprès du conseil d'administration de Questerre le 16 septembre 2011. Nommé délégué général du Québec à New York le 7 novembre 2012, demanda d'être relevé temporairement de ses fonctions le 27 septembre 2013. Nommé le 4 décembre 2013 membre et président du Comité d'examen (qualité de l'environnement de la Baie James), fut en fonction du 16 décembre 2013 à février 2016. Nommé conseiller spécial à temps partiel du ministre de l'Environnement, David Heurtel, sur les questions climatiques en juin 2014, quitta cette fonction en février 2016.

Président-directeur général de l'Institut de développement urbain du Québec de juin 2016 au 28 mai 2020.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Bourassa, Henri

Né(e) le 1er septembre 1868
Décédé(e) le 31 août 1952






Naissance - Mort : 1868 – 1952


BIOGRAPHIE




Né dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, le 1er septembre 1868, fils de Napoléon Bourassa, auteur et peintre, et de Marie-Julie-Azélie Papineau.

Étudia à l'École Archambault, à l'École du Plateau en 1881, à l'École polytechnique de Montréal en 1885 et au Collège Holy Cross en 1886, à Worcester, dans l'État du Massachusetts.

De 1892 à 1895, fut propriétaire et éditeur du journal L'Interprète, publié à Clarence Creek en Ontario. Participa à la fondation du Nationaliste en 1904, pour lequel il fut journaliste jusqu'en 1910. Fondateur et directeur du quotidien nationaliste Le Devoir de 1910 à 1932. Propriétaire d'une ferme puis d'une scierie.

Maire de Montebello de 1889 à 1894. Marguillier et syndic de la paroisse Notre-Dame-de-Bon-Secours. Maire de Papineauville en 1897. Élu député libéral à la Chambre des communes dans Labelle en 1896. Démissionna le 26 octobre 1899 pour protester contre l'envoi d'un contingent militaire canadien en Afrique du Sud sans consultation des représentants du peuple. Réélu sans opposition député libéral dans Labelle à l'élection partielle fédérale du 18 janvier 1900. Réélu en 1900 et en 1904. Participa, avec Olivar Asselin, à la fondation de la Ligue nationaliste en 1903. Démissionna, le 26 octobre 1907, comme député fédéral pour se présenter candidat indépendant, dans Bellechasse, à l'élection partielle provinciale du 4 novembre 1907; il fut défait. Élu député de la Ligue nationaliste à l'Assemblée législative dans Saint-Hyacinthe et dans Montréal no 2 en 1908. Démissionna du siège de Montréal no 2 le 11 mars 1909. Ne s'est pas représenté en 1912. Élu député indépendant à la Chambre des communes dans Labelle en 1925. Réélu en 1926 et sans opposition en 1930. Défait en 1935. Appuya le Bloc populaire lors de la crise de la conscription.

Auteur de plusieurs publications et brochures, dont: Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles (1902), Le problème des races au Canada (1910), Que devons-nous à l'Angleterre? (1915), Hier, aujourd'hui et demain (1916) et Le Canada apostolique (1916).

Décédé à Outremont, le 31 août 1952, à l'âge de 83 ans et 11 mois. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 4 septembre 1952.

Avait épousé à Sainte-Adèle, le 4 septembre 1905, Joséphine Papineau, fille de Godfroy Papineau, notaire, et de Marie-Alexina Beaudry.

Petit-fils de Louis-Joseph Papineau. Neveu de François Bourassa.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Brown, George

Né(e) le 29 novembre 1818
Décédé(e) le 9 mai 1880







Naissance - Mort : 1818 – 1880


BIOGRAPHIE






Né le 29 novembre 1818 à Alloa, en Écosse, George Brown est le fils de Peter Brown, commerçant, et de Marianne Mackenzie.

Avec sa famille, Brown s'établit à Édimbourg vers 1826. Il étudie à la Southern Academy avant de travailler dans le commerce paternel. En 1837, la famille part en Amérique du Nord et fonde un magasin de mercerie à New York, puis le journal British Chronicle en 1842. Les sujets politiques canadiens occupent rapidement un espace privilégié dans le journal. Pour alimenter ses articles, Brown voyage au Canada et entre en contact avec les principaux personnages issus des milieux politiques et journalistiques canadiens, principalement les réformistes.

À la demande des partisans de l'Église libre d'Écosse, George et Peter Brown s'établissent à Toronto en 1843 et fondent le journal religieux et politique Banner. Dès l'année suivante, privilégiant le contenu politique, ils lancent le journal The Globe qui devient l'organe officiel des réformistes du Haut-Canada. En 1845, ils implantent une filiale à London, afin de supporter les réformistes du sud-ouest du Haut-Canada, et publient le Western Globe. Les Brown connaissent un succès journalistique rapide et leur atelier d'imprimerie compte parmi les plus modernes et productifs de la ville de Toronto.

Au début des années 1850, Brown amorce sa carrière politique. De 1851 à 1857, il représente, à titre de député réformiste-indépendant, la circonscription de Kent, puis celle de Lambton, à l'Assemblée législative de la province du Canada. Il milite notamment pour une représentation politique basée sur la population. À compter de 1854, il se rapproche des réformistes radicaux, les clear grits, puis organise en 1857 un congrès en vue de l'unification des réformistes. Ayant pris la direction du Parti réformiste, il est élu dans les circonscriptions de Toronto et d'Oxford-Nord. Figure dominante de l'opposition, il tente, sans succès, de former un gouvernement avec Antoine-Aimé Dorion mais doit démissionner.

À compter de 1859, Brown milite activement pour l'union fédérale des deux Canadas, première étape d'une confédération des colonies britanniques d'Amérique du Nord. Absent du Parlement depuis 1861, il représente la circonscription d'Oxford-Sud de 1863 à 1867. Il préside, en 1864, une commission chargée d'enquêter sur les problèmes régionaux du Canada, puis se joint à la Grande Coalition, point de départ des négociations menant à la Confédération. Au cours des conférences durant lesquelles sont négociées les clauses de la Confédération canadienne, Brown figure parmi les principaux théoriciens. Il participe également aux négociations auprès de la couronne britannique. Ce père de la Confédération demeure un acteur de premier plan jusqu'à l'achèvement du projet, puis quitte presque entièrement la vie politique pour s'occuper de sa famille et de ses affaires commerciales.

Il est décédé à Toronto le 9 mai 1880.

Il avait épousé à Édimbourg, en 1862, Anne Nelson.
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Notices bibliographiques :
CARELESS, J. M. S. « Brown, George ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bruchési, Paul

Né(e) le 29 octobre 1855
Décédé(e) le 20 septembre 1939






Naissance - Mort : 1855 – 1939


BIOGRAPHIE




Né le 29 octobre 1855 à Montréal, Paul Bruchési est le fils de Paul-Dominique Bruchési, marchand-épicier, et de Caroline Aubry.

Bruchési fait ses études classiques au collège de Montréal. Parti en Europe, il poursuit des études en philosophie au séminaire d'Issy-les-Moulineaux, près de Paris. Il entreprend ensuite des cours en théologie et en droit canonique à Rome au Séminaire français, au Collège romain et à l'Apollinaire. Il est ordonné prêtre à Rome en 1878.

À partir de 1879, Bruchési, de retour au Québec, occupe le poste de secrétaire particulier de Mgr Édouard-Charles Fabre, évêque de Montréal. Il enseigne à l'Université Laval à Québec de 1880 à 1884, puis à l'Université Laval à Montréal de 1887 à 1891. Il est successivement vicaire des paroisses de Saint-Joseph et de Sainte-Brigide de 1885 à 1887. À partir de cette année-là, il dirige la revue diocésaine La semaine paroissiale. En 1891, il est nommé chanoine titulaire de la cathédrale de Montréal.

En 1897, Bruchési est choisi pour remplacer Mgr Fabre à la tête de l'archevêché de Montréal. Il contribue aux débuts de l'Oratoire-Saint-Joseph-du-Mont-Royal, fondé en 1904. En 1910, il organise le Congrès eucharistique international à Montréal, le premier à avoir lieu en Amérique. L'année suivante, il s'implique dans l'organisation d'un congrès interdiocésain visant à étudier la question de l'organisation ouvrière au Québec et au cours duquel est fondée l'École sociale populaire.

En 1919, Mgr Bruchési obtient de Rome que l'Université de Montréal devienne indépendante de l'Université Laval. À partir de 1921, des problèmes de santé l'empêchent de travailler et l'administration de l'archidiocèse de Montréal est confiée à Mgr Georges Gauthier, son auxiliaire depuis 1912, nommé archevêque coadjuteur. Mgr Bruchési passe les dernières années de sa vie isolé dans ses appartements. Au cours de son épiscopat, 63 paroisses sont fondées dans le diocèse de Montréal.

Il a publié Vœux de bonne année (1883) et Les catacombes de Rome (1898). Il est aussi l'auteur de L'École sociale populaire... (1911).

Il est décédé à Montréal le 20 septembre 1939.
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Notices bibliographiques :
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
Diocèse de Montréal. Diocèse de Montréal [En Ligne]. http://www.diocesemontreal.org/
LEBLANC, Jean. Dictionnaire biographique des évêques catholiques du Canada. Montréal, Wilson et Lafleur, 2002. 881 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cardinal, Joseph-Narcisse

Né(e) le 8 février 1808
Décédé(e) le 21 décembre 1838




Naissance - Mort : 1808 – 1838


BIOGRAPHIE



Né à Saint-Constant, le 8 février 1808, Joseph-Narcisse Cardinal est le fils de Joseph et de Marguerite Cardinal, cultivateurs.

En 1817, Cardinal entre au petit séminaire de Montréal, puis retourne travailler sur la terre de son père, avant d'entreprendre des études notariales auprès de François-Georges Lepailleur. Il est reçu dans la profession en 1829.

Cardinal s'associe ensuite avec Lepailleur et s'installe à Châteauguay. Il participe à la vie de la paroisse et fait partie de plusieurs comités. Il est notamment syndic de l'école de la paroisse de Saint-Joachim de 1829 à 1832. Il fait ensuite le saut en politique et devient, en 1834, député de Laprairie (La Prairie) à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Il appuie alors le Parti patriote. En tant que député, il s'intéresse à la question scolaire et fait partie, en 1835, du comité permanent d'éducation et des écoles et participe à la rédaction de rapports qui permettent, dès l'année suivante, l'élaboration du projet de loi sur les écoles.

La question nationale reste cependant au centre de ses préoccupations et, pendant les sessions de 1836 et de 1837, il refuse de voter les subsides demandés par le gouverneur Archibald Acheson, comte de Gosford. Après la dissolution de la Chambre d'assemblée, le 26 août, Cardinal retourne à Châteauguay pour exercer sa profession de notaire. Il continue toutefois de militer pour le Parti patriote et sa présence à la tête de d'une délégation à l'assemblée des Six Comtés, fait de lui un des chefs du mouvement dans la région de Laprairie.

Si Cardinal ne participe pas aux insurrections de 1837, son affiliation au Parti patriote, bien connue, l'oblige à s'exiler un temps aux États-Unis. Il rencontre Robert Nelson et à son retour au Canada, décide de préparer une nouvelle insurrection, sûr de l'appui des Américains. Au printemps, il s'associe aux frères-chasseurs et devient l'un des principaux lieutenants de Nelson et le chef des opérations pour le comté de Laprairie. Lorsque la deuxième insurrection éclate, Cardinal réussit à faire capturer certains notables de la paroisse et décide ensuite de se rendre à Caughnawaga (Kahnawake) pour obtenir des armes des Autochtones. Ses hommes et lui sont vite encerclés par les autochtones qui les mènent ensuite à la prison de Montréal. Après un procès houleux, il est condamné à mort par pendaison pour haute trahison.

Il est décédé à Montréal, le 21 décembre 1838.

Il avait épousé à Montréal, en 1831, Eugénie Saint-Germain, fille de Bernard Saint-Germain, interprète au département des Affaires indiennes.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
DE LORIMIER, Michel. « Cardinal, Joseph-Narcisse ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Carrel, Frank

Né(e) le 7 septembre 1870
Décédé(e) le 30 juillet 1940







Naissance - Mort : 1870 – 1940


BIOGRAPHIE







Né à Québec, le 7 septembre 1870, Frank Carrel est le fils de James Carrel, propriétaire et éditeur de journaux, et de Josepha Butchard.

Il fait ses études à la Quebec High School, au Stanstead Wesleyan College et à l'Académie commerciale de Québec.

Carrel commence sa carrière dans le domaine de l'édition. Il est éditeur, propriétaire et imprimeur du Saturday Budget et du Quebec Daily Telegraph de 1891 à 1909, et de L'Automobile au Canada. En 1926, il est élu président de l'Association des quotidiens. Son intérêt pour les finances l'amène à occuper des postes de direction dans plusieurs groupes financiers, tels Mortgage Discount and Finance Ltd. de Toronto, Prudential Trust Co. de Montréal et Municipal Bankers Corp. de Toronto. L'homme d'affaires diversifie ses investissements et on le retrouve à la barre de compagnies œuvrant dans divers domaines comme la Quebec Bridge Realty Co. et International Portland Cement Co.

Parallèlement à ses activités commerciales, Carrel est conseiller législatif de la division du Golfe de 1918 jusqu'à son décès.

Il a publié plusieurs ouvrages, dont Canada's West and Further West (1911), Tip on an Ocean Voyage, Around the World Cruise, Impressions of War et plusieurs éditions de Guide to the city of Quebec: descriptive and illustrated with map.

Il est décédé à Québec, le 30 juillet 1940. Il est inhumé dans le cimetière de l'église St. Andrew, à Québec.

Il avait épousé à Québec, en 1916, Annie Maude Spiller, fille de Robert et Elizabeth Spiller.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cartier, George-Étienne

Né(e) le 6 septembre 1814
Décédé(e) le 20 mai 1873






Naissance - Mort : 1814 – 1873


BIOGRAPHIE




Né le 6 septembre 1814 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, George-Étienne Cartier est le fils de Jacques Cartier, négociant, et de Marguerite Paradis.

Cartier fait l'apprentissage du droit chez Édouard-Étienne Rodier, avocat à Montréal. Il obtient sa commission d'avocat en 1835 et exerce la profession légale à Montréal.
Membre des Fils de la liberté, Cartier est mêlé à la rébellion de 1837. Ayant pris part à la bataille de Saint-Denis le 22 novembre, il se cache, puis s'enfuit aux États-Unis en mai 1838 et y demeure jusqu'à la proclamation de l'amnistie, le 9 octobre suivant.

Cartier est député réformiste dans Verchères à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1848 à 1861. Il fait partie des gouvernements dirigés par Allan Napier MacNab et Étienne-Paschal Taché, en 1855 et 1856, puis par Taché et John Alexander Macdonald, en 1856 et 1857. Il forme ensuite deux gouvernements avec Macdonald, le premier en 1857 et 1858 et le second de 1858 à 1862. Agissant en quelque sorte à titre de co-premier ministre de la province du Canada, il lui arrive de remplacer Macdonald comme chef du gouvernement. Élu député du Parti bleu dans Montréal-Est en 1861, il fait partie du ministère Taché-Macdonald, en 1864 et 1865, puis de celui dirigé par Narcisse-Fortunat Belleau et Macdonald, de 1865 à 1867. Parallèlement à ses occupations politiques, il est un avocat renommé et a comme client la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada et les Sulpiciens.

L'un des Pères de la Confédération, Cartier a participé aux conférences de Charlottetown et de Québec en 1864 et de Londres en 1866, qui ont mené à l'avènement de la fédération des provinces de l'Amérique du Nord britannique. Cartier est favorable à l'union fédérale de la province du Canada et des provinces maritimes depuis qu'Alexander Tilloch Galt est entré au gouvernement en 1858. Il considère que cette union est le meilleur moyen de résoudre les problèmes politiques de l'époque et de permettre la construction d'un chemin de fer reliant les différentes provinces. À Charlottetown, Cartier convainc ses collègues que le futur État doit être de type fédéral en raison des facteurs d'agrégation et de division qui animent les collectivités impliquées. À Québec, Cartier joue probablement le rôle politique le plus important de sa carrière en veillant, avec Chapais et Langevin, à ce que les Canadiens français puissent sauvegarder leur nationalité, leurs institutions et leurs droits dans le nouvel État. À Londres, Cartier contrecarre les tentatives de Macdonald d'affaiblir davantage le système fédéral. Cartier est ainsi le principal promoteur de la forme fédérale de gouvernement pendant les discussions qui mènent à l'Acte de l'Amérique du Nord britannique.

Cartier est élu, en vertu du double mandat, député conservateur de Montréal-Est à l'Assemblée législative et à la Chambre des communes en 1867. Plus tard, il devient député de Beauharnois aux élections provinciales de 1871 et député de Provencher, au Manitoba, aux élections fédérales de 1872. Principal lieutenant du premier ministre Macdonald, Cartier est ministre de la Milice et de la Défense. Il est l'artisan de la marche vers l'Ouest en contribuant à la création des provinces du Manitoba, en 1870, et de la Colombie-Britannique, en 1871, ainsi qu'à la mise en chantier du chemin de fer Canadien du Pacifique en 1872.

Il est l'auteur des chants patriotiques Ô Canada! mon pays! mes amours! (1834) et Avant tout je suis Canadien (1835).

Il est décédé à Londres le 20 mai 1873. Il est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Il avait épousé à Montréal, en 1846, Hortense Fabre, fille d'Édouard-Raymond Fabre, marchand-libraire et maire de Montréal, et de Luce Perrault.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BONENFANT, Jean-Charles. « Cartier, sir George-Étienne ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
MAILHOT, Laurent. « Ô Canada! mon pays! mes amours!, chanson de George-Étienne Cartier ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
YOUNG, Brian J. George-Étienne Cartier: bourgeois montréalais. Montréal, Boréal, 2004. 244 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cartier, Jacques

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 1er septembre 1557





Naissance - Mort : 1491 – 1557


BIOGRAPHIE






Jacques Cartier est né à Saint-Malo, en France, vers 1491.

Cartier participe probablement à des explorations maritimes avant 1532. Il dispose vraisemblablement d'une bonne connaissance des environs de Terre-neuve et il a probablement voyagé au Brésil.

Recommandé par l'évêque de Saint-Malo, Jean Le Veneur, Jacques Cartier est désigné par le roi François 1er pour diriger une expédition vers l'Amérique du Nord en 1534. La commande vise à trouver de l'or et un passage menant vers l'Asie. Il quitte Saint-Malo le 20 avril 1534 avec deux navires. Après avoir atteint le détroit de Belle Isle, il visite et nomme des lieux qui se situent sur la côte occidentale de Terre-Neuve. Il identifie ensuite les îles de la Madeleine et l'île du Prince-Édouard, puis il explore et nomme la baie des Chaleurs. Le 24 juillet 1534, il fait ériger une croix à Gaspé au nom de la France. À son retour en France, il est accompagné de deux des fils du chef iroquoïen Donnacona.

Cartier prend la tête d'une seconde expédition en 1535. Cette fois, trois navires et quelque 110 hommes l'accompagnent. Il explore la région de Natashquan et il donne à une baie le nom de Saint-Laurent. Ce même nom désignera plus tard le golfe et le fleuve. Guidé par les deux fils de Donnacona, Cartier accède à l'estuaire du Saint-Laurent, puis aperçoit l'embouchure du fjord du Saguenay. Il se rend jusqu'à Québec que l'on nomme Canada. Il atteint le village iroquois appelé Hochelaga, situé sur l'actuelle île de Montréal. Tout près du village se trouve une montagne qu'il désigne sous le nom de mont Royal. Lors de son passage, Cartier s'intéresse aux rapides de Lachine dont les Iroquois disent qu'ils mènent à une longue voie navigable. Demeurant à proximité de Stadaconé (Québec) au cours de l'hiver, il en profite pour explorer le territoire. Un climat de méfiance teinte les rapports entre Européens et Autochtones, et une épidémie de scorbut au sein de son équipage fait plusieurs morts. Au printemps, il repart en France avec le chef Donnacona. Les rapides de Lachine ainsi que le royaume de Saguenay restent à explorer et, aux dires des Iroquois, promettent notamment de riches minéraux.

À son arrivée en France, Cartier souhaite préparer une nouvelle expédition. Cependant, la guerre entre la France et l'Espagne l'oblige à repousser son départ de quelques années. En 1540, Cartier reçoit une nouvelle commission pour poursuivre les explorations en Amérique. Quelques mois plus tard, François 1er choisit plutôt le lieutenant général La Rocque de Roberval pour diriger une expédition dont l'objectif est d'établir une colonie française en Amérique du Nord. Cartier demeure maître pilote de l'expédition et, en mai 1541, le roi l'autorise à partir sans Roberval, qui subit quelques retards dans ses préparatifs. Arrivé à Stadaconé au mois d'août 1541, Cartier fixe l'établissement français à l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge et le nomme Charlesbourg-Royal. Croyant y avoir découvert des diamants et de l'or, il envoie deux navires pour en faire rapport en France. Après avoir entrepris la construction de deux forts, il se rend à Hochelaga. Les relations avec les Autochtones se détériorent et, en juin 1542, il repart pour la France. À Terre-Neuve, il rencontre Roberval qui l'enjoint de l'accompagner sur le St-Laurent. Il repart plutôt vers la France avec un bateau chargé de minéraux. Après évaluation, ceux-ci ne s'avèrent d'aucune valeur. Cartier se retire dans son domaine de Limoilou près de Saint-Malo et ne participe plus aux expéditions royales.

Des relations des trois expéditions de Cartier ont été publiées à partir de 1545. Elles auraient été inspirées du journal de bord de Cartier. Cependant, l'identité des auteurs de ces récits n'est pas confirmée.

Cartier est décédé à Saint-Malo le 1er septembre 1557.

Il avait épousé, probablement à Saint-Malo, en 1520, Catherine Des Granches, fille de Jacques Des Granges, chevalier du roi et connétable de Saint-Malo.

Ce personnage historique est désigné pour les motifs suivants:


INTÉRÊT PATRIMONIAL


Navigateur originaire de Saint-Malo, en France, Jacques Cartier figure parmi les principaux explorateurs européens de l'Amérique. Sous le patronage de François Ier, il effectue des expéditions en 1534, en 1535-1536 et en 1541-1542. Au cours du premier voyage, il explore le golfe du Saint-Laurent et établit des relations avec des Autochtones. Pendant le deuxième voyage, il remonte le fleuve Saint-Laurent, hiverne près du village de Stadaconé et se rend jusqu'au village d'Hochelaga, dans l'espoir de découvrir un passage maritime vers l'Asie. Pour son dernier voyage, Cartier est le maître-pilote de Jean-François de La Rocque de Roberval, lieutenant-général du Canada, qui a le mandat de fonder un établissement français en Amérique du Nord. Le 23 août 1541, Cartier s'installe avec plus de 300 personnes le long du fleuve, à l'embouchure de la rivière du Cap Rouge, près de Stadaconé. Il nomme Charlesbourg-Royal cette première colonie française en Amérique du Nord. Il y fait construire 2 forts, explore les alentours et remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'aux rapides de Lachine. Il regagne la France en 1542. Pendant ces voyages, Cartier n'a pas trouvé les richesses anticipées ni le fameux passage maritime vers l'Asie. Il demeure néanmoins le premier Européen à cartographier le golfe du Saint-Laurent et à remonter son fleuve, ce qui a permis aux Français de pénétrer à l'intérieur du continent et de s'implanter durablement en Amérique du Nord.
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Notices bibliographiques :
ALLAIRE, Bernard. La rumeur dorée : Roberval et l'Amérique. Montréal, Les Éditions La Presse, 2013. 159 p.
BERTHIAUME, André. « Bref récit et succincte narration de la navigation faite aux îles de Canada, Hochelaga et Saguenay et autres, de Jacques Cartier ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
BRAUDEL, Fernand, dir. Le monde de Jacques Cartier. Montréal, Libre-expression, 1984. 316 p.
CARTIER, Jacques. Voyages de découvertes entre les années 1534 et 1542. Textes et documents retrouvés. Paris, Antropos, 1968. 206 p.
HAVARD, Gilles et Cécile VIDAL. Histoire de l'Amérique française. Paris, Flammarion, 2005. 863 p.
LITALIEN, Raymonde. Les explorateurs de l'Amérique du Nord, 1492-1795. Québec, Septentrion, 1993. 261 p.
MATHIEU, Jacques. « Napou Jacques Cartier ». Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec. No 41 (1995), p. 10-14.
PORTES, Jacques. « 1934 : le 400e anniversaire du voyage de Jacques Cartier en perspective ». Journal of Canadian studies/Revue d'études canadiennes. No 17 (1984), p. 207-213.
TRUDEL, Marcel. « Cartier, Jacques ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
TRUDEL, Marcel. Histoire de la Nouvelle-France. Tome 1 : Les vaines tentatives 1524-1603. Montréal, Fides, 1963. 307 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Casgrain, Henri-Raymond

Né(e) le 16 septembre 1831
Décédé(e) le 11 février 1904






Naissance - Mort : 1831 – 1904


BIOGRAPHIE





Né à Rivière-Ouelle, le 16 septembre 1831, Henri-Raymond Casgrain est le fils de Charles-Eusèbe Casgrain et d'Eliza Anne Baby.

Casgrain entreprend ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière en 1843. Il étudie la médecine durant quelques mois avant de s'inscrire en théologie au grand séminaire de Québec en 1853. Des problèmes de santé l'obligent à rentrer chez lui. Casgrain est autorisé à terminer ses études théologiques au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, où il enseigne la littérature, le catéchisme et le dessin. Il est ordonné prêtre à La Pocatière en 1856. Il devient vicaire à la paroisse de La Nativité-de-Notre-Dame à Beauport en 1859, puis vicaire à la paroisse de Notre-Dame-de-Québec l'année suivante.

Casgrain fréquente la librairie d'Octave Crémazie à Québec. Il y rencontre des auteurs importants dont François-Xavier Garneau, Antoine Gérin-Lajoie et Louis Fréchette. Il est membre fondateur des revues Les Soirées canadiennes en 1861 et Le Foyer canadien en 1863.

Casgrain est un auteur prolifique. En 1860, il publie ses premières légendes dans le périodique Le Courrier du Canada, sous le pseudonyme Mme E. B. Vers 1863, il corrige les épreuves du roman Les anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé. Il est l'auteur de La jongleuse en 1861, de l'Histoire de la mère Marie de l'Incarnation en 1864 et de plusieurs biographies de ses contemporains. En 1866, il publie Le mouvement littéraire en Canada dans Le Foyer canadien. Il édite également les Œuvres complètes d'Octave Crémazie en 1882.

À la suite de problèmes de santé, Casgrain abandonne le sacerdoce en 1872 et se retire quelques années à Rivière-Ouelle. Employé par le ministère de l'Instruction publique à partir de 1876, il est chargé de sélectionner des ouvrages représentant un attrait pour le public canadien. Au cours de sa vie, il effectue plusieurs voyages en Europe et aux États-Unis. Il publie Un pèlerinage au pays d'Évangéline en 1887 qui lui vaut un prix de l'Académie française. De 1887 à 1904, il enseigne l'histoire de la littérature, puis l'histoire, à l'Université Laval. Au début du XXe siècle, Casgrain doit cesser d'écrire à cause de sa cécité.

Il est décédé à Québec, le 11 février 1904.
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Notices bibliographiques :
HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.
HUDON, Jean-Paul. « Casgrain, Henri-Raymond ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaloult, René

Né(e) le 26 janvier 1901
Décédé(e) le 20 décembre 1978






Naissance - Mort : 1901 – 1978


BIOGRAPHIE







Né à Québec, le 26 janvier 1901, René Chaloult est le fils de B.-René Chaloult, marchand, et d'Eugénie Roy.

Chaloult étudie au petit séminaire de Québec, puis à l'Université Laval jusqu'en 1926. Il est admis à la pratique du droit en 1927 et exerce la profession d'avocat à Québec. Il est d'abord associé à Marie-Louis Beaulieu et Guy Hudon. Avec ce dernier, il fonde le cabinet Chaloult et Hudon. Il est créé conseil en loi du roi en 1941.

En 1936, Chaloult participe à la fondation d'un nouveau parti politique, l'Union nationale. Lors des élections tenues cette année-là, il est élu dans la circonscription de Kamouraska de l'Assemblée législative de la province de Québec. Il quitte cependant l'Union nationale pour fonder le Parti national en 1937. Il représente la circonscription de Lotbinière de 1939 à 1944, d'abord à titre de député indépendant, puis sous la bannière libérale. Il fait brièvement partie du gouvernement libéral d'Adélard Godbout durant la Seconde Guerre mondiale, mais son opposition marquée à la conscription l'amène à se dissocier de ce parti et à se rapprocher du Bloc populaire. Accusé d'être un ennemi de la nation, Chaloult subit un procès pour son opposition à la conscription en 1942 et il est acquitté. Il représente ensuite la circonscription de Québec à titre de député indépendant de 1944 à 1952.

Chaloult a contribué à l'adoption du drapeau fleurdelisé comme drapeau national par le gouvernement du Québec en 1948.

Il est l'auteur de l'essai De l'éducation (1941) et de la biographie Le docteur Philippe Hamel (1954). Il publie aussi ses mémoires sous le titre Mémoires politiques (1969).

Il est décédé à Québec, le 20 décembre 1978. Il est inhumé dans le cimetière de Kamouraska.

Il avait épousé à Québec, en 1932, Jeannette Beaubien, fille de J.-Isaïe Beaubien et d'Anna Marie Amyot.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chapais, Jean-Charles

Né(e) le 2 décembre 1811
Décédé(e) le 17 juillet 1885






Naissance - Mort : 1811 – 1885


BIOGRAPHIE






Né à Rivière-Ouelle, le 2 décembre 1811, Jean-Charles Chapais est le fils de Jean-Charles Chapais, négociant, et de Julienne Ouellet.

Il étudie à Rivière-Ouelle, puis au séminaire de Nicolet de 1824 à 1830. Il s'installe ensuite à Québec, où il prend des leçons d'anglais auprès du révérend Daniel Wilkie de 1830 à 1832.

En 1833, Chapais s'établit comme marchand général, agriculteur et négociant dans le fief de Saint-Denis, près de Kamouraska. Il est associé dans les firmes Chapais et Fils et Chapais et Frères de 1840 à 1850. Il est actif dans plusieurs domaines et finit par exercer une influence considérable dans sa région. Il s'intéresse notamment à l'agriculture, à l'élevage et à la pêche. Il est également un des administrateurs de la Compagnie du Grand Tronc de chemin de fer du Canada. Intéressé par le développement régional, il s'engage aussi dans de nombreux projets. Après avoir travaillé à l'érection canonique et civile de la paroisse, il participe à la construction de l'église paroissiale de Saint-Denis, de 1840 à 1856. Il s'occupe de l'administration scolaire et fait construire une bibliothèque. Enfin, il est le premier maire de Saint-Denis en 1845 et le premier maître de poste en 1849.

Sous l'influence de son beau-père, Amable Dionne, Chapais se lance ensuite en politique et est député de Kamouraska de 1851 à 1867. Il fait partie du ministère dirigé par Étienne-Paschal Taché et John Alexander Macdonald, au sein duquel il est conseiller exécutif et commissaire des Travaux publics en 1864 et 1865. La même année, Chapais participe au gouvernement dirigé par Narcisse-Fortunat Belleau et par Macdonald. Il est alors conseiller exécutif et commissaire des Travaux publics de 1865 à 1867. Son mandat de député prend fin avec l'avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867. L'un des Pères de la Confédération, Chapais prend part aux travaux préparatoires du nouvel État et participe à la conférence de Québec au cours de laquelle il œuvre avec George-Étienne Cartier et Hector-Louis Langevin à la sauvegarde de la nationalité, des institutions et des droits des Canadiens français.

Appelé au Conseil privé en 1867, il en est membre jusqu'à sa mort. Il siège au sein du cabinet Macdonald à titre de ministre de l'Agriculture de 1867 à 1869, puis de receveur général de 1869 à 1873. Chapais est également sénateur de la division de La Durantaye à compter de 1868. À la même époque, il est député de la circonscription de Champlain à l'Assemblée législative de la province de Québec en vertu du double mandat. En 1873, le gouvernement Macdonald traverse une crise importante à la suite du scandale du Pacifique. Pour se refaire une image, Macdonald décide d'opérer une refonte de son cabinet. Chapais, qui a déjà été rétrogradé du poste de ministre de l'Agriculture à celui de receveur général, doit donner sa démission du ministère fédéral.

Il est décédé à Ottawa, le 17 juillet 1885. Il est inhumé à Saint-Denis, dans l'église paroissiale.

Il avait épousé à Kamouraska, en 1846, Henriette-Georgina Dionne, fille du marchand Amable Dionne et de Catherine Perrault.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
DÉSILETS, Andrée. « Chapais, Jean-Charles ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
DÉSILETS, Andrée. « Chapais, Jean-Charles ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chapais, Thomas

Né(e) le 23 mars 1858
Décédé(e) le 15 juillet 1946






Naissance - Mort : 1858 – 1946


BIOGRAPHIE





Né le 23 mars 1858 à Saint-Denis de Kamouraska, Thomas Chapais est le fils de Jean-Charles Chapais, marchand et homme politique, et d'Henriette-Georgina Dionne.

Chapais fait ses études de droit à l'Université Laval à Québec. Après son admission au barreau en 1879, il devient le secrétaire particulier du lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille et occupe ce poste jusqu'en 1884.

Nommé conseiller législatif de la division des Laurentides en 1892, Chapais est assermenté ministre sans portefeuille dans le gouvernement de Louis-Olivier Taillon en 1893. Il est président du Conseil législatif du Québec de 1895 à 1897, président du Conseil exécutif dans le gouvernement d'Edmund James Flynn de 1896 à 1897 et commissaire de la Colonisation et des Mines en 1897. En 1919, il devient sénateur du Parti conservateur de la division de Grandville. Dans le gouvernement de Maurice Duplessis, Chapais est ministre sans portefeuille de 1936 à 1938 et en 1944. Au cours de sa carrière politique, il occupe aussi la fonction de leader du gouvernement au Conseil législatif de 1893 à 1894, de 1936 à 1939 et de 1944 à 1946.

Rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Courrier du Canada à compter de 1884, il en est le propriétaire de 1890 à 1901. Au cours de la même période, il est également propriétaire et rédacteur du Journal des campagnes. Il collabore aussi à plusieurs journaux et revues tels que La Presse (1897 à 1911), la Revue canadienne (1899 à 1922), le Bulletin des recherches historiques, le Vingt-quatre juin (1880), la Voix du patriotisme (1889), Le Drapeau et La Kermesse. Il utilise alors souvent les pseudonymes d'Ignotus ou d'Archiloque.

Chapais est professeur et titulaire de la chaire d'histoire rattachée à la Faculté des arts de l'Université Laval de 1907 à 1934.

Il a publié de nombreux ouvrages, dont Les congrégations enseignantes et le brevet de capacité (1893), Le serment du roi (1901), Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France (1904), Mélanges de polémique et d'études religieuses, politiques et littéraires (1905), Le marquis de Montcalm (1911) et Cours d'histoire du Canada, 1760-1867 (1919-1923).

Il est décédé à Saint-Denis de Kamouraska le 15 juillet 1946. Il est inhumé dans le cimetière de cette paroisse.

Il avait épousé à Québec, en 1884, Marie-Sophie-Justine-Hectorine Langevin, fille d'Hector-Louis Langevin, avocat et homme politique, et de Justine Têtu.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BARNARD, Julienne. Mémoires Chapais. Vol. 3. Montréal, Fides, 1961. s.p.
BONENFANT, Jean-Charles. « Discours et conférences, de Thomas Chapais ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chénier, Jean-Olivier

Né(e) le 9 décembre 1806
Décédé(e) le 14 décembre 1837







Naissance - Mort : 1806 – 1837


BIOGRAPHIE





Né le 9 décembre 1806, probablement à Lachine, ou peut-être à Montréal, Jean Olivier Chénier est le fils de Victor Chénier, cultivateur, et de Cécile Morel.

Il entreprend son apprentissage de la médecine en 1820 auprès de René Joseph Kimber, médecin de Montréal. Admis à la pratique en 1828, il s'établit la même année dans le village de Saint-Benoît (Mirabel), puis à Saint Eustache en 1834.

Chénier s'intéresse à la politique et appuie le Parti patriote qui réclame une réforme des institutions coloniales. Il devient un pilier de l'organisation du parti dans le comté d'York, puis de Deux-Montagnes. Il participe à l'élection des députés William Henry Scott en 1829, Jacques Labrie en 1830 et Jean-Joseph Girouard en 1831 et en 1834. Il est aussi membre de différents comités, dont celui formé en 1832 par des électeurs du comté de Deux-Montagnes pour veiller aux intérêts des Canadiens. Il fait également partie de ceux qui invitent la population à boycotter les marchandises britanniques.

En 1836 et 1837, les patriotes organisent de grandes assemblées pour protester contre le refus des autorités coloniales d'apporter les changements souhaités au régime politique. Chénier prend part à l'organisation de plusieurs d'entre elles. L'assemblée de Saint-Benoît du 1er octobre 1837 décide de procéder à l'élection des juges de paix et de laisser les miliciens de chaque paroisse élire leurs officiers. Lors de l'assemblée subséquente qui a lieu le 15 octobre à Sainte-Scholastique, Chénier est secrétaire d'assemblée et figure parmi les 22 magistrats qui sont élus. Les 23 et 24 octobre 1837, il participe à la grande assemblée des six comtés, à Saint-Charles-sur-Richelieu. Il y apparaît comme le deuxième chef patriote de Saint-Eustache, après William Henry Scott.

En novembre 1837, les autorités coloniales lancent des mandats d'arrêt contre les chefs patriotes, dont Chénier, en vue d'éviter le renversement de l'ordre établi. Après avoir d'abord vaincu les troupes britanniques à Saint-Denis le 22 novembre, les patriotes connaissent une première défaite à Saint-Charles trois jours plus tard. Plusieurs estiment alors la victoire hors de portée. Les 2 et 3 décembre, au camp de Saint-Eustache commandé par Chénier, des chefs locaux plaident pour l'abandon des combats. Les troupes rebelles subissent alors de nombreuses désertions, au grand dam de Chénier qui souhaite poursuivre la lutte. L'arrivée de renforts provenant de l'arrière-pays au cours des jours suivants vient toutefois compenser en partie ces départs.

Le 14 décembre 1837, 1500 soldats britanniques et volontaires loyaux arrivent à Saint-Eustache. Plusieurs patriotes choisissent alors de battre en retraite ou de prendre la fuite. Lorsque les Britanniques lancent leur offensive, il ne reste que 250 rebelles à Saint-Eustache, dont Jean-Olivier Chénier à leur tête. Celui-ci, accompagné de 60 hommes, se réfugie dans l'église du village qui est rapidement encerclée. Ils résistent aux assauts des Britanniques qui incendient finalement l'église après plusieurs heures de combats. Chénier est abattu dans le cimetière en tentant de sortir du lieu de culte en flammes.

Chénier est ainsi décédé à Saint-Eustache, le 14 décembre 1837. Après plusieurs péripéties, ses restes ont été inhumés dans le cimetière de Saint-Eustache en 1987.

Il avait épousé à Saint-Eustache, le 26 septembre 1831, Zéphirine Labrie, fille de Jacques Labrie, journaliste, médecin, officier de milice, auteur et homme politique, et de Marie-Marguerite Gagnier.
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Notices bibliographiques :
AUBIN, Georges et Marcel RHEAULT. Médecins et patriotes. Québec, Septentrion, 2006. 350 p.
BERNARD, Jean-Paul. « Chénier, Jean-Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
GREER, Allan. Habitants et patriotes : la Rébellion de 1837 dans les campagnes du Bas-Canada. Montréal, Boréal, 1997. 370 p.
LAMONDE, Yvan. Histoire sociale des idées au Québec 1760-1896. Montréal, Fides, 2000. 572 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Closse, Raphaël-Lambert

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 6 février 1662






Naissance - Mort : 1618 – 1662


BIOGRAPHIE





Né vers 1618 à Saint-Denis de Mogues, en France, Raphaël-Lambert Closse est le fils de Jean Closse et de Cécile Delafosse.

Closse aurait étudié auprès des Jésuites en France. Il amorce probablement une carrière militaire en Europe.

La présence de Closse à Ville-Marie (Montréal) est attestée en 1648, mais il arrive possiblement plus tôt. Devenu notaire seigneurial en 1651, il participe également à la traite de fourrures.

Les nombreux récits, rédigés par des contemporains de Closse qui louangent son héroïsme, s'attardent d'abord à ses actions militaires face aux Iroquois. Elles lui valent le titre de sauveur de Montréal. Possédant le titre de sergent-major de la garnison du fort de Montréal de 1648 jusqu'à son décès, Closse participe à plusieurs batailles et à la libération de Français prisonniers des Iroquois, notamment en 1655.

De 1655 à 1657, Paul de Chomedey de Maisonneuve et Louis d'Ailleboust quittent Ville-Marie pour la France. Pendant leur absence, Closse occupe la fonction gouverneur intérimaire de Ville-Marie, signe de sa réputation enviable dans la colonie. Il est tué par une bande d'Iroquois alors qu'il se rend au secours d'habitants en danger.

Il est décédé le 6 février 1662.

Closse avait épousé, en 1657, Elisabeth Moyen, fille de Jean-Baptiste Moyen Des Granges et d'Élisabeth Le Bret. Il avait délivré sa future femme, captive des Iroquois, deux ans avant leur mariage.
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Notices bibliographiques :
DAVELUY, Marie-Claire. « Closse, Raphaël-Lambert ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cousineau, Philémon

Né(e) le 25 octobre 1874
Décédé(e) le 3 mars 1959






Naissance - Mort : 1874 – 1959


BIOGRAPHIE




Né à Saint-Laurent (Montréal), le 25 octobre 1874, fils de Gervais Cousineau, cultivateur, et d'Angélique Groulx.

Fit ses études au Séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville et à l'Université Laval à Montréal. Admis au Barreau de la province de Québec le 26 septembre 1896.

Mena une double carrière dans l'enseignement et dans la pratique du droit. Exerça d'abord seul sa profession à Montréal, puis s'associa avec Joseph-Gédéon-Horace Bergeron, député à la Chambre des communes. Fut aussi associé à François-de-Sales Bastien, Napoléon-Urgèle Lacasse et Aquila Jasmin. Créé conseil en loi du roi le 30 juin 1909. Docteur en droit de l'Université Laval en 1901. Sa thèse fut publiée en 1901 sous le titre Des corporations: thèse pour le doctorat présentée et soutenue le 8 avril 1901. Professeur agrégé de droit municipal à l'Université Laval à Montréal de 1902 à 1906, puis professeur titulaire de droit administratif en 1907 et en 1908 et de droit constitutionnel et municipal de 1908 à 1920. Doyen de la Faculté de droit de l'Université de Montréal de 1940 à 1945. Devint professeur émérite en 1946.

Maire de la ville de Saint-Laurent du 19 janvier 1905 au 11 février 1909. Élu député conservateur dans Jacques-Cartier en 1908. Réélu en 1912. Choisi chef de l'opposition officielle le 16 février 1915, le demeurera jusqu'en 1916. Défait en 1916. Nommé juge à la Cour supérieure du district de Terrebonne le 3 novembre 1920.

Président de la Mount Royal Telephone Co. et de la St. Lawrence Tobacco Co. Directeur de la Saraguay Light & Power Co. Membre du Club canadien et du Club Lafontaine de Montréal.

Décédé à Saint-Laurent, le 3 mars 1959, à l'âge de 84 ans et 4 mois. Inhumé dans le cimetière de Saint-Laurent, le 7 mars 1959.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse du Sacré-Cœur-de-Jésus, le 26 avril 1897, Helmina Gendron, fille de Louis-Stanislas Gendron et de Marie Lebel.
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Bibliographie: Guilot Cousineau alias Philomène, aspirant-chef du gouvernement de Québec, s.l., mai 1916, 32 p.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Crémazie, Octave

Né(e) le 16 avril 1827
Décédé(e) le 16 janvier 1879






Naissance - Mort : 1827 – 1879


BIOGRAPHIE




Né à Québec, le 16 avril 1827, Octave Crémazie est le fils de Jacques Crémazie et de Marie-Anne Miville.

Crémazie étudie au séminaire de Québec de 1836 à 1844.

À la fin de ses études, il s'associe à son frère Joseph qui possède une librairie depuis 1833. Celle-ci prend le nom de J. et O. Crémazie et devient le rendez-vous des intellectuels intéressés par la culture française et la littérature. Dans les années 1860, l'arrière-boutique est fréquentée par plusieurs représentants de l'école de Québec tels que François-Xavier Garneau, Léon-Pamphile Le May et l'abbé Henri-Raymond Casgrain.

Crémazie acquiert également sa renommée en produisant des poèmes pour des journaux locaux de Québec dès 1849. Son poème Le drapeau de Carillon le fait couronner poète national en 1858.

À partir de 1850, Crémazie se rend souvent à Paris. Son penchant pour le luxe lui fait accumuler beaucoup de dettes. Pour payer ses créanciers, il produit de faux billets. L'affaire est révélée en 1862, ce qui le pousse à s'exiler en France. Des amis français, en particulier la famille Bossange, lui procurent de l'emploi. Le poète travaille notamment à la maison commerciale d'Hector Bossange, puis à l'agence maritime de Gustave Bossange. À compter de 1862, il ne publie plus de poèmes et ne revient jamais au Québec.

Par sa poésie, Crémazie exacerbe l'identité nationale en cultivant notamment une nostalgie pour le passé de la nation. Ses poèmes sont réunis par Henri-Raymond Casgrain dans le deuxième volume de La littérature canadienne de 1850 à 1860 (1863-1864) et dans Œuvres complètes de Octave Crémazie (1882), dans lesquelles figure le journal qu'il a tenu à Paris.

Crémazie est cofondateur de l'Institut canadien à Québec en 1847, puis président de cet organisme en 1857 et 1858.

Il est décédé au Havre, en France, le 16 janvier 1879.
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Notices bibliographiques :
CONDEMINE, Odette. « À monsieur et madame Hector Bossange, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Aux Canadiens français, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Castelfidardo, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Crémazie, Octave ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
CONDEMINE, Odette. « Guerre d'Italie, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Journal du siège de Paris, d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Le chant des voyageurs, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Le drapeau de Carillon, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Le vieux soldat canadien, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. Octave Crémazie, poète et témoin de son siècle. Montréal, Éditions Fides, 1988. 309 p.
CONDEMINE, Odette. Oeuvres. Collection Littérature. Montréal, Éditions du Fleuve, 1989. s.p.
CONDEMINE, Odette. « Oeuvres complètes, d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Promenade de trois morts, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « Un soldat de l'empire, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
CONDEMINE, Odette. « [Lettres], d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
DASSONVILLE, Michel. Crémazie. Montréal, Fides, 1967. 95 p.
HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.
MAILHOT, Laurent. « Colonisation, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
MAILHOT, Laurent. « Les morts, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
MAILHOT, Laurent. « Sur les ruines de Sébastopol, poème d'Octave Crémazie ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
ROBIDOUX, Réjean. « Crémazie, Octave ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Du Gua de Monts, Pierre

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.






Naissance - Mort : 1558 – 1628


BIOGRAPHIE




Né vers 1558 en Saintonge, en France, Pierre Du Gua de Monts est le fils de Guy Du Gua et de Claire Gourmand.

Du Gua de Monts combat auprès du futur roi Henri IV durant les guerres de religion et obtient en récompense le poste de gouverneur de Pons. Il semble avoir fait des voyages au Nouveau Monde à la fin du XVIe siècle. Nommé lieutenant-général des côtes, terres et confins de l'Acadie, du Canada et autres lieux en Nouvelle-France en 1603, il reçoit cette commission sous condition d'établir des colons en Nouvelle-France et d'évangéliser les autochtones.

Du Gua de Monts fonde une compagnie de traite en 1604. Il recrute des colons prêts à s'établir au Nouveau Monde et invite Samuel de Champlain à participer à son expédition. Il arrive au cap de La Hève (La Have, en Nouvelle-Écosse) au mois de mai 1604 et parcourt les côtes atlantiques avec Champlain. Il nomme Port-Rossignol, Port-au-Mouton et le fleuve Saint-Jean. Il établit une colonie sur l'île Sainte-Croix (Dochet Island) et y fait construire des maisons et une palissade. Du Gua de Monts est également celui qui implante la première culture du blé en Nouvelle-France.

Du Gua de Monts commerce avec les autochtones au printemps 1605 et envoie Samuel de Champlain explorer les côtes du continent à la recherche d'un nouveau lieu de colonisation. Il fait démolir les maisons de l'île Sainte-Croix et déménage sa colonie à Port-Royal. Il retourne en France en septembre 1605. Incapable de garder son monopole sur le commerce des fourrures, il liquide sa compagnie en 1607.

Ayant obtenu le monopole de la traite des fourrures pour l'année 1607 à 1608, Du Gua de Monts commandite l'expédition de Champlain en Nouvelle-France, au cours de laquelle ce dernier fonde Québec. Le monopole est officiellement aboli la même année. Toutefois, Du Gua de Monts continue à commercer avec le Nouveau Monde. Il importe la première cargaison de bois en 1611 et organise une nouvelle compagnie en 1612. Il participe activement au commerce avec le Canada jusqu'en 1617. Retiré dans son château des Ardennes à partir de 1622, il demeure cependant actionnaire de plusieurs compagnies de commerce.

Il est décédé en France en 1628.

Il avait épousé, probablement en France, Judith Chesnel.
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Notices bibliographiques :
MACBEATH, George. « Du Gua de Monts, Pierre ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ducharme, Réjean

Né(e) le 12 août 1941
Décédé(e) le 21 août 2017






Naissance - Mort : 1941 – 2017


BIOGRAPHIE





Né le 12 août 1941 à Saint-Félix-de-Valois, Réjean Ducharme est le fils d'Omer Ducharme, journalier, et de Nina Lavallée.

Ducharme étudie chez les clercs de Saint-Viateur, à Berthierville, puis à l'École polytechnique de Montréal pendant une période de six mois.

En 1962, Ducharme s'enrôle dans l'aviation canadienne et se rend en Arctique. Il travaille ensuite comme vendeur, commis de bureau et chauffeur de taxi. De 1963 à 1965, il voyage au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Il est par la suite correcteur d'épreuves.

Vers 1965, Ducharme soumet pour édition le manuscrit de L'Océantume au Cercle du livre de France, à Montréal. Il présente, par la suite, ce texte à la maison Gallimard, à Paris, en plus de L'avalée des avalés et de Le Nez qui voque. En 1966, Gallimard fait paraître l'un de ces manuscrits, L'avalée des avalés, dans la collection Blanche. Dès sa sortie, ce roman connaît un important succès en France et au Québec. La publication chez un prestigieux éditeur français d'un premier roman de cette qualité par un auteur québécois de 24 ans, inconnu du monde littéraire, donne naissance à « l'affaire Ducharme ». L'existence même de Réjean Ducharme est mise en cause et son œuvre est attribuée à d'autres personnalités. L'affaire connaît un dénouement en 1968 lorsqu'un journaliste rencontre finalement Ducharme à sa résidence et le photographie.

En 1967 et en 1968, Gallimard fait paraître en roman les deux autres manuscrits reçus de Ducharme, soit Le Nez qui voque et L'Océantume. L'auteur écrit par la suite La Fille de Christophe Colomb (1969), L'hiver de force (1973), Les Enfantômes (1976), Dévadé (1990), Va savoir (1994) et Gros mots (1999). Il écrit également des poèmes, des scénarios de films, des pièces de théâtre et les paroles de quelques chansons de Robert Charlebois et de Pauline Julien. Il a obtenu plusieurs récompenses pour son œuvre, dont le premier prix Gilles-Corbeil, trois prix littéraires du Gouverneur général du Canada et le Prix Athanase-David.

Tout au long de sa vie littéraire, Ducharme conserve l'anonymat et demeure un écrivain mystérieux refusant les activités médiatiques. Sous le pseudonyme de Roch Plante, il s'adonne également à la sculpture et au collage avec succès.

Il est décédé à Montréal, le 21 août 2017.
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Notices bibliographiques :
DUPRIEZ, Bernard. « L'Avalée des avalés ». LEMIRE, Maurice. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome IV: 1960-1969. Montréal, Fides, 1980, s.p.
MAILHOT, Laurent. La littérature québécoise depuis ses origines : essai. Montreal, Typo, 1996. 445 p.
PAVLOVIC, Myrianne. « L'affaire Ducharme ». Voix et images. Vol. 6, no 1 (1980), p. 75-95.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Duchesneau, Jacques

Né(e) le 7 février 1949
Toujours en vie.






Naissance: 1949


BIOGRAPHIE





Né à Montréal en 1949, fils d'André Duchesneau, commerçant, et d'Henriette Lauzon.

À Montréal, fréquenta l'École Saint-François-Xavier de 1955 à 1962, le Collège Valéry en 1962 et en 1963, et l'École secondaire Le Plateau de 1963 à 1965. Obtint un baccalauréat en sciences de l'Université de Montréal en 1982 et une maîtrise en administration publique de l'École nationale d'administration publique du Québec (ENAP) en 1988. Compléta un programme de perfectionnement des administrateurs à l'Institut des administrateurs de sociétés de l'Université McGill en 2006. Entreprit un doctorat en philosophie au Collège militaire royal du Canada, à Kingston.

Policier, enquêteur et directeur du Service de police de la Ville de Montréal de 1968 à 1998. Cofondateur de l'escouade Carcajou en 1996. Finaliste pour le poste de secrétaire général d'Interpol en 1999. Vice-président de Datacom Wireless Corp. de 2000 à 2002. Président et chef de la direction de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien de 2002 à 2008. Professeur associé à l'ENAP de 2009 à 2012. Directeur de l'Unité anticollusion du ministère des Transports du Québec en 2010 et en 2011. Fut également professeur au Cégep de Maisonneuve, au Cégep Ahuntsic, à l'Université de Montréal, à l'UQAM, au Collège canadien de police d'Ottawa et aux académies du FBI de Quantico (États-Unis) et de Budapest (Hongrie).

Gouverneur du Centre Le Portage de 1989 à 2012. Vice-président du Comité permanent de lutte aux drogues du Québec de 1991 à 1994. De 1993 à 1997, fut président de l'Association des directeurs de police du Québec et vice-président de l'Association canadienne des chefs de police. De 1994 à 1998, fut membre du conseil d'administration de l'Institut de police du Québec et trésorier du Centre international pour la prévention de la criminalité. Président de l'International Forum for Security Screening in Aviation de 2004 à 2008. Gouverneur de la Chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM de 2005 à 2012.

Fondateur du parti municipal Nouveau Montréal en 1998. Candidat de ce parti défait à la mairie en 1998. Élu député de la Coalition Avenir Québec dans Saint-Jérôme en 2012. Ne s'est pas représenté en 2014.

Membre de Transparency International of Canada en 2016. Devint conseiller stratégique chez Levesque Stratégies & Affaires publiques en octobre 2016. Nommé directeur du Bureau de l'intégrité professionnelle et administrative de la Ville de Saint-Jérôme en mars 2017.

Décoré de l'Ordre du Canada en 1996. En 1997, reçut le prix Archambault-Fauteux de la Société de criminologie du Québec, le prix Paul-Harris-Fellow du Rotary International et le prix Ovation de l'Association internationale des professionnels de la communication. Reçut la Médaille de la police pour services distingués en 1998. Colonel-commandant de la Police militaire des Forces canadiennes de 2000 à 2005. Fait chevalier de l'Ordre très vénérable de l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem en 2001 et chevalier de l'Ordre national du mérite de la République française en 2006. En 2008, reçut une décoration des Forces canadiennes et fut fait chevalier de l'Ordre national du Québec et chevalier de l'Ordre de la Pléiade.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Dumont, Mario

Né(e) le 19 mai 1970
Toujours en vie.






Naissance: 1970


BIOGRAPHIE





Né à Cacouna (Rivière-du-Loup) en 1970, fils de Paul-Aimé Dumont, producteur agricole, et de Marielle Roy, enseignante.

Obtint un baccalauréat en économie de l'Université Concordia à Montréal en 1993.

A été président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec en 1991 et en 1992 et coprésident du Réseau des Libéraux pour le Non sur l'entente de Charlottetown lors du référendum de 1992. Fut président fondateur du Forum Option-Jeunesse et membre du Groupe Réflexion-Québec en 1993, président fondateur et chef de l'Action démocratique du Québec de 1994 à 2009.

Élu député de l'Action démocratique du Québec dans Rivière-du-Loup en 1994. Réélu en 1998, en 2003, en 2007 et en 2008. Chef de l'opposition officielle du 4 avril 2007 au 5 novembre 2008. Démissionna de son poste de député le 6 mars 2009.

Devint par la suite conseiller en développement stratégique et animateur à TQS.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Duvernay, Ludger-Denis

Né(e) le 23 août 1836
Décédé(e) le 10 avril 1895



Naissance: 1836 - 1895


BIOGRAPHIE


Né le 23 août 1836 à Montréal, Ludger-Denis Duvernay est le fils de Ludger Duvernay, éditeur, fonctionnaire, journaliste et homme politique, et de Reine Harnois.

Duvernay suit sa famille aux États-Unis, lorsque son père est exilé, à la suite de la première rébellion des patriotes du Bas-Canada (Québec) en 1837. Ils reviennent au Canada en 1842.

Après la mort de son père en 1852, Duvernay hérite du journal La Minerve, avec son frère Louis-Napoléon. Exerçant le métier d’éditeur et d’imprimeur, il fonde, avec Louis-Napoléon, la maison d’édition Duvernay et Frères. Il publie, en 1864, La Minerve de façon quotidienne en augmentant le personnel et en recherchant la participation de divers écrivains. Le journal soutient l’alliance libérale-conservatrice de George-Étienne Cartier, ainsi que le projet de la Confédération canadienne. Lui et son frère s’associent, en 1871, à Arthur Dansereau et la maison d’édition prend la raison sociale de Duvernay frères et Dansereau. L’année suivante, il lance l’Album de La Minerve, un supplément littéraire au journal qui parait jusqu’en 1874. Il cède, en 1879, ses intérêts de La Minerve à Dansereau.

Duvernay participe à la publication de différentes œuvres littéraires et scolaires pendant sa carrière. Il imprime en 1859, l’Écho du cabinet de lecture paroissial. L’éditeur ouvre une imprimerie à Ottawa en 1865, puis fonde deux ans plus tard le journal le Canada, un hebdomadaire paru en français dans la même ville. En 1869, il met sur pied la Semaine agricole avec le Conseil d’agriculture et l’école d’agriculture de l’Assomption. Deux ans plus tard, il vend son imprimerie à Ottawa à John Rochester. Avec Rémi Tremblay, il forme le Courrier de Montréal, journal à tendances conservatrices où il encourage les revendications nationales et le mouvement de colonisation. La publication est arrêtée en 1883.

En 1880, il participe à la création de l’association secrète la Fraternelle, groupe fermé partageant des opinions nationalistes et dénonçant l’émigration des Canadiens français vers les États-Unis.

Il est décédé à Montréal le 10 avril 1895.
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Notices bibliographiques :
BEAULIEU, André et Jean HAMELIN. La presse québécoise: des origines à nos jours. Vol. 1. Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 1973. 268 p.
LEBEL, Jean-Marie. « Duvernay, Ludger ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
LÉTOURNEAU, Firmin. Édouard- André Barnard [En Ligne]. http://www.histoirequebec.qc.ca/publicat/vol5num3/v5n3_5ed.htm
MALCHELOSSE, Gérard. « L’Association La Fraternelle ». Cahiers des Dix. Vol. 24 (1959), p. 209-239.
POISSON, M. J. A. « M. L. N. Duvernay, de Montréal ». Le Foyer domestique. Vol. 4, no 8 (1879), p. 381.
TESSIER, Sébastien. « La Minerve: journal patriote ». s.a. Les Patriotes de 1837 à 1838 [En ligne]. http://www.1837.qc.ca
s.a. « Minervel, La (journal) ». COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En ligne]. http://memoireduquebec.com

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ferron, Jacques

Né(e) le 20 janvier 1921
Décédé(e) le 22 avril 1985






Naissance: 1921 - 1985


BIOGRAPHIE




Né le 20 janvier 1921 à Louiseville, Jacques Ferron est le fils de Joseph-Alphonse Ferron, notaire, et de Marie-Laure-Adrienne Caron. Il est également le frère de l’artiste Marcelle Ferron et de l’auteure Madeleine Ferron.

Ferron suit son cours classique au collège Jean-de-Brébeuf, à Montréal, puis s’oriente vers le domaine de la médecine. En 1945, il obtient un doctorat en médecine à l’Université Laval. Il exerce la profession médicale dans l’armée durant son service militaire, en 1945 et 1946, puis en Gaspésie de 1946 à 1948. Il s’installe à Ville Jacques-Cartier (Longueuil) en 1949 et tient un cabinet de consultation avec son frère Paul. Il pratique plus tard à titre d’omnipraticien à l’hôpital du Mont-Providence en 1966 et 1967, puis à Saint-Jean-de-Dieu en 1970 et 1971.

Ferron est davantage reconnu à titre d’auteur, de polémiste et de nationaliste. Son implication dans le domaine politique s’amorce véritablement en 1958 alors qu’il se présente aux élections fédérales comme candidat du Parti social-démocrate. Deux ans plus tard, il démissionne de ce parti et participe à la fondation, avec Raoul Roy, de l’Action socialiste pour l’indépendance du Québec. À l’automne 1963, il fonde le Parti Rhinocéros qu’il dirige sous le titre d’Éminence de la Grande Corne. Trois ans plus tard, il est candidat du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). En 1969, il adhère au Parti québécois, puis agit l’année suivante à titre de médiateur dans le cadre de la crise d’Octobre.

Ferron collabore à plusieurs périodiques, dont La Revue socialiste, Parti pris et L’information médicale et paramédicale. Il a notamment publié L’ogre (1949), La barbe de François Hertel (1951), Contes du pays incertain (1962), Le ciel de Québec (1969), L’amélanchier (1970) et La chaise du maréchal ferrant (1972). L’artiste obtient le prix Athanase-David en 1977, en reconnaissance de l’ensemble de son oeuvre littéraire.

Il est décédé à Saint-Lambert le 22 avril 1985.

Il avait épousé à Nicolet, en 1943, Madeleine Therrien, fille de Bruno Therrien et d’Ida McCaffrey.
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Notices bibliographiques :
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pistard [En Ligne]. http://pistard.banq.qc.ca/
GAUVREAU, Luc. Jacques Ferron, écrivain [En Ligne]. http://www.ecrivain.net/ferron/index.cfm/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Forget, Rodolphe

Né(e) le 10 décembre 1861
Décédé(e) le 19 février 1919






Naissance - Mort: 1861 – 1919


BIOGRAPHIE





Né à Terrebonne, le 10 décembre 1861, Rodolphe Forget est le fils de David Forget, avocat, et d’Angèle Limoges.

Forget étudie au collège Masson à Terrebonne, puis fait son apprentissage auprès de son oncle, Louis-Joseph Forget, dans la maison de courtage L. J. Forget et Compagnie. Il s’associe à son oncle en 1890 et se sépare de la compagnie en 1907.

Considéré comme l’un des premiers millionnaires canadiens-français, Forget profite de l’essor de l’activité industrielle pour bâtir sa fortune. Il investit dans l’industrie hydroélectrique et achète des actions de la Compagnie royale d’électricité à partir de 1890. Avec Louis-Joseph Forget et Herbert Samuel Holt, il opère une fusion entre la Compagnie royale d’électricité et la Compagnie de gaz de Montréal. Il est vice-président, de 1901 à 1917, de la compagnie formée de cette fusion, la Montreal Light, Heat and Power Company. Il est également membre du conseil d’administration, de 1894 à 1904, et président, en 1904, de la Compagnie de navigation du Richelieu et d’Ontario. Cette compagnie est à l’origine de la construction du premier manoir Richelieu. Il fonde aussi la Compagnie du chemin de fer Québec et Saguenay en 1905.

Actif dans le secteur financier, Forget est président de la Bourse de Montréal de 1907 à 1909. Il fonde une maison de courtage à Paris en 1907 afin d’attirer des investisseurs français au Canada. Il est cofondateur, en 1909, de la Quebec Railway, Light, Heat and Power Company, puis président l’année suivante, et participe à la fondation de la Banque internationale du Canada en 1911.

Forget est élu député conservateur du comté de Charlevoix à la Chambre des communes en 1904 et en 1908, puis député des comtés de Charlevoix et de Montmorency en 1911. Il représente les deux circonscriptions au cours du mandat suivant.

Il est décédé à Montréal, le 19 février 1919. Il est inhumé au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé, à Montréal, en 1885, Alexandra Tourville; puis à Rivière-du-Loup, en 1894, Blanche McDonald. Il est le père de l’activiste et sénatrice Thérèse Casgrain (Forget).
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Notices bibliographiques :
JEDWAB, Jack. « Forget, sir Rodolphe ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Vieux-Montréal. « Fiche d’un personnage : Rodolphe Forget ». Société de développement de Montréal. Vieux-Montréal [En ligne]. http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_pers.php?id=344

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gérin-Lajoie, Paul

Né(e) le 23 février 1920
Décédé(e) le 25 juin 2018






Naissance - Mort : 1920 – 2018


BIOGRAPHIE




Né le 23 février 1920 à Montréal, Paul Gérin-Lajoie est le fils d'Henri Gérin-Lajoie, avocat, et de Pauline Dorion.

Paul Gérin-Lajoie fait ses études secondaires au Collège Jean-de-Brébeuf. En 1938, il obtient la bourse Rhodes, qui lui permet d'étudier à l'Université d'Oxford, au Royaume-Uni. Ses projets sont retardés par la Seconde Guerre mondiale et Gérin-Lajoie doit attendre la fin du conflit pour bénéficier de sa bourse. Dans l'intervalle, il poursuit des études en droit à l'Université de Montréal et est admis au Barreau du Québec en 1943. Après la guerre, il se rend à Oxford et obtient en 1948 un doctorat en droit constitutionnel.

Pendant les années 1950, Paul Gérin-Lajoie travaille comme conseiller juridique, notamment pour des commissions d'enquête fédérales. Il fonde en 1957 l'hebdomadaire l'Écho de Vaudreuil-Soulanges et Jacques-Cartier. C'est durant cette décennie qu'il commence à militer au sein du Parti libéral du Québec, notamment comme secrétaire et président de la commission politique.

Après deux tentatives en 1956 et 1957, il est élu sous la bannière libérale en 1960 comme député de Vaudreuil-Soulanges. Membre influent de « l'équipe du tonnerre » de Jean Lesage, Gérin-Lajoie est nommé en 1960 ministre de la Jeunesse, fonction qu'il quitte en 1964 pour devenir le premier titulaire du ministère de l'Éducation récemment créé. À la tête du ministère de l'Éducation jusqu'en 1966, il met en chantier plusieurs recommandations du rapport Parent qui ont pour conséquences de démocratiser l'accès à l'éducation et de mettre fin au contrôle du clergé sur le système d'éducation québécois au profit d'une administration laïque et centralisée.

Les compétences de Paul Gérin-Lajoie en droit international et constitutionnel l'amènent à défendre les intérêts du Québec lors des querelles fédérales-provinciales et à formuler la première politique internationale du Québec. Dans un discours prononcé devant le corps consulaire de Montréal le 12 avril 1965, Paul Gérin-Lajoie énonce les fondements de la politique appelée la « doctrine Gérin-Lajoie », à savoir que les compétences internes du Québec se prolongent sur la scène internationale. Le Québec est ainsi en droit de négocier et de mettre en oeuvre des traités ou engagements internationaux dans ses champs de compétences définis par la Constitution canadienne comme la santé, l'éducation et la culture.

De 1966 à 1969, Paul Gérin-Lajoie préside le comité des affaires constitutionnelles du Parti libéral. Le 20 juin 1969, après trois ans à siéger dans l'opposition, Paul Gérin-Lajoie démissionne comme député, mettant un terme à sa carrière politique. En 1969 et 1970, Gérin-Lajoie est professeur invité à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa. Il enseigne à la Faculté de droit de l'Université de Montréal de 1970 à 1975. Sa carrière s'oriente ensuite vers le développement international avec sa nomination comme président de l'Agence canadienne de développement international, et il siège au Conseil des gouverneurs de la Banque mondiale et des grandes banques régionales de développement pour l'Afrique, l'Amérique latine, les Caraïbes et l'Asie.

En 1977, il met sur pied la Fondation Paul Gérin-Lajoie, un organisme de coopération internationale voué à l'éducation des enfants dans les pays en voie de développement. La fondation est bien connue des écoliers québécois en raison de son activité de financement annuelle : la Dictée PGL, qui permet d'amasser des fonds pour construire des écoles et concevoir des programmes éducatifs.

Paul Gérin-Lajoie est l'auteur de l'ouvrage Combats d'un révolutionnaire tranquille, publié en 1989. Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, il est nommé grand officier de l'Ordre national du Québec en 1998 et reçoit le prix Georges-Émile-Lapalme en 2013.

Paul Gérin-Lajoie est décédé le 25 juin 2018 à Montréal. Il avait épousé, le 19 février 1944 à Montréal, Andrée Papineau, fille de Gustave Papineau et Gabrielle Pacaud.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
Fondation Paul Gérin-Lajoie. Paul Gérin-Lajoie - Notice biographique abrégée [En Ligne]. https://fondationpgl.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gouin, Paul

Né(e) le 20 mai 1898
Décédé(e) le 4 décembre 1976






Naissance - Mort : 1898 – 1976


BIOGRAPHIE





Né à Montréal, dans la paroisse Saint-Jacques, le 20 mai 1898, fils de Lomer Gouin, avocat, et d'Éliza Mercier.

Étudia au Jardin de l'enfance à Montréal, au Séminaire de Québec, à l'Université Laval à Québec et à l'Université de Montréal. Admis au Barreau de la province de Québec le 30 août 1920. Lieutenant d'un régiment de chars d'assaut en Angleterre durant la Première Guerre mondiale.

Membre du cabinet des avocats Beaulieu et Gouin, puis du cabinet Cormier, Gouin et Demers. Président et directeur gérant de la maison d'édition Louis Carrier et cie ltée.

Cofondateur de l'Action libérale nationale en juillet 1934, qui s'allia par la suite avec les conservateurs de Maurice Duplessis. Cofondateur et directeur de l'hebdomadaire La Province de 1935 à 1938. Élu député de l'Action libérale nationale dans L'Assomption en 1935. Retira son appui à Duplessis le 18 juin 1936 et ne se présenta pas aux élections tenues la même année. Choisi chef de l'Action libérale nationale le 24 juillet 1938. Candidat de ce parti défait dans Montréal-Mercier en 1939. Cofondateur du Bloc populaire en 1942. Candidat national indépendant défait dans L'Assomption en 1944.

Propriétaire du magasin d'artisanat Beaumanoir à Montréal en 1946. Conseiller technique en matière culturelle auprès du Conseil exécutif de la province de Québec. Président de la Commission des monuments historiques de la province de Québec de 1955 à 1968.

Reçut un doctorat honoris causa en lettres de l'Université Laval en 1951. Membre du Conseil de la vie française en Amérique de 1951 à 1975 et président de 1955 à 1961. Président du Festival de Montréal et de la Société des festivals de Montréal en 1952. Officier de l'Ordre académique. Reçut le mérite de la Société du bon parler français en 1953. Membre du Cercle universitaire et du Club de réforme.

Cofondateur de la revue Vie des arts. Publia notamment Médailles anciennes (1927), Manifeste de l'Action libérale nationale (1936), Servir (1938) et Que devons-nous attendre du Bloc ? (1943)4

Décédé à Montréal, le 4 décembre 1976, à l'âge de 78 ans et 7 mois. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 8 décembre 1976.

Avait épousé à Princeville, dans la paroisse Saint-Eusèbe, le 12 octobre 1922, Gabrielle Garneau, fille de Pierre-Ulric Garneau, médecin, et de Dorilla Brunelle.

Petit-fils d'Honoré Mercier (père).

Source : Assemblée nationale du Québec



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Hébert, Guillaume

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 23 septembre 1639





Naissance - Mort : 1614 – 1639


BIOGRAPHIE




Vraisemblablement né vers 1614 en France, Guillaume Hébert est le fils de Louis Hébert, apothicaire et agriculteur, et de Marie Rollet.

Hébert arrive avec sa famille à Québec au cours du printemps 1617. À la mort de son père, dix ans plus tard, il se partage, avec sa mère, la moitié des terres familiales. Lors de la prise de Québec par les frères Kirke en 1629, il fait partie des quelques Français qui demeurent à Québec. En plus de ses activités agricoles, il prête aussi main forte aux missionnaires dans leurs relations avec les Amérindiens.

Il est décédé à Québec le 23 septembre 1639.

Il avait épousé à Québec, en 1634, Hélène Desportes, fille de Pierre Desportes et de Françoise Langlois.
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Notices bibliographiques :
BENNETT, Ethel M. G. « Hébert, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
BENNETT, Ethel M. G. « Rollet, Marie ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
GRENIER, Benoît. « Un couple fondateur : Guillemette Hébert et Guillaume Couillard ». Cap-aux-Diamants. No Hors série (2005), p. 4-9.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Houde, Camillien

Né(e) le 13 août 1889
Décédé(e) le 11 septembre 1958






Naissance - Mort : 1889 – 1958


BIOGRAPHIE





Né à Montréal, dans la paroisse Saint-Joseph, le 13 août 1889, fils d'Azade Houde, meunier, et de Joséphine Frenette.

Étudia aux écoles Saint-Joseph, Sarsfield, Le Plateau, Saint-Louis et au Collège de Longueuil.

Fut d'abord commis à la Banque d'Hochelaga en 1912, puis inspecteur adjoint et gérant de la succursale de 1916 à 1919. Représentant à Montréal pour la biscuiterie J. Dufresne de Joliette. Fit un stage à la compagnie La Sauvegarde et devint par la suite agent d'assurance.

Élu député conservateur dans Montréal–Sainte-Marie en 1923. Défait en 1927. Réélu à l'élection partielle du 24 octobre 1928. Élu chef du Parti conservateur le 10 juillet 1929. Chef de l'opposition conservatrice de 1929 à 1931. Défait dans Montréal–Saint-Jacques et dans Montréal–Sainte-Marie en 1931. Démissionna comme chef du Parti conservateur le 19 septembre 1932. Candidat conservateur défait dans la circonscription fédérale de Montréal–Saint-Henri à l'élection partielle du 17 janvier 1938. Élu député indépendant dans la circonscription provinciale de Montréal–Sainte-Marie en 1939. Ne s'est pas représenté en 1944. Candidat conservateur défait dans la circonscription fédérale de Montréal-Sainte-Marie en 1945. Élu député indépendant à la Chambre des communes dans Papineau en 1949. Ne s'est pas représenté en 1953.

Maire de Montréal de 1928 à 1932, de 1934 à 1936, de 1938 à 1940, de 1944 à 1954. Arrêté le 5 août 1940 en raison de son opposition à la conscription, fut interné dans un camp en Ontario jusqu'à sa libération le 16 août 1944. Président de la commission montréalaise de distribution du travail de janvier à avril 1932. Directeur du journal L'Illustration qui devint le Montréal-Matin en 1941.

Créé commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique et chevalier de la Légion d'honneur. Décoré de la Croix d'Italie.

Décédé à Montréal, le 11 septembre 1958, à l'âge de 69 ans. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 15 septembre 1958.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Sainte-Cunégonde, le 22 octobre 1913, Bertha-Andréa Bourgie, fille d'Urgel Bourgie, entrepreneur de pompes funèbres, et de Victoria Saint-Onge; puis, à Montréal, dans la paroisse Sainte-Catherine, le 26 juin 1919, Georgianna Falardeau, fille de Jean-Baptiste Falardeau, peintre, et d'Agnès Germain.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Johnson, Daniel (fils)

Né(e) le 24 décembre 1944
Toujours en vie.






Naissance: 1944


BIOGRAPHIE





Né à Montréal en 1944, fils de Daniel Johnson (père), avocat, et de Reine Gagné.

Licencié en droit de l'Université de Montréal depuis 1966. Admis au Barreau du Québec en 1967. Titulaire d'une maîtrise en droit depuis 1968, d'un doctorat en droit depuis 1971 de l'Université de Londres, et d'un MBA à la Harvard Business School de Boston depuis 1973.

Secrétaire de Power Corporation du Canada de 1973 à 1981. Vice-président de cette entreprise de 1978 à 1981. Membre du conseil d'administration et du comité exécutif d'organismes communautaires, dont le CRSSS du Montréal métropolitain, le centre Marie-Vincent, l'Institut de cardiologie de Montréal, Les Grands Ballets canadiens et la Chambre de commerce du district de Montréal de 1974 à 1981.

Élu député libéral dans Vaudreuil-Soulanges en 1981 et en 1985, puis dans Vaudreuil en 1989 et en 1994. Candidat à la direction du Parti libéral le 15 octobre 1983. Vice-président de la Commission du budget et de l'administration du 15 mars 1984 au 23 octobre 1985. Ministre de l'Industrie et du Commerce dans le cabinet Bourassa du 12 décembre 1985 au 23 juin 1988. Leader adjoint du gouvernement du 16 décembre 1985 au 17 novembre 1993. Ministre délégué à l'Administration du 23 juin 1988 au 11 octobre 1989. Ministre délégué à l'Administration et à la Fonction publique du 11 octobre 1989 au 11 janvier 1994. Président du Conseil du trésor du 23 juin 1988 au 11 janvier 1994. Élu sans opposition chef du Parti libéral du Québec le 14 décembre 1993. Premier ministre et président du Conseil exécutif du 11 janvier au 26 septembre 1994. Chef de l'opposition officielle de 1994 à 1998. Annonça son intention de quitter la vie politique le 2 mars 1998. Démissionna comme chef de l'opposition officielle et député de Vaudreuil le 12 mai 1998.

Avocat-conseil au cabinet d'avocats McCarthy Tétrault de juillet 1998 à mars 2019, date de sa retraite.

Président des comités de retraite des employés de Bombardier et Avion C Series au Québec. Administrateur de sociétés publiques et privées de 1999 à 2018, telles Bombardier, Groupe Investors, Great-West Assurance-vie, Bell Mobilité, BCE Emergis, Ezeflow, Exp Global inc., et Avion C Series inc. Nommé coprésident de la Commission d'analyse des projets d'implantation des centres hospitaliers universitaires de Montréal (CHUM et CUSM) en novembre 2003. Membre et président du comité triennal de la rémunération des juges de 2007 à 2010. Administrateur de la Banque du Canada d'avril 2008 à octobre 2013. Négociateur pour le ministère des Transports du Québec de novembre 2011 à juin 2013. Membre de la Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) depuis 2015. Président du conseil d'administration de Gestion d'actifs mondiale Walter et président délégué du conseil de Groupe Walter depuis mars 2019.

Nommé grand officier de l'Ordre de la Pléiade le 28 janvier 2000, puis Grand Croix le 17 mars 2010. Consul honoraire de Suède, à Montréal, depuis avril 2002. Élevé au rang de grand officier de l'Ordre national du Québec pour sa contribution exceptionnelle à la vie québécoise le 19 juin 2008.

Frère de Pierre Marc Johnson. Neveu de Maurice Johnson, député à la Chambre des communes de 1958 à 1962.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Khadir, Amir

Né(e) le 12 juin 1961
Toujours en vie.






Naissance: 1961


BIOGRAPHIE





Né à Téhéran (Iran) en 1961, fils de Jafar Khadir et de Farideh Harati, enseignants.

Arriva au Québec en 1971. Obtint un diplôme d'études collégiales au Cégep du Vieux-Montréal en 1979, un baccalauréat en physique en 1984 de l'Université de Montréal et une maîtrise en physique en
1987 de l'Université McGill. Obtint un doctorat en médecine à l'Université Laval en 1990 et se spécialisa en microbiologie-infectiologie à l'Université de Montréal en 1997.

Fut médecin spécialiste en microbiologie médicale et maladies infectieuses au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur de 1997 à 2008.

Membre fondateur du Centre culturel et communautaire des Iraniens en 1985 et président du conseil d'administration de 1989 à 1992. Stagiaire, puis coordonnateur du groupe Santé tiers monde à la Faculté de médecine de l'Université Laval de 1986 à 1989. Membre de l'exécutif de la Fédération des médecins résidents du Québec en 1993. Œuvre au sein de la Coalition des médecins pour la justice sociale depuis 1998. Participa à plusieurs missions d'assistance médicale d'urgence en Irak, en Afghanistan et en Palestine, de janvier 2000 à décembre 2002. Président du conseil d'administration de Solidarité-Union-Coopération jusqu'en 2004.

Milita au sein du Rassemblement pour une alternative progressiste dès sa fondation, puis au sein de l'Union des forces progressistes (UFP). Candidat défait du Bloc québécois dans Outremont aux élections fédérales de 2000. Porte-parole de l'UFP et candidat défait de ce parti dans Mercier en 2003. Porte-parole masculin de Québec solidaire de 2006 à 2012. Candidat de ce parti défait dans Mercier en 2007. Élu député de Québec solidaire dans Mercier en 2008. Réélu en 2012 et en 2014. Ne s'est pas représenté en 2018.

Corédacteur du Manifeste pour un Québec solidaire en 2005.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Kirke, Thomas

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




Naissance - Mort : 1603 – 1641


BIOGRAPHIE



Né à Dieppe, en France, vers 1603, Thomas Kirke est le fils de Gervase (Jarvis) Kirke, marchand, et d'Elizabeth Gowding (Goudon).

Avec ses frères, il participe à une expédition contre Québec en 1628 et 1629. Il conduit Samuel de Champlain, alors prisonnier, à Tadoussac et capture un bateau commandé par Émery de Caën en chemin. Kirke est responsable du poste de traite des fourrures de Québec. Il est alors gouverneur pour les trafiquants anglais et écossais.

Kirke est en Angleterre en 1631, puis commande un navire de ravitaillement vers Québec et rentre en Angleterre l'année suivante. Plus tard, il se joint à la marine et est nommé capitaine et vice-amiral de la flotte anglaise. Il devient citoyen britannique en 1639. Il est probablement blessé lors de la prise du château de Knock, en Irlande, en 1642.

Kirke est décédé après 1641. Les circonstances de son décès demeurent inconnues.
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Notices bibliographiques :
MOIR, John S. « Kirke, sir David ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
MOIR, John S. « Kirke, sir Lewis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
MOIR, John S. « Kirke, Thomas ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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La Rocque de Roberval, Jean-François de

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.






Naissance - Mort : 1495 – 1560


BIOGRAPHIE




Né vers 1495, probablement à Carcassonne, en France, Jean-François de La Rocque de Roberval est le fils de Bernard de La Roque, dit Couillaud, seigneur de Châtelrein.

La Rocque de Roberval débute sa carrière militaire en tant qu'archer dans une compagnie de gens de guerre en 1513. Il sert par la suite à titre d'officier du maréchal Robert III de La Marck de Fleuranges et prend part à plusieurs campagnes contre le Royaume d'Espagne au cours des années 1520 et 1530. Il porte le grade de lieutenant sous les ordres de Robert IV de La Marck de Sedan en 1537 et 1538.

La Rocque de Roberval œuvre comme ingénieur militaire. Il participe à la fortification de villes françaises et italiennes, dont Péronne (1536), Turin (1537-1538) et Paris (1557).

Issu de la noblesse, La Rocque, seigneur de Roberval, hérite des propriétés foncières de son père, situées dans le Languedoc, le Valois et le Rethélois (Champagne-Ardenne). Il se convertit à la religion réformée avant 1535 et vit à la cour, dans l'entourage du roi François 1er. Avec d'autres protestants, il est proscrit en 1535, mais rentre en France peu après.

Nommé lieutenant-général du Canada en 1540, La Rocque de Roberval est chargé par le roi d'y fonder la première colonie française en Amérique du Nord. Avec Jacques Cartier comme lieutenant, il a pour objectifs de trouver des métaux précieux ainsi qu'un passage maritime vers l'Asie. Le mandat confié à Roberval prévoit le recours à des condamnés afin de faciliter le recrutement et limiter les coûts. De fait, l'organisation d'une telle expédition est coûteuse et constitue un enjeu logistique, surtout dans un contexte où la contribution financière royale est limitée et impose la recherche de financement privé. Les préparatifs de La Rocque de Roberval sont complexes puisqu'il sélectionne les prisonniers en fonction de leur fortune et de leur métier et doit ensuite faire les représentations nécessaires auprès des tribunaux pour faire libérer les condamnés. À cela s'ajoutent le recrutement de militaires et colons, et l'approvisionnement en vivres et en équipements. Pour mener à bien ses préparatifs, Roberval a recours à ses richesses personnelles et doit faire appel à ses contacts dans les milieux militaires et chez les administrateurs civils.

La Rocque de Roberval quitte la France avec sa flotte au printemps 1542, un an après le départ de Jacques Cartier qui a déjà entamé la construction d'un établissement à l'embouchure de la rivière du Cap-Rouge, en amont de Stadaconé (Québec). Il rencontre ce dernier à Saint-Jean de Terre-Neuve, toutefois Cartier décide de retourner en France plutôt que de poursuivre la mission coloniale en compagnie de Roberval.

À l'été 1542, La Rocque de Roberval prend possession des infrastructures de la colonie telles que laissées par Jacques Cartier. Il renomme la colonie canadienne France-Roy et le fleuve France-Prime. Après avoir fait renforcer les deux forts érigés par les hommes de Cartier, il explore le territoire. Deux de ses navires sont retournés en France afin de permettre le ravitaillement pour l'année suivante. Le lieutenant-général remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'aux rapides de Lachine à la recherche de pierres et de métaux précieux, qu'il ne trouve pas. Au cours de l'hiver, il doit faire face à la famine, au froid, à la maladie. Il met fin à son projet de colonisation en 1543, après que le roi lui ait donné l'ordre de rentrer en France, alors menacée par la coalition anglo-espagnole.

De retour en Europe, La Rocque de Roberval participe à l'effort de guerre français. En 1555, le seigneur doit hypothéquer ses biens, et son château est menacé de saisie. Il occupe à cette époque la charge de superintendant des mines et minières de France. Dans la foulée des guerres de religion, il est attaqué à Paris, en 1560, au moment où il sort d'une réunion calviniste.

Il est décédé à Paris au printemps 1560.

Il s'était marié avant 1536.

Ce personnage historique est désigné pour les motifs suivants:


INTÉRÊT PATRIMONIAL


Jean-François de La Rocque de Roberval est un militaire probablement originaire de Carcassonne, en France. Proche du roi François Ier, il fréquente sa cour. Il est nommé lieutenant-général du Canada et est chargé par le roi, le 15 janvier 1541, de fonder un établissement français en Amérique du Nord afin d'exploiter les ressources du continent et de découvrir un passage maritime vers l'Asie. Retardé dans ses préparatifs, La Rocque de Roberval part pour l'Amérique le 16 avril 1542, avec 3 navires et quelque 200 personnes. Il s'installe le long du fleuve Saint-Laurent, à l'embouchure de la rivière du Cap Rouge, près de Stadaconé, à la fin du mois de juillet 1542, où Cartier a fondé l'établissement de Charlesbourg-Royal l'année précédente. Il renomme l'établissement France-Roy. Il explore par la suite le fleuve à la recherche de métaux précieux et du passage convoité, mais sans succès. En juillet 1543, à la suite de la reprise des guerres en Europe, La Rocque de Roberval et son groupe reçoivent l'ordre de revenir en France, ce qui met fin à la première tentative de colonisation française en Amérique. Pendant longtemps, La Rocque de Roberval est demeuré un acteur méconnu de l'histoire du Québec. Pourtant, la préparation et la réalisation de l'expédition de 1541-1543 ont reposé en majeure partie sur les épaules de ce premier lieutenant-général du Canada, qui se révèle une figure de premier plan dans les projets d'expansion française en Amérique au cours du XVIe siècle;
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Notices bibliographiques :
ALLAIRE, Bernard. La rumeur dorée : Roberval et l'Amérique. Montréal, Les Éditions La Presse, 2013. 159 p.
HAVARD, Gilles et Cécile VIDAL. Histoire de l'Amérique française. Paris, Flammarion, 2005. 863 p.
LA ROCQUE DE ROQUEBRUNE, R. « La Rocque de Roberval, Jean-François de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
LAVERDIÈRE, Camille. Le Sieur de Roberval. Chicoutimi, Les Éditions JCL inc, 2005. 158 p.
LITALIEN, Raymonde. Les explorateurs de l'Amérique du Nord, 1492-1795. Québec, Septentrion, 1993. 261 p.
TRUDEL, Marcel. Histoire de la Nouvelle-France. Tome 1 : Les vaines tentatives 1524-1603. Montréal, Fides, 1963. 307 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lafrenière, Ian

Date exacte de naissance inconnue.
Toujours en vie.






Naissance: 1972


BIOGRAPHIE





Né à Granby en 1972
Conjoint de fait et père de deux enfants

Formation
Opérateur de véhicule d’élévation (2008), Appareil de désincarcération (2007), École nationale des pompiers du Québec (2005)
Microprogramme de premier cycle en enquête, Université du Québec à Trois-Rivières (2003)
Certificat en étude individualisée, concentration toxicomanie, Université de Montréal (2002)
Communication avec les médias, Collège canadien de police (1998)
Agent double (1996), Institut de police du Québec (1993)
Techniques policières, Cégep de Sherbrooke (1992)
Expérience professionnelle
Formateur, UNESCO – Spécialiste en droits de l’homme, en liberté d’expression et en égalité des genres (depuis 2013)
Déploiement pour les Nations unies dans une quinzaine de missions en Afrique, en Haïti et en Ukraine (depuis 1989)
Officier, Forces armées canadiennes – Infanterie et spécialiste en communication
Pompier temporaire à Mirabel, spécialisation en sauvetage en montagne, opérateur de pompe et d’échelle aérienne (2000-2017)
Cadre supérieur, Service de police de la Ville de Montréal – Services de renseignements, agent double, postes au sein de la Division des communications et responsable du renseignement et de la lutte au terrorisme (1994-2020)
Engagement communautaire et politique
Lauréat, Médaille de la police pour services distingués (2014)
Lauréat, Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II (2012)
Lauréat, Médaille du Grand Samaritain (2005)
Lauréat, Décoration des Forces armées canadiennes pour bonne conduite durant le service militaire (2001)

Source : Assemblée nationale du Québec



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Lalement, Jérôme

Né(e) le 27 avril 1593
Décédé(e) le 26 janvier 1673



Naissance - Mort : 1593 – 1673


BIOGRAPHIE



Jérôme Lalemant est né à Paris, le 27 avril 1593.

En 1610, Lalemant étudie au noviciat des Jésuites à Paris, puis poursuit sa formation à Pont-à-Mousson de 1612 à 1615 et au collège de Clermont de 1619 à 1623, où il étudie la philosophie et la théologie.

Dès ses années d'étude, Lalemant occupe divers postes dans des établissements d'éducation en France. Il est préfet du pensionnat de Verdun en 1615 et 1616, professeur au collège d'Amiens de 1616 à 1619, professeur, ministre et principal du pensionnat du collège de Clermont de 1623 à 1632 et recteur du collège de Blois de 1632 à 1636. Il est également le père spirituel du collège de Clermont de 1636 à 1638.

En 1638, Lalemant s'établit au Canada et devient supérieur de la mission huronne. En 1639, il fonde Sainte-Marie-des-Hurons et, la même année, effectue le dénombrement de la Huronie. Pour assurer la croissance de la mission, il met en place l'institution des données, c'est-à-dire des gens dévoués à la mission qui peuvent aider aux travaux domestiques et assurer la sécurité. Appelé à Québec comme supérieur des Jésuites du Canada de 1644 à 1650, Lalemant doit faire face au martyr de plusieurs missionnaires et à la destruction, en 1649, de la mission de Sainte-Marie-des-Hurons. Après un séjour en France en 1651, Lalemant demeure au Canada de 1651 à 1656. Il retourne ensuite en Europe et devient recteur du collège royal de La Flèche en 1658. Lalemant revient de nouveau au Canada en 1659, à la demande de Mgr de Laval, et reprend son poste de supérieur des Jésuites du Canada.

Il a notamment rédigé les Relations des Hurons de 1639 à 1644 et les Constitutions des Ursulines de Québec en 1646.

Il est décédé à Québec, le 26 janvier 1673.
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Notices bibliographiques :
POULIOT, Léon. « Lalemant, Jérôme ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lambton, Georges

Né(e) le 12 avril 1792
Décédé(e) le 28 juillet 1840






Naissance - Mort : 1792 – 1840


BIOGRAPHIE





Né le 12 avril 1792 à Londres, John George Lambton est le fils de William Henry Lambton, député à la Chambre des communes, et d'Anne Barbara Frances Villiers.

De 1805 à 1809, Lambton étudie à l'Eton College. Il joint ensuite les rangs de l'armée.

La carrière politique de Lambton débute en 1813, alors qu'il est élu député de Durham à la Chambre des communes. Il fait partie de l'aile libérale du Parti whig. Il conserve ce siège jusqu'à sa nomination à la Chambre des lords, en 1828. Lord du Sceau privé de 1830 à 1833, il participe de manière importante à la réforme parlementaire de 1832. Après la mise en place de cette réforme, Lambton devenu lord Durham oriente sa carrière vers les affaires extérieures et devient ambassadeur en Russie de 1835 à 1837.

En janvier 1838, Durham est nommé gouverneur en chef des colonies de l'Amérique du Nord britannique, avec le devoir d'enquêter sur la nature des rébellions survenues dans le Haut et le Bas-Canada en 1837. Arrivé à Québec en mai 1838, il rencontre des notables, voyage dans les Canadas et met sur pied des commissions chargées d'enquêter sur divers aspects de la vie coloniale. Pour régler le problème des prisonniers bas-canadiens, il rend public le 28 juin une ordonnance dans laquelle il annonce que huit patriotes seront exilés aux Bermudes et que seize autres, dont Louis-Joseph Papineau, sont bannis du pays sous peine de mort. Jugée illégale, cette action de Durham lui vaut des reproches du Parlement britannique ainsi que le désaveu du gouvernement, ce qui l'oblige à annoncer officiellement sa démission le 9 octobre suivant.

En 1839, Durham dépose au Parlement son fameux Rapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique, qui établira durablement sa célébrité au Canada. Dans ce rapport, il propose la mise en place d'un gouvernement responsable dans la colonie. Il recommande également l'union législative du Haut et du Bas-Canada et l'assimilation des Canadiens français à la culture britannique.

Il est décédé à Cowes, en Angleterre, le 28 juillet 1840.

Il avait épousé, en 1812, Harriet Cholmondeley; puis, en 1816, Louisa Elizabeth Grey.
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Notices bibliographiques :
BUCKNER, P. A. « Durham, John George Lambton, 1er comte de ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
OUELLET, Fernand. « Lambton, John George, 1er comte de Durham ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Langevin, Hector-Louis

Né(e) le 25 août 1826
Décédé(e) le 11 juin 1906






Naissance - Mort : 1826 – 1906


BIOGRAPHIE





Né le 25 août 1826 à Québec, Hector-Louis Langevin est le fils de Jean Langevin, marchand, et de Sophie-Scholastique La Force.

Il étudie au petit séminaire de Québec et fait l'apprentissage du droit, à partir de 1847, auprès d'Augustin-Norbert Morin puis de George-Étienne Cartier. En marge de sa cléricature, il est rédacteur en chef, de 1847 à 1849, des Mélanges religieux et en 1849, du Journal d'agriculture, tous deux publiés à Montréal. Il est admis à la pratique du droit en 1850.

Langevin consacre son existence à la politique québécoise et canadienne, dont il deviendra une figure importante. Il représente d'abord le quartier du Palais au conseil municipal de Québec, de 1856 à 1858, puis occupe la fonction de maire, de 1858 à 1861. Favorable aux conservateurs, il est député de Dorchester à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1858 à 1867. Il fait partie des ministères d'Étienne-Paschal Taché et de John A. Macdonald et de Narcisse-Fortunat Belleau et de Macdonald, à titre de solliciteur général du Canada-Est, de 1864 à 1866, puis de maître général des Postes jusqu'en 1867. L'un des Pères de la Confédération, Langevin participe activement aux conférences de Charlottetown et de Québec, en 1864, et à celle de Londres en 1866. Il soutient George-Étienne Cartier dans ses efforts pour assurer la sauvegarde de la nationalité, des institutions et des droits des Canadiens français, mais souhaite un pouvoir central fort pouvant protéger les minorités. Il se fait aussi l'interprète des souhaits du clergé catholique. Parallèlement à sa vie politique, il est président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec de 1861 à 1863, et de l'Institut canadien de 1863 à 1865.

À la suite de la Confédération, Langevin est député à la Chambre des communes pour les circonscriptions de Dorchester de 1867 à 1874, de Charlevoix de 1876 à 1878, et de Trois-Rivières de 1878 à 1896. En vertu du double mandat, il représente aussi les circonscriptions de Dorchester et de Québec-Centre à l'Assemblée législative de la province de Québec. Dans le gouvernement conservateur de John A. Macdonald, Langevin occupe plusieurs fonctions. Il est secrétaire d'État du Canada de 1867 à 1869, surintendant général des Affaires indiennes en 1868 et 1869, ministre des Travaux publics de 1869 à 1873, puis ministre de la Milice et de la Défense en 1873, poste qu'il conserve brièvement en raison de la chute du gouvernement Macdonald, compromis dans le scandale du Pacifique. À la même époque, il succède à Cartier à la tête des conservateurs du Québec et dirige le contenu politique du journal Le Canadien, de 1872 à 1875.

En 1878, les conservateurs reprennent le pouvoir à Ottawa et Langevin est ministre des Postes en 1878 et 1879, puis ministre des Travaux publics de 1879 à 1891. Il est toutefois forcé de quitter le cabinet en raison de son implication dans un scandale qui met en cause l'homme politique et entrepreneur Thomas McGreevy. Langevin se retire de la vie publique en 1896.

Il a publié Le Canada, ses institutions, ressources, produits, manufactures, etc. (1855) et Droit administratif ou Manuel des paroisses et des fabriques (1863).

Il est décédé à Québec le 11 juin 1906. Il est inhumé dans la chapelle des Augustines-de-l'Hôtel-Dieu-de-Québec.

Il avait épousé à Rivière-Ouelle, en 1854, Marie-Justine Têtu, fille de Charles-Hilaire Têtu et de Marie-Thérèse Paquet.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
DÉSILETS, Andrée. Hector-Louis Langevin : un père de la confédération canadienne (1826-1906). Les Cahiers de l'Institut d'histoire, 14. Québec, Presses de l'Université Laval, 1969. 461 p.
DÉSILETS, Andrée. « Langevin, sir Hector-Louis ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
DÉSILETS, Andrée. « Langevin, sir Hector-Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
Parlement du Canada. Parlement du Canada. Sénateurs et députés [En Ligne]. http://www.parl.gc.ca/
ROY, Pierre-Georges. Les avocats de la région de Québec. Lévis, Le Quotidien, 1936. 487 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Laurendeau, André

Né(e) le 21 mars 1912
Décédé(e) le 1er juin 1968






Naissance - Mort : 1912 – 1968


BIOGRAPHIE





Né le 21 mars 1912 à Montréal, André Laurendeau est le fils d'Arthur Laurendeau, professeur de musique, maître de chapelle et directeur de la revue L'Action nationale, et de Blanche Hardy, pianiste.

Laurendeau fait son cours classique au collège Sainte-Marie de Montréal, puis étudie à l'Université de Montréal, à la Sorbonne et à l'Institut catholique de Paris.

En 1933, pendant ses études universitaires, Laurendeau participe à la fondation du mouvement nationaliste Jeune-Canada. Collaborateur à la revue L'Action nationale dès l'année suivante, il en est le directeur de 1937 à 1943. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, il participe, en 1942, à la fondation de la Ligue pour la défense du Canada, qui s'oppose au projet de conscription du gouvernement fédéral, et en devient le secrétaire. Il exerce ensuite cette fonction pour le Bloc populaire, nouveau parti politique créé à la suite du plébiscite du 27 avril 1942. Chef de la section provinciale de ce parti de 1944 à 1947, il représente la circonscription de Montréal-Laurier à l'Assemblée législative de la province de Québec de 1944 à 1948.

Laurendeau se consacre ensuite au journalisme. Il est éditorialiste et rédacteur en chef adjoint du journal Le Devoir de 1947 à 1957, puis rédacteur en chef jusqu'à sa mort. Son emploi au Devoir ne l'empêche pas de reprendre les rênes de L'Action nationale, qu'il dirige de 1948 à 1954. En plus d'être chroniqueur au Magazine Maclean de 1961 à 1966, le journaliste participe à plusieurs émissions de radio et de télévision. Il anime notamment l'émission télévisée Pays et merveilles de 1952 à 1961. Pendant ces années de grande activité, il s'élève au rang des principaux intellectuels de son époque et contribue, entre autres, à la redéfinition du nationalisme canadien-français et à la modernisation de la société québécoise.

En 1963, Laurendeau devient coprésident de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Il lutte alors pour que la Constitution canadienne soit modifiée et que les droits des Canadiens français soient reconnus. Il meurt toutefois avant le dépôt de la version définitive du rapport de cette commission.

Il a publié plusieurs pamphlets et ouvrages, dont Notre nationalisme (1935), L'abbé Lionel Groulx (1938), Actualité de Saint-François (1938), Alerte aux Canadiens français (1941), Nos écoles enseignent-elles la haine de l'anglais? (1942), Ce que nous sommes (1945), La centralisation et la guerre (1946), Voyages au pays de l'enfance (1960), La crise de la conscription 1942 (1962) et Une vie d'enfer (1965). Il est également l'auteur d'une pièce de théâtre, Deux femmes terribles, et de dramatiques pour la télévision, au nombre desquelles figurent La vertu des chattes et Marie-Emma.

Il est décédé à Ottawa le 1er juin 1968. Il est inhumé à Saint-Gabriel-de-Brandon.

Il avait épousé à Outremont (Montréal), en 1935, Ghislaine Perrault, fille d'Antonio Perrault, avocat, et de Marguerite Mousseau.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BEAUDRY, Lucille et Robert COMEAU. André Laurendeau : un intellectuel d'ici. Sillery, Québec, Presses de l'Université du Québec, 1990. 310 p.
BEHIELS, M. D. « Laurendeau, Joseph-Edmond-André ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Laurier, Wilfrid

Né(e) le 20 novembre 1841
Décédé(e) le 17 février 1919






Naissance - Mort : 1841 – 1919


BIOGRAPHIE




Né le 20 novembre 1841 dans la paroisse de Saint-Lin, Wilfrid Laurier est le fils de Carolus Laurier, arpenteur provincial, et de Marcelle Martineau.

Laurier fait sa cléricature auprès de Rodolphe Laflamme, député à la Chambre des communes de 1872 à 1878, et est admis à la pratique du droit en 1865. Il exerce sa profession d'avocat à Montréal quelque temps avant de s'établir à L'Avenir en 1866, puis à Arthabaska (Victoriaville) en 1867. Il est l'associé de Joseph Lavergne de 1874 à 1897.

Laurier est élu député libéral à l'Assemblée législative de la province de Québec en 1871, puis à la Chambre des communes trois ans plus tard. Il est ministre du Revenu de l'intérieur dans le gouvernement de William Alexander Mackenzie de 1877 à 1878. Il représente la circonscription de Québec-Est à la Chambre des communes de 1877 à sa mort. À la tête du Parti libéral à partir de 1887, il est chef de l'opposition jusqu'en 1896.

De 1896 à 1911, Laurier est premier ministre du Canada. Premier Canadien français à remplir cette fonction, il est considéré comme le principal bâtisseur du Canada moderne. En qualité de premier ministre, il s'est consacré à la consolidation de la Confédération, au développement matériel du pays, de même qu'à la promotion de l'unité nationale et de l'autonomie canadienne au sein de l'Empire britannique. Il redevient chef de l'opposition de 1911 à 1919.

Il est décédé à Ottawa le 17 février 1919. Il est inhumé dans le cimetière de la paroisse de Notre-Dame-d'Ottawa.

Il avait épousé en 1868, Zoé Lafontaine, fille de Godefroy Napoléon Lafontaine, protonotaire, et de Zoé Lavigne.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BÉLANGER, Réal. « Laurier, sir Wilfrid ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
BÉLANGER, Réal. « Laurier, sir Wilfrid ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
BÉLANGER, Réal. Wilfrid Laurier : quand la politique devient passion. Québec, Presses de l'Université Laval, 2007. 450 p.
Parlement du Canada. Parlement du Canada. Sénateurs et députés [En Ligne]. http://www.parl.gc.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lavergne, Armand

Né(e) le 21 février 1880
Décédé(e) le 5 mars 1935






Naissance - Mort : 1880 – 1935


BIOGRAPHIE





Né à Arthabaska (Victoriaville), le 21 février 1880, Armand La Vergne est le fils de Joseph Lavergne, avocat, député à la Chambre des communes de 1887 à 1897 et juge, et d'Émilie Barthe.

Il étudie au collège du Sacré-Coeur à Arthabaska, au séminaire de Québec, à l'Université d'Ottawa et à l'Université Laval. Il fait des études postuniversitaires à Paris et sa cléricature auprès de Jules-Alfred Lane. Il est admis à la pratique du droit en 1903.

La Vergne exerce la profession d'avocat à Montmagny, puis à Québec. Il est associé à Alleyn Taschereau de 1903 à 1912 et membre du cabinet d'avocats Roy, Langlais, La Vergne et Godbout de 1916 à 1921. Il pratique seul jusqu'en 1927 et fait ensuite partie du cabinet Belleau, La Vergne et La Vergne. En 1930 et 1931, il est bâtonnier du Barreau de Québec.

La Vergne prend également une part active à la vie politique. En 1903, il participe à la fondation de la Ligue nationaliste, dont il devient le secrétaire avec Omer Héroux. En 1904, il est élu député libéral à la Chambre des communes dans Montmagny, mais se sépare des libéraux du premier ministre Wilfrid Laurier, dès l'année suivante, pour se joindre à Henri Bourassa. Il lutte alors sur tous les fronts pour l'autonomie du Canada et pour la défense de la langue française. De 1908 à 1916, il porte cette lutte à l'Assemblée législative de la province de Québec en tant que député nationaliste de la circonscription de Montmagny. En 1924, La Vergne prend ses distances de Bourassa et passe au Parti conservateur. Il est député de Montmagny et vice-président de la Chambre des communes de 1930 à son décès. Pendant sa vie, il aura été un représentant important du nationalisme pancanadien et un orateur fort populaire.

Il a publié plusieurs articles dans les journaux, dont Le Devoir, Le Droit, Le Nationaliste, Le Courrier de Montmagny et L'Action catholique. Il a également écrit une autobiographie, Trente ans de vie nationale (1935).

Il est décédé à Ottawa, le 5 mars 1935. Il est inhumé à Arthabaska, dans le cimetière de la paroisse de Saint-Christophe.

Il avait épousé à Montréal, en 1904, Georgette Roy, fille de Philippe-Honoré Roy, avocat, et d'Auglore Molleur.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BÉLANGER, Réal. « La Vergne, Armand ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
GERVAIS, A. Essai de bio-bibliographie de Armand-Renaud Lavergne. Montréal, Université de Montréal, 1952. 48 p.
LEVITT, Joseph. Henri Bourassa and the Golden Calf : the Social Program of the Nationalists of Quebec (1900-1914). Cahiers d'histoire de l'Université d'Ottawa, 3. Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1969. 178 p.
ROY, Pierre-Georges. Les avocats de la région de Québec. Lévis, Le Quotidien, 1936. 487 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Jeune, Paul

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 7 août 1664




Naissance - Mort : 1591 – 1664


BIOGRAPHIE



Paul Le Jeune est né à Vitry-le-François, en France, en 1591, de parents calvinistes.

Il se serait converti au catholicisme vers l'âge de 16 ans. En 1613, il entre au noviciat des Jésuites de Paris. Deux ans plus tard, il fait des études de philosophie au collège Henri IV à La Flèche. Le Jeune étudie ensuite la théologie au collège Clermont à Paris pendant quatre ans, puis fait une troisième année de noviciat à Rouen. Tout au long de ses études, il enseigne dans plusieurs villes françaises, dont Rennes, Bourges, Nevers et Dieppe.

Responsable de la résidence des Jésuites à Dieppe, le père Le Jeune est nommé supérieur général de la mission au Canada en 1631. Lorsqu'il arrive en Nouvelle-France en 1632, il retrouve la mission jésuite dans un état de quasi-abandon après trois ans d'occupation britannique. Quoiqu'il ait une charge importante au sein de la mission, il n'a aucune connaissance des Amérindiens. Afin de se familiariser avec leur langue et leur culture, le père Le Jeune décide d'en accompagner un groupe au cours de leur chasse d'hiver en 1634. C'est également lors de ce voyage qu'il définit les grandes lignes de son action missionnaire. Selon lui, pour que l'évangélisation porte ses fruits, il faut sédentariser les indigènes, ouvrir des hôpitaux, créer des maisons d'éducation pour la jeunesse et trouver de bons missionnaires pour prêcher dans les régions difficiles. Avec le père Jacques Buteux, il fonde une mission permanente à Trois-Rivières en septembre 1634.

En 1639, Le Jeune redevient un simple missionnaire, mais son projet est bien amorcé et suivi par ses successeurs. Deux ans plus tard, il est envoyé en France pour demander du secours contre les attaques des Iroquois. Au même moment, il rencontre les membres de la jeune Société Notre-Dame de Montréal qui souhaite fonder une mission sur l'île du même nom. Enthousiasmé par le projet, il le soutient de plusieurs façons. Il passe, entre autres, un hiver à Ville-Marie (Montréal) avec le père Isaac Jogues en 1645. Quatre ans plus tard, il reçoit une nouvelle assignation en France et devient procureur de la mission. Le jésuite ne retourne pas en Nouvelle-France, sauf, peut-être pour un voyage en 1660.

Paul Le Jeune est également le premier rédacteur des Relations des Jésuites, outil de propagande missionnaire et source importante d'informations pour les historiens contemporains. Cette aventure commence par un simple compte-rendu de ses premiers jours au Canada, adressé au provincial de Paris en 1632. Le texte plaît tellement à sa hiérarchie qu'elle décide de le publier. Les Relations sont nées. Avec les années, Le Jeune peaufine ses écrits. Ils permettent de toucher les lecteurs et d'attirer les sympathies envers la mission en Nouvelle-France.

Il est décédé à Paris, le 7 août 1664.
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Notices bibliographiques :
JAENEN, Cornelius J. « Le Jeune, Paul ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
POULIOT, Léon. « Le Jeune, Paul ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Royer de La Dauversière, Jérôme

Né(e) le 18 mars 1597
Décédé(e) le 6 novembre 1659






Naissance - Mort : 1597 – 1659


BIOGRAPHIE





Né à La Flèche, en France, le 18 mars 1597, Jérôme Le Royer de La Dauversière est le fils de Jérôme Le Royer, premier seigneur de La Dauversière et receveur des tailles, et de Rénée (ou Marie) Oudin.

Vers l'âge de 10 ans, Le Royer de La Dauversière amorce ses études classiques au Collège des Jésuites de La Flèche. Il songe à entrer dans les ordres, mais la mort de son père, en 1619, l'amène à lui succéder comme receveur des tailles.

Son travail ne diminue pas son attachement pour l'Église. En 1630, Le Royer de La Dauversière se consacre, avec sa femme et ses enfants, à la Saint-Famille. Il élabore également le projet de fonder une congrégation de filles hospitalières à La Flèche, pour aider les malades pauvres. Après une grave maladie en 1633, il décide de concrétiser son projet et, en 1636, jette les bases de la confrérie de Saint-Joseph, à l'origine de l'Institut des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph. Il rénove l'aumônerie de Sainte-Marguerite, à La Flèche, et la transforme en Hôtel-Dieu.

Le Royer de La Dauversière souhaite également établir une mission en Nouvelle-France pour évangéliser les Autochtones. En 1639, il se rend à Paris et présente son projet au père Charles Lalemant, procureur des missions des jésuites au Canada. Il demande ensuite une audience auprès de Pierre Séguier, chancelier de France, et le rencontre en compagnie de Jean-Jacques Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice, qui partage son rêve d'établir une mission dans la colonie. Ensemble, ils fondent une société missionnaire qui prend le nom de société Notre-Dame de Montréal.

En 1640, la société acquiert l'île de Montréal avec l'aide de Pierre Chevrier, baron de Fancamp. Le Royer de La Dauversière s'occupe du ravitaillement et du recrutement des colons pour réaliser le projet. Il choisit notamment Paul de Chomedey de Maisonneuve pour gouverner la nouvelle mission de Ville-Marie et Jeanne Mance pour fonder un hôpital, l'Hôtel-Dieu de Montréal. Les premiers colons partent de La Rochelle le 9 mai 1641 et fondent Ville-Marie en 1642. Malgré les revers, Le Royer de la Dauversière, resté en France, travaille avec acharnement pour réunir les fonds nécessaires au fonctionnement de la mission et recruter les colons qui partent par petits groupes à chaque année. En 1659, il conduit au port de La Rochelle, trois religieuses hospitalières de La Flèche pour prêter main forte à Jeanne Mance à l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Il est décédé à La Flèche, le 6 novembre 1659.

Il avait épousé, en 1621, Jeanne de Baugé.
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Notices bibliographiques :
BEAULIEU, Bertille. Jérôme Le Royer de La Dauversière, 1597-1659. Montréal, Religieuses hospitalières de Saint-Joseph, 1994. s.p.
CAMPEAU, Lucien. « Ville-Marie sous Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière ». BRAULT, Jean-Rémi, dir. Les origines de Montréal. Actes du colloque organisé par la Société historique de Montréal. Montréal, Leméac, 1993, p. 63-82.
OURY, Guy-Marie. Jérôme Le Royer de La Dauversière, l'homme qui a conçu Montréal. Montréal, Éditions du Méridien, 1991. 235 p.
Vieux-Montréal. « Fiche d'un personnage: Jérôme Le Royer de la Dauversière ». Société de développement de Montréal. Vieux-Montréal [En ligne]. http://www.vieux.montreal.qc.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Leblanc, Évariste

Né(e) le 10 août 1853
Décédé(e) le 18 octobre 1918






Naissance - Mort : 1853 – 1918


BIOGRAPHIE





Né à Saint-Martin (Laval), le 10 août 1853, fils de Joseph Leblanc, forgeron, et de Marie-Adèle Bélanger.

Fit ses études à l'Académie de Saint-Martin, à l'École normale Jacques-Cartier à Montréal, où il reçut le prix Prince-de-Galles, et aux universités Laval et McGill à Montréal. Fit sa cléricature auprès de Me Pagnuelo et de Me Joseph-Aldéric Ouimet, député à la Chambre des communes de 1873 à 1896. Admis au Barreau de la province de Québec le 14 juillet 1876. Créé conseil en loi de la reine le 9 juin 1899.

Enseigna de 1872 à 1876, puis exerça sa profession d'avocat à Montréal au cabinet Leblanc et Brossard. Membre du Club Cartier, du Mount Royal Club, du St. James Club, du Club de la garnison et de l'Union Club.

Fondateur de l'Association conservatrice de Montréal en 1898. Élu député conservateur dans Laval à l'élection partielle du 30 octobre 1882. Cette élection fut annulée le 25 mai 1883, et il fut défait à l'élection partielle du 13 juin 1883. Élu à l'élection partielle du 14 juillet 1884. Réélu en 1886, mais son élection fut annulée le 7 avril 1888. Réélu à l'élection partielle du 8 mai 1888, puis en 1890 et sans opposition en 1892. Orateur de l'Assemblée législative du 26 avril 1892 au 23 novembre 1897. De nouveau élu en 1897, en 1900 et en 1904. Chef de l'opposition de 1905 à 1908. Défait aux élections générales de 1908 et à l'élection partielle du 28 décembre 1908. Lieutenant-gouverneur de la province de Québec du 12 février 1915 au 18 octobre 1918. Créé commandeur de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George en 1916. Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Décédé à Spencer Wood, à Sillery, le 18 octobre 1918, à l'âge de 65 ans et 2 mois. Inhumé à Montréal, dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 21 octobre 1918.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Saint-Jacques, le 12 janvier 1886, Marie-Joséphine-Hermine Beaudry, fille de Théodore Beaudry et de Marie-Catherine Vallée.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Letardif, Olivier

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




Naissance - Mort : 1604 – 1665


BIOGRAPHIE



Né vers 1604 à Étables (Étables-sur-Mer), en France, Olivier Letardif est le fils de Jean Tardif, officier de marine, et de Clémence Houart.

Letardif suit une formation générale à domicile auprès d'un instituteur.

Résidant en Bretagne jusqu'en 1612, Letardif s'établit ensuite avec sa famille à Honfleur. Il arrive à Tadoussac sur un navire marchand vers 1618. Le jeune homme apprend plusieurs langues amérindiennes et agit comme interprète chez les Hurons, les Algonquins et les Montagnais. À Québec en 1621, il travaille en tant que sous-commis pour Émery et Guillaume de Caën, ainsi qu'à titre de traducteur. En 1629, suppléant François Gravé Du Pont, il remet les clefs de l'Habitation à Lewis Kirke lors de la prise de Québec, avant de retourner en France.

Letardif revient à Québec en 1633 avec Samuel de Champlain. Il est nommé commis général de la Compagnie des Cent-Associés en 1633 et a la charge de leur navire amiral, Le Notre-Dame. L'interprète appuie les missions jésuites et administre des baptêmes.

En 1637, Letardif reçoit, avec Jean Nicollet de Belleborne, la terre de Belleborne, située à proximité de la seigneurie de Sillery. Neuf ans plus tard, il acquiert une part de la seigneurie de Beaupré, et devient procureur général et spécial de la Compagnie de Beaupré. Entre 1650 et 1651, il développe la seigneurie en accordant une vingtaine de concessions. En 1653, il cède sa part à Nicollet de Belleborne et obtient une terre à Château-Richer, où il s'établit. Il exerce la charge de juge seigneurial de Beaupré jusqu'en 1659. Il vend son fief trois ans plus tard.

Il est décédé à Château-Richer en janvier 1665. Il est inhumé dans la même ville, au cimetière de la paroisse de La Visitation de Notre-Dame.

Il avait épousé à Québec, en 1637, Louise Couillard, fille de Guillaume Couillard de Lespinay, charpentier, cultivateur et matelot, et de Guillemette Hébert; puis à La Rochelle, en 1648, Barbe Esmard (Émard ou Aymard), fille de Jean Esmard, marchand et maître-tailleur, et de Marie Bineau.
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Notices bibliographiques :
FISCHER, David Hackett. Champlain's Dream. s.l. Vintage Canada Edition, 2009. 834 p.
GODBOUT, Archange. « Origine d'Olivier Le Tardif ». Mémoires de la Société généalogique canadienne-française. Vol. IX, no 3-4 (1958), p. 151.
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
TRUDEL, Marcel. « Letardif, Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lorimier, Chevalier de

Né(e) le 27 décembre 1803
Décédé(e) le 15 février 1839





Naissance - Mort : 1803 – 1839


BIOGRAPHIE




Né à Saint-Cuthbert, au Bas-Canada, le 27 décembre 1803, Chevalier de Lorimier est le fils de Guillaume-Verneuil de Lorimier, agriculteur, et de Marguerite-Adélaïde Perrault.

Chevalier de Lorimier fait sa cléricature auprès du notaire Pierre Ritchot à Montréal à partir de 1823. Parallèlement à ses études, de Lorimier prend part aux débats politiques de son époque. Il participe à la campagne de protestation contre le projet d’union de 1822 et signe une pétition contre lord Dalhousie en 1827. Il est admis au notariat en 1829, ouvre une étude à Montréal et s’associe à Ritchot.

Membre de la petite bourgeoisie professionnelle montréalaise, de Lorimier est aussi proche de certains dirigeants patriotes. Lorimier est partisan du candidat Daniel Tracey lors des élections de 1832. Il participe aux émeutes du 21 mai 1832, à la Place d’Armes et travaille en faveur des candidats patriotes lors de l’élection générale de 1834. Trois ans plus tard, il milite contre les Résolutions Russell et participe à plusieurs assemblées publiques. Avec George-Étienne Cartier, il est co-secrétaire du Comité central et permanent du district de Montréal. Le 6 novembre 1837, Lorimier est blessé lors d’un affrontement qui survient pendant l’assemblée des Fils de la liberté. Il se rend ensuite dans le comté de Deux-Montagnes où il est capitaine de milice et participe au ravitaillement du camp de Saint-Eustache. Au début de la bataille de Saint-Eustache, il va à Saint-Benoît, puis s’enfuit aux États-Unis.

Lorimier participe à la mise sur pied de l’Association des Frères Chasseurs en 1838. Il est présent lorsque Robert Nelson lit la déclaration d’indépendance du Bas-Canada, le 28 février 1838. Il est emprisonné aux États-Unis pour avoir violé la neutralité américaine, puis fait plusieurs excursions au Bas-Canada et se trouve à Beauharnois lorsque les Frères Chasseurs s’emparent du manoir seigneurial, le 3 novembre 1838. Avec François-Xavier Prieur, il est à la tête d’un groupe de 200 hommes qui se rendent au camp Baker à Sainte-Martine, le 7 novembre. Il est arrêté le 12 novembre, puis est conduit à la prison de Napierville et à la prison de Pied-du-Courant à Montréal. Jugé par un tribunal militaire, il est reconnu coupable de haute trahison et condamné à mort.

Lorimier est l’auteur de nombreuses lettres rédigées pendant sa captivité. Plusieurs extraits ont paru dans les journaux depuis sa mort. De plus, sa correspondance est publiée sous le titre 15 février 1839: lettres d’un patriote condamné à mort (2001).

Il est décédé par pendaison à Montréal, le 15 février 1839. Il est d’abord inhumé dans une fosse au cimetière Saint-Antoine de Montréal. Ses restes auraient été transférés sous le monument aux patriotes au cimetière Notre-Dame-des-Neiges en 1858.

Il avait épousé à Montréal, en 1832, Henriette Cadieux, fille de Jean-Marie Cadieux, notaire.
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Notices bibliographiques :
DESBIENS, Marie-Frédérique et Jean-François NADEAU. 15 février 1839 : lettre d’un patriote condamné à mort. Mémoire des Amériques. Montréal, Comeau et Nadeau, 2001. 125 p.
LORIMIER, Michel De. Chevalier De Lorimier, notaire et patriote montréalais de 1837-1838. Mémoire de M.A. (histoire), Université du Québec à Montréal, 1976. 147 p.
LORIMIER, Michel De. « Lorimier, Chevalier de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Macdonald, John Alexander

Né(e) le 10 janvier 1815
Décédé(e) le 6 juin 1891






Naissance - Mort : 1815 – 1891


BIOGRAPHIE




Né le 10 janvier 1815 à Glasgow, en Écosse, John Alexander Macdonald est le fils de Hugh Macdonald, marchand, et d'Helen Shaw.

À l'âge de 5 ans, Macdonald arrive au Haut-Canada avec ses parents et s'installe à Kingston. Il fréquente la Midland District Grammar School en 1827 et 1828, puis une école mixte privée. En 1830, il entre à titre de stagiaire au cabinet de l'avocat George Mackenzie.

En 1835, Macdonald ouvre son propre cabinet à Kingston et est admis au barreau du Haut-Canada six mois plus tard. À partir des années 1840, il se lance dans la spéculation immobilière et foncière. Il fait partie du conseil d'administration de plusieurs sociétés canadiennes, telles que la Compagnie d'entrepôt, de bassins et de quais du Saint-Laurent, qu'il préside de 1864 à 1889. Il s'installe à Toronto en 1874 et se consacre principalement au droit commercial.

De 1843 à 1846, Macdonald est conseiller municipal à Kingston. En 1844, il est élu député conservateur de Kingston à l'Assemblée législative de la province du Canada. Trois ans plus tard, il accède au poste de receveur général dans le gouvernement de William Henry Draper et Denis-Benjamin Papineau. En 1854, il participe à la création du Parti libéral-conservateur et devient procureur général du Canada-Ouest au sein du gouvernement de Allan Napier MacNab et Augustin-Norbert Morin. Deux ans plus tard, il succède à MacNab au poste de co-premier ministre de la province du Canada, tout en demeurant procureur général. Il reste au pouvoir jusqu'en 1862, à l'exception de quelques jours en 1858, puis de 1864 à 1867. Il est ministre de la Milice de 1861 à 1862, puis de 1865 à 1867. Pendant les années qui précèdent la Confédération, il dirige l'élaboration du projet d'union de la province du Canada avec les colonies britanniques des Maritimes.

Macdonald devient premier ministre du Canada le 1er juillet 1867. Il détient également le portefeuille de la Justice. Impliqués dans le scandale du Pacifique, le premier ministre et son gouvernement démissionnent en 1873. Le politicien redevient premier ministre en 1878 et le demeure jusqu'à sa mort. Défait dans Kingston aux élections de 1878, il se fait néanmoins élire dans Victoria lors de ces mêmes élections. Par la suite, il est élu dans Carleton en 1882, puis à nouveau dans Kingston à partir de 1887. Il occupe les fonctions de surintendant des Affaires indiennes de 1878 à 1888, puis de ministre des Chemins de fer et Canaux de 1889 à 1891.

L'un des Pères de la Confédération canadienne et le principal artisan de sa création, Macdonald œuvre à maintenir l'indépendance économique et politique du Canada vis-à-vis de son voisin américain et à unifier la nouvelle fédération par l'établissement d'un réseau ferroviaire transcontinental. Sa décision de ne pas gracier Louis Riel en 1885 divise toutefois le pays et entraîne, pour sa formation, la perte de nombreux appuis politiques dans la province de Québec.

Il est décédé à Ottawa le 6 juin 1891. Il est inhumé au Cataraqui Cemetery à Kingston.

Il avait épousé à Kingston, en 1843, Isabella Clark; puis à Londres, en 1867, Susan Agnes Bernard.
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Notices bibliographiques :
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
CREIGHTON, Donald. Le 1er premier ministre du Canada, John A. Macdonald. Montréal, Éditions de l'homme, 1981. s.p.
JOHNSON, J. K. et P. B. WAITE. « Macdonald, sir John Alexander ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
JOHNSON, J. K. « Macdonald, sir John Alexander ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
s.a. « Macdonald, Le très hon. sir John Alexander, C.P., C.R., G.C.B., K.C.M.G., D.C.L., LL.D. ». s.a. Sénateurs et députés [En ligne]. http://www.parl.gc.ca/common/SenatorsMembers.asp?Language=F

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Marsolet de Saint-Aignan, Nicolas

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 15 mai 1677






Naissance - Mort : 1601 – 1677


BIOGRAPHIE




Nicolas Marsolet de Saint-Aignan est né en France, en 1587 ou 1601.

Marsolet de Saint-Aignan est probablement arrivé en Nouvelle-France en 1608 ou en 1613, en compagnie de Samuel de Champlain. Marchand de fourrures et interprète, il séjourne dans plusieurs postes de traite, dont celui de Québec, de Tadoussac, de Trois-Rivières et dans ceux des villages algonquins de la vallée de l'Outaouais. Il habite alors avec les Amérindiens. Après avoir demeuré à Tadoussac en 1623 et 1624, il quitte la colonie pour la France en 1627. La même année, il est de retour en Nouvelle-France et se consacre au commerce des fourrures au Cap-de-Victoire (Sorel-Tracy).

Lors de la prise de Québec par les frères Kirke en 1629, Marsolet de Saint-Aignan reste dans la colonie et travaille comme interprète pour les Anglais. Trois ans plus tard, lorsque les Français reprennent Québec, il retourne auprès d'eux et poursuit le commerce des fourrures et son métier d'interprète. En 1637, il obtient de la Compagnie des Cent Associés la seigneurie de Bellechasse et s'y établit. Il devient commis pour la Compagnie en 1642, mais reprend rapidement le commerce à son compte jusqu'en 1660, année où il décide de se consacrer à son commerce de Québec. Il abandonne alors les courses vers Tadoussac.

Important propriétaire foncier des premières années de Québec, Marsolet de Saint-Aignan obtient de nombreuses concessions. En 1644, il reçoit les prairies Marsolet, un arrière-fief, dans la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine. Trois ans plus tard, il perçoit une partie de la future seigneurie de Gentilly et, en 1672, le fief Marsolet, dans la future seigneurie de Lotbinière. Le commerçant possède également deux autres terres, une de 71 arpents au coteau Sainte-Geneviève, concédée par la Compagnie des Cent Associés en 1649, et une de 16 arpents sur la rivière Saint-Charles, qu'il acquiert en 1651. La seule parcelle qu'il met en culture est celle du coteau Sainte-Geneviève.

Il est décédé à Québec le 15 mai 1677.

Il avait épousé, en 1637, Marie Le Barbier, fille d'Henry Le Barbier et de Marie Le Villain.
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
VACHON, André. « Marsolet de Saint-Aignan, Nicolas ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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McGee, Thomas D'Arcy

Né(e) le 13 avril 1825
Décédé(e) le 7 avril 1868






Naissance - Mort : 1825 – 1868


BIOGRAPHIE





Né le 13 avril 1825 à Carlingford, en Irlande, Thomas D'Arcy McGee est le fils de James McGee, employé du Coast Guard Service, et de Dorcas Catherine Morgan.

McGee fréquente une école primaire catholique à Wexford, en Irlande, puis le McGill College de Montréal. Il est admis au barreau en 1861.

McGee s'embarque en 1842 à destination de Providence, dans le Rhode Island, puis s'installe à Boston. Il travaille pendant deux ans comme agent itinérant du journal catholique The Boston Pilot, dans lequel il fait paraître 40 articles sur l'histoire de la littérature irlandaise. En 1844, il devient rédacteur en chef du journal, mais il retourne en Irlande l'année suivante pour occuper un poste au sein du Freeman's Journal de Dublin. Il collabore également au journal The Nation, du groupe nationaliste Young Ireland, en 1846. L'année suivante, il devient secrétaire de l'Irish Confederation, un mouvement mis sur pied en 1846 dans le but de séparer l'Irlande de la Grande-Bretagne.

Devant l'échec de la rébellion organisée par l'Irish Confederation, McGee s'enfuit aux États-Unis en 1848. Il fonde le journal New York Nation, puis, à Boston, en 1850, l'American Celt and Adopted Citizen, journal qu'il déménage à Buffalo, en 1852, et à New York, l'année suivante. Invité par des membres de la communauté irlandaise de Montréal en 1857, il s'installe dans cette ville et publie, pendant un an, le journal New Era. Il met alors de l'avant un programme politique visant la création d'une nouvelle nationalité par l'union des provinces de l'Amérique du Nord britannique. Il préconise aussi le développement du chemin de fer et l'accroissement de l'immigration.

McGee se lance ensuite en politique. Représentant de la St. Patrick's Society de Montréal, il est député de la circonscription de la Cité de Montréal à l'Assemblée législative de la province du Canada de 1858 à 1861, puis député de la circonscription de Montréal-Ouest de 1861 jusqu'à sa mort. D'abord favorable au groupe réformiste, il devient président du Conseil exécutif dans le ministère John Alexander Macdonald et de Louis-Victor Sicotte en 1862. Il appuie par la suite le Parti libéral-conservateur et fait partie, à compter de 1864, du gouvernement d'Étienne-Paschal Taché et de Macdonald, puis de celui de Narcisse-Fortunat Belleau et de Macdonald en tant que conseiller exécutif et ministre de l'Agriculture, de l'Immigration et des Statistiques. En 1862, il préside aussi à Québec une conférence sur le chemin de fer Intercolonial.

L'un des Pères de la Confédération, McGee participe aux conférences de Charlottetown et de Québec en 1864. Il s'intéresse notamment au principe fédéral et à la protection des droits scolaires des minorités religieuses. Il est également délégué du Canada à l'Exposition internationale de Dublin en 1865. Sa critique du mouvement d'indépendance de l'Irlande et des Féniens lors d'un discours a pour effet de lui aliéner une grande partie de la communauté irlandaise. Ainsi, en 1867, il est expulsé de la St. Patrick's Society de Montréal. Il meurt assassiné l'année suivante. Des doutes subsistent quant à la culpabilité de celui qui est condamné pour son meurtre, Patrick James Whelan.

Outre des articles de journaux et des poèmes, McGee a écrit bon nombre d'ouvrages, surtout historiques, dont Eva MacDonald, a Tale of the United Irishmen (1844) et A Popular History of Ireland (1863). Il est aussi l'auteur d'une œuvre de fiction, Sebastian, or the Roman Martyr (1861).

Il est décédé le 7 avril 1868 à Ottawa. Il est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Il avait épousé à Dublin, en 1847, Mary Theresa Caffrey.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
BURNS, Robin B. « McGee, Thomas D'Arcy ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com
BURNS, Robin B. « McGee, Thomas D'Arcy ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
KEEP, George Rex. « D'Arcy McGee and Montreal ». Culture. Vol. XII, no 1 (s.d.), p. 16-28.
WILSON, David A. Thomas D'Arcy McGee. Vol. 1: Passion, reason and politics, 1825-1857. Montréal, McGill-Queen's University Press, 2008. 448 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Morin, Augustin-Norbert

Né(e) le 13 octobre 1803
Décédé(e) le 27 juillet 1865






Naissance - Mort : 1803 – 1865


BIOGRAPHIE







Né le 13 octobre 1803 à Saint-Michel (Saint-Michel-de-Bellechasse), Augustin-Norbert Morin est le fils d'Augustin Morin, cultivateur, et de Marianne Cottin dit Dugal.

Morin commence son apprentissage du droit auprès de Denis-Benjamin Viger, à Montréal, en 1823. Pour payer ses études, il travaille comme journaliste au Canadien. En 1826, il fonde le journal La Minerve, qu'il vend à Ludger Duvernay l'année suivante. Il continue cependant de collaborer au journal pendant une dizaine d'années. Il est aussi cofondateur du Law Reporter de Montréal.

Ayant obtenu sa commission d'avocat en 1828, il exerce la profession légale à Montréal jusqu'en 1836, puis à Québec. Il est nommé juge des districts de Kamouraska, Rimouski et Saint-Thomas en 1842, puis juge de la Cour supérieure en 1855.

Député de Bellechasse de 1830 à 1838, Morin appuie le Parti patriote. En 1834, il se distingue en rédigeant les 92 Résolutions qui contiennent les griefs de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. À la demande de la Chambre, il rejoint Denis-Benjamin Viger en Angleterre pour les présenter et les défendre. Jusqu'alors considéré comme modéré, il se radicalise à partir de 1836. Chef de la rébellion de 1837 à Québec, il conserve son siège jusqu'à la suspension de la Constitution le 27 mars 1838. En 1839, il est emprisonné pour haute trahison, mais libéré peu après.

Député de Nicolet de 1841 à 1842, il fait partie du groupe canadien-français et est antiunioniste. De 1842 à 1843, il représente la circonscription de Saguenay. Au cours de cette période, il est membre du ministère Baldwin-La Fontaine, où il occupe les fonctions de commissaire des Terres de la Couronne. À nouveau député de Bellechasse de 1844 à 1851, il fait toujours partie du groupe canadien-français. De 1848 à 1851, il est orateur de la Chambre d'assemblée.

Député réformiste de Terrebonne de 1851 à 1854, il forme un ministère avec Francis Hincks et occupe les fonctions de secrétaire provincial, puis de commissaire des Terres de la Couronne. Élu député réformiste dans les circonscriptions unies de Chicoutimi et Tadoussac en 1854, il constitue un ministère avec Allan Napier MacNab. Il poursuit également son travail de commissaire des Terres de la couronne et contribue à l'abolition du régime seigneurial. En 1855, il démissionne pour des raisons de santé. Nommé membre de la Commission de codification des lois du Bas-Canada en 1859, il a participé à la rédaction du Code civil du Bas-Canada.

Il est décédé à Sainte-Adèle de Terrebonne le 27 juillet 1865. Il est inhumé dans l'église Notre-Dame-du-Rosaire, à Saint-Hyacinthe.

Il avait épousé à Québec, en 1843, Adèle Raymond, fille du marchand Joseph Raymond et de Louise Cartier.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
PARADIS, Jean-Marc. « Morin Augustin-Norbert ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Morin, Claude

Né(e) le 16 mai 1929
Toujours en vie.






Naissance: 1929


BIOGRAPHIE





Né à Montmorency (Québec) en 1929, fils d'Émile Morin, médecin, et d'Aline Dupont.

Étudia au Collège Saint-Grégoire à Montmorency, au Petit Séminaire de Québec et à l'Université Laval, où il obtint un baccalauréat en sciences sociales et une maîtrise en sciences économiques. Poursuivit ses études à l'Université Columbia, New York, où il fut reçu Master of Social Welfare en 1956.

Professeur et secrétaire de l'École de service social à Québec de 1956 à 1959. Professeur à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval de 1961 à 1963. Auteur d'articles et de rapports de recherche parus notamment dans les revues Service social et Relations industrielles. Commentateur régulier de l'émission La vie économique à Radio-Canada d'octobre 1958 à juin 1961. De 1956 à 1963, fut consultant auprès de diverses organisations socioéconomiques privées et, à partir de 1960, consultant auprès du Conseil d'orientation économique et de différents ministères. Membre d'un comité gouvernemental sur l'assistance publique en 1962 et en 1963. Conseiller économique du Conseil exécutif du gouvernement du Québec de 1961 à 1965. Sous-ministre des Affaires fédérales-provinciales de 1963 à 1967 et sous-ministre des Affaires intergouvernementales de 1967 à 1971. Professeur en relations intergouvernementales à l'École nationale d'administration publique (ENAP) et chargé de cours à l'Université de Montréal, à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Montréal de 1971 à 1976.

Membre de l'Association canadienne des travailleurs sociaux, de l'Association des économistes canadiens, de l'Institut canadien d'administration publique, du Conseil canadien de bien-être, du National Council for Religion in Higher Education (New Haven, Connecticut) et du conseil d'administration du Conseil central des Œuvres du Québec.

Membre de l'exécutif national du Parti québécois de 1973 à 1977. Candidat du Parti québécois défait dans Louis-Hébert en 1973. Élu député de ce parti dans Louis-Hébert en 1976. Réélu en 1981. Ministre des Affaires intergouvernementales dans le cabinet Lévesque du 26 novembre 1976 au 8 janvier 1982. Démissionna comme député le 29 décembre 1981.

Retourna à l'enseignement universitaire à l'ENAP en janvier 1982. Donna également des cours dans d'autres universités au Québec, au Canada et aux États-Unis. Membre du conseil d'administration de la Société générale de financement de 1983 à 1986. Retraité de l'enseignement depuis 1998.

Outre de nombreux articles, publia plusieurs livres: Le pouvoir québécois (1972), Le combat québécois (1973), L'art de l'impossible: la diplomatie québécoise depuis 1960 (1987), Lendemains piégés: du référendum à la nuit des longs couteaux (1988), Mes premiers ministres (1991), Les choses comme elles étaient: autobiographie politique (1994), La dérive d'Ottawa: catalogue commenté des stratégies, tactiques et manœuvres fédérales (1998), Les prophètes désarmés: que faire si un référendum gagnant sur la souveraineté n'était pas possible? (2001), L'affaire Morin: légendes, sottises et calomnies (2006) et Je le dis comme je le pense (2014).

Neveu de Joseph-Octave Morin.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Nelson, Wolfred

Né(e) le 10 juillet 1791
Décédé(e) le 17 juin 1863





Naissance - Mort : 1791 – 1863


BIOGRAPHIE




Né le 10 juillet 1791 à Montréal, Wolfred Nelson est le fils de William Nelson, instituteur, et de Jane Dies. Il est le frère de Robert Nelson.

Nelson fréquente l’école tenue par son père à William Henry (Sorel-Tracy), puis à partir de 1805, il fait l’apprentissage de la médecine auprès du docteur Christopher Carter, praticien au sein de l’armée britannique. Admis à la pratique de la médecine en 1811, il exerce dans un hôpital militaire à William Henry.

Incorporé en tant que médecin au 5e bataillon de la milice lors de la guerre de 1812, Nelson est alors stationné à Saint-Denis (Saint-Denis-sur-Richelieu). Après le conflit, il s’y établit et ouvre un cabinet de médecin. Il se fait élire député de William Henry à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada en 1827 et soutient le Parti patriote. Son mandat de député étant échu, il se rend en Europe en 1830 pour étudier les institutions médicales. À son retour, il est nommé juge de paix. Il devient, la même année, propriétaire d’une distillerie qu’il conserve jusqu’en 1837. En 1831, il est élu membre du Bureau médical d’examinateurs.

Nelson prend part aux rébellions de 1837-1838. Il est l’un des chefs patriotes qui s’opposent aux résolutions Russell. Il préside, en octobre 1837, l’assemblée des Six Comtés. À la tête des rebelles, il remporte la victoire contre les troupes britanniques à Saint-Denis le 23 novembre 1837. Arrêté en décembre, avant d’avoir pu franchir la frontière américaine, il est accusé de haute trahison et est emprisonné à Montréal pendant six mois. Il est exilé aux Bermudes en 1838.

L’année suivante, Nelson quitte l’archipel et s’installe à Plattsburgh, dans l’État de New York, où il pratique la médecine jusqu’à son retour au Bas-Canada en 1842. Il ouvre alors un cabinet à Montréal. De 1844 à 1851, il est député de Richelieu à l’Assemblée législative de la province du Canada, où il est de tendance modérée et s’affiche en faveur des droits des Canadiens français et du gouvernement responsable. À la même époque, il devient président du Collège des médecins et chirurgiens du Bas-Canada. En 1851, il est nommé inspecteur des prisons et des asiles et, en 1859, président du Bureau des inspecteurs. En 1854, il est élu maire de Montréal. Il se retire de la vie politique en 1856 et continue d’exercer la médecine jusqu’à sa mort.

Il a publié, en français et en anglais, Notions pratiques sur le Choléra et sur les mesures sanitaires, préservatives et curatives à prendre dans les cas où cette épidémie vous visiterait (1854).

Il est décédé à Montréal le 17 juin 1863. Il est inhumé à Sorel (Sorel-Tracy).

Il avait épousé à Verchères, en 1819, Charlotte-Josephte Noyelle de Fleurimont, fille de Pierre Fleurimont et de Charlotte Laperrière.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
LEMIRE, Jonathan. « Nelson, Wolfred (1791-1863) ». s.a. Les Patriotes de 1837 à 1838 [En ligne]. http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/index.shtml
NELSON, Wolfred. Wolfred Nelson et son temps. Montréal, Flambeau, 1946. 218 p.
THOMPSON, John Beswarick. « Nelson, Wolfred ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Péladeau, Pierre Karl

Né(e) le 16 octobre 1961
Toujours en vie.






Naissance: 1961


BIOGRAPHIE





Né en 1961, à Montréal, fils de Pierre Péladeau, entrepreneur, et de Raymonde Chopin.

À Montréal, étudia au Collège Sainte-Marcelline et au Collège Stanislas. Compléta un baccalauréat en philosophie en 1983 à l'Université du Québec à Montréal. Obtint un baccalauréat en droit en 1987 à l'Université de Montréal. Membre du Barreau du Québec de 1988 à 2001.

Président et chef de la direction de Québecor de 1999 à 2013. Président et chef de la direction Corporation Sun Media de 2008 à 2013. Président du conseil de Groupe TVA inc. en 2013-2014. Vice-président du conseil de Québecor en 2013 et en 2014.

Président de plusieurs conseils d'administration : LA LA LA Human Steps (1994-2004), Fondation de l'entrepreneurship (2011-2014), Hydro-Québec (2013-2014) et Québecor Média (2013-2014). Membre du conseil d'administration du Conseil du patronat du Québec de 2007 à 2010 et de la Fondation Lionel-Groulx de 2012 à 2014.

Élu dans Saint-Jérôme en 2014. Élu chef du Parti québécois le 15 mai 2015, chef de l'opposition officielle de cette date jusqu'au 2 mai 2016, date de sa démission comme député et chef du Parti québécois.

Président et chef de la direction de Québecor depuis février 2017.

Décoré de la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale du Québec en 2005. Fait chevalier de l'Ordre de la Pléiade en 2013.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Perrault, Joseph-François

Né(e) le 2 juin 1753
Décédé(e) le 5 avril 1844




Naissance - Mort : 1753 – 1844


BIOGRAPHIE



Né le 2 juin 1753 à Québec, Joseph-François Perrault est le fils de Louis Perrault, trafiquant de fourrures, et de Josephte Baby.

Perrault fait ses études au petit séminaire de Québec de 1765 à 1772. Avant de les avoir terminées, il rejoint, en 1773, son père établi en Louisiane. La même année, il se rend à Saint-Louis, dans la région du Missouri, y diriger les affaires en l'absence de son père. En 1779, il se dirige vers la Virginie afin de recouvrer de l'argent prêté à un officier, alors qu'il est fait prisonnier par des Amérindiens au service de la Grande-Bretagne et est emmené à Detroit. Il y est accueilli par son oncle Jacques Baby dit Dupéront et y travaille notamment comme précepteur. En 1780, il séjourne quelques semaines à Montréal et à Québec, puis retourne à Detroit chez son oncle. Devenu agent de ce dernier, il est envoyé à Montréal en 1781. Il fait aussi des affaires à son propre compte. En 1787, il abandonne le commerce au détail et se met alors à l'enseignement, à la traduction et au droit. Il s'occupe également de théâtre avec Louis Dulongpré et Pierre-Amable De Bonne.

En 1795, Perrault est nommé greffier de la paix, gardien des archives de l'état civil du district de Québec et protonotaire à la Cour du banc du roi à Québec. Il exerce cette fonction à cinq reprises entre 1795 et 1830. Il est député de Huntingdon à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada de 1796 à 1804 et appuie d'abord le Parti canadien, puis le parti des bureaucrates. En 1806, il participe à la création du journal Le Courrier de Québec avec De Bonne et Jacques Labrie. Il collabore aussi au Vrai Canadien dans les années 1810.

À partir de 1801, Perrault s'occupe de nombreux projets dans le domaine de l'enseignement et prend notamment position en faveur de l'éducation laïque. En 1801, il dépose un projet de loi sur l'éducation pour faire opposition à celui qui visait la création de l'Institution royale pour l'avancement des sciences, mais son projet est rejeté. Il prend ensuite part à sept comités, dont un qui prépare un premier plan de maisons de correction pour les différents districts. De 1821 à 1825, il préside la Société d'éducation du district de Québec, et de 1823 à 1828, la Société de l'école britannique et canadienne du district de Québec pour les enfants pauvres. Philanthrope, il fait construire quatre écoles à Québec, dont une école d'agriculture sur les bords de la rivière Saint-Charles en 1832. Il fait paraître son projet d'organisation scolaire pour le Bas-Canada dans la Gazette de Québec du 3 octobre 1833.

Il a notamment publié une traduction française du traité anglais Lex Parlementaria (1803), ainsi que le Dictionnaire portatif et abrégé des loix [sic] et règles du parlement provincial du Bas Canada (1806), le Manuel des huissiers de la Cour du Banc du Roi du district de Québec (1813) et Questions et réponses sur le droit criminel du Bas-Canada (1814). Il est aussi l'auteur de l'Abrégé de l'histoire du Canada, en quatre parties, à l'usage des écoles élémentaires (1832) et de Moyens de conserver nos institutions, notre langue et nos lois (1832).

Il est décédé à Québec le 5 avril 1844. Il est inhumé dans la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec.

Il avait épousé à Montréal, en 1783, sa cousine Ursule Macarty, fille de Richard Macarty et d'Ursule Benoist.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
CASGRAIN, Philippe-Baby. La vie de Joseph-François Perrault surnommé le père de l'éducation du peuple canadien. Québec, Darveau, 1898. 176 p.
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
GALARNEAU, Claude. « Perrault, Joseph-François ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JOLOIS, Jean-Jacques. Joseph-François Perrault (1753-1844) et les origines de l'enseignement laïque au Bas-Canada. Montréal, Presses de l'Université de Montréal, 1969. 268 p.
LEBEL, Maurice. « Biographie de Joseph-François Perrault, par lui-même ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
LEBEL, Maurice. « Moyens de conserver nos institutions, notre langue et nos lois, essai de Joseph-François Perrault ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Picard, François-Xavier (Tahourenche)

Né(e) le 28 octobre 1810
Décédé(e) le 1er avril 1883




Naissance - Mort : 1810 – 1883


BIOGRAPHIE



François-Xavier Picard est né à la Jeune-Lorette, le 28 octobre 1810. Il est grand chef de la Nation huronne-wendat de 1870 à 1883. Picard est décédé à la Jeune-Lorette le 1er avril 1883. Il est inhumé le 5 avril 1883 dans la chapelle de la mission de Notre-Dame-de-Lorette.

Tahourenché veut dire « le point du jour ».
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Notices bibliographiques :
Ahatsistari. « Paul Tahourenché, Grand-chef des Hurons ». L'Opinion publique, 23 janvier 1879, s.p.
BEAULIEU, Alain et Jean TANGUAY. « François-Xavier Picard Tahourenche : un témoin de la modernité huronne ». BEAULIEU, Alain, dir. et Stéphanie BÉREAU, dir. Les Autochtones et la modernité. Montréal, Chaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone, 2012, p. 197-217.
CÔTÉ, Robert. Inventaire du patrimoine architectural du Vieux-Wendake dit le Village-Huron. Wendake / Québec, Centre culturel et communautaire de Wendake / Ministère de la Culture et des Communications, 2005. s.p.
LAINEY, Jonathan C. « Le fonds Famille Picard: un patrimoine documentaire d'exception ». Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. No 2 (2010), p. 94-105.
NADEAU, Hélène et Louis-Karl PICARD-SIOUI. Histoire de raconter le Vieux Wendake & Loretteville. Québec, Ville de Québec, 2005. 56 p.
PICARD, Stéphane. Grands Chefs de la Nation Huronne-Wendat [En Ligne]. http://www.wendake.com/chefs.html
s.a. Identification de lieux, personnages ou thèmes d'importance historique nationale. Mémoire présenté dans le cadre du Projet de commémoration de l'histoire des Premières Nations. Wendake, Patrimoine Canadien/Parcs Canada, 1996. 73 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Plessis, Armand Jean (Cardinal de Richelieu)

Né(e) le 9 septembre 1585
Décédé(e) le 4 décembre 1642






Naissance - Mort : 1585 – 1642


BIOGRAPHIE





Né à Paris, le 9 septembre 1585, Armand Jean du Plessis est le fils de François du Plessis, capitaine des gardes d'Henri IV, et de Suzanne de La Porte.

Du Plessis étudie au collège de Navarre et à l'académie Pluvinel à Paris. Il consacre également deux ans à la théologie puis est sacré évêque de Luçon en 1607, à l'âge de 22 ans.

Après avoir conclu quelques traités d'importance, Du Plessis est rapidement reconnu comme un fin négociateur. Il reçoit le chapeau de cardinal en 1622 et l'année suivante, il entre au Conseil du roi grâce à la protection de la reine mère Marie de Médicis. Il est ensuite le principal ministre de Louis XIII avec lequel il gouverne la France en accord parfait pendant 18 ans. Il réforme les finances, l'armée, la législation, en plus de s'ingérer dans tous les secteurs de l'activité politique, économique et culturelle. Il participe au développement de la flotte marchande, soutient les manufactures royales et la constitution de compagnies à monopole qui posent les bases du premier empire colonial français. Il joue un rôle primordial dans la politique française et la restauration de l'autorité royale. Durant toute sa vie, il poursuivra trois principaux objectifs: enrayer le pouvoir politique des protestants, abattre l'orgueil et l'esprit factieux de la noblesse française et abaisser la maison d'Autriche.

En 1627, Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou Compagnie des Cent Associés, qui bénéficie du monopole du commerce des fourrures et du peuplement de la colonie. L'objectif est d'établir un empire français en Amérique du Nord. Le projet est suspendu lorsque les frères Kirke s'emparent de Québec en 1629. En 1632, Richelieu entérine le traité de Saint-Germain-en-Laye qui rend la Nouvelle-France aux autorités françaises. Après cette éclipse de trois ans, la compagnie ne se remet jamais vraiment sur pied et est forcée de sous-louer au Canada et à la Communauté des Habitants ses droits et obligations en 1645. Elle est finalement dissoute en 1663. Richelieu favorise également l'établissement de l'Hôtel-Dieu de Québec en 1637, interdit aux protestants l'immigration permanente au Canada et est également responsable de l'instauration de la charge d'intendant. Sa politique économique et colonialiste sera poursuivie par Jules Mazarin et Jean-Baptiste Colbert.

Richelieu écrit quelques ouvrages théologiques et mémoires qui sont publiés à titre posthume, tels que Testament politique (1764) et Mémoires relatifs à l'histoire de France (1823).

Il est décédé à Paris, le 4 décembre 1642.
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Notices bibliographiques :
MIQUELON, Dale. « Compagnie des Cent-Associés ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
Ville de Montréal. Répertoire historique des toponymes [En Ligne]. http://ville.montreal.qc.ca/
Ville de Québec. Répertoire des toponymes [En Ligne]. http://www.ville.quebec.qc.ca/
s.a. « Armand-Jean du Plessis, cardinal de Richelieu ». L'Encyclopédie de L'Agora. [En Ligne]. http://agora.qc.ca/dev/2006e.nsf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Riel, Louis

Né(e) le 22 octobre 1844
Décédé(e) le 16 novembre 1885







Naissance - Mort : 1844 – 1885


BIOGRAPHIE






Né dans la colonie de la rivière Rouge, le 22 octobre 1844, Louis Riel est le fils de Louis Riel, fermier, meunier et leader métis, et de Julie Lagimonière.

Après des études à Saint-Boniface, Riel fréquente le petit séminaire de Montréal en vue de devenir prêtre. Profondément affecté par la mort de son père, en 1864, il abandonne toutefois la prêtrise et travaille quelque temps comme greffier dans le bureau d’avocats de Rodolphe Laflamme, avant de regagner Saint-Boniface en 1868.

Riel joue un rôle de premier plan dans la résistance de la rivière Rouge de 1869-1870, provoquée par le projet d’annexion de la Terre de Rupert par le dominion du Canada. Craignant l’invasion de leurs terres par les colons canadiens, les Métis francophones et anglophones de la colonie se constituent en Comité national, dont Riel est secrétaire, s’opposant à la venue du lieutenant-gouverneur et des arpenteurs envoyés par le gouvernement fédéral. Après la prise d’Upper Fort Garry, le leader métis devient chef du gouvernement provisoire mis sur pied pour négocier l’entrée de la colonie au sein de la Confédération. Ayant pris les armes contre les Métis, un groupe de résistants est fait prisonnier et l’un d’entre eux, le turbulent Thomas Scott, est jugé par une cour martiale puis fusillé. La nouvelle province du Manitoba est créée peu de temps après par une loi du Parlement du Canada.

Perçu comme un héros au Québec, Riel est dénoncé en Ontario comme le meurtrier de Scott. Craignant l’arrivée de l’expédition militaire envoyée à la rivière Rouge au cours de l’été 1870, le Métis se réfugie aux États-Unis. Élu à deux reprises à la Chambre des communes, il n’occupe toutefois jamais son siège de député à Ottawa et passe la décennie suivante en exil. Se sentant investi d’une mission divine, il est en proie à des visions mystiques et à des délires religieux qui mènent à son internement à l’asile de Longue-Pointe (Montréal) puis à celui de Beauport (Québec), pendant un peu plus d’un an. Il retourne ensuite vivre dans le nord des États-Unis, où il obtient la citoyenneté américaine en 1883.

En 1884, Riel reçoit la visite d’une délégation venue réclamer son aide pour la défense des droits fonciers des Métis installés dans la vallée de la rivière Saskatchewan. Il accepte l’offre, se rend à Batoche et agit comme porte-parole des habitants du Nord-Ouest en faisant parvenir une pétition au gouvernement fédéral. Les revendications, au départ modérées, se radicalisent. En rupture avec le clergé qui désapprouve le recours aux armes, le leader métis prêche désormais ses principes théologiques personnels, proclame un gouvernement provisoire et arme ses partisans. Arrivées sur place rapidement grâce au chemin de fer, les troupes canadiennes mènent cependant une campagne militaire victorieuse contre les Autochtones et les Métis, mettant fin à la rébellion du Nord-Ouest.

Fait prisonnier et accusé de haute trahison, Riel subit son procès à Régina, dans les Territoires du Nord-Ouest. La thèse de la folie n’ayant pas été retenue, le jury, composé de protestants anglophones, déclare le leader métis coupable tandis que le juge prononce la sentence de mort. Après le rejet des demandes d’appel et malgré les protestations soulevées au Canada français, Riel est finalement pendu dans les quartiers de la Police à cheval du Nord-Ouest.

Il est décédé à Régina, dans le district d’Assiniboine, le 16 novembre 1885. Il est inhumé dans le cimetière de la cathédrale de Saint-Boniface.

Il avait épousé, en 1881, Marguerite Monet dit Bellehumeur.
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Notices bibliographiques :
FLANAGAN, Thomas. Louis Riel. Brochure historique, 50. Ottawa, Société historique du Canada, 1992. 26 p.
STANLEY, George Francis Gilman. Louis Riel: patriote ou rebelle?. Brochure historique, 2. Ottawa, Société historique du Canada, 1971. 26 p.
STANLEY, George Francis Gilman. « Riel, Louis ». Historica Canada. L’encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
THOMAS, Lewis H. « Riel, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
VOISINE, Nive. « L’amnistie, mémoire sur les causes des troubles du Nord-Ouest et sur les négociations qui ont amené leur règlement amiable, de Louis Riel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
VOISINE, Nive. « Poésies religieuses et politiques, de Louis Riel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Rolland, Jean-Baptiste

Né(e) le 2 janvier 1815
Décédé(e) le 22 mars 1888




Naissance - Mort : 1815 – 1888


BIOGRAPHIE



Né le 2 janvier 1815 à Verchères, Jean-Baptiste Rolland est le fils de Pierre Roland, agriculteur, et d'Euphrasine Donay.

Rolland fait ses études à Saint-Hyacinthe. En 1832, il s'installe à Montréal et devient apprenti typographe au journal La Minerve, puis, en 1836, compagnon au Morning Courier. En 1840, il s'associe avec John Thompson et forme la société d'imprimerie Rolland et Thompson. Deux ans plus tard, il diversifie ses activités avec son partenaire et fonde une librairie, sur la rue Saint-Vincent à Montréal, sous la raison sociale de Librairie canadienne Rolland et Thompson. En 1847, il se dissocie de Thompson et l'entreprise prend le nom de Librairie catholique J. B. Rolland. Plus tard, elle devient simplement la Librairie J. B. Rolland.

Dans les années 1850, Rolland vend et édite des livres en plus de posséder des ateliers d'imprimerie et de reliure. En 1859, sous la raison sociale de Librairie J. B. Rolland et Fils, il s'associe avec son fils aîné Jean-Damien. Progressivement, il intègre ses trois autres fils à ses affaires. En 1881, il fonde une nouvelle entreprise à Saint-Jérôme, les Papiers Rolland, afin de diminuer sa dépendance aux produits européens. À la suite de la mise en place de la nouvelle manufacture, la librairie des Rolland devient principalement un grossiste en papeterie et l'édition est presque abandonnée.

En plus de ses activités commerciales et industrielles, Rolland s'intéresse à la promotion immobilière et à la construction domiciliaire, principalement à Montréal et dans la municipalité d'Hochelaga (Montréal). Il siège au conseil d'administration de la Compagnie d'assurance et de placement des citoyens, est l'un des fondateurs de la Banque d'Hochelaga en 1874 et détient des actions de la Banque Jacques-Cartier.

L'homme d'affaires fait également carrière en politique. Il est conseiller municipal du Quartier-Est à Montréal de 1861 à 1867, puis de 1871 à 1875. Il est nommé à la Commission du havre de Montréal en 1879 et sénateur en 1887.

Il est décédé à Montréal le 22 mars 1888.

Il avait épousé à Saint-Laurent (Montréal), en 1839, Esther Boin.
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Notices bibliographiques :
DÉRY, Boris. La librairie Rolland, 1842-1888. Université du Québec à Montréal, 2003. 188 p.
LINTEAU, Paul-André. « Rolland (Roland), Jean-Baptiste ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ryan, Claude

Né(e) le 26 janvier 1925
Décédé(e) le 9 février 2004






Naissance - Mort : 1925 – 2004


BIOGRAPHIE





Né à Montréal, le 26 janvier 1925, fils d'Henri-Albert Ryan et de Blandine Dorion.

Étudia à l'École Saint-Jean-de-Matha à Ville-Émard, au Collège de Sainte-Croix à Montréal et à l'École de service social de l'Université de Montréal de 1944 à 1946. Fit un stage d'études en histoire de l'Église et en histoire universelle à l'Université pontificale grégorienne de Rome en 1951 et en 1952.

Secrétaire national de la section de langue française de l'Action catholique canadienne de 1945 à 1962. Président de l'Institut canadien d'éducation des adultes de 1955 à 1961. Président du comité d'étude sur l'éducation des adultes au ministère de l'Éducation du Québec en 1962 et en 1963. Éditorialiste au quotidien Le Devoir de 1962 à 1978. Directeur du Devoir et gérant général de l'Imprimerie populaire (société éditrice du Devoir) de mai 1964 à janvier 1978. Membre du conseil d'administration de la Presse canadienne de 1964 à 1971.

Élu chef du Parti libéral du Québec le 15 avril 1978. Élu député libéral dans Argenteuil à l'élection partielle du 30 avril 1979. Réélu en 1981, en 1985 et en 1989. Chef de l'opposition officielle du 9 mai 1979 au 10 août 1982, date de sa démission comme chef de l'opposition officielle et chef du Parti libéral du Québec. Vice-président de la Commission de l'éducation et de la main-d'œuvre du 15 mars 1984 au 23 octobre 1985. Ministre de l'Éducation et ministre de l'Enseignement supérieur et Science dans le cabinet Bourassa du 12 décembre 1985 au 5 octobre 1990. Ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française du 3 mars 1989 au 11 janvier 1994. Ministre de la Sécurité publique du 5 octobre 1990 au 11 janvier 1994. Ministre des Affaires municipales dans les cabinets Bourassa et Johnson (Daniel fils) du 5 octobre 1990 au 26 septembre 1994. Ne s'est pas représenté en 1994.

Fut professeur à l'Université McGill en études catholiques en 2002.

Membre du conseil d'administration de la Caisse populaire Saint-Louis-de-France à Montréal du 23 octobre 1956 au 13 mai 1968 et vice-président du 18 septembre 1963 au 3 mai 1968. Membre de la section canadienne du Canadian-American Committee.

Lauréat de plusieurs prix dont plusieurs en journalisme: prix de l'éditorial du National Newspaper Award (1964), prix du National Press Club (1965), prix du Conseil canadien des chrétiens et des juifs, ou Human Relations Award (1966), prix du Comité ouvrier juif du Canada pour sa défense des droits de l'homme (1969), prix Quill du Windsor Press Club (1971), Prix de carrière du Conseil du patronat du Québec (1996), médaille du mérite de l'Office des communications sociales (1997). Nommé au Canadian News Hall of Fame en 1968. Créé compagnon de l'Ordre du Canada le 16 novembre 1995. Devint associé de la Compagnie des Cent-Associés francophones le 9 août 1997. Reçut un doctorat honoris causa en théologie du Collège dominicain de philosophie et de théologie le 12 novembre 2000. Reçut à titre posthume l'insigne de commandeur de l'Ordre de la Pléiade le 17 mars 2004 et fait grand officier de l'Ordre national du Québec le 1er juin 2006.

Publia notamment Les classes moyennes au Canada français (1950), L'éducation des adultes, réalité moderne (1957), Le contact dans l'apostolat (1959), Esprits durs, cœurs doux; la vie intellectuelle des militants chrétiens (1959), Les comités: esprit et méthodes (1962), Un type nouveau de laïc (1966), Le Devoir et la crise d'octobre 70 (1971), Le Québec qui se fait (1971), Une société stable (1978), Regards sur le fédéralisme (1995),et Mon testament spirituel (2004).

Décédé à Montréal, le 9 février 2004, à l'âge de 79 ans. Inhumé au cimetière de Saint-Philippe d'Argenteuil.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Saint-Louis-de-France, le 21 juillet 1958, Madeleine Guay, secrétaire, fille de Joseph Louis Guay et de Valentine Petit.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Samson, Camil

Né(e) le 3 janvier 1935
Décédé(e) le 18 décembre 2012






Naissance - Mort : 1935 – 2012


BIOGRAPHIE





Né à Shawinigan, le 3 janvier 1935, fils de Wilbray Samson, journalier et cultivateur, et d'Irène Carle.

Étudia à Shawinigan, à Cléricy et à la station forestière Duchesnay.

Dès 1952, exerça le métier de mesureur de bois. De 1956 à 1970, travailla comme gérant de service, gérant des ventes et vendeur dans le domaine de l'automobile. Fut également prospecteur et agent d'assurance.

Président de la Jeunesse créditiste du Canada en 1963 et en 1964. Secrétaire et vice-président du Ralliement créditiste du Canada. Candidat du Ralliement créditiste défait dans Pontiac-Témiscamingue aux élections fédérales de 1965. Candidat du Ralliement national défait dans Témiscamingue aux élections provinciales de 1966. Fondateur du Ralliement créditiste du Québec, puis nommé président de ce parti le 24 janvier 1970. Élu député du Ralliement créditiste à l'Assemblée nationale dans Rouyn-Noranda en 1970. Chef de ce parti du 22 mars 1970 au 13 février 1972, en fut expulsé le 17 mars 1972, puis le réintégra le 11 août 1972. Candidat défait au congrès de direction du Ralliement créditiste du Québec, le 4 février 1973. Chef parlementaire du Parti créditiste du 15 mars au 25 septembre 1973. Élu député de cette formation politique dans Rouyn-Noranda en 1973. Expulsé de ce parti le 25 novembre 1973. Élu chef du Ralliement créditiste du Québec le 11 mai 1975. De nouveau élu sous la bannière du Ralliement créditiste dans Rouyn-Noranda en 1976. Le 12 novembre 1978, fonda avec Pierre Sévigny, député conservateur de Longueuil à la Chambre des communes de 1958 à 1963, le parti Les Démocrates. Ce parti changea de nom, le 1er janvier 1980, pour celui de Parti démocrate créditiste. Joignit les rangs du Parti libéral le 15 octobre 1980. Candidat libéral défait dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue aux élections provinciales de 1981. Annonça sa retraite de la vie politique en août 1981.

Animateur à la radio de CKCV de 1981 à 1984 et de CHRC à Québec par la suite. Participa également à plusieurs émissions de télévision à TQS de 1989 à 1991.

Candidat libéral défait dans Québec-Est aux élections fédérales de 1993. Nommé adjoint spécial du ministre responsable de la région de Québec au cabinet fédéral en 1994.

Président de la Chambre de commerce de Rouyn-Noranda en 1969, vice-président du Conseil des arts de la Cité de Rouyn et membre des Chevaliers de Colomb. Membre de l'Association professionnelle des mesureurs de bois.

En 1976, publia Vivre au centre, ou crever aux extrêmes et fut coauteur de La planche de salut.

Décédé à Québec, le 18 décembre 2012, à l'âge de 77 ans et 11 mois.

Avait épousé dans la paroisse Saint-Joseph-de-Cléricy, le 4 août 1956, Gisèle Tardif, fille de Georges Tardif, commerçant, et d'Édith Gagnon.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Sauvé, Arthur

Né(e) le 1er octobre 1874
Décédé(e) le 6 février 1944






Naissance - Mort : 1874 – 1944


BIOGRAPHIE





Né le 1er octobre 1874 à Saint-Hermas (Mirabel), Arthur Sauvé est le fils de Joseph Sauvé, cultivateur, et de Cléophie Charette.

Sauvé étudie au séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainville, à l'Université Laval à Montréal et à l'école d'agriculture d'Oka.

Journaliste au Monde canadien et rédacteur agricole à La Presse, Sauvé fonde, avec Aegidius Fauteux, le journal de combat Le Rappel. Il oeuvre également comme secrétaire de rédaction à La Patrie en 1902, éditeur en chef à La Nation, puis directeur du journal Le Canadien en 1907. Il met sur pied La Minerve en 1918 et la dirige jusqu'en 1920. Il est aussi directeur de la Société d'agriculture du comté de Deux-Montagnes et président de l'Union des journalistes.

Sauvé est maire de Saint-Benoît (Mirabel) de 1906 à 1923. Député conservateur de Deux-Montagnes à l'Assemblée législative de la province de Québec de 1908 à 1930, il est chef de sa formation politique et chef de l'opposition de 1916 à 1929. Il se fait élire à la Chambre des communes dans la circonscription fédérale de Laval-Deux-Montagnes en 1930 et il obtient, la même année, le ministère des Postes dans le gouvernement de Richard Bedford Bennett. Il est nommé sénateur de la division de Rigaud en 1935.

Il a publié La Saint-Jean-Baptiste à la campagne : comment la célébrer... (1904) et Le Parti libéral-conservateur, ses origines et son histoire... (1926).

Il est décédé à Montréal le 6 février 1944. Il est inhumé à Mirabel, dans le cimetière de Saint-Benoît.

Il avait épousé à Saint-Benoît, en 1899, Marie-Louise Lachaîne, fille de Louis de Gonzague Lachaîne, notaire, et de Marie Mignault. Il est le père de Paul Sauvé, homme politique.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
LABONNE, Paul. Paul Sauvé : désormais, l'avenir, 1907-1960. Outremont, Point de fuite, 2003. 109 p.
s.a. Sénateurs et députés [En Ligne]. http://www.parl.gc.ca/common/SenatorsMembers.asp?Language=F

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Taché, Étienne-Paschal

Né(e) le 5 septembre 1795
Décédé(e) le 30 juillet 1865






Naissance - Mort : 1795 – 1865


BIOGRAPHIE



Né le 5 septembre 1795 à Saint-Thomas (Montmagny), Étienne-Paschal Taché est le fils de Charles Taché, coseigneur de Mingan et détenteur de la ferme du poste du roi de Chicoutimi, et de Geneviève Michon.

Taché entreprend des études au petit séminaire de Québec, qu'il interrompt pour servir dans la milice pendant la guerre de 1812. Il prend part aux batailles de la Châteauguay en 1813 et de Plattsburgh en 1814. Il étudie par la suite la médecine à Québec, puis à Philadelphie (Pennsylvanie). Il est admis à la pratique de sa profession au Bas-Canada en 1819.

Taché s'établit à Saint-Thomas, où il exerce la médecine jusqu'en 1841. Il est élu au Bureau d'examinateurs en médecine du district de Québec en 1831. Très impliqué dans le mouvement nationaliste de sa région, il organise l'assemblée des patriotes tenue à Montmagny en 1837. Ses sympathies à l'égard des dirigeants patriotes le rendent suspect aux yeux des autorités anglaises, qui lancent un mandat de perquisition contre lui, lequel s'avère infructueux.

Taché délaisse ensuite la médecine et, croyant possible que les Canadiens français puissent tirer profit de l'union des Canadas, il s'engage dans la vie publique. Député de L'Islet de 1841 à 1846, il embrasse les principes des réformistes, désavoue le régime de l'Union et le pouvoir absolu du gouverneur, et s'affirme comme un défenseur du gouvernement responsable. Il dénonce la politique du gouvernement, qui, selon lui, néglige les intérêts du Canada-Est au profit du Canada-Ouest. Il doit abandonner son siège en 1846 lorsqu'il est nommé adjudant général adjoint de la milice du Canada-Est. Deux ans plus tard, il est nommé conseiller exécutif, commissaire des Travaux publics, puis conseiller législatif.

De 1848 à 1855, Taché fait partie de tous les gouvernements de la province du Canada, celui de Louis-Hippolyte La Fontaine et de Robert Baldwin, et ceux qu'Augustin-Norbert Morin dirige successivement avec Francis Hincks et Allan Napier MacNab. En 1855, il remplace Morin comme chef de la majorité parlementaire du Canada-Est et forme un ministère avec MacNab, puis un autre avec John Alexander Macdonald l'année suivante. Il démissionne de son poste de chef du gouvernement en 1857. Au cours de son mandat comme premier ministre, les principales réformes adoptées concernant le Canada-Est touchent les municipalités, les écoles, la milice, et le Code civil.

En 1860, Taché accepte de présider le Conseil de l'instruction publique et est aussi aide de camp du prince de Galles pendant son séjour au Canada. En 1864, au milieu d'une crise politique, il forme un ministère avec Macdonald qui ne survit qu'un mois. Il demeure toutefois en poste dans un ministère de coalition mis en place dans le but d'arriver à une réforme du système politique. En sa qualité de premier ministre, il veille à ce que les orientations du projet confédératif sauvegardent la nationalité, les institutions et les droits des Canadiens français. Il préside la Conférence de Québec, où les délégués des colonies adoptent les 72 résolutions qu'il fait par la suite adopter par le Conseil législatif. Il est ainsi l'un des Pères de la Confédération.

Il a publié Quelques réflexions sur l'organisation des volontaires et de la milice de cette province (1863).

Il est décédé à Montmagny le 30 juillet 1865. Il est inhumé dans le cimetière paroissial.

Il avait épousé à Québec, en 1820, Sophie Baucher dit Morency, fille de Joseph Baucher dit Morency, navigateur, et de Marie-Angélique Fraser.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec: de 1534 à nos jours: répertoire de noms propres. Montréal, Stanké, 2001. 1861 p.
DÉSILETS, Andrée. « Taché, sir Étienne-Paschal ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
HÉBERT, Yves. Étienne-Paschal Taché, 1795-1865 : le militaire, le médecin et l'homme politique. Québec, Éditions GID, 2006. 296 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tardivel, Jules-Paul

Né(e) le 2 septembre 1851
Décédé(e) le 24 avril 1905






Naissance - Mort : 1851 – 1905


BIOGRAPHIE




Né à Covington, dans l'État du Kentucky, le 2 septembre 1851, Jules-Paul Tardivel est le fils de Claude Tardivel, menuisier, et d'Isabella Brent.

Avec sa sœur, Tardivel est élevé par ses tantes, Emma et Frances-Isabella Brent, et par son oncle, l'abbé Julius Brent, à Saint-Luc-de-Danville dans l'État de l'Ohio. Il séjourne quelque temps à Mount Vernon, dans l'État de New York. Il étudie ensuite au séminaire de Saint-Hyacinthe avant 1873. Après un bref séjour aux États-Unis en 1873, il choisit de s'établir définitivement au Québec.

Conservateur et ultramontain, Tardivel collabore au Courrier de Saint-Hyacinthe, puis à La Minerve dès 1873. Il devient chroniqueur politique et critique littéraire pour le journal Le Canadien, à Québec, en 1874. Il fonde le journal La Vérité en 1881, un hebdomadaire indépendant, ultramontain et nationaliste qu'il dirige jusqu'en 1905. Dans ses articles, le journaliste prend position contre les rouges et contre l'émigration des Canadiens français vers les États-Unis. Il dénonce également la politique du gouvernement canadien dans sa gestion de la rébellion du Nord-Ouest, ce qui a pour effet de radicaliser sa position nationaliste.

Il est l'auteur de la biographie Vie du pape Pie IX [...] (1878) et de L'anglicisme voilà l'ennemi [...] (1880). Il publie Mélanges, ou recueil d'études religieuses, sociales, politiques et littéraires (1887) et une série d'articles intitulés Notes de voyage, dans le journal La Vérité, de 1888 à 1889. Son écrit le plus célèbre est toutefois le roman nationaliste Pour la patrie (1895) dans lequel il prône la séparation du Canada français.

Il est décédé à Québec, le 24 avril 1905.

Il avait épousé à Saint-Hyacinthe, en 1874, Henriette Brunelle, fille d'Antoine-Ambroise Brunelle.
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Notices bibliographiques :
BÉLANGER, Réal. « Tardivel, Jules-Paul ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pistard [En Ligne]. http://pistard.banq.qc.ca/
COURNOYER, Jean. La mémoire du Québec [En Ligne]. http://www.memoireduquebec.com/
HAMEL, Réginald, John HARE et Paul WYCZYNSKI. Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord. Montréal, Fides, 1989. 1364 p.
SAVARD, Pierre. « L'anglicisme, voilà l'ennemi, essai de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Mélanges, ou Recueil d'études religieuses, sociales, politiques et littéraires, de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Notes de voyage, de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Pour la patrie, roman de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.
SAVARD, Pierre. « Tardivel, Jules-Paul ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
SAVARD, Pierre. « Vie du pape Pie IX, ses oeuvres et ses douleurs, de Jules-Paul Tardivel ». LEMIRE, Maurice, dir. Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec. Tome I : Des origines à 1900. Montréal, Fides, 1980, s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tellier, Joseph-Mathias

Né(e) le 15 janvier 1861
Décédé(e) le 18 octobre 1952






Naissance - Mort : 1861 – 1952


BIOGRAPHIE






Né à Sainte-Mélanie, le 15 janvier 1861, fils de Zéphirin Tellier, cultivateur, et de Luce Ferland.

Étudia au Collège de Joliette et à l'Université Laval à Québec. Récipiendaire de la médaille d'or du gouverneur général. Admis au Barreau de la province de Québec le 31 juillet 1884. Créé conseil en loi de la reine le 9 juin 1889.

Exerça sa profession à Joliette où il pratiqua seul jusqu'en 1904. S'associa par la suite à Mes J. Émery Ladouceur et Robert Tellier.

Maire de Joliette de 1903 à 1910. Élu député conservateur dans Joliette en 1892. Réélu en 1897, en 1900, en 1904, en 1908 et en 1912. Chef de l'opposition du 2 mars 1909 au 16 février 1915. Ne s'est pas représenté en 1916.

Nommé juge à la Cour supérieure dans le district de Montréal le 9 septembre 1916. Nommé juge à la Cour du banc du roi en 1920. Juge en chef de la province de Québec de 1932 à 1942. Conseiller spécial du gouvernement sur les questions constitutionnelles en 1950.

Président de l'Institut canadien de Joliette de 1897 à 1902. Nommé membre du Conseil de l'instruction publique le 7 juillet 1905. Récipiendaire de doctorats honorifiques en lettres de l'Université Laval en 1904, en droit de l'Université de Montréal en 1906 et du Collège Bishop's en 1937. Fondateur de la Société historique de Joliette en 1929. Créé chevalier de l'Ordre de Pie IX en 1906 et de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George (sir) en 1934.

Décédé à Joliette, le 18 octobre 1952, à l'âge de 91 ans et 9 mois. Inhumé à Joliette, le 21 octobre 1952.

Avait épousé à Joliette, le 1er septembre 1885, Maria Désilets, fille de Joseph-Octave Désilets, protonotaire, et de Marie-Angélique Désilets.

Père de Maurice Tellier. Frère de Louis Tellier, député à la Chambre des communes de 1878 à 1882.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Viger, Denis-Benjamin

Né(e) le 19 août 1774
Décédé(e) le 13 février 1861






Naissance - Mort : 1774 – 1861


BIOGRAPHIE




Né à Montréal le 19 août 1774 et baptisé dans la paroisse de Notre-Dame, Denis-Benjamin Viger est le fils de Denis Viger, homme d'affaires et député, et de Périne-Charles (Charlotte) Cherrier.

Viger fait l'apprentissage du droit à compter de 1794, d'abord auprès de Louis-Charles Foucher, puis de Joseph Bédard et, enfin, de Jean-Antoine Panet. Il obtient sa commission d'avocat en 1799. Avocat et journaliste influent, tant par ses écrits que par son engagement patriotique, il est aussi un important propriétaire immobilier de la région de Montréal.

Député de Montréal-Ouest à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada, de 1808 à 1810, puis de Leinster de 1810 à 1816 et de Kent de 1816 à 1829, Viger est l'un des concepteurs de l'idéologie du Parti canadien. En 1822, il s'oppose avec vigueur au projet d'union du Bas et du Haut-Canada. Il est d'ailleurs l'un des trois délégués du Parti patriote envoyés en Angleterre en 1828 pour porter des demandes de réformes. Il est conseiller législatif de 1829 à 1831, agent de la Chambre d'assemblée en Angleterre de 1831 à 1834 et à nouveau conseiller législatif de 1834 jusqu'à la suspension de la Constitution, le 27 mars 1838. Étant l'un des chefs du Parti patriote au moment de la rébellion de 1837, Viger est emprisonné de novembre 1838 au à mai 1840.

Élu député de Richelieu à l'Assemblée législative de la province du Canada en 1841, il prend figure de chef antiunioniste et fait partie du groupe canadien-français. En décembre 1843, il forme un ministère avec William Henry Draper. Il préside le Conseil exécutif de 1843 ou 1844 à 1846. Élu député tory dans Trois-Rivières en 1845, il démissionne le 6 décembre 1847. Il fait à nouveau partie du Conseil législatif de 1848 à 1858.

Décédé à Montréal le 13 février 1861, Denis-Benjamin Viger est inhumé dans le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges.

Il avait épousé dans l'église de Notre-Dame de Montréal, en 1808, Marie-Amable Foretier, fille du seigneur Pierre Foretier et de Thérèse Legrand.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. Dictionnaire des parlementaires du Québec de 1764 à nos jours [En Ligne]. https://www.assnat.qc.ca/fr/membres/notices/index.html
LEFORT, André et Fernand OUELLET. « Viger, Denis-Benjamin ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
PARIZEAU, Gérard. La vie studieuse et obstinée de Denis-Benjamin Viger (1774-1861). Montréal, Fides, 1980. 330 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Vincent, Nicolas

Né(e) le 11 avril 1769
Décédé(e) le 31 octobre 1844






Naissance - Mort : 1769 – 1844


BIOGRAPHIE





Né à Jeune-Lorette (Wendake), le 11 avril 1769, Nicolas Vincent est le fils de Louis Vincent Sawantanan et de Louise Martin Thodatowan.

Vincent est le grand chef des Hurons de Lorette de 1810 à 1844. Tout au long de son mandat, il poursuit les démarches judiciaires, entamées en 1791, pour que les Hurons retrouvent la propriété de la seigneurie de Sillery, dont ils ne reçoivent plus les redevances depuis la suppression de la Compagnie de Jésus par le pape Clément XIV en 1773. Des pétitions sont envoyées à répétition aux gouverneurs qui se succèdent sans que le gouvernement donne suite à la requête des Hurons. En désespoir de cause, Vincent, accompagné des chefs du conseil Stanislas Koska et André Romain et du chef de guerre Michel Tsiewei, se rend en Angleterre en 1824 pour rencontrer le roi George IV. Les parlementaires, le secrétaire d'État aux Colonies, lord Bathurst, et le roi portent une oreille courtoise et attentive à leur réclamation.

En 1819, Vincent est le premier Huron à s'adresser officiellement à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Il y retourne ensuite à plusieurs reprises pour exposer les réclamations des Hurons à propos des terres de Sillery et les problèmes que rencontre sa nation au sujet des territoires de chasse. En 1829, à la demande du gouvernement de la colonie, il produit une carte, le plan Vincent, qui donne les limites territoriales des territoires de chasse des sept nations du Bas-Canada.

Tsa8enhohi veut dire « le vautour » ou « celui qui voit clair ».

Il est décédé à Jeune-Lorette, le 31 octobre 1844. Il est inhumé dans le cimetière des Hurons.

Il avait épousé à Jeune-Lorette, en 1794, Véronique Petit-Étienne; puis, toujours à Jeune-Lorette, en 1821, une prénommée Madeleine, veuve de Pierre-Jacques Thomas.
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Notices bibliographiques :
CHRÉTIEN, Yves. Surveillance archéologique 2002 dans le secteur historique du Vieux-Wendake et fouille extérieure à la maison Tsawenhohi (CfEu-7). Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ/Yves Chrétien/Conseil de la Nation huronne-wendat, 2003. 210 p.
PICARD, Stéphane. Grands Chefs de la Nation Huronne-Wendat [En Ligne]. http://www.wendake.com/chefs.html
SIOUI, Georges E. « Vincent, Nicolas ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
s.a. Identification de lieux, personnages ou thèmes d'importance historique nationale. Mémoire présenté dans le cadre du Projet de commémoration de l'histoire des Premières Nations. Wendake, Patrimoine Canadien/Parcs Canada, 1996. 73 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Barré, Charlotte

Né(e) le 1er mars 1620
Décédé(e) le 22 janvier 1701


Naissance - Mort : 1620 - 1701


BIOGRAPHIE



Née en mars 1620 à Azay (Azay-le-Rideau), en France, Charlotte Barré est la fille de Jacques Barré et de Nicole des Roches.

Appelée par la vie religieuse à l’âge de 13 ans, Charlotte Barré est dans l’incapacité de réaliser ses ambitions puisque, orpheline de père, sa mère n’a pas les moyens de payer sa dot. À la demande du jésuite Michel de Salin(s), elle se rend en 1639 au parloir des Ursulines de Tours, où elle rencontre Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, qui est à la recherche d’une nouvelle demoiselle de compagnie pour la suivre en Nouvelle-France. Elle accepte d’être au service de celle-ci, à condition que madame de La Peltrie assume d’ici quelques années les frais de son entrée en religion.

Charlotte Barré débarque à Québec le 1er août 1639, en même temps que Marie Guyart de l’Incarnation et deux autres ursulines venues y fonder un monastère. Elle emboite le pas de madame de La Peltrie et partage ses occupations, telles que la réalisation de diverses tâches domestiques pour les Ursulines. Elle accompagne cette dernière dans ses pérégrinations à Trois-Rivières en 1640, à Ville-Marie (Montréal) en 1642 et 1643, à Québec à l’hiver 1643, ainsi qu’au sein de la mission montagnaise de Tadoussac au printemps 1644. Cette année-là, les deux femmes rentrent définitivement à Québec, où elles résident dans une maison en pierres voisine du couvent des Ursulines.

Le 21 novembre 1646, Charlotte Barré entre comme novice aux côtés de madame de La Peltrie et de Catherine Lézeau. Elle fait donc partie des trois premières postulantes du monastère des Ursulines de Québec. Elle reçoit l’habit religieux le 8 septembre 1647 et prend le nom de Charlotte de Saint-Ignace. Sa profession, le 21 novembre 1648, est la première de l’histoire de la jeune communauté. Deux ans plus tard, lors de l’incendie du couvent, l’ursuline permet l’évacuation de jeunes filles prisonnières de leur chambre. Elle est aussi témoin, en 1686, du second incendie qui détruit son monastère.

Au cours de sa vie religieuse, Charlotte de Saint-Ignace œuvre à l’instruction des jeunes autochtones. Elle est également dépositaire de 1675 à 1682.

Elle est décédée à Québec le 22 janvier 1701.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une fille que Dieu avait prémuni de grâces dès sa jeunesse. Il l’avait doué d’un cœur tendre et compatissant sur la misère d’autrui, d’un esprit solide, prudent et sage, accompagné d’une heureuse mémoire, d’un bon sens, d’un courage magnanime [...] Elle aimait et chérissait la pauvreté, et ensuite elle se portait au travail comme étant l’apanage des pauvres. L’on ne la voyait jamais oisive, mais toujours travaillant pour le bien commun, n’ayant point d’intérêts particuliers. »
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Notices bibliographiques :
DEROY-PINEAU, Françoise. Madeleine de La Peltrie, amazone du nouveau monde : Alençon 1603-Québec 1671. Montréal, Bellarmin, 1992. 262 p.
OURY, Guy-Marie. « La troisième compagne de Marie de l’Incarnation : Charlotte Barré (1620-1701) ». Bulletin trimestriel de la Société archéologique de Touraine. Vol. XXXVII (1972), p. 61-68.
OURY, Guy-Marie. Madame de la Peltrie et ses fondations canadiennes. Québec, Presses de l’Université Laval, 1973. 158 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bataille, Anne

Né(e) le 1er janvier 1615
Décédé(e) le 8 juin 1669


Naissance - Mort : 1615 - 1669


BIOGRAPHIE



Née vers 1615 à Dieppe, en France, Anne Bataille est la fille d’un marchand de soie.

Appelée par la vie religieuse, Anne Bataille entre chez les Ursulines de Dieppe vers 1635. Elle prend le nom d’Anne de Saint-Laurent, puis fait sa profession en 1637. Deux ans plus tard, témoin du départ pour le Canada des mères Marie Guyart de l’Incarnation, Marie de Savonnières de La Troche de Saint-Joseph et Cécile Richer de Sainte-Croix, elle entretient dès lors le désir d’aller les rejoindre.

Anne de Saint-Laurent arrive à Québec en 1642. Première sœur converse de la communauté des Ursulines de Québec, ses tâches sont essentiellement d’ordre manuel. Elle se charge notamment de la boulangerie et de la lessive. Marie de l’Incarnation lui confit également la responsabilité de surveiller les pensionnaires autochtones et françaises durant les moments où les religieuses prennent part aux vêpres et aux matines. Lors de l’incendie qui détruit le monastère en 1650, elle rompt, avec l’aide de Marie de Saint-Joseph, la grille du cloitre, permettant à plusieurs enfants d’évacuer le bâtiment en flamme.

Elle est décédée à Québec le 8 juin 1669.

Marie de l’Incarnation rédige une notice nécrologique sur Anne de Saint-Laurent dans une lettre adressée aux communautés d’Ursulines en France, le 1er septembre 1669. Elle mentionne: « Je puis dire que c’était une fille accomplie en vertu et un parfait modèle d’une converse ursuline, qui trouve Dieu dans son travail, et qui dans toutes ses dévotions consacre et ses forces, et son corps, et sa vie aux emplois de la vie active, pour participer par ce moyen à l’instruction que les sœurs de chœur donnent à des âmes rachetées du sang du Fils de Dieu, pour l’achèvement de leur salut. [...] La nature l’avait avantagée d’un très beau naturel, d’un excellent jugement, d’une rare prudence, d’une douceur inaltérable, et d’une force d’esprit au-dessus du commun. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boullé, Hélène

Né(e) le 1er janvier 1598
Décédé(e) le 20 décembre 1654






Naissance - Mort : 1598 - 1654


BIOGRAPHIE




Née en 1598 à Paris, en France, Hélène Boullé est la fille de Nicolas Boullé, secrétaire de la Chambre du roi, et de Marguerite Alix.

Boullé se convertit à la religion catholique vers 1612. Entre 1620 et 1624, elle accompagne son époux, Samuel de Champlain, au Canada.

Elle devient veuve en 1635. Elle entre au monastère des Ursulines de Paris en 1645 et prend alors le nom de soeur Hélène de Saint-Augustin. Durant son noviciat, elle quitte le couvent pour fonder un monastère dans la ville de Meaux.

Elle est décédée à Meaux le 20 décembre 1654.

Elle avait épousé en 1610, Samuel de Champlain, navigateur et fondateur de la ville de Québec.
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Notices bibliographiques :
DESJARDINS, Marie-Paule. Dictionnaire biographique des femmes célèbres et remarquables de notre histoire. Montréal, Guérin, 2007. 600 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boullongne, Marie-Barbe de

Né(e) le 1er janvier 1618
Décédé(e) le 1er janvier 1685


Naissance - Mort : 1618 - 1685


BIOGRAPHIE



Née vers 1618 à Ravières, en France, Marie-Barbe de Boullongne (Marie-Barbe d’Ailleboust de Coulonge d’Argentenay) est la fille de Florentin de Boullongne et d’Eustache Quéan.

Après une guérison dite miraculeuse, Marie-Barbe d’Ailleboust de Coulonge d’Argentenay acquiesce au projet de son époux de partir pour la Nouvelle-France et de travailler à la conversion des Autochtones. Avec son mari et sa sœur, Philippine-Gertrude de Boullongne, elle joint la Société Notre-Dame de Montréal. À la suite d’un voyage difficile, elle arrive à Ville-Marie (Montréal) en 1643, après une courte escale à Québec.

À son arrivée à Ville-Marie, Marie-Barbe d’Ailleboust s’intéresse aux Autochtones et apprend rapidement les langues algonquiennes, afin de communiquer avec eux. Selon les annales de l’époque, elle s’occupe des pauvres femmes indigènes, qui lui vouent une profonde admiration. Elle est surnommée Chaouerindamaguetch par les Algonquins, ce qui signifie celle qui a pitié de nous dans notre misère.

Lorsque son mari est nommé gouverneur général de la Nouvelle-France, Marie-Barbe d’Ailleboust s’installe avec lui au château Saint-Louis à Québec. En 1653, elle obtient la permission maritale de consacrer sa vie à Dieu et d’entrer au monastère des Ursulines de Québec, où vit sa sœur. Après un mois difficile, elle retourne vivre avec son mari dans leur propriété de Coulonge. À la mort de ce dernier en 1660, elle retourne chez les Ursulines, mais ne peut se faire au règlement.

Avec le père Pierre-Joseph-Marie Chaumonot, Marie-Barbe d’Ailleboust fonde la Confrérie de la Sainte-Famille, d’abord à Ville-Marie dans les années 1662 et 1663, puis à Québec. Elle se dévoue auprès des malades et est une bienfaitrice de l’Hôtel-Dieu de Québec. En 1670, elle donne tous ses biens à cette institution et termine ses jours dans une petite maison voisine de l’hôpital.

Elle est décédée à Québec en 1685. Elle est inhumée dans l’ancien chœur des religieuses de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Elle avait épousé à Paris, en 1638, Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, militaire, ingénieur, gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, fils d’Antoine d’Ailleboust, conseiller ordinaire du prince de Condé, et de Suzanne Hotman.
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Notices bibliographiques :
GAGNON, Ernest. Louis d'Ailleboust. Montréal, Librairie Beauchemin Limité, 1942. 189 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne (Boulogne, Boulonge, Boullogne ou Boulongue), Marie-Barbe de (Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay) ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boullongne, Philippe-Gertrude de

Né(e) le 7 février 1605
Décédé(e) le 20 août 1667



Naissance - Mort : 1605 - 1667


BIOGRAPHIE


Baptisée vraisemblablement le 7 février 1605 à Ravières, en France, Philippe-Gertrude de Boullongne (Boulogne) est la fille de Florentin de Boullongne et d’Eustache Quéan (Quen, Queau).

En 1643, Philippe-Gertrude de Boullongne se joint à la Société de Notre-Dame de Montréal, une organisation à vocation pieuse formée à Paris dans l’intention de convertir les autochtones de la Nouvelle-France au catholicisme et de les sédentariser. Cette année-là, elle s’embarque à La Rochelle en compagnie de sa soeur Marie-Barbe et du mari de celle-ci, Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay.

Philippe-Gertrude de Boullongne arrive dans la colonie en 1643. Elle demeure pendant cinq ans à l’intérieur du fort de Ville-Marie (Montréal), dans la maison de d’Ailleboust et de sa sœur. Auprès du père Gabriel Druillettes, elle étudie les langues algonquine et huronne. À l’hiver 1645-1646, elle prête assistante à Jeanne Mance à l’Hôtel-Dieu. Lorsque son beau-frère est nommé gouverneur de la Nouvelle-France en 1648, elle s’établit avec le couple au château Saint-Louis à Québec, pour quelques semaines.

Appelée par la vie religieuse, Philippe-Gertrude de Boullongne entre au noviciat des Ursulines de Québec en 1648. Elle y reçoit les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation. L’année suivante, au moment de sa vêture, elle prend le nom de Philippe-Gertrude de Saint-Dominique. Elle effectue ensuite sa profession le 9 décembre 1650 et, à la fin du mois, elle assiste à l’incendie qui détruit le monastère de son ordre. Au sein de sa communauté, l’ursuline se livre notamment à l’instruction des Algonquines et des Huronnes.

Elle est décédée à Québec le 20 août 1667.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une fille de grande vertu, unie à Dieu, silencieuse, douce et débonnaire, charitable, patiente. Un flux hépatique qu’elle a porté plus de deux ans avant son décès en sont des preuves évidentes. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « C’était une fille fort intérieure, silencieuse, exacte et régulière, pieuse et charitable, d’une humeur douce et accommodante. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
DAVELUY, Marie-Claire. « Bibliographie de la Société de Notre-Dame de Montréal (1639-1663) accompagnée de notes historiques et critiques (suite) ». Revue d’histoire de l’Amérique française. Vol. 15, no 4 (1962), p. 611-616.
DEROY-PINEAU, Françoise. Jeanne Mance. De Langres à Montréal : la passion de soigner. Montréal, Bellarmin, 1995. 167 p.
GAGNON, Ernest. Louis d’Ailleboust. Montréal, Librairie Beauchemin Limité, 1942. 189 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne (Boulogne, Boulonge, Boullogne ou Boulongue), Marie-Barbe de (Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay) ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
ROY, Pierre-Georges. À travers l’histoire des Ursulines de Québec. Québec, 1939. s.p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bourdon, Anne

Né(e) le 29 août 1644
Décédé(e) le 4 novembre 1711



Naissance - Mort : 1644 - 1711


BIOGRAPHIE


Baptisée le 29 août 1644 à Québec, Anne Bourdon est la fille de Jean Bourdon, arpenteur, seigneur et procureur général de la Nouvelle-France, et de Jacqueline Potel. Elle est la sœur de Geneviève Bourdon de Saint-Joseph, religieuse ursuline.

Anne Bourdon entre comme pensionnaire chez les Ursulines de Québec en 1658, en raison de la crainte qu’entretient sa mère des incursions iroquoises. Appelée par la vie religieuse, elle intègre cette année-là le noviciat de la communauté, puis revêt l’habit sous le nom d’Anne de Sainte-Agnès. Elle est la première en Nouvelle-France à effectuer sa profession devant Mgr François de Laval, le 30 septembre 1660. La religieuse bénéficie de l’appui financier de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, qui paye sa dot.

Au sein de sa communauté, Anne de Sainte-Agnès apprend les langues autochtones auprès de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle assume les fonctions de portière, de cellérière, de robière, de dépositaire (1683-1691), de secrétaire du chapitre, de maitresse générale (1691-1694), de zélatrice (1694-1700), d’assistante (1703-1709), de sacristine et de maitresse des novices. Entre-temps, elle devient la première canadienne à se faire élire en 1700 au poste de supérieure, office qu’elle remplit jusqu’en 1703.

Elle a rédigé, de 1689 à 1711, les Annales du monastère des Ursulines de Québec, à la suite de l’incendie de 1686 qui a détruit le récit initial de l’histoire de sa communauté.

Elle est décédée à Québec le 4 novembre 1711.

Les Annales mentionnent à son sujet: « Cette chère sœur a été fort regrettée de toute notre communauté où elle été fort aimée pour sa vertu et sa sage conduite. Elle a rempli les principaux emplois ayant été supérieure, assistante, zélatrice, dépositaire, maitresse des novices et partout elle a fait paraître sa charité, son zèle, sa douceur. [...] Elle était une fille de communauté, ne s’épargnant point dans tous les travaux, employait fort bien son temps. Elle avait beaucoup de piété ».

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « C’était un bon esprit, un riche naturel, accommodante avec toutes les personnes avec qui elle était en office, laborieuse, charitable, excusante, avec une charité merveilleuse ».

Dans une lettre datée d’octobre 1668, Marie de l’Incarnation indique que les deux filles ursulines de Jean Bourdon sont « très-bonnes religieuses ».
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Notices bibliographiques :
CHABOT, Marie-Emmanuel. « Bourdon, Anne, dite de Sainte-Agnès ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Archives du Monastère des Ursulines de Québec (document 1/A1,2,1,1). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bourdon, Geneviève

Né(e) le 24 novembre 1638
Décédé(e) le 13 décembre 1700


Naissance - Mort : 1638 - 1700


BIOGRAPHIE



Baptisée le 24 novembre 1638 à Québec, Geneviève Bourdon est la fille de Jean Bourdon, arpenteur, seigneur et procureur général de la Nouvelle-France, et de Jacqueline Potel. Elle est la sœur d’Anne Bourdon de Sainte-Agnès, religieuse ursuline.

Geneviève Bourdon entre au pensionnat des Ursulines de Québec vers 1646 et devient la première élève de Marie Guyart de l’Incarnation. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté en 1652, puis prend le nom de Marie de Saint-Joseph. Le 25 novembre 1654, elle effectue sa profession, traçant la voie aux Canadiennes désireuses de prononcer leurs vœux en tant qu’ursuline.

Au sein de sa communauté, Marie de Saint-Joseph œuvre comme enseignante à partir 1654. Elle occupe également les fonctions de maitresse générale des classes, de première portière, de zélatrice de 1691 à 1694, d’assistante de 1694 à 1700 et de maitresse des novices en 1700. Cette année- là, à la suite du départ pour Trois-Rivières de la supérieure Marie Lemaire des Anges, elle dirige brièvement les Ursulines de Québec, le temps que soit élue une nouvelle supérieure.

Elle est décédée à Québec le 13 décembre 1700.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle avait la conscience tendre et timorée, une grande crainte de Dieu et horreur de tout ce qui lui peut déplaire. Elle était très zélée pour la régularité et très exacte à la garde des règles. C’était une fille d’ordre, soit dans l’acquit de ses exercices spirituels que dans les offices qui lui étaient confiés, dont elle s’acquittait parfaitement étant soigneuse, propre et vigilante ».

Dans une lettre datée d’octobre 1668, Marie de l’Incarnation indique que les deux filles ursulines de Jean Bourdon sont « très-bonnes religieuses ».
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boutet, Marie

Né(e) le 1er octobre 1644
Décédé(e) le 8 janvier 1701



Naissance - Mort : 1644 - 1701


BIOGRAPHIE



Née en octobre 1644 à Xaintes (Saintes), en France, Marie Boutet est la fille de Martin Boutet de Saint-Martin, arpenteur, et de Catherine Deschamps (Soulage).

Marie Boutet étudie en 1656 chez les Ursulines de Québec, où elle suit les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle bénéficie de l’appui financier de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie qui assume les frais de sa pension. Appelée par la vie religieuse, elle entre au noviciat de la communauté le 15 septembre 1658, avant de prendre le nom de Marie de Saint-Augustin l’année suivante. Elle effectue sa profession le 30 septembre 1660 devant Mgr François de Laval.

Au cours de sa vie religieuse, Marie de Saint-Augustin est enseignante auprès des jeunes françaises et autochtones. Elle œuvre également à la sacristie, à l’apothicairerie et à l’infirmerie. En 1686, elle assiste à l’incendie qui détruit son monastère.

Elle est décédée à Québec le 8 janvier 1701.
Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle aimait et zèlait surtout à l’instruction des filles sauvages comme étant le caractère particulier des Ursulines de Canada. [...] Elle s’est portée d’une charité sans pareille à soulager notre seigneur en ses sœurs malades, étant infatigable en ce travail, ayant exercé plusieurs années les offices de pharmacienne et infirmière tout ensemble, étant nuit et jour sur pied pour les soulager [...] C’était une fille extrêmement propre, ménagère, vigilante et laborieuse se portant volontiers à soulager et à aider nos sœurs converses dans leurs travaux. Elle était très dévote à la très Sainte Vierge. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bruneau, Julie

Né(e) le 9 janvier 1795
Décédé(e) le 18 août 1862





Naissance - Mort : 1795 - 1862


BIOGRAPHIE




Née le 19 janvier 1795 à Québec, Julie Bruneau est la fille de Pierre Bruneau, marchand et homme politique, et de Marie-Anne Robitaille.

Bruneau étudie au couvent des Ursulines à Québec avant de marier, en 1818, Louis-Joseph Papineau, député et futur orateur de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada. À la suite de son mariage, elle s’établit à Montréal où elle donne naissance à neuf enfants.

Bruneau soutient la cause des patriotes. Elle suit son mari aux États-Unis puis à Paris de 1839 à 1842, alors que ce dernier, chef des patriotes, est en exil après les rébellions de 1837-1838. De retour dans la province du Canada, le couple s’établit dans la seigneurie de La Petite-Nation durant les années 1850, dans le manoir que Papineau y fait construire.

Au cours des années, Bruneau entretient une importante correspondance avec son mari. Ses lettres témoignent de la vie domestique d’une famille bourgeoise du XIXe siècle et des événements politiques auxquels sont mêlés les Papineau.

Elle est décédée à Montebello le 18 août 1862. Elle est inhumée dans la chapelle funéraire Louis-Joseph-Papineau.

Elle avait épousé à Québec, en 1818, Louis-Joseph Papineau, fils de Joseph Papineau, arpenteur et notaire, et de Rosalie Cherrier.
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Notices bibliographiques :
AUBIN, Georges, dir., Renée BLANCHET, dir. et Louis-Joseph PAPINEAU. Lettres à Julie. Sillery, Septentrion, 2000. 812 p.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Pistard [En Ligne]. http://pistard.banq.qc.ca/
OUELLET, Fernand. « Papineau, Louis-Joseph ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chauvigny, Marie-Madeleine de

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 18 novembre 1671







Naissance - Mort : 1603 - 1671


BIOGRAPHIE





Née en 1603 à Alençon, en France, Marie-Madeleine de Chauvigny (baptisée Marie-Madeleine Cochon de Vaubougon) est la fille de Guillaume de Chauvigny, seigneur, et de Jeanne du Bouchet.

Vers 1620, malgré son attrait pour le cloître, Marie-Madeleine de Chauvigny se voit contrainte par son père d'épouser Charles de Gruel, seigneur de La Peltrie. Veuve quelque cinq années plus tard, elle hésite alors entre conserver son état séculier ou entrer en religion, et choisit la première option.

À la suite de la lecture des Relations des Jésuites de 1635, madame de La Peltrie s'anime du projet de s'établir en Nouvelle-France, d'y ériger une maison sous son patronage et de se consacrer au service des jeunes Amérindiennes. Pour pacifier son père, qui souhaite plutôt la voir se remarier, elle se met d'accord avec Jean de Bernières de Louvigny, futur procureur des Ursulines de Québec et fondateur de l'Ermitage de Caen, pour feindre leur engagement.

Grâce au père Joseph-Antoine Poncet de La Rivière, madame de La Peltrie fait la connaissance de l'ursuline Marie Guyart, dite Marie de l'Incarnation, avec qui elle partage le même projet missionnaire. Elle se fait complice de cette dernière et s'engage par contrat à financer l'implantation des Ursulines à Québec. Après avoir affronté plusieurs objections, elle obtient, auprès de la Compagnie des Cents Associés, la permission de se rendre en Nouvelle-France à la condition d'affréter un navire à ses frais. Avant son départ, elle est invitée à la cour de Saint-Germain-en-Laye afin de rencontrer la reine de France, Anne d'Autriche, qui lui promet son aide.

Madame de La Peltrie débarque à Québec le 1er août 1639, accompagnée de Marie de l'Incarnation, de deux autres ursulines et d'une jeune servante. Le lendemain de son arrivée, elle rencontre les familles algonquiennes accueillies par les Jésuites sur leurs terres de Sillery (Québec). Elle s'installe avec les Ursulines dans une petite maison située tout près du quai et reçoit six filles amérindiennes envoyées par les Jésuites afin de poursuivre leur instruction.

Au printemps 1641, à la suite de deux ans de démarches, madame de La Peltrie pose la première pierre du monastère érigé en Haute-Ville. L'année suivante, la fondatrice séculière des Ursulines quitte Québec et accompagne Jeanne Mance ainsi que Paul de Chomedey de Maisonneuve à Ville-Marie (Montréal). Elle espère y fonder un nouvel établissement pour l'ordre de Sainte-Ursule. Elle participe à tous les événements religieux et essaie de créer des liens avec les Amérindiens pour faciliter leur conversion. Après de nombreux efforts, les Algonquins désertent le poste de Ville-Marie, devenu une cible des Iroquois.

Fin 1643, madame de La Peltrie répond aux appels urgents des Ursulines de Québec, qui, depuis son départ 18 mois plus tôt, sont en difficultés financières. Elle revient donc auprès de la communauté maintenant installée dans son nouveau monastère. En 1644, elle se fait construire une résidence à proximité. Elle y reçoit les élèves des classes externes, loge les religieuses lors de l'incendie de leur maison en 1650 et accueille le premier évêque de Québec, Mgr François de Laval, de 1659 à 1661.

Madame de La Peltrie est admise au noviciat des Ursulines de Québec à son ouverture en 1646. Après quelque temps, elle revient toutefois à ses habits séculiers tout en demeurant dans la communauté et en suivant les observances monastiques. Les 18 dernières années de sa vie, elle occupe la fonction de lingère.

Elle est décédée à Québec le 18 novembre 1671. Elle est inhumée au monastère des Ursulines-de-Québec.

Elle avait épousé à Alençon, vers 1620, Charles de Gruel, seigneur de La Peltrie, fils d'Emmanuel-Philibert de Gruel, seigneur de Thouvois, et de Jeanne d'O.
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Notices bibliographiques :
CHABOT, Marie-Emmanuel. « Chauvigny, Marie-Madeleine de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec. Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec [En Ligne]. http://www.patrimoine-religieux.com/
DEROY-PINEAU, Françoise. Madeleine de La Peltrie, amazone du nouveau monde : Alençon 1603-Québec 1671. Montréal, Bellarmin, 1992. 262 p.
DUPUY, Paul. Madame de La Peltrie. Montréal, Cadieux & Derome, 1887. 78 p.
JAENEN, Cornelius J. « La Peltrie, Marie-Madeleine de Gruel de ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/
OURY, Guy-Marie. Madame de la Peltrie et ses fondations canadiennes. Québec, Presses de l'Université Laval, 1973. 158 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Compain, Anne

Né(e) le 1er janvier 1644
Décédé(e) le 1er janvier 1680



Naissance - Mort : 1644 - 1680


BIOGRAPHIE



Appelée par la vie religieuse, Anne Compain entre chez les Ursulines de Tours, où elle prend le nom d’Anne de Sainte-Cécile, puis effectue sa profession vers 1634. Quelques années plus tard, elle quitte sa communauté pour rejoindre les Ursulines de Québec.

Le 14 juillet 1644, Anne de Sainte-Cécile arrive à Québec en compagnie de mère Anne Le Boutz de Notre-Dame. Ayant de la difficulté à s’adapter à sa nouvelle communauté, elle retourne à Tours en 1656.

Elle est décédée en France avant 1680.

Les actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : « La sœur Anne Compain de Ste Cécile, professe de Tours, était âgée d’environ dix ans de profession lorsqu’elle vint en ce pays en l’année 1644. Le 14 juillet qu’elle arriva et fut reçue avec joie en cette maison où, ayant demeuré environ onze ans, ne pouvant s’accommoder au climat qui nuisait à sa santé, avec la permission des supérieurs, laissa cette communauté. »

Dans une lettre datée de la fin de l’année 1655, Marie de l’Incarnation indique: « Il est vrai que ce m’est une affliction des plus sensibles que j’ai soufferte en ce pays de croix, de perdre cette chère mère, tant pour son mérite qu’à cause des conséquences qui en peuvent arriver; mais j’ai au moins cette consolation dans ma peine, qu’elle s’en retourne avec honneur, et qu’elle laisse en cette maison une bonne odeur de vertu: pendant tout le temps qu’elle a été dans cette communauté, elle s’est très-bien comportée, et même à son départ elle a édifié tout le monde n’ayant rien fait en cette occasion qu’avec le conseil des supérieurs et des personnes sages. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Comtois, Mélina

Né(e) le 11 février 1863
Décédé(e) le 28 octobre 1917






Naissance - Mort : 1863 - 1917


BIOGRAPHIE





Née le 11 février 1863 à Saint-Jean-de-Matha, Mélina Comtois est la fille d’Évariste Comtois, cultivateur, et d’Odile Boucher.

Comme beaucoup de familles canadiennes-françaises de l’époque, la famille Comtois s’établit à Lowell, au Massachussetts, où les possibilités d’emploi sont meilleures. Mélina rencontre Louis Cyr lors d’un bal. Peu de temps après, elle retourne à Saint-Jean-de-Matha avec sa famille. Cyr ne tarde pas à la rejoindre et le couple se marie en 1882.

En 1883, Comtois et son mari retournent vivre quelque temps à Lowell pour améliorer leur situation financière. La population franco-américaine est déjà au fait des exploits de Cyr. Celui-ci se fait rapidement offrir une tournée promotionnelle dans les Maritimes. Comtois y accompagne son mari. La même année, les Cyr s’établissent à Sainte-Cunégonde (Montréal), puis Comtois accouche de son premier enfant.

En 1886, Comtois se retrouve au coeur d’un conflit qui oppose son mari à son ancien courtisan David Michaud, l’homme le plus fort du Canada. Lorsque Michaud entend parler des exploits de force de Cyr, il provoque ce dernier en duel. Cyr le bat aisément au lever de la pierre et devient alors officiellement l’homme le plus fort du Canada.

Par la suite, Comtois suit son mari dans ses tournées. Vers 1889, le couple fonde un cirque qui parcourt le Canada et les États-Unis. Comtois demeure la compagne fidèle qui épaule son mari, jusqu’à ce qu’il décède en 1912.

Elle est décédée à Saint-Jean-de-Matha le 28 octobre 1917. Elle est inhumée dans la même ville.

Elle avait épousé à Saint-Jean-de-Matha, en 1882, Louis Cyr, homme fort, fils de Pierre Cyr et de Philomène Berger; puis à Verdun (Montréal), en 1917, Germain Martin.
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Notices bibliographiques :
Ancestry.com Operations Inc. Ancestry.ca [En Ligne]. http://www.ancestry.ca/
Bibliothèque et Archives Canada. « Louis Cyr, l’homme le plus fort au monde ». Les collections numérisées du Canada. [En Ligne]. http://epe.lac-bac.gc.ca/100/205/301/ic/cdc/louiscyr/menu.htm
CLOUTIER, Richard. Louis Cyr : la marque d’un géant. Montréal, Lidec, 2013. 59 p.
CYR, Céline. « Cyr, Louis ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
WEIDER, Ben. Louis Cyr, l’homme le plus fort du monde. Montréal-Nord, vlb éditeur, 1976. 173 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Couillard, Louise

Né(e) le 30 janvier 1625
Décédé(e) le 23 novembre 1641


Naissance - Mort : 1625 - 1641


BIOGRAPHIE


Baptisée le 30 janvier 1625 à Québec, Louise Couillard est la fille de Guillaume Couillard de Lespinay, charpentier, matelot et cultivateur, et de Guillemette Hébert. Elle est la petite-fille de Louis Hébert, apothicaire et premier colon à tirer sa subsistance du sol.

Elle est décédée à Québec le 23 novembre 1641. Elle est inhumée dans la même ville.

Elle avait épousé à Québec, en 1637, Olivier Letardif, interprète, commis général de la Compagnie des Cent-Associés, procureur général et spécial de la Compagnie de Beaupré et juge prévôt de la seigneurie de la Côte-de-Beaupré, fils de Jean Letardif et de Clémence Houart.
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Notices bibliographiques :
COUILLARD-DESPRÉS, Azarie-E. Louis Hébert : premier colon canadien et sa famille. Paris, Société Saint-Augustin : Desclée de Brouwer, 1913. 152 p.
JETTÉ, René. Dictionnaire généalogique des familles du Québec des origines à 1730. Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1983. s.p.
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
TRUDEL, Marcel. « Letardif, Olivier ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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David, Françoise

Né(e) le 13 janvier 1948
Toujours en vie.






Naissance: 1948


BIOGRAPHIE





Née à Montréal en 1948, fille de Paul David, médecin, et de Nellie Maillard.

Obtint un baccalauréat en service social à l'Université de Montréal en 1972.

Fut organisatrice communautaire au Centre des services sociaux de Montréal de 1972 à 1986. Coordonnatrice du Regroupement des centres de femmes du Québec de 1987 à 1994. Présidente de la Fédération des femmes du Québec de 1994 à 2001. En 2002, fut organisatrice contractuelle au sein de l'organisme Au bas de l'échelle et fondatrice du mouvement citoyen D'abord solidaires. Permanente au sein de ce mouvement jusqu'en 2006. Fondatrice, porte-parole féminine et permanente au sein du mouvement politique Option citoyenne de 2004 à 2006.

Syndicaliste au sein du syndicat du Centre des services sociaux et de la Fédération des affaires sociales, Confédération des syndicats nationaux (CSN) de 1977 à 1984. Organisatrice de la Marche des femmes contre la pauvreté Du pain et des roses en 1995. Organisatrice de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence en 2000.

Devint coporte-parole de Québec solidaire en 2006. Candidate défaite de ce parti dans Gouin en 2007 et en 2008. Élue en 2012. Réélue en 2014. Démissionna le 19 janvier 2017.

Faite chevalier de l'Ordre national du Québec en 1999. Récipiendaire du Prix Personne en 2002.

Publia Bien commun recherché. Une option citoyenne en 2004 et De colère et d'espoir en 2011.

Arrière-petite fille de Laurent-Olivier David. Petite-fille d'Athanase David. Sœur d'Hélène David. Son père fut sénateur de 1985 à 1994.

Source : Assemblée nationale du Québec



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Dieu, Marie

Né(e) le 1er octobre 1632
Décédé(e) le 21 décembre 1708



Naissance - Mort : 1632 - 1708


BIOGRAPHIE



Née en octobre 1632 à Nointel, en France, Marie Dieu est la fille de Charles Dieu Garanier et de Philippe Thibolle.

Appelée par la vie religieuse, Marie Dieu entre au noviciat des Ursulines de Paris en 1653. L’année suivante, elle prend le nom de Marie de la Résurrection. Elle fait sa profession le 29 juin 1656. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Paris, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie de la Résurrection débarque à Québec en compagnie des mères Marie Lemaire des Anges, Marie Drouet de Jésus et Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Sœur converse, Marie de la Résurrection a la responsabilité de diverses tâches manuelles.

Elle est décédée à Québec le 21 décembre 1708.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Depuis son arrivée jusqu’à sa mort, elle s’est appliquée infatigablement à procurer le bien et à tous les travaux de sa condition sans s’épargner. Elle avait un esprit pacifique qui ne se plaignait jamais de personne, mais excusait toujours le prochain. Elle avait une grande fidélité à s’acquitter de ses exercices de piété, un grand respect pour ses supérieurs et supérieures. Elle était infatigable dans le travail zélé du bien commun, et très dégagée des siens propres. En un mot, elle possédait toutes les vertus de son état. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Entrées, vêtures et professions depuis l’origine de la maison jusqu’en 1787. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,5). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des soeurs converses ursulines de Paris, 1614-1789. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dodier, Marie

Né(e) le 27 janvier 1643
Décédé(e) le 3 juin 1710



Naissance - Mort : 1643 - 1710


BIOGRAPHIE



Baptisée le 27 janvier 1643 à Igé, en France, Marie Dodier est la fille de Sébastien Dodier et de Marie Belhomme.

Marie Dodier arrive au Canada vers 1644. Elle intègre le pensionnat des Ursulines de Québec le 16 août 1653, son père ayant payé sa pension pour trois ans avant de retourner en France. Appelée par la vie religieuse, elle entre au noviciat de la communauté en 1657. Elle prend le nom de Marie de la Passion en 1658, puis effectue sa profession le 4 mars 1660.

Au cours de sa vie religieuse, Marie de la Passion est une sœur converse. Ses tâches sont essentiellement d’ordre manuel. Elle assiste au fil des ans à de dures épreuves qui affectent les Ursulines de Québec, dont la mort de leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et celle de leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse est également témoin de l’incendie qui détruit le monastère de son ordre en 1686.

Elle est décédée à Québec le 3 juin 1710.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Ayant toute sa vie rempli dignement les fonctions de son état, nous pouvons dire sans exagération qu’elle a parfaitement rempli les fonctions de son état et que très difficilement en pouvons nous trouver une pareille. Dès l’âge de onze ans, elle fut mise à aider nos sœurs converses dans leurs travaux et, depuis ce temps-là jusqu’à sa mort, elle a toujours soutenu le faix du travail sans jamais se relâcher, se portant avec joie et charité à soulager tout le monde n’attendant pas qu’on la prie, mais prévenant avec un cœur et un visage ouvert les personnes qui avaient besoin de son assistance. [...] Elle possédait parfaitement l’esprit de sa vocation étant laborieuse, humble et charitable, fidèle à la garde de ses règles et disposée à obliger tout le monde, ne se plaignant jamais d’avoir trop d’occupation, fuyant l’oisiveté et étant toujours prévenante dans les travaux communs. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Drouet, Marie

Né(e) le 24 juin 1637
Décédé(e) le 26 octobre 1709



Naissance - Mort : 1637 - 1709


BIOGRAPHIE



Née le 24 juin 1637 à Bourges, en France, Marie Drouet est la fille de Jean Drouet, avocat, et de Marie Balsagette.

Appelée par la vie religieuse, Marie Drouet entre au monastère des Ursulines de Bourges, où elle est admise au noviciat vers 1650. Elle prend ensuite le nom de Marie de Jésus, puis effectue sa profession en 1652. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr Jean de Montpezat de Carbon, archevêque de Bourges, qui lui permet de quitter son couvent.

Le 19 septembre 1671, Marie de Jésus débarque à Québec en compagnie des sœurs Marie Lemaire des Anges, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph. À titre d’infirmière, elle prend soin de Marie de l’Incarnation jusqu’à sa mort en 1672. Au fil des ans, elle remplit différentes fonctions au sein des Ursulines de Québec. Supérieure de 1682 à 1688, elle lance les travaux de reconstruction du monastère, ravagé par les flammes en 1686. Elle œuvre également en tant que maitresse des novices de 1691 à 1694, maitresse générale des pensionnaires en 1694, dépositaire de 1694 à 1697 et assistante de 1700 à 1703.

Lorsque les Ursulines fondent un second monastère à Trois-Rivières en 1697, elle est élue supérieure de la communauté naissante. Cette année-là, elle se rend dans la cité de Laviolette, où elle a la responsabilité d’y établir une école et un hôpital. Elle rentre au monastère de Québec en 1700, à l’appel de Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, et y demeure jusqu’à son retour à Trois-Rivières en 1703. Durant les six années qui suivent, elle se retrouve une fois de plus à la tête de la communauté trifluvienne.

Elle est décédée à Trois-Rivières le 26 octobre 1709. Elle est inhumée dans la même ville, sous la chapelle des Ursulines.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une très bonne religieuse et bien capable de servir la religion dans tous ces emplois. Entendue dans les affaires, un bon esprit droit et propre à maintenir la paix dans une communauté, dont elle portait les intérêts et ne s’est point épargnée pour l’acquit des emplois qu’on a confiés à ses soins pendant les 38 années accomplies qu’elle a passées en ce pays, où elle a été presque toujours dans les premières charges ayant été supérieure, assistante, dépositaire, maitresse des novices, maitresse générale des classes et secrétaire du chapitre, première portière, infirmière des religieuses. [...] Elle avait une dévotion au saint Enfant Jésus. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
GERMAIN, Thérèse. Autrefois, les ursulines de Trois-Rivières : une école, un hôpital, un cloître. Québec, Anne Sigier, 1997. 343 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
Soeur Marguerite-Marie. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Trois-Rivières, P. V. Ayotte, 1888. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,6). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Duquet, Agnès

Né(e) le 6 décembre 1648
Décédé(e) le 4 avril 1702



Naissance - Mort : 1648 - 1702


BIOGRAPHIE



Baptisée le 6 décembre 1648 à Québec, Agnès Duquet est la fille de Denis Duquet, soldat et seigneur, et de Catherine Gauthier.

Agnès Duquet entre durant un mois au pensionnat des Ursulines de Québec en 1657, par crainte des Iroquois. Deux ans plus tard, elle retourne en pension, où elle séjourne par intermittence. Elle bénéficie notamment de l’aide financière consentie par Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté le 2 juillet 1667, puis prend le nom d’Agnès de la Nativité. L’ursuline effectue sa profession le 3 juillet 1669.

Quelques années après qu’Agnès de la Nativité ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice madame de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Agnès de la Nativité œuvre comme cellérière, portière, infirmière, robière, lingère, maitresse des classes et maitresse générale des pensionnaires (1697-1702). Elle développe par ailleurs des habiletés pour la dorure, au contact de certaines ursulines venues de France.

Elle est décédée à Québec le 4 avril 1702.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette chère sœur avait un très bon naturel de l’esprit, un bon jugement, adroite et intelligente, et avait toutes les qualités requises pour remplir avec succès toutes les fonctions d’une bonne religieuse ursuline. Sa vertu particulière et qui faisait comme son propre caractère était l’humilité [...] Pieuse et dévote, elle avait une conscience tendre et délicate [...] Son amour et son zèle pour le bien commun lui a fait consumer sa vie et sa santé à travailler sans relâche et prenant même sur le repos de la nuit pour avancer ses ouvrages, car dans les moments que ses emplois lui laissaient libres, elle s’employait à dorer et graver des ciboires, des figures de la Sainte Vierge, des chandeliers et vases à fleurs et autres ouvrages. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Flécelles, Marguerite de

Né(e) le 28 mai 1614
Décédé(e) le 3 juin 1695



Naissance - Mort : 1614 - 1695


BIOGRAPHIE



Née le 28 mai 1614 à Paris, Marguerite de Flécelles est la fille de Jacques de Flécelles, conseiller du roi et trésorier des ponts et chaussées de France, et d’Anne de la Ville.

Marguerite de Flécelles entre d’abord comme pensionnaire chez les Ursulines de Paris en 1626, avant d’entreprendre son noviciat trois ans plus tard. Ses parents étant décédés, c’est son oncle qui, à titre de tuteur, s’engage à payer sa dot. En 1630, elle prend l’habit religieux sous le nom de Marguerite de Saint-Athanase. Elle est ensuite reçue professe le 3 juin 1632. Répondant à l’appel des Ursulines de Québec qui souhaitent augmenter leurs effectifs, elle quitte sa communauté le 8 mars 1640. Elle s’embarque à Dieppe, poursuivant l’objectif d’aider à l’établissement d’un séminaire pour les petites autochtones au Canada.

Arrivée à Québec en juillet 1640 en compagnie de mère Anne Le Bugle de Sainte-Claire, Marguerite de Saint-Athanase rejoint les trois ursulines qui y sont installées depuis peu. Elle commence alors l’apprentissage des langues autochtones. Au sein de sa communauté, elle occupe diverses charges, dont assistante (1654-1657, 1663-1669, 1678-1685), zélatrice (1685-1691), maitresse des novices et maitresse générale des pensionnaires.

Marguerite de Saint-Athanase est la première, en 1645, à assumer la fonction de supérieure, après les deux mandats initiaux de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle dirige les Ursulines de Québec en alternance avec cette dernière, soit de 1645 à 1651, de 1657 à 1663 et de 1669 à 1675. Sept ans plus tard, elle demande à Mgr François de Laval qu’on la dispense de figurer une fois de plus parmi les candidates à ce poste.

Au fil des ans, Marguerite de Saint-Athanase joue un rôle important dans les moments difficiles que traverse sa communauté. Lors de l’incendie qui détruit le monastère en 1650, elle ouvre les portes, permettant aux autres religieuses de sortir indemnes du bâtiment en flamme. En 1672, elle assiste à la mort de Marie de l’Incarnation et prend la responsabilité d’en informer les supérieures françaises de son ordre.

Elle est décédée à Québec le 3 juin 1695.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : « Son amour et tendresses envers toutes ses sœurs la rendait la mère universelle et la consolation des affligées se faisant un vrai plaisir d’aider et soulager toutes celles qu’elle croyait en avoir besoin. Autant qu’elle méprisait les maux qu’elle souffrait jugeant que l’on avait trop de compassion d’elle, autant avait-elle d’empressement et de charité à procurer le soulagement aux autres ne trouvant jamais les maux des autres petits. Elle aimait le travail et l’on n’a pas pu la dispenser des travaux communs comme servir en table, balayer, laver les écuelles, même la lessive. »

Dans une lettre datée du 14 septembre 1645, Marie de l’Incarnation complimente Marguerite de Saint-Athanase, nouvellement élue supérieure: « C’est une très-digne et vertueuse religieuse, qui passa en Canada la seconde année de notre établissement: remerciez s’il vous plaît notre Seigneur de nous l’avoir donnée. »
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Notices bibliographiques :
Mère Sainte-Croix. Glimpses of the Monastery. Scenes from the History of the Ursulines of Quebec during two hundred years, 1639-1839. Québec, L. J. Demers et Frère, 1897. s.p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gasnier, Anne

Né(e) le 1er janvier 1611
Décédé(e) le 27 juin 1698



Naissance - Mort : 1611 - 1698


BIOGRAPHIE



Anne Gasnier est principalement connue comme l’accompagnatrice des Filles du roi au cours des années 1660. Elle fait plusieurs voyages en France pour recruter des filles désireuses de fonder un foyer au Canada puis leur fournit, à Québec, gîte et couvert.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Gérin-Lajoie, Marie

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.





Naissance - Mort : 1890 – 1971


BIOGRAPHIE




Marie Gérin-Lajoie, féministe, pionnière du travail social et fondatrice de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil (née le 9 juin 1890 à Montréal, Québec; décédée le 7 janvier 1971 à Montréal, Québec). Elle est la fille de Marie Gérin-Lajoie (née Lacoste), une pionnière de la défense des droits des femmes au Québec. Elle est la première Canadienne française à décrocher un baccalauréat ès arts (1911).



Une famille engagée

Marie Gérin-Lajoie est issue d’une famille de la bourgeoisie canadienne-française très engagée intellectuellement, socialement et politiquement dans son milieu. Son père, Henri Gérin-Lajoie, un avocat de Montréal, est le fils du poète Antoine Gérin-Lajoie, le petit-fils du journaliste Étienne Parent et le frère du sociologue Léon Gérin. Sa mère, Marie Lacoste (aussi appelée Marie Gérin-Lajoie), est une pionnière de la défense des droits des femmes au Québec (voir Mouvement des femmes). Avec Caroline Béïque, elle fonde la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (1907) qui rassemble des femmes francophones d'organismes professionnels et de bienfaisance. La FNSJB participe à certaines luttes féministes comme l’accès des femmes aux études supérieures (voir Histoire de l’éducation) et la réforme du Code civil.

Ses tantes, Justine et Thaïs Lacoste, sont aussi d'actives réformatrices sociales. Ainsi, Justine Lacoste-Beaubien fonde aux côtés d’Irma Levasseur, première femme médecin canadienne-française, l’hôpital Sainte-Justine pour enfants de Montréal. Journaliste, Thaïs Lacoste-Frémont est très engagée dans le combat pour le droit de vote des femmes. Envoyée en 1932 à titre déléguée canadienne à la Société des Nations, elle est la première Canadienne française à occuper un poste officiel au Canada.



La première bachelière canadienne-française

Convaincue de l’importance de l’éducation chez les filles et partisane de l’accès des femmes aux études supérieures, Marie Lacoste fera tout en son pouvoir pour que sa fille poursuive ses études aussi longtemps qu’elle le souhaite. En 1908, Lacoste participe à la fondation de l’École d’enseignement supérieur. Affilié à l’Université Laval de Montréal (devenue l’Université de Montréal), ce premier collège classique pour filles est placé sous la direction des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. Marie Gérin-Lajoie qui fréquente l’établissement devient, en 1911, la première bachelière ès arts d’origine canadienne-française à décrocher ce diplôme au Québec. Elle se classe même première à l’échelle provinciale devant ses collègues masculins.

Toutefois, comme les femmes ne sont toujours pas admises dans les universités francophones, Marie Gérin-Lajoie décide de s’initier elle-même aux sciences sociales par la lecture de nombreux ouvrages. Elle écrit dans La Bonne Parole, le journal de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et s’engage activement au sein de cet organisme. En 1918, elle s’exile aux États-Unis et s’inscrit à l’Université Columbia de New York en service social.



La fondation de l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil

À son retour au pays, Marie Gérin-Lajoie travaille auprès des familles défavorisées de Montréal et crée un département de service social au sein de l’hôpital Sainte-Justine. Dans la continuité de l’œuvre entreprise par sa mère et ses tantes, Marie souhaite améliorer les conditions de vie des femmes et des familles. En 1923, elle prend le voile et fonde une communauté religieuse, l'Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Axé sur l'action communautaire, le service social et la formation familiale et sociale, cet organisme s’engage à lutter contre les inégalités sociales et économiques. Au fil des années, la communauté met sur pied de nombreux centres sociaux, terrains de jeux et maisons d'hébergement dans les paroisses défavorisées de Montréal.

Afin de former des travailleurs sociaux, Marie Gérin-Lajoie ouvre aussi une école d'action sociale en 1931. En 1939, elle contribue à la création de l'École de service social de l'Université de Montréal, où elle enseigne pendant de nombreuses années.



Son héritage

En 1996, l’Institut de Notre-Dame-du-Bon-Conseil a créé le Centre de formation sociale Marie-Gérin-Lajoie (CFSMGL). Celui-ci a pour mission d’encourager « l’engagement citoyen responsable afin de lutter contre l’injustice et la violence sous toutes ses formes ». Les activités privilégiées sont la réflexion sur les différents enjeux sociaux, la formation pour le développement d’une culture de paix et la médiation citoyenne.

Depuis 1994, le parc Marie-Gérin-Lajoie, situé dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce à Montréal en l’honneur de la mère et de la fille, commémore leur lutte commune pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.



Publications

La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et ses associations professionnelles (Montréal : Secrétariat de l'École sociale populaire, 1911).

Les Cercles d'études féminins (Montréal : Secrétariat de l'École sociale populaire, 1916).

Le retour de la mère au foyer (Montréal : Secrétariat de l'École sociale populaire, 1932).

Femme de désir, femme d'action. Écrits spirituels de Marie Gérin-Lajoie (1890–1971), (Montréal : Paulines, 2003).

Source : Encyclopédie canadienne



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Gibault du Breuil, Marie

Né(e) le 1er janvier 1635
Décédé(e) le 18 juillet 1715



Naissance - Mort : 1635 - 1715


BIOGRAPHIE



Marie Gibault du Breuil est née en France vers 1635.

Appelée par la vie religieuse, Marie Gibault du Breuil entre chez les Ursulines de Bourges, où elle prend le nom de Marie de Saint-Joseph. Elle fait sa profession probablement vers 1652. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr Jean de Montpezat de Carbon, archevêque de Bourges, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie de Saint-Joseph débarque à Québec en compagnie des sœurs Marie Lemaire des Anges, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Drouet de Jésus. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit le monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Marie de Saint-Joseph occupe diverses fonctions, dont dépositaire (1672-1675), assistante (1685-1688) et maitresse des novices (1694-1700). Elle est élue supérieure en 1675, responsabilité qu’elle assume jusqu’en 1682, puis pour deux mandats supplémentaires de 1688 à 1694.

Elle est décédée à Québec le 18 juillet 1715.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « La mère Marie de Saint-Joseph mériterait un éloge complet tant sa vertu nous a édifiée depuis son arrivée en ce pays, mais j’aime mieux n’en rien dire que de ternir l’éclat de ses vertus par un discours, ou des termes dont l’expression n’approcherait pas de l’estime que j’en voudrais donner. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
Mère Sainte-Croix. Glimpses of the Monastery. Scenes from the History of the Ursulines of Quebec during two hundred years, 1639-1839. Québec, L. J. Demers et Frère, 1897. s.p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,6). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Giffard, Marie-Françoise

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




BIOGRAPHIE



Marie-Françoise Giffard est la première religieuse d’origine canadienne. Fille de Robert Giffard et de Marie Regnouard, elle se joint à la congrégation des Augustines de l’Hôtel-Dieu en octobre 1648. Elle se démarque comme hospitalière par sa vivacité d’esprit, sa grande humilité et sa nature charitable.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Godefroy, Charlotte

Né(e) le 20 mai 1650
Décédé(e) le 13 janvier 1720



Naissance - Mort : 1650 – 1720


BIOGRAPHIE



Née vraisemblablement le 20 mai 1650 à Québec, Charlotte Godefroy est la fille de Jean-Paul Godefroy, interprète, contrôleur général de la Communauté des Habitants, officier et trafiquant de fourrures, et de Marie-Madeleine Legardeur de Repentigny. Elle est la cousine de Jeanne-Louise Godefroy de Saint-François-Xavier, religieuse ursuline.

Charlotte Godefroy entre au pensionnat des Ursulines de Québec en 1666. Appelée par la vie religieuse, elle est reçue novice en 1667, puis prend le nom de Charlotte du Saint-Sacrement l’année suivante. Elle effectue sa profession le 21 novembre 1669. Ses parents étant décédés, son héritage familial lui permet de payer sa dot.

Quelques années après que Charlotte du Saint-Sacrement ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Elle est décédée à Québec le 13 janvier 1720.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : « Quoiqu’elle est eut toujours bien vécu et rempli ses devoirs de bonne religieuse, elle a redoublé le pas sur ses dernières années. Ce que nous regardons comme une récompense du zèle infatigable qu’elle a toujours eu pour la décoration des temples du seigneur. Nous sommes redevables en partie à cette chère défunte des ornements qui embelliront notre église, quand elle sera achevée. Nous pouvons dire qu’elle y a consommé son temps et ses forces. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
VACHON, André. « Godefroy, Jean-Paul ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Godefroy, Jeanne-Louise

Né(e) le 11 avril 1644
Décédé(e) le 28 juin 1713



Naissance - Mort : 1644 – 1713


BIOGRAPHIE



Baptisée le 11 avril 1644 à Trois-Rivières, Jeanne-Louise Godefroy est la fille de Jean Godefroy de Lintot, interprète et seigneur, et de Marie Leneuf. Elle est la cousine de Charlotte Godefroy du Saint-Sacrement, religieuse ursuline.

Jeanne-Louise Godefroy entre en 1648 comme pensionnaire chez les Ursulines de Québec, où elle étudie par intermittence jusqu’en 1658. Elle bénéficie des enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation et de l’appui financier de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, qui assume durant quelque temps les frais de sa pension. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté en 1659, avant de prendre le nom de Louise de Saint-François-Xavier. Elle effectue sa profession le 1er août 1661.

Quelques années après que Louise de Saint-François-Xavier ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Louise de Saint-François-Xavier occupe notamment les fonctions de portière, de dépositaire (1691-1694, 1703-1706), de maitresse des novices (1701-1703, 1706-1709), de zélatrice (1710-1712) et de maitresse générale du pensionnat.

Elle est décédée à Québec le 28 juin 1713.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle était humble et, quoi qu’ayant un esprit célère, elle était cependant personne à prendre et demander conseil sur les moindres choses. Elle avait une âme très innocente, charitable et bienfaisante. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Grace Ritchie, Octavia

Né(e) le 16 janvier 1868
Décédé(e) le 1er février 1948







Naissance - Mort : 1868 – 1948


BIOGRAPHIE






Octavia Grace Ritchie, née England, médecin et éducatrice (née à Montréal le 16 janvier 1868 ; décédée à Montréal le 1er février 1948). Brillante élève, elle se vit d'abord refuser l'admission à McGill, mais le principal, Sir J.W. Dawson, céda à sa demande après que Donald A. Smith eut fait un don de 50 000 $ pour l'éducation des femmes dans cette université. En 1888, première femme major de promotion à McGill, elle exigea avec audace, mais sans succès, son admission à la Faculté de médecine. Après avoir intégré le Kingston Women's Medical College, elle poursuivit ses études à Bishop's, où elle obtint son diplôme, devenant ainsi la première femme à recevoir un diplôme de médecine au Québec (1891). Suite à des études à l'étranger, elle fut nommée gynécologue adjointe à l'Hôpital Western de Montréal et démonstratrice d'anatomie à Bishop's. Elle continua d'exercer la médecine et de s'impliquer activement dans des groupes locaux, nationaux et internationaux promouvant des causes humanitaires et les droits des femmes.

Source : Encyclopédie canadienne



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Hébert, Guillemette

Date exacte de naissance inconnue.
Décédé(e) le 20 octobre 1684



Naissance - Mort : 1606 – 1684


BIOGRAPHIE



Née vers 1606 en France, Guillemette Hébert est la fille de Louis Hébert, apothicaire et agriculteur, et de Marie Rollet.

Guillemette Hébert arrive avec sa famille à Québec au cours du printemps 1617. À la mort de son père, en 1627, elle devient responsable, avec son mari, Guillaume Couillard, du patrimoine familial. Elle habite alors la seule habitation privée à Québec. Lors de la prise de Québec par les frères Kirke en 1629, elle fait partie des quelques Français et Françaises qui demeurent à Québec.

Marraine de plusieurs jeunes Amérindiens, Guillemette Hébert accueille Charité et Espérance, deux petites Amérindiennes adoptées par Samuel de Champlain qui retourne en France pendant cette période. Elle maintient à son service Olivier Le Jeune, un domestique Malgache qu'elle fait instruire et baptiser. De nombreuses autres personnes habitent la résidence de la famille Couillard. En 1648, dix enfants et plusieurs serviteurs forment le ménage.

Relativement aisée, Guillemette Hébert fait des dons à l'Église en 1652 et à l'Hôtel-Dieu en 1655 et en 1659. En 1666, trois années après le décès de son époux, Guillemette Hébert vend le fief du Sault-au-Matelot à Mgr François de Laval pour la construction du petit séminaire de Québec. Devenue invalide, elle se retire au couvent de l'Hôtel-Dieu et y demeure comme pensionnaire jusqu'à sa mort.

Elle est décédée à Québec le 20 octobre 1684. Elle est inhumée dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu.

Elle avait épousé à Québec, en 1621, Guillaume Couillard, charpentier, matelot et calfat, fils de Guillaume Couillard et d'Élisabeth de Vesins.
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Notices bibliographiques :
BENNETT, Ethel M. G. « Hébert, Guillemette ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
TREMBLAY, Sylvie. « Les descendants de Louis Hébert, mythe ou réalité? ». Cap-aux-Diamants. No 58 (1999), p. 50.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lauson, Marie-Madeleine de

Né(e) le 8 juin 1654
Décédé(e) le 8 juin 1731



Naissance - Mort : 1654 – 1731


BIOGRAPHIE



Baptisée le 8 juin 1654 à Québec, Marie-Madeleine de Lauson est la fille de Jean de Lauson, grand sénéchal de la Nouvelle-France et seigneur, et d’Anne Després. Elle est la sœur d’Angélique de Lauson du Saint-Esprit, religieuse ursuline.

Marie-Madeleine de Lauson entre au pensionnat des Ursulines de Québec vers 1662. Son père étant décédé, c’est son oncle Charles de Lauson de Charny qui assure sa tutelle et les frais de sa pension. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat des Ursulines le 8 septembre 1668. Elle prend ensuite le nom de Marie-Madeleine de Saint-Charles, puis effectue sa profession le 14 septembre 1672. Elle assiste entre-temps à la mort de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et à celle de la fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation. Une autre épreuve affecte l’ursuline en 1686, alors que son monastère est détruit par un incendie.

Au sein de sa communauté, Marie-Madeleine de Saint-Charles œuvre successivement à l’éducation des jeunes autochtones et à l’infirmerie. Elle occupe par la suite les offices de cellérière et de portière. Élue zélatrice en 1717, elle remplit cette charge jusqu’en 1723.

Elle est décédée à Québec le 8 juin 1731.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle ignorait entièrement le monde où elle n’avait pour ainsi dire fait que passer, s’étant faite religieuse fort jeune dans cette maison où elle a vécu dans une grande simplicité. Ses vertus principales étaient l’humilité, la charité, la patience et la mortification. Son humilité lui donnait de bas sentiments d’elle-même. Et quoi qu’elle fut sortie d’une bien illustre maison et qu’on se fut obligé en la recevant de lui faire rendre bien de petits services par une sœur converse à cause de ses infirmités, elle n’a jamais voulu jouir de ce privilège, elle rendait au contraire service à tout le monde. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Ber, Marie

Né(e) le 1er janvier 1643
Décédé(e) le 2 octobre 1714



Naissance - Mort : 1643 – 1714


BIOGRAPHIE



Née vers 1643 à Pîtres, en France, Marie Le Ber est la fille de Robert Le Ber et de Colette Cavelier. Elle est la tante de Jeanne Le Ber, recluse.

Marie Le Ber quitte la France pour le Canada, où elle rejoint ses frères Jacques et François. Après avoir passé vraisemblablement deux ans à Ville-Marie (Montréal), elle entre au noviciat des Ursulines de Québec en 1668. Elle fait ensuite don à son frère Jacques de son fief de l’île Saint-Paul (île des Sœurs), obtenu auparavant de Jean de La Vigne. La postulante est la dernière novice à suivre les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle prend l’habit religieux en 1669 sous le nom de Marie de l’Annonciation, puis effectue sa profession le 15 octobre 1670.

Peu de temps après que Marie de l’Annonciation ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Marie de l’Annonciation occupe notamment les fonctions de cellérière et de lingère.

Elle est décédée à Québec le 2 octobre 1714.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle embrassa la vie religieuse avec une ferveur merveilleuse, exacte à la garde des règles. [...] Elle a rempli les offices les plus laborieux. Elle a donné plus de 25 ans le réveil, se levant dès trois heures et demie du matin. [...] Elle avait une douceur inaltérable, jamais rien ne sortait de sa bouche qui ne fut rempli de charité. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Boutz, Anne

Né(e) le 1er janvier 1620
Décédé(e) le 25 septembre 1680



Naissance - Mort : 1620 – 1680


BIOGRAPHIE



Anne Le Boutz est née en France vers 1620.

Appelée par la vie religieuse, Anne Le Boutz entre en 1640 chez les Ursulines de Tours, où elle prend le nom d’Anne de Notre-Dame. Elle fait sa profession vers 1642, puis quitte sa communauté pour rejoindre les Ursulines de Québec.

Le 14 juillet 1644, Anne de Notre-Dame arrive à Québec en compagnie de mère Anne Compain de Sainte-Cécile. Après avoir intégré le couvent de son ordre, elle amorce l’apprentissage de la langue algonquine et enseigne aux jeunes autochtones. En 1646, elle a la responsabilité des pensionnaires aux côtés de Marie Guyart de l’Incarnation. Elle remplit par ailleurs, jusqu’en 1660, l’office de maitresse des novices.

Anne de Notre-Dame assiste au fil du temps à de dures épreuves qui affectent sa communauté. En 1650, elle est témoin de l’incendie qui détruit son monastère. À la mort de la révérende mère Marie de l’Incarnation en 1672, elle devient la dernière ursuline de Québec issue de la communauté tourangelle.

Elle est décédée à Québec le 25 septembre 1680.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette même année, le 25 septembre, la mère Anne le Boue de Notre-Dame, professe de Tours ayant passé 36 ans dans cette communauté avec édification et rendu de très bons services en cette maison, est enfin décédée en ce jour nous laissant toutes embaumées de ces vertus qu’elle a toutes couronnées par sa patience. Dieu l’ayant exercée par de très grandes croix qu’elle a soutenues avec une très grande fidélité envers Dieu et grand zèle pour l’instruction de la jeunesse joint à une charité universelle. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « Son particulier caractère a été une grande fidélité et constance à soutenir de grandes épreuves, dont il a plu à Dieu l’exercer pendant près de dix-huit ans, un grand zèle pour l’institut et une charité universelle envers le prochain avec une grande patience. »

Dans une lettre datée du 13 octobre 1660, Marie de l’Incarnation indique qu’elle est « trop libre à dire ses sentiments et qu’elle les change un peu trop facilement, ce qui choque extrêmement celles qui ne connaissent pas son fond: car au reste elle est très-vertueuse et très-exacte en matière de régularité. »

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Le Bugle, Anne

Né(e) le 12 mars 1606
Décédé(e) le 15 novembre 1677



Naissance - Mort : 1606 – 1677


BIOGRAPHIE



Née le 12 mars 1606 à Crépy-en-Valois, en France, Anne Le Bugle est la fille d’Ezéchiel Le Bugle, récepteur des tailles de la ville de Crépy-en-Valois, et de Marie Pil (Pille).

Anne Le Bugle intègre vers 1624 le pensionnat des Ursulines d’Eu. Elle entre ensuite comme novice chez les Ursulines de Paris en 1626. L’année suivante, elle prend l’habit religieux sous le nom d’Anne de Sainte-Claire. Son père étant décédé, c’est sa mère qui assume les frais de sa dot. Elle est reçue professe le 1er mai 1629. Répondant à l’appel des Ursulines de Québec qui souhaitent augmenter leurs effectifs, elle quitte sa communauté le 8 mars 1640. Elle s’embarque à Dieppe, poursuivant l’objectif d’aider à l’établissement d’un séminaire pour les petites autochtones au Canada.

Arrivée à Québec en juillet 1640 en compagnie de mère Marguerite de Flécelles de Saint-Athanase, Anne de Sainte-Claire rejoint les trois ursulines qui y sont installées depuis peu. Elle entreprend alors l’apprentissage de la langue algonquine et huronne. Au sein de sa communauté, elle exerce notamment les fonctions de cellérière, d’apothicairesse, de maitresse des novices et de maitresse générale des élèves. La religieuse est également élue dépositaire, charge qu’elle remplit de 1651 à 1657 et de 1663 à 1669.

Au fil des ans, Anne de Sainte-Claire assiste à diverses épreuves qui affectent sa communauté, dont l’incendie qui détruit son monastère en 1650. Elle est également témoin de la mort de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et de la fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec le 15 novembre 1677.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Le 16ème (sic) novembre de cette année décéda sœur Anne Le Bugle de Ste Claire, professe du grand couvent de Paris, qui a rendu de très bons services à notre communauté pendant 36 ans qu’elle y a vécu avec édification, ayant exercée pendant plusieurs années à la satisfaction du dedans et du dehors les offices de dépositaire, maitresse des novices, maitresse générale des pensionnaires et externes, première portière et la plupart des offices communs. Elle avait un amour tendre pour notre seigneur, une confiance parfaite en sa providence, dont elle a souvent expérimenté des effets particuliers pendant qu’elle était dépositaire. Sa ferveur était incomparable accompagnée d’un grand zèle pour notre Institut. »

Dans une lettre circulaire datée du 15 novembre 1677, la supérieure Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph écrit: « Étant arrivée en ce pays en 1640, elle fit éclater une infinité de belles vertus. Sa piété lui faisait tout entreprendre pour le service de Dieu, et l’ornement des autels, sans épargner nulles fatigues, et ayant mille inventions pour leur décoration. [...] C’était son plaisir et ses délices d’avoir soin de la chapelle des Saints que nous avons fait construire pour honorer les saintes reliques que nous avons en quantité. Elle s’est appliquée jusqu’à la fin de sa vie avec ferveur et persévérance à orner ce saint lieu. [...] Elle a été toute sa vie un modèle achevé d’une vraie et parfaite religieuse ursuline. »
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Volume 2. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 1972. 607 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Archives du monastère des Ursulines de Québec (document 1/E11,3,5,52). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lebel, Sonia

Date exacte de naissance inconnue.
Toujours en vie.





Naissance: 1968


BIOGRAPHIE





Formation
Barreau du Québec (1991)
Baccalauréat en droit, Université de Montréal
Diplôme d’études collégiales (DEC) en sciences pures et appliquées
Expérience professionnelle
Procureure en chef, Commission Charbonneau (2012-2015)
Substitut du procureur général, ministère de la Justice, et procureure aux poursuites criminelles et pénales, Directeur des poursuites criminelles et pénales (1991-2017)
Engagement communautaire et politique
Directrice adjointe, cabinet de François Legault, 3e groupe d’opposition (Coalition avenir Québec), Assemblée nationale du Québec (mars 2017 – août 2018)

Source : Assemblée nationale du Québec



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Lemaire, Marie

Né(e) le 11 décembre 1641
Décédé(e) le 13 décembre 1717






Naissance - Mort : 1641 – 1717


BIOGRAPHIE




Née le 11 décembre 1641 à Paris, Marie Lemaire (Le Maire) est la fille de Jean-Baptiste Lemaire, marchand, et de Marie Marcadé.

Marie Lemaire est pensionnaire au monastère des Ursulines de Paris durant trois ans. En 1657, elle entre au noviciat, puis prend le nom de Marie des Anges. Son père étant décédé, c’est son oncle qui, à titre de tuteur, paye sa dot. Elle effectue sa profession religieuse le 16 juin 1659. Répondant à l’appel de Marie Guyart de l’Incarnation qui souhaite augmenter le nombre d’ursulines vivant dans son monastère de Québec, elle obtient en 1671 une lettre d’obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Paris, qui lui permet de quitter sa communauté.

Le 19 septembre 1671, Marie des Anges débarque à Québec en compagnie des sœurs Marie Gibault du Breuil de Saint-Joseph, Marie Dieu de la Résurrection et Marie Drouet de Jésus. Peu de temps après avoir intégré sa nouvelle communauté, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686. À la suite de cet événement, elle dirige la construction d’un nouveau couvent et d’une chapelle. Elle entreprend également d’importants travaux d’agrandissement du monastère à partir de 1712. Trois ans plus tard, après la mort de Marie de Saint-Joseph, elle devient la dernière représentante des Ursulines venues de France du vivant de Marie de l’Incarnation.

Marie des Anges exerce plusieurs fonctions au sein de la communauté de Québec. Elle est notamment zélatrice (1682-1685, 1706-1712), assistante (1688-1694), supérieure (1694-1700, 1712-1717) et maitresse des novices (1703-1706). Sur le plan artistique, elle est réputée pour ses travaux de broderie et de dentelle ainsi que pour la confection de reliquaires. Sa présence entraîne une professionnalisation des arts de l’aiguille au monastère.

Suivant le désir de Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, Marie des Anges part en 1700 pour Trois-Rivières, où elle est élue supérieure. Elle réintègre le couvent de Québec de 1703 à 1709, puis retourne diriger la communauté trifluvienne de 1710 à 1712. Cette année-là, elle rentre définitivement à Québec.

Elle est décédée à Québec le 13 décembre 1717.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle aimait à travailler pour la décoration des temples du seigneur et il n’y a guère d’église dans la Nouvelle-France qui n’ait de ses ouvrages. Les plus beaux ornements de notre sacristie sont de son adresse avec celles de nos jeunes sœurs qu’elle a dressées et formées en partie à la broderie. [...] elle ne perdait pas un moment étant toujours occupée à faire des fleurs, où elle réussissait admirablement bien. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « Elle a travaillé infatigablement à la bâtisse de notre église, chœur et parloirs. Si elle avait vécu, elle aurait assurément achevé son ouvrage qu’elle n’a laissé qu’ébauché. [...] Elle avait un cœur généreux et bienfaisant au possible, charitable envers les pauvres, donnant tout ce qu’elle pouvait afin de les soulager. »

Dans une lettre rédigée en 1671, Marie de l’Incarnation indique à propos des deux ursulines de Paris reçues cette année-là: « Ce sont des filles très-cordiales et très-humbles, en sorte que quand on ne leur accorde pas de venir avec nous, elles ne laissent pas de nous aimer, et elles n’envisagent ce refus, qu’à cause qu’elles en sont indignes ; c’est ainsi qu’elles parlent d’elles-mêmes, quoi qu’en effet ce soient de très-riches sujets. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
Soeur Marguerite-Marie. Les Ursulines des Trois-Rivières depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Trois-Rivières, P. V. Ayotte, 1888. s.p.
TURGEON, Christine. Le fil de l’art : les broderies des Ursulines de Québec. s.l. Musée du Québec, 2002. 153 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,5). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des pensions des religieuses du Couvent des Ursulines de Paris de 1612 à 1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des professions des Ursulines de Paris, 1614-1788. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lemaître, Anne

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




BIOGRAPHIE



Anne Lemaître est une fille du roi arrivée en 1663 avec sa belle-fille et ses deux petits-enfants. Veuve de son premier mariage en France, elle débarque dans la colonie et épouse à Québec Adrien Blanquet, habitant et sellier. Elle exerce la fonction de sage-femme.
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lézeau, Catherine

Né(e) le 1er janvier 1613
Décédé(e) le 26 octobre 1684



Naissance - Mort : 1613 - 1684


BIOGRAPHIE



Catherine Lézeau est née à Marans, en France, vers 1613.

Arrivée en Nouvelle-France en 1641, Catherine Lézeau loge chez le seigneur Pierre de Puiseaux, dont la maison est située dans le fief Saint-Michel, près de Sillery (Québec). Elle y fait notamment la rencontre de Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie et de Jeanne Mance, qui s’apprêtent toutes deux à partir à Ville-Marie (Montréal) avec les autres membres de la Société de Notre-Dame de Montréal. En 1642, elle se rend à Ville-Marie, où elle figure parmi les premiers colons de la cité naissante. À titre d’aide-infirmière, elle assiste Jeanne Mance dans son projet d’y établir un hôpital, l’Hôtel-Dieu. À l’hiver 1645-1646, elle y soigne des Autochtones.

Appelée par la vie religieuse, Catherine Lézeau entre au noviciat des Ursulines de Québec en 1646. Lors de sa vêture, le 24 février 1647, elle prend le nom de Catherine de Sainte-Ursule, puis fait sa profession le 25 novembre 1648. Les frais de sa dot sont assumés par madame de La Peltrie.

Première soeur converse ayant prêté ses voeux au Canada, Catherine de Sainte-Ursule effectue essentiellement des tâches d’ordre manuel au sein de sa communauté. Elle assiste au fil des ans à de dures épreuves qui affectent les Ursulines de Québec, dont la mort de leur bienfaitrice madame de La Peltrie en 1671 et celle de leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec, vraisemblablement le 26 octobre 1684.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet : «Elle avait un grand amour de Dieu et mépris du monde et de toutes ces façons de faire, une grande piété, charité, zèle de la gloire de Dieu et du salut des âmes accompagnée de ferveur, haine du péché, mépris d’elle-même. L’on peut dire avec vérité de cette chère défunte qu’elle avait toutes les vertus sur tous, un désir insatiable d’entendre la parole de Dieu en sorte qu’on lui peut bien appliquer la béatitude des faméliques.»
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
DEROY-PINEAU, Françoise. Jeanne Mance. De Langres à Montréal : la passion de soigner. Montréal, Bellarmin, 1995. 167 p.
DEROY-PINEAU, Françoise. Madeleine de La Peltrie, amazone du nouveau monde : Alençon 1603-Québec 1671. Montréal, Bellarmin, 1992. 262 p.
DEROY-PINEAU, Françoise. Marie de l’Incarnation : femme d’affaires, mystique et mère de la Nouvelle-France. Montréal, Bibliothèque québécoise, 2008. 329 p.
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lézenet, Anne de

Né(e) le 1er janvier 1605
Décédé(e) le 1er janvier 1657


Naissance - Mort : 1605 – 1657


BIOGRAPHIE




Anne de Lézenet est née en France vers 1605.

Appelée par la vie religieuse, Anne de Lézenet entre chez les Ursulines de Ploërmel, en France, où elle prend le nom d’Anne des Séraphins, puis effectue sa profession. Elle quitte sa communauté en 1643.

Cette année-là, Anne des Séraphins arrive à Québec, où elle rejoint les Ursulines qui y sont établies. Elle œuvre notamment à l’enseignement des jeunes filles. En 1650, lors de l’incendie qui détruit le couvent de son ordre, elle est la première à s’éveiller et à donner l’alerte. Ennuyée par des problèmes de santé, elle reçoit en 1653 la lettre d’obédience de l’évêque de Saint-Malo, Mgr Ferdinand de Neufville de Villeroy, qui lui permet de retourner au monastère de Ploërmel. Elle repart en France en 1656.

Elle est décédée en France en 1657.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « L’an 1643 arriva en ce pays la mère Anne des Séraphins, professe de Ploërmel. Elle a vécu dans notre communauté avec édification environ douze à treize ans au plus. Étant devenue fort infirme, elle fut obligée de repasser en France, où elle mourut un an après son arrivée. C’était une fille d’oraison et fort intérieure. Messieurs ses parents ont fait du bien à notre communauté qui leur en reste fort obligée. »

Selon les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec: « C’était une fille bien religieuse, très régulière, unie à Dieu, fort zélée pour l’instruction des enfants. »

Dans une lettre datée du 2 octobre 1655, Marie de l’Incarnation regrette son départ éventuel ainsi que celui de mère Anne Compain de Sainte-Cécile: « Ce sont deux de nos sœurs qui veulent retourner en France dans la maison de leur profession ; l’une est de Tours, l’autre est de Ploërmel en Bretagne, toutes deux de diverses congrégations. La première a demeuré avec nous plus d’onze ans, et l’autre plus de douze. Il y a près de cinq ans que je combats ce dessein, et que je les exhorte à se rendre fidèles à leur vocation, mais Dieu n’a pas donné assez de grâce à mes paroles pour les retenir. [...] Ce n’est pas que ce ne soient pas deux bonnes filles qui sortent d’avec nous en paix et douceur, et avec des obédiences de leurs supérieures de France fondées sur des infirmités de corps qui sont réelles et véritables. Il nous aurait néanmoins été beaucoup plus doux de les voir mourir entre nos bras, à l’exemple de notre chère défunte, que de leur voir faire une action qui peut tirer à exemple, et qui aura des suites peu avantageuses à la gloire de Dieu et au bien de notre communauté. »
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Notices bibliographiques :
Centre de recherche d’histoire quantitative de l’Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l’Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,3). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Massé, Manon

Né(e) le 22 mai 1963
Toujours en vie.





Naissance: 1963


BIOGRAPHIE




Née à Windsor en 1963
2 enfants (famille recomposée)

Formation
Majeure en théologie, Université de Montréal
Diplôme d’études collégiales, cégep Édouard Montpetit
Expérience professionnelle
Coordonnatrice, Centre des femmes de Laval (2014)
Coordonnatrice générale, Fédération des femmes du Québec (2002)
Organisatrice communautaire, YMCA Hochelaga (1996)
Coordonnatrice de la formation, Pavillon d’éducation communautaire (1989)
Organisatrice communautaire, Comité social Centre-Sud (1986)
Engagement communautaire et politique
Comité de coordination de la marche des femmes « Du pain et des roses »
Comité organisateur de la Marche mondiale des femmes en l’an 2000
Comité de coordination de D’abord solidaires
Comité de coordination d’Option Citoyenne
Le Bateau canadien pour Gaza
Représentante officielle et membre du conseil exécutif de Québec solidaire

Source : Assemblée nationale du Québec



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Mékinon, Antoinette

Né(e) le 1er janvier 1632
Décédé(e) le 20 octobre 1676



Naissance - Mort : 1632 – 1676


BIOGRAPHIE



Antoinette Mékinon est née à Dieppe, en France, vers 1632.

Envoyée en Nouvelle-France par les Ursulines de Dieppe, Antoinette Mékinon, accompagnée de mère Marie de Villiers de Saint-André, débarque à Québec en juin 1657. Le jour de son arrivée, elle entre au noviciat des Ursulines de Québec. Elle prend ensuite le nom d’Antoinette de Sainte-Marthe, puis effectue sa profession religieuse le 11 juin 1659.

Au sein de sa communauté, Antoinette de Sainte-Marthe est une sœur converse. Ses tâches sont essentiellement d’ordre manuel. Elle assiste au fil des ans à de dures épreuves qui affectent les Ursulines de Québec, dont la mort de leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et celle de leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec le 20 octobre 1676.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette chère mère [Marie de Villiers de Saint-André] amena avec elle une fille séculière nommée Antoinette Mikinon que nos mères de Dieppe lui donnèrent parce que l’année précédente on les avait privé de nous chercher une fille pour être sœur converse. Son noviciat commença du jour de son embarquement et elle fut revêtue de l’habit de l’ordre peu après son arrivée et nommée de Ste Marthe. [...] Le 20 octobre de cette année mourut sœur Antoinette de Ste Marthe après deux ans d’une étrange maladie qui ne permis de lui donner que l’extrême onction. L’on a cru qu’il y avait du maléfice en sa maladie qui était fort extraordinaire et où les remèdes qu’on ne lui a pas épargnés n’ont eu aucun effet. »
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
TRUDEL, Marcel. Histoire de la Nouvelle-France. La seigneurie de la Compagnie des Indes occidentales, 1663-1674. Montréal, Fides, 1997. 895 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Migeon de Branssat, Marie-Anne

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.





BIOGRAPHIE



Marie-Anne Migeon de Branssat est la religieuse supérieure des Ursulines de Québec au moment de la Conquête en 1760.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ouën, Françoise

Né(e) le 1620
Décédé(e) le 24 février 1697



Naissance - Mort : 1620 – 1697


BIOGRAPHIE



Née vers 1620 à Dieppe, en France, Françoise Ouën (Ouÿn, Ouin) est la fille de Nicolas Ouën et d'Anne Moral.

Françoise Ouën répond à l'appel des Ursulines de Québec qui sont à la recherche d'une sœur converse. Elle quitte la ville de Dieppe et s'embarque pour la Nouvelle-France en 1653.

À la suite de son arrivée dans la colonie, Françoise Ouën entre au noviciat des Ursulines de Québec le 17 mai 1653, puis prend le nom de Françoise de Sainte-Madeleine. Elle effectue sa profession religieuse le 18 mai 1655.

Soeur converse, les tâches de Françoise de Sainte-Madeleine au sein de sa communauté sont essentiellement d'ordre manuel. Sa mauvaise condition physique rend cependant son travail difficile. Au fil du temps, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l'Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l'incendie qui détruit son monastère en 1686.

Elle est décédée le 24 février 1697.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Elle avait été accompagnée durant la traversée par le révérend père de Lionnes de la compagnie de Jésus qui en rendait de très bons témoignages aussi bien que plusieurs passagers qui, ayant fait le trajet avec elle, étaient forts édifiés de sa conduite. [...] Cette chère sœur était fort dévote et pieuse, très affectionnée aux saintes lectures, affamée de la parole de Dieu, très charitable envers le prochain, dure sur elle-même, ne se plaignant jamais de personne quelque mécontentement qu'elle en pu recevoir. »
_______________________________________________________________________________________

Notices bibliographiques :
Centre de recherche d'histoire quantitative de l'Université de Caen Basse-Normandie. Programme de Recherche sur l'Émigration des Français en Nouvelle-France [En Ligne]. http://www.unicaen.fr/mrsh/prefen/
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Papineau, Ézilda

Né(e) le 7 mars 1828
Décédé(e) le 24 janvier 1894


Naissance - Mort : 1828 - 1894


BIOGRAPHIE



Née le 7 mars 1828, Ézilda Papineau est la fille de Louis-Joseph Papineau, homme politique, et de Julie Bruneau.

En 1836, Antoine Plamondon peint un tableau la représentant assise au piano auprès de sa mère.

À la mort de sa soeur Azélie, en 1869, Ézilda Papineau, qui est célibataire, vient en aide à son beau-frère, Napoléon Bourassa. Elle s’occupe de ses neveux et nièces et se charge plus particulièrement de l’éducation d’Henri Bourassa, à qui elle fait lire la Bible, de même que les oeuvres de Walter Scott et de James Fenimore Cooper.

En 1871, au décès de son père, Ézilda Papineau est l’une des héritières de la seigneurie de La Petite-Nation. De 1884 à 1894, elle habite à Montebello, dans la maison érigée par Napoléon Bourassa.

Elle est décédée à Montebello, le 24 janvier 1894. Elle est inhumée dans le caveau familial, au cimetière de Notre-Dame-de-Bonsecours à Montebello.
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Notices bibliographiques :
BÉLANGER, Réal. « Bourassa, Henri ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
Société historique Louis-Joseph Papineau. « Maison Bourassa ». Centre régional d’archives de l’Outaouais. Patrimoine Outaouais. Fonds et collections [En ligne]. http://patrimoineoutaouais.ca/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Pinguet, Marie-Madeleine

Né(e) le 5 août 1653
Décédé(e) le 1er octobre 1721


Naissance - Mort : 1653 – 1721


BIOGRAPHIE



Baptisée le 5 août 1653 à Québec, Marie-Madeleine Pinguet est la fille de Noël Pinguet et de Marie-Madeleine Dupont.

Marie-Madeleine Pinguet intègre le pensionnat des Ursulines de Québec en 1666. Appelée par la vie religieuse, elle entre au noviciat de la communauté l’année suivante, avant de prendre le nom de Marie-Madeleine de l’Assomption. Elle reçoit les enseignements de Marie Guyart de l’Incarnation, puis effectue sa profession en 1669.

Quelques années après que Marie-Madeleine de l’Assomption ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Marie-Madeleine de l’Assomption occupe la fonction d’enseignante durant près de vingt ans. Elle assume également les charges de lingère, d’infirmière, de cellérière et de maitresse générale.

Elle est décédée à Québec le 1er octobre 1721.

Les Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « C’était une des premières professes canadiennes de notre monastère et un excellent modèle des vertus religieuses des plus choisies. Propre à édifier et encourager celles qui doivent la survivre, elle avait eu dès sa tendre jeunesse un zèle peu commun pour embrasser l’état d’ursuline. [...] Cette fervente postulante était fort petite et délicate. L’on ne donna pas tout à fait dans ses idées. Cependant, comme elle avait l’esprit vif et pénétrant, elle ne fut pas longtemps sans s’apercevoir de l’idée que l’on avait de la faiblesse de son tempérament et que ce lui serait un obstacle pour parvenir à ses prétentions. Elle [usa] d’un expédient qui lui réussit. Elle ne paraissait plus devant nos révérendes mères qu’en faisant un petit stratagème, qui effectivement, la faisait paraître plus grande qu’à son ordinaire. L’on fut si touché de l’innocence de son petit expédient, vaincu d’ailleurs par sa ferveur, qu’elle fut enfin admise au noviciat. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Marie de l'Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu'à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Actes de professions et de sépultures des Ursulines de Québec, 1688 à 1781. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Poisson, Angélique

Né(e) le 1er janvier 1651
Décédé(e) le 17 avril 1732



Naissance - Mort : 1651 – 1732


BIOGRAPHIE



Née en janvier 1651 à Trois-Rivières, Angélique Poisson est la fille de Jean Poisson, arquebusier et seigneur de Gentilly, et de Jacqueline Chambois (Chamboy).

Angélique Poisson entre en 1657 au pensionnat des Ursulines de Québec, où elle demeure un peu plus d’un an. En 1662, elle est de retour parmi les pensionnaires. Appelée par la vie religieuse, elle intègre le noviciat de la communauté en 1665, avant de prendre le nom d’Angélique de Saint-Jean-l’Évangéliste en 1666. Elle reçoit les enseignements de mère Marie Guyart de l’Incarnation, puis effectue sa profession le 1er août 1668.

Quelques années après qu’Angélique Poisson ait prononcé ses vœux, de dures épreuves affectent les Ursulines de Québec qui perdent successivement leur bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et leur fondatrice Marie de l’Incarnation en 1672. La religieuse assiste également à l’incendie qui détruit son monastère en 1686.

Au sein de sa communauté, Angélique de Saint-Jean-l’Évangéliste œuvre comme enseignante, portière, infirmière, maitresse des novices et maitresse générale des pensionnaires. Elle occupe également la fonction de dépositaire (1697-1703, 1706-1709) et d’assistante (1709-1715). Élue supérieure en 1703, elle dirige les Ursulines de Québec jusqu’en 1706, puis de 1717 à 1723 et de 1726 à 1732. Durant ses mandats à la tête de la communauté, elle fait notamment achever l’aile des parloirs (1718) et la chapelle (1722), constructions amorcées quelques années plus tôt par mère Marie Lemaire des Anges. À la mort de mère Marie-Madeleine de Lauson de Saint-Charles en 1731, elle devient la dernière ursuline à avoir fait son noviciat du vivant de Marie de l’Incarnation.

Elle est décédée à Québec le 17 avril 1732.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette mère était une des premières religieuses canadiennes de cette maison. La nature l’avait douée de plusieurs belles qualités. De l’esprit, joint à une heureuse mémoire cultivée par la lecture qu’elle aimait beaucoup, de la facilité à parler et encore plus à écrire. Elle avait une très belle voix qu’elle a bien employée à chanter les louanges de Dieu. [...] Elle était fort adroite et aimait le travail. Elle a fait plusieurs ouvrages de dorures et de broderies tant pour notre église que pour celles de cette ville et de la campagne. »
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Notices bibliographiques :
MARCHI, François. Généalogie Québec [En Ligne]. http://genealogiequebec.info
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 2. Québec, 1864. s.p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Registre des entrées et sorties des petites filles françaises et sauvages de 1641 à 1682. Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Richer, Cécile

Né(e) le 1er janvier 1609
Décédé(e) le 15 septembre 1687



Naissance - Mort : 1609 – 1687


BIOGRAPHIE



Cécile Richer est née en France vers 1609.

Appelée par la vie religieuse, Cécile Richer entre chez les Ursulines de Dieppe, où elle prend l’habit sous le nom de Cécile de Sainte-Croix, puis effectue sa profession. En avril 1639, elle fait la rencontre de Marie Guyart de l’Incarnation et de Marie de Savonnières de La Troche de Saint-Joseph, deux ursulines de Tours s’apprêtant à s’embarquer pour le Canada dans l’intention d’y fonder un séminaire consacré à l’éducation des petites autochtones. Désireuse de les accompagner dans leur mission, elle reçoit le 21 avril 1639 la lettre d’obédience de Mgr François II de Harlay de Champvalon, archevêque de Rouen, qui lui permet de quitter les Ursulines de Dieppe pour se rendre en Nouvelle-France.

Cécile de Sainte-Croix arrive à Québec le 1er août 1639. Elle entreprend l’apprentissage des langues autochtones et est responsable de la dépense. Avec les deux autres ursulines de sa communauté, elle réside dans une petite maison de la Basse-Ville, où elle enseigne aux Algonquines et aux Montagnaises. Elle poursuit son œuvre en Haute-Ville à partir de 1642, année où est érigé le premier monastère de son ordre. Huit ans plus tard, elle est témoin de l’incendie qui détruit ce bâtiment.

Au cours de sa carrière religieuse, Cécile de Sainte-Croix remplit durant plusieurs années l’office d’assistante, soit de 1645 à 1651, de 1652 à 1654, de 1657 à 1663 et de 1672 à 1675. Elle assume aussi temporairement la charge de maitresse des novices en 1660 et 1661.

À la mort de Marie de l’Incarnation en 1672, Cécile de Sainte-Croix devient la dernière représentante des premières ursulines qui ont fondé la communauté de Québec. Une autre épreuve l’attend en 1686, alors que son monastère est de nouveau la proie de flammes. Fiévreuse, elle écoule la fin de ses jours dans la maison construite pour la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, dans laquelle les religieuses trouvent temporairement refuge.

Elle a écrit une longue lettre, datée du 2 septembre 1639, dans laquelle elle fait le récit de la traversée de l’Atlantique et de l’arrivée des premières ursulines à Québec.

Elle est décédée à Québec le 15 septembre 1687.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Cette chère sœur était âgée de 78 ans dont elle en avait passé 48 dans notre communauté dans une pratique générale de toutes les vertus sur tous. Le silence et la vie humble et cachée à l’exemple du sauveur étaient son attrait particulier. C’était un pilier d’observance et de régularité fervente et laborieuse, ne cherchant les emplois vils et bas fuyant les emplois éclatants et honorables, n’ayant point de plus grande croix que lorsqu’elle était employée comme lorsqu’on la mettait assistante ou maitresse des novices, dont cependant elle était très capable. Entre les exercices de notre saint Institut, pour lequel elle avait grand zèle, celui des classes des écolières externes l’emportait sur son affection sur tous. Les plus pauvres étaient ses chères délices. En un mot c’était une véritable ursuline. »

Dans sa Relation de 1654, Marie de l’Incarnation dit de Cécile de Sainte-Croix qu’elle est une religieuse « très vertueuse et sage. »
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Notices bibliographiques :
DEROY-PINEAU, Françoise. Marie de l’Incarnation : Marie Guyart, femme d’affaires, mystique, mère de la Nouvelle-France. Saint-Laurent, Bellarmin, 1999. 295 p.
Marie de l’Incarnation. Écrits spirituels et historiques. Tome 2. Paris, Desclée-De Brouwer et cie, 1929. 512 p.
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
ROY, Pierre-Georges. À travers l’histoire des Ursulines de Québec. Québec, 1939. s.p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,2,1,3). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Rollet, Marie

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.


Naissance - Mort : 1580 - 1601
BIOGRAPHIE
Marie Rollet est née à Paris vers 1580. Ses parents habitent à l’époque le quartier Saint-Germain-des-Prés dans le sixième arrondissement de Paris et sont à l’aise financièrement. Son père, Jean Rollet, travaille comme canonnier pour le roi Henri IV et sa mère se prénomme Anne Cogu. Marie Rollet étudie à un couvent dirigé par des religieuses. On peut la considérer comme une femme instruite, car elle sait lire et écrire, ce qui est plutôt rare chez les femmes au 16e siècle. Le 19 février 1601, à l’âge de 21 ans, Marie Rollet, veuve de François Dufeu, marchand de Compiègne, épouse Louis Hébert, apothicaire de Paris. La cérémonie est célébrée à l’Église Saint-Sulpice de Paris. L’année suivante, le couple Rollet-Hébert achète une petite maison au 1602, rue de la Petite Seine pour la somme 200 livres tournois, et en 1603, Louis Hébert obtient le titre de maître apothicaire.
Une Parisienne instruite
Marie Rollet est née à Paris vers 1580. Ses parents habitent à l’époque le quartier Saint-Germain-des-Prés dans le sixième arrondissement de Paris et sont à l’aise financièrement. Son père, Jean Rollet, travaille comme canonnier pour le roi Henri IV et sa mère se prénomme Anne Cogu. Marie Rollet étudie à un couvent dirigé par des religieuses. On peut la considérer comme une femme instruite, car elle sait lire et écrire, ce qui est plutôt rare chez les femmes au 16e siècle.
Son mariage avec Louis Hébert
Le 19 février 1601, à l’âge de 21 ans, Marie Rollet, veuve de François Dufeu, marchand de Compiègne, épouse Louis Hébert, apothicaire de Paris. La cérémonie est célébrée à l’Église Saint-Sulpice de Paris. L’année suivante, le couple Rollet-Hébert achète une petite maison au 1602, rue de la Petite Seine pour la somme 200 livres tournois, et en 1603, Louis Hébert obtient le titre de maître apothicaire. Après des débuts difficiles avec sa boutique d’apothicaire, il décide en mars 1606 de signer un contrat d’engagement d’une durée d’un an auprès de Pierre Dugua de Mons pour aller travailler en Acadie. Le jour même, il signe devant un notaire une procuration générale en faveur de Marie Rollet pour lui permettre de gérer les biens de la famille en l’absence de son mari. Six mois plus tard, Marie Rollet vend la maison familiale pour la somme de 2 160 livres tournois à la reine Margot, duchesse de Valois, qui souhaite agrandir sa propriété du côté de la rue de la Petite Seine. Cette vente très avantageuse procure à Marie Rollet et à sa famille une sécurité financière intéressante.
Son départ pour la Nouvelle-France
En 1617, Louis, Marie et leurs trois enfants, Anne, Guillemette et Guillaume quittent la France et s’établissent à Québec, en Nouvelle-France. Louis Hébert signe un contrat d’engagement de deux ans avec la Compagnie du Canada pour la somme de 300 livres par an. La famille Rollet-Hébert embarque sur le navire Saint-Étienne au Port de Honfleur le 11 mars 1617. La traversée de trois mois est particulièrement longue et difficile, et le navire doit affronter plusieurs tempêtes. Ils arrivent finalement à Tadoussac à la mi-juin. La famille Hébert-Rollet s’installe rapidement dans les hauteurs du Cap-aux-Diamants à Québec. Ils construisent avec l’aide de Claude Rollet, frère de Marie, une petite maison à la manière européenne.
Une première agricultrice et enseignante française à Québec
À Québec, Marie Rollet travaille aux côtés de Louis Hébert dans son travail d’agriculteur et d’apothicaire. Ensemble, le couple Rollet-Hébert défriche sa terre, ensemence les cultures et soigne les colons français, ainsi que les Autochtones. En 1620, ils construisent une maison en pierre avec l’aide des ouvriers de l’Habitation de Québec. Durant cette même année, Louis Hébert est nommé procureur du roi par Samuel de Champlain pour voir à l’administration de la justice de la colonie. En 1622, la terre que Marie Rollet et Louis Hébert ont défrichée et cultivée au Cap-aux-Diamants leur est cédée officiellement. La famille Hébert-Rollet peut enfin jouir d’une stabilité économique et envisager l’avenir avec confiance. Le couple n’aura pas d’autres enfants en Nouvelle-France et quelques années plus tard, Louis Hébert décède des suites d’une mauvaise chute sur la glace. Il est inhumé le 25 janvier 1627. Après la mort de son mari, Marie Rollet s’occupe de la gestion des terres avec son gendre Guillaume Couillard et sa fille Guillemette qui détient la moitié des terres de la famille depuis le décès de son père.

Source : Encyclopédie canadienne



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Savonnières de La Troche, Marie de

Né(e) le 7 septembre 1616
Décédé(e) le 4 avril 1652





Naissance - Mort : 1616 – 1652


BIOGRAPHIE





Née le 7 septembre 1616 à Channay (Channay-sur-Lathan), en France, Marie de Savonnières de La Troche est la fille de Simon de Savonnières de La Troche, seigneur de Saint-Germain, et de Jeanne Raoul.

Marie de Savonnières de La Troche entre comme pensionnaire chez les Ursulines de Tours en 1625. Reçue au noviciat vers 1630, elle prend ensuite l’habit sous le nom de Marie de Saint-Bernard, avant de faire sa profession religieuse deux ans plus tard. Souhaitant participer aux missions étrangères, elle s’offre en 1639 pour accompagner Marie Guyart de l’Incarnation au Canada. Lorsque ses parents s’opposent à son départ, elle implore saint Joseph. Une fois le consentement de ceux-ci obtenu, elle change son nom pour Marie de Saint-Joseph.

Le 1er août 1639, Marie de Saint-Joseph arrive en Nouvelle-France aux côtés des mères Marie de l’Incarnation et Cécile Richer de Sainte-Croix. Installée dans une petite maison de la Basse-Ville, elle a la responsabilité de la sacristie et de la lingerie de la communauté naissante. En plus de l’étude de la langue algonquine, elle se fait pionnière dans l’apprentissage du huron. La religieuse est également la première à occuper la tâche de maitresse des élèves issues de cette nation. Maitresse de chœur, elle se distingue par son talent musical. À la fin de sa vie, elle remplit l’office d’assistante.

Lors de l’incendie qui détruit le monastère des Ursulines en 1650, elle rompt, avec l’aide de sœur Anne Bataille de Saint-Laurent, la grille du cloitre, permettant à plusieurs enfants d’évacuer le bâtiment en flamme. À l’instar de plusieurs religieuses réfugiées dans la résidence de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie, elle souffre de l’exiguïté des lieux. Elle est la première ursuline française à mourir en sol canadien.

Elle est décédée à Québec le 4 avril 1652. Elle est inhumée dans l’oratoire Marie-de-l’Incarnation du monastère des Ursulines de Québec.

La mère Anne Le Bugle de Sainte-Claire écrit dans une lettre du 2 septembre 1640: « La mère de St Joseph est de fort bonne humeur; au temps de la récréation, elle nous fait souvent pleurer à force de rire; il serait bien difficile d’engendrer mélancolie avec elle; c’est une fille qui a beaucoup de belles parties: elle est maitresse de nos petites séminaristes qu’elle aime comme une mère fait ses enfants. Après le catéchisme, elle leur apprend à chanter et toucher sur la viole des cantiques spirituels; parfois, elle les fait danser à la mode des sauvages ».

Dans une lettre datée du 3 octobre 1645, Marie de l’Incarnation indique: « La mère Marie de Saint-Joseph est toujours elle même, et elle croît visiblement en vertu. Elle a le soin des enfants où elle exerce son zèle d’une manière très édifiante. [...] Si cette chère mère eut été élue supérieure, comme on l’en avait menacée, je crois qu’elle fut morte de déplaisir, de se voir privée d’un troupeau de sauvagesses, qu’elle aime beaucoup mieux conduire que des religieuses ».

Cette dernière rédige, au printemps 1652, une longue notice nécrologique concernant sa compagne de Tours: « Le nom Marie Joseph, c’est ainsi qu’ils l’appelaient, était fameux dans le pays des Hurons et des Algonquins; et ces bons néophytes parlaient d’elle avec estime et amour à ceux qui ne la connaissaient pas encore, et par ce moyen elle fut connue en peu de temps de tout le monde. On l’appelait la sainte fille ».

Dans la Relation des Jésuites de 1652, le père Paul Le Jeune dit: « La mère de S. Joseph avait l’esprit vif et net, et beaucoup éclairé. Sa conversation était aimable, son industrie à gagner les cœurs de ceux qui tenaient le timon, était ravissante [...] Ces talents et ces grâces lui donnaient un ascendant sur l’esprit des Français et des Autochtones, qui en étaient charmés [...] Comme elle avait une belle voix, et qu’elle entendait bien la musique, non seulement elle chantait et psalmodiait, mais elle conduisait encore le chœur ».
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Notices bibliographiques :
CHABOT, Marie-Emmanuel. « Savonnières de La Troche, Marie de, dite Marie de Saint-Joseph ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
DESJARDINS, Marie-Paule. Dictionnaire biographique des femmes célèbres et remarquables de notre histoire. Montréal, Guérin, 2007. 600 p.
Mère Sainte-Croix. Glimpses of the Monastery. Scenes from the History of the Ursulines of Quebec during two hundred years, 1639-1839. Québec, L. J. Demers et Frère, 1897. s.p.
OURY, Guy-Marie. Les Ursulines de Québec, 1639-1953. Sillery, Septentrion, 1999. 370 p.
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
POMMEREUSE, Marie de. Les chroniques de l’ordre des Ursulines recueillies pour l’usage des religieuses du même ordre. Paris, Chez Jean Henault, 1673. s.p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Relations des Jésuites : contenant ce qui s’est passé de plus remarquable dans les missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France. Vol. I à VI. Montréal, Éditions du Jour, 1972. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Soeur Ursule

Date exacte de naissance inconnue.
Date exacte du décès inconnue.




BIOGRAPHIE



Soeur Ursule est une religieuse de la congrégation de Notre-Dame. En 1690, elle s’occupe de la gestion de la Maison des pauvres installée à la Haute-Ville de Québec, jusqu’en 1693, un an après le déménagement de ce service dans les locaux de l’Hôpital général de Québec.
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Notices bibliographiques :
Conseil du statut de la femme et YWCA. Hommage aux femmes sur la ligne du temps à Québec: 400 ans, 400 femmes. [En Ligne]. https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/hommage-aux-femmes-sur-la-ligne-du-temps-a-quebec-400-ans-400-femmes.pdf

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Villiers, Marie de

Né(e) le 1er janvier 1631
Décédé(e) le 25 octobre 1683



Naissance - Mort : 1631 – 1683


BIOGRAPHIE



Marie de Villiers est née en France vers 1631.

Appelée par la vie religieuse, Marie de Villiers entre chez les Ursulines de Magny-en-Vexin, en France, où elle prend le nom de Marie de Saint-André, puis fait sa profession en 1648. Neuf ans plus tard, elle quitte sa communauté pour rejoindre les Ursulines de Québec, après avoir obtenu une lettre d’obédience de Mgr François III de Harlay de Champvalon, archevêque de Rouen.

En juin 1657, Marie de Saint-André débarque à Québec accompagnée de la postulante Antoinette de Mékinon. À la suite de son arrivée, elle intègre le couvent de son ordre. Au sein de sa nouvelle communauté, elle occupe notamment les fonctions de dépositaire (1669-1672, 1682-1683) et d’assistante (1675-1678). Au fil des ans, elle assiste à plusieurs épreuves qui affectent les Ursulines, dont la mort de la bienfaitrice Marie-Madeleine de Chauvigny de La Peltrie en 1671 et celle de la fondatrice Marie Guyart de l’Incarnation en 1672.

Elle est décédée à Québec le 25 octobre 1683.

Les Annales du monastère des Ursulines de Québec mentionnent à son sujet: « Son caractère particulier était la piété. Étant fort dévote et ayant plusieurs pratiques de dévotion auxquelles elle a été très fidèle jusqu’à sa mort. Son extérieur était fort modeste et bien composé. »
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Notices bibliographiques :
OURY, Guy-Marie. Marie de l’Incarnation (1599-1672), Correspondance. Solesmes, Abbaye Saint-Pierre, 1985. 1071 p.
SAINT-THOMAS, mère. Les Ursulines de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours. Tome 1. Québec, C. Darveau, 1863. 579 p.
s.a. Annales du monastère des Ursulines de Québec de 1639 à 1984. Tome 1 (1639-1822). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.
s.a. Fonds Marie de l’Incarnation (document 3/1,1,1,4,1,4). Québec, Archives du monastère des Ursulines de Québec, s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Acte de Québec



Page de titre de l'Acte de Québec, 1774

Page de titre de l'Acte de Québec, 1774


L'Acte de Québec est sanctionné à Londres le 22 juin 1774 par le roi George III et entre en vigueur le 1er mai de l'année suivante. L'Acte de Québec est la première constitution québécoise émanant du Parlement de Westminster.

À peine onze ans après la Proclamation royale de 1763, un changement constitutionnel est nécessaire dans la nouvelle colonie britannique. En effet, les autorités constatent que la colonie ne peut être administrée efficacement sans la participation de la majorité francophone et catholique, théoriquement exclue des charges publiques. Certains groupes revendiquent aussi une chambre d'assemblée élective, tandis que d'autres réclament la reconnaissance des lois civiles françaises dont la validité, suite à la Proclamation royale, était ambigüe.

Le gouverneur Guy Carleton se rend à Londres pour plaider en faveur du projet, estimant qu'il serait bénéfique au maintien de l'ordre dans la colonie. Par ailleurs, l'agitation qui commence à se faire sentir dans les Treize colonies américaines hâte les décisions de la métropole qui veut préserver ses appuis dans la Province de Québec.

L'Acte de Québec apporte de nombreux changements. Cette loi britannique établit un Conseil législatif pour légiférer dans la Province de Québec. Elle légalise l'usage des lois civiles françaises dans l'appareil de justice de la colonie, tandis que les lois criminelles anglaises demeurent en usage. Visant à s'assurer de la loyauté de la majorité francophone de la Province de Québec, cette loi constitutionnelle garantit le libre exercice de la religion catholique romaine et permet aux catholiques de devenir conseillers législatifs ou juges en remplaçant le serment du test par un serment au roi. Sur le plan territorial, elle élargit les frontières de la colonie jusqu'au bassin hydrographique des Grands Lacs.

Accueilli favorablement par les Canadiens, l'Acte de Québec génère un fort mécontentement dans les Treize colonies britanniques, nourrissant leurs doléances envers la couronne. L'Acte de Québec est ainsi considéré comme l'une des causes directes de la Révolution américaine (1775-1783). Lorsque les États-Unis obtiennent leur indépendance, des groupes loyalistes fidèles à la Grande-Bretagne viennent s'installer dans la Province de Québec. Ces derniers ne veulent pas vivre sous des lois françaises et remettent à l'ordre du jour l'idée d'une chambre d'assemblée élective. Ils contribuent à l'énonciation de l'Acte constitutionnel de 1791, qui remplace l'Acte de Québec.
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Notices bibliographiques :
Assemblée nationale du Québec. « Acte de Québec ». Assemblée nationale du Québec. Encyclopédie du parlementarisme québécois [En ligne]. http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/lexique/acte-de-quebec-(1774).html
Assemblée nationale du Québec. Par ici la démocratie. Ligne du temps [En Ligne]. http://paricilademocratie.com/
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. La ligne du temps du Québec [En Ligne]. https://numerique.banq.qc.ca/ligne-du-temps
BLAIS, Christian, Gilles GALLICHAN, Frédéric LEMIEUX et Jocelyn SAINT-PIERRE. Québec: quatre siècles d'une capitale. Québec, Assemblée nationale du Québec - Les Publications du Québec, 2008. 692 p.
DAGENAIS, Maxime. « Acte de Québec ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/acte-de-quebec/
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Secrétariat aux relations canadiennes. Le Québec au fil du temps [En Ligne]. https://www.sqrc.gouv.qc.ca/relations-canadiennes/federalisme/quebec-fil-du-temps.asp
PROVENCHER, Jean. Chronologie du Québec depuis 1534. Quatrième édition mise à jour. Montréal, Boréal, 2017. 400 p.
SPRAGUE, D. N. « Révolution américaine ». Historica Canada. L'encyclopédie canadienne [En ligne]. http://www.thecanadianencyclopedia.com/

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Appareil-photo à soufflet



Appareil-photo à soufflet

L’appareil-photo à soufflet est un équipement fabriqué dans le premier quart du XXe siècle. L’appareil-photo rétractable se trouve à l’intérieur d’une boîte rectangulaire mesurant 22,5 cm de hauteur. L’extérieur de cette boîte brune en métal est recouvert de cuir et l’intérieur est partiellement recouvert de velours jaune foncé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cet appareil-photo à soufflet, fabriqué dans le premier quart du XXe siècle, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire à deux vantaux



Armoire à deux vantaux

Armoire à deux vantaux, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 122,5 cm de hauteur, 92,5 cm de longueur et 44,5 cm de profondeur. Les deux vantaux sont ornés de panneaux soulevés moulurés, embouvetés dans un cadre assemblé à tenon et mortaise chevillé. Un taquet de bois vissé sur la traverse supérieure retient le vantail de droite. Ce vantail possède également un trou de serrure et une serrure, dont l’entrée décorative en losange est manquante. Les vantaux pivotent sur des fiches à balustre. L’espace intérieur est divisé par deux tablettes amovibles formées de deux planches. Ces tablettes reposent sur des tasseaux cloués à l’aide de clous forgés. Un crochet fiché dans le bois de la tablette du haut retient fermé le vantail de gauche. Les traverses du haut et du bas en façade sont assemblées dans les montants par des tenons traversant chevillés dans les montants. Ces montants sont cloués aux côtés de l’armoire à l’aide de clous forgés. Le plateau saillant est mouluré sur trois côtés. Les côtés du meuble sont formés de deux planches. L’armoire est ornée d’un soubassement mouluré sur trois côtés. L’arrière est formé de quatre planches clouées à l’aide de clous forgés et de clous ronds.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Le fond de l’armoire porte des traces de vermoulure. De nombreux cernes marquent la tablette du haut, ainsi que l’avant de la tablette du bas. Le plateau est marqué de cernes et de gouttes. Le montant droit en façade est creusé, par ce qui pourrait être des griffes de chat. Les clous des tasseaux à l’intérieur du meuble ont traversés le bois.

L’armoire a été décapée au courant du 20e siècle. Des traces d’une couleur plus foncée subsistent.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire basse du 18e siècle en pin



Armoire basse du 18e siècle en pin

Armoire basse du 18e siècle en pin. Ses dimensions sont 127,3 cm de hauteur, 131,1 cm de largeur et 57,4 cm de profondeur. Elle est entièrement assemblée à tenon et mortaise chevillé. Chaque vantail, ainsi que les côtés de l’armoire, sont ornés d’un panneau soulevé. Les montants encadrant ces panneaux sont chanfreinés, alors qu’une moulure est taillée sur l’arête des traverses. Les panneaux des vantaux sont embouvetés dans un bâti assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les vantaux pivotent grâce à des fiches aux bouts à fins motifs de pétales. Les côtés extérieurs des vantaux sont moulurés en quart de rond. Un trou de serrure est percé dans le vantail droit, mais la serrure est manquante. Sous ce trou de serrure est percé un autre trou, de dimensions plus grandes, et comblé de l’intérieur avec une pièce de toile collée. Le vantail est maintenu fermé par un taquet, ou loquet de bois, vissé à l’aide d’une vis à tête fendue. Une entrée de serrure décorative est fixée sur le vantail gauche. Ce vantail est maintenu fermé à l’aide d’une targette fixée sur la surface intérieure avec des clous de forge. Une tablette divise l’espace intérieur, formée de deux planches amovibles assemblées à rainure et languette. Les tasseaux de support de la tablette sont fixés sur les côtés à l’aide de clous récents, à tête et corps ronds. Une autre paire de tasseaux de support, mais sans tablette, est clouée plus bas, à l’aide de clous forgés. L’arrière de l’armoire est formé de quatre planches assemblées à rainure et languette. Le côté non raboté se trouve à l’intérieur du meuble. Le pourtour du dessus de l’armoire est mouluré en quart de rond en façade et sur le côté droit. Il est constitué de deux planches assemblées à rainure et languette, et cloué au bâti. Le piétement est formé par le prolongement des montants. L’armoire est peinte d’une couleur gris-vert, à l’exception du plateau, qui est brun très foncé. Le dos et l’intérieur sont laissés au bois nu.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire du 18e siècle fut probablement fabriquée localement. L’artisan demeure inconnu.

Elle aurait longtemps occupé les voûtes du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Les traces creusées sur le devant de ses vantaux, par leur apparence et leur situation sur le meuble, pourraient avoir été faites par des griffes de chats. Jusqu’au milieu du 20e siècle, des denrées alimentaires ont été entreposées dans les caves voûtées du monastère. Il est plausible que jusqu’à cette époque des chats y aient eu leur domicile, afin de protéger ces denrées des souris. En effet, Soeur Sainte-Philomène mentionne l’existence d’une cave nommée « la cave à la chatte », lorsqu’elle décrit l’organisation des caves voûtées telles qu’elles étaient lors de son entrée au monastère en 1925. À ce sujet elle raconte que la « cave à la chatte » était « [...] un endroit bien chaud parce qu’il y passaient des tuyaux à eau chaude. La petite bête s’y trouvait à son aise pour faire la chasse aux souris. » Un autre témoignage de la présence de chats au monastère est l’apparition fugitive d’un chat sur une photographie prise au jardin entre 1917 et 1930.

L’aménagement intérieur de l’armoire a varié au fil du temps. Les tasseaux supportant la tablette actuelle est fixée à l’aide de clous récents à tête et corps ronds, suggérant une hauteur de tablette différente de celle d’origine. En plus d’une paire de tasseaux sans tablette, clouée avec des clous de forge, les côtés intérieurs de l’armoire portent des traces de clous ayant fixés des tablettes à deux autres hauteurs.

Cette armoire a subi de nombreuses altérations. Le bois de l’armoire a rétréci. Des pièces de toile sont collées à l’intérieur du meuble, comblant les nombreux interstices entre les planches. Une baguette de bois a été clouée sur le côté gauche du panneau latéral droit afin de boucher l’espace créé entre le panneau et le montant. Le plateau de l’armoire a été modifié. Il ne s’agit peut-être pas de son plateau d’origine. Seul l’avant est saillant, le côté gauche a été coupé afin d’être au même niveau que le côté de l’armoire. Le fond semble également avoir été modifié, peut-être même remplacé. Un rond a été creusé probablement à l’aide d’une mèche ronde dans la traverse supérieure du côté gauche. Ces modifications du plateau et du fond se sont produites avant l’application de la peinture grise.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire basse d’esprit Louis XIII



Armoire basse d'esprit Louis XIII

Armoire basse d’esprit Louis XIII, en pin, datant du milieu du 18e siècle. Ses dimensions sont 101,9 cm de hauteur, 146,2 cm de largeur et 59,3 cm de profondeur. Le meuble est entièrement assemblé à tenon et mortaise chevillé, à l’exception du fond, cloué à l’aide de clous forgés, et du plateau, cloué avec un clou forgé et des clous à corps et tête ronds. Ses deux vantaux sont ornés d’un panneau à motif de losange, embouveté dans un cadre fortement mouluré. Ce cadre est assemblé à tenon et mortaise avec flottage d’onglet à travers chant, et chevillé. L’assemblage du cadre du vantail gauche est renforcé de l’intérieur par des attaches ondulées. Les deux vantaux possèdent une entrée de serrure en rinceaux, dont seule celle de droite comporte un mécanisme fixé au vantail avec des vis forgées. Le vantail gauche est maintenu fermé à l’aide d’un crochet vissé sur le dessus de la tablette, s’insérant dans un œillet vissé sur la face intérieure du vantail. Les vantaux pivotent à l’aide de fiches à vase. À l’intérieur de l’armoire se trouve une tablette reposant sur des tasseaux fixés à mi-hauteur avec des clous à tête et corps ronds. Elle est constituée de deux planches, l’une fixe, et celle du fond amovible. Sous cette tablette se trouve une demi-tablette amovible, reposant sur des tasseaux récents en quart de rond, fixés avec des clous à tête et corps ronds. Le plateau est formé de trois planches assemblées à rainure et languette et mouluré sur trois faces. Les côtés de l’armoire sont ornés d’un panneau à losange formé de deux planches, embouveté dans le bâti dont les montants sont chanfreinés et les traverses moulurées. L’arrière est constitué de cinq planches grossières, assemblées à rainure et languette. Le meuble a été décapé. Des traces d’une finition brune sont visibles sous la saillie du plateau et à l’arrière.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire basse à motifs de losanges d’esprit Louis XIII aurait été produite au milieu du 18e siècle. L’artisan demeure inconnu.

La serrure daterait du régime français. Elle est fixée à l’intérieur du vantail à l’aide de vis forgées, qui dateraient également de la même période.

Les montants arrière du meuble et l’intérieur des vantaux portent des marques laissées par un trusquin ou un couteau, tracées lors de la confection du meuble par le menuisier et indiquant pour la plupart l’emplacement des tenons.

Les traces d’usure sont générales. Plusieurs cernes foncés marquent le dessus du plateau. Le bois des panneaux a rétréci. Les joints à onglet des cadres des vantaux ont ouvert et ceux du vantail gauche ont été renforcés par des attaches ondulées. Le montant arrière gauche a été réparé dans le bas, une pièce de bois y a été greffée. Le dormant a été grugé par le pêne venant s’y agripper. Plusieurs trous marquent les anciens emplacements du crochet et de l’œillet, retenant le vantail gauche. Un trou de nœud au haut du vantail gauche a été comblé par un mastic foncé. Des coulures de couleur brune rougeâtre marquent le haut de l’intérieur du vantail gauche. Les tablettes amovibles seraient plus récentes, par la couleur et la finition du bois. La tête des clous récents fixant le plateau au bâti a été recouverte de mastic.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
DUPONT, Jean-Claude. L’artisan forgeron. Collection Format, série Histoire des métiers d’art. Québec, Les Presses de l’Université Laval et l’Éditeur officiel du Québec, 1979. 355 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire en pin



Armoire en pin

Armoire en pin datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 164,2 cm de hauteur, 151 cm de largeur et 49,5 cm de profondeur. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les deux vantaux en façade sont ornés de deux panneaux soulevés et biseautés, embouvetés dans un cadre mouluré. Au vantail droit est fixée une serrure, dont l’entrée n’est qu’un simple trou creusé dans le bois. Un taquet de bois vissé dans la traverse supérieure retient fermé le vantail de droite. Un crochet est vissé sur le dessus d’une tablette et s’insère dans un œillet forgé, fiché dans le vantail gauche. L’espace intérieur est divisé par quatre tablettes. Les parois intérieures et les tablettes sont recouvertes de plusieurs couches de papier peint à motifs géométriques et floraux colorés. Au côté intérieur droit, sont collées des feuilles de papier manuscrit, parfois sous le papier peint. Les tasseaux de support de tablette sont cloués à l’aide de clous forgés. Les vantaux pivotent sur des fiches à vase à perle. Le plateau est composé de deux planches assemblées à rainure et languette clouées au bâti. Celui-ci est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les côtés du meuble sont ornés de panneaux creux.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

L’intérieur de l’armoire aurait été recouvert de papier peint probablement vers la fin du 19e siècle, début du 20e siècle. La diversité des motifs suggère que ce papier peint provenait probablement d’un cahier d’échantillons. Le papier manuscrit serait toutefois plus ancien. Il s’agit d’une liste d’achats et de comptes rédigée vers 1750. Cette datation a pu être estimée par la comparaison de certains prix listés avec le prix des ces mêmes biens apparaissant dans les livres de compte de la communauté des Augustines et ceux de l’Hôtel-Dieu.

Ce meuble a été décapé, à l’exception de la surface interne des vantaux, de couleur brun rougeâtre. Un ancien trou de serrure a été comblé par une pièce de bois sur le vantail droit. L’usure du meuble est générale, mais plus importante autour de la serrure, du crochet intérieur et du taquet.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire en pin datant du 18e siècle



Armoire en pin datant du 18e siècle

Armoire en pin datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 146,1 cm de hauteur, 131,4 cm de largeur et 53 cm de profondeur. L’ensemble de l’armoire est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les deux vantaux sont ornés d’un panneau soulevé biseauté, au pourtour mouluré. Sur le vantail droit sont fixés un taquet fleurdelisé en fer forgé et une entrée de serrure en rinceaux. La serrure est clouée à l’aide de clous forgés. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. Le plateau est cloué au bâti à l’aide de clous récents. Une moulure rapportée est fixée à la jonction du plateau et du meuble, clouée avec des clous ronds. Les côtés du meuble sont sans ornement, formés de deux planches assemblées à rainure et languette. L’arrière est formé de quatre planches assemblées à rainure et languette et embouvetées dans un cadre. L’espace intérieur du meuble est divisé par trois tablettes amovibles, dont une formée de deux planches mobiles. Les tasseaux de supports sont cloués avec des clous carrés et des clous récents. Un crochet est fixé sur le dessus de la tablette du centre et s’insère dans un œillet récent vissé à l’intérieur du vantail gauche. Le dos de l’armoire est orné d’un grand panneau soulevé, inséré dans les montants et traverses dont les bords sont moulurés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée au Québec au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Elle a subi quelques altérations. Elle porte de nombreuses traces d’usure, notamment aux arêtes et autour du taquet. Elle a été décapée au courant du 20e siècle, à l’exception de l’intérieur, brun rougeâtre. Le dessus du plateau semble être peint d’une couleur blanchâtre qui a grisonnée avec le temps et l’accumulation de saleté. Une portion de la moulure rapportée du côté droit est brisée et manquante.

L’inscription "M-135" est inscrite au crayon sur le haut droit du devant. Il s’agit d’un ancien numéro d’inventaire.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire haute à vitres soufflées



Armoire haute

Cette armoire haute à vitres soufflées a été fabriquée en Nouvelle-France entre 1650 et 1687. L’armoire d’aspect rustique mesure 225 cm en hauteur, 172 cm en largeur et 84,5 cm en profondeur. Elle est composée de deux vantaux à vingt petits carreaux de verre et de panneaux peints sur les deux battants de la façade et sur les côtés. Les œuvres peintes ont été réalisées par sœur Marie-Madeleine Maufils de Saint-Louis vers la fin du 17e siècle; des paysages bucoliques y sont représentés. Le bois entourant les œuvres peintes du côté droit est de couleur vert foncé; le reste est au bois naturel. Deux entrées de serrure en fer ornent l’armoire en pin blanc et deux verrous en fer, situés dans le haut et le bas du vantail droit, maintiennent les deux portes fermées. Une simple corniche tirée d’un même morceau de bois couronne partiellement le meuble. Le quadrillage des fenêtres est assemblé à mi-bois, avec des cabochons fixés en façade à l’aide chevillettes sur chaque croisement. Les carreaux de verre sont fixés dans la feuillure au dos des vantaux à l’aide de mastic. Plusieurs carreaux ont été changés. Les carreaux de verre d’origine ont été fabriqués par disque centrifuge. Les planches du fond de l’armoire étaient recouvertes de prélart. Après une tentative pour le retirer, les planches ont été tout simplement retournées pour le dissimuler. Il est visible sous l’armoire. La surface des planches maintenant visible à l’intérieur du meuble est très grossière, couverte de traces d’herminette, sans travail de rabot pour les rendre lisses. L’espace intérieur est divisé par deux tablettes. Les tasseaux de support de tablette sont récents et il n’y a pas d’entailles dans les montants pour accueillir ces tasseaux, comme cela était l’usage pour les armoires de cette époque, ce qui laisse penser que cette armoire ne possédait peut-être pas de tablettes à l’origine et qu’elle pouvait servir originellement de penderie. Un verrou vertical plat français, à tête de persil, est fixé à l’intérieur du vantail gauche. Il est biseauté, avec un renflement qui l’empêche de glisser. Les verrous extérieurs ne sont pas d’origine. Il s’agit de verrous de fenêtre récupérés. Celui du bas est de facture française, celui du haut est de facture anglaise. Il s’en fabriquait encore en 1810. Les entrées de serrure sont d’inspiration française et le trou ne correspond pas à la serrure, qui est anglaise. L’entrée de serrure du vantail gauche est décorative. Les deux entrées de serrure sont inversées, par soucis de symétrie, et ont un fini limé. Les vantaux pivotent sur des paumelles à vase forgées, d’origine. Une tôle métallique est fixée sur l’intérieur de la traverse supérieure, ainsi que sur le coin inférieur du cadre de la porte, et une moulure de bois a été fixée sur le cadre intérieur, probablement pour augmenter l’étanchéité et pour empêcher le passage des rongeurs.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire haute à vitre soufflé a été produite entre 1650 et 1687 en Nouvelle-France. L’artisan demeure inconnu, il s’agirait toutefois des premières pièces en verre soufflé au pays. Acquise par les Augustines de l’Hôtel-Dieu à une date indéterminée, l’armoire a été décorée en 1687 par Marie-Madeleine Maufils de Saint-Louis (1671-1701), entrée au noviciat la même année.

Selon les annales de l’Hôtel-Dieu, les Augustines reconnaissent le grand talent en peinture de sœur Marie-Madeleine Maufils de Saint-Louis qui réalise au cours de son séjour au monastère quelques paysages dont ceux de l’armoire.

Selon la tradition orale, la planche de bois qui couronnait cette armoire aurait servi comme table d’examen lorsque les malades entraient à l’hôpital. Il est donc possible que cette armoire se trouvait anciennement à proximité de l’admission de l’Hôtel-Dieu ou d’une salle d’examen. La planche du dessus de l’armoire a été remplacée et une nouvelle corniche couronne partiellement l’armoire. Au courant du 20e siècle, le bois du devant et du côté gauche de l’armoire, entourant les œuvres peintes, a été décapé.

Cette armoire serait possiblement une penderie, pour suspendre des vêtements ou textiles d’apparats. Plusieurs indices le laissent supposer, soit la profondeur de l’armoire et l’absence de traces de tasseaux d’origine, mais aussi la quincaillerie. En effet, la présence d’un verrou au haut intérieur de la porte gauche et les traces qu’il y en avait aussi un au bas, au lieu d’un crochet intérieur, indiquerait qu’il n’y avait pas de tablettes à l’origine. La penderie serait d’ailleurs vitrée afin que les textiles soient apparents.

Cette armoire est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Armoire haute de style Louis XV



Armoire haute de style Louis XV

Cette armoire haute de style Louis XV rustique a été fabriquée en France entre 1750 et 1800. Elle a appartenu à sœur Jeanne Bourassa dite Marie-Médiarice (1907-1992). Ce meuble mesure 207,8 cm de hauteur, 134 cm de largeur et 59,7 cm de profondeur. Les montants et traverses du meuble seraient en merisier français alors que les panneaux des portes et des côtés auraient été fabriqués en hêtre. Les deux vantaux à panneaux chantournés s’articulent sur des fiches à vase allongées et terminées en balustre fixées à l’aide de trois étriers boulonnés aux montants. Les vantaux sont aussi ornés de longues entrées de serrures, en fer forgé, découpées et ajourées. Cette armoire possède une large traverse supérieure moulurée et ornée d’une rosace ainsi qu’un dormant sculpté de lignes verticales. La traverse inférieure est chantournée et ornée d’une coquille en éventail. Les pieds du meuble sont cambrés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire haute a été fabriquée en France entre 1750 et 1800. Elle a ensuite été acquise par mademoiselle de Mailly, d’origine française, à une date indéterminée. Lors d’un séjour à Québec en 1962, cette dernière vend l’armoire à madame Yvonne Bourassa (1910-2003), épouse de Pierre Letarte et soeur de Jeanne Bourassa (1907-1992).

Madame Yvonne Bourassa entrepose l’armoire en 1970 chez l’antiquaire Bonnot, Le Lambrequin antiquités et décorations Enr., à Québec. Elle cède ensuite le meuble en 1973 à sa soeur Jeanne Bourassa (soeur Marie-Médiatrice), religieuse au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec depuis 1930. Sœur Jeanne Bourassa est la première religieuse de la communauté des Augustines à obtenir sa licence en pharmacie, en 1946. Elle devient à ce moment chef du Service de pharmacie de l’Hôtel-Dieu de Québec, poste qu’elle occupe jusqu’en 1972. Elle fait partie des membres fondateurs de l’Association des pharmaciens d’hôpitaux de la province de Québec et est élue 2e vice-présidente pour l’année 1961-1962.

Certaines modifications ont été effectuées sur l’armoire au cours des années. La corniche du meuble est supprimée avant son entrée au monastère. Le dormant séparant les deux portes pourrait ne pas être d’origine. Avant 1973, il était fixé à la porte de gauche (faux-dormant).
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Notices bibliographiques :
MORAND, Annie, dir., Sylvie CHADENET et Jean DELAMARE. L’encyclopédie des styles d’hier et d’aujourd’hui. Marabout service. Paris, Denoël, 1993. 260 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc en planches de pin massif



Banc en planches de pin massif

Banc en planches de pin massif, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 41,6 cm de hauteur, 27,4 cm de largeur et 68 cm de longueur. L’épaisseur de la planche utilisée pour le plateau est d’environ 7,5 cm et celle des montants 6 cm. Les montants formant le piétement sont chantournés en pied de lyre simplifié. Un montant a été creusé au centre pour accueillir une planche sur toute la hauteur. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise traversant chevillé. Des pièces de bois ont été insérées à l’intérieur de quelques mortaises pour en corriger l’ajustement. Les chevilles fixant le siège aux montants traversent la planche du siège de bord en bord, sur sa largeur. Le plateau est composé d’une grande pièce de bois et d’une plus petite, laquelle est fixée sur un côté du plateau par cheville traversante. Une traverse solidifie le piétement, traversant le bas des montants. La traverse est maintenue en place par l’ajout à chaque extrémité d’une cheville traversante. Une des deux chevilles n’est pas d’origine. Le dessus du banc porte les marques de l’action d’un couteau et d’une mèche de vilebrequin. Le meuble est décapé. Des traces de couleur brune sont visibles à quelques endroits, notamment dans les interstices. Des marques de sablage par une sableuse rotative sont également visibles sur les surfaces.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Banc de travail probablement produit localement, mais d’un artisan inconnu.

Ce banc a pu être utilisé à divers usages. Des marques de couteau et d’un autre outil, probablement un vilebrequin, couvrent le dessus du siège, mais en petite quantité. Son usage comme surface de travail semble donc être circonstanciel. Une petite pierre est incrustée sous l’un des pieds, trahissant peut-être un usage extérieur. De petits éclats de métal sont également incrustés sous les pieds.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc en vertèbre de baleine



Banc en vertèbre de baleine

Le banc en vertèbre de baleine est un élément de mobilier datant d’avant 1934. Mesurant 52 cm de hauteur, l’objet se compose de deux vertèbres de baleine superposées et retenues ensemble grâce à des tiges en métal.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce banc en vertèbre de baleine, fabriqué avant 1934, se compose de deux vertèbres de baleine assemblées à l’aide de tiges en métal. Cet objet de curiosité provient des souvenirs de voyages du capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc-lit



Banc-lit en pin

Banc-lit en pin datant du 19e siècle. Ses dimensions sont 97,9 cm de hauteur, 180,9 cm de largeur et 39,2 cm de profondeur. Il est assemblé à clous forgés carrés et à clous ronds modernes. La devanture du banc et son assise basculent pour former une boîte, dans laquelle se plaçait une paillasse pour servir de lit de fortune. Un crochet de fer fixé à l’assise et s’insérant dans un oeillet au dossier, assure que la boîte formant le lit ne bascule pas de manière impromptue. Les accoudoirs bas sont munis d’oreilles au dossier. Le dossier et ses barreaux sont moulurés simplement. Les pentures ont été changées. Celles en place sont des pentures anciennes à crochets récupérées sur une autre pièce de mobilier. L’emplacement des pentures d’origine est visible par les encavures pratiquées dans le bois pour les y accueillir. Des trous à côté des pentures indiquent l’emplacement d’une deuxième paire de pentures, probablement pour renforcer les pentures d’origine. Ce meuble a été décapé. Il aurait été teint au brou de noix à l’origine, puis probablement peint en gris, comme en témoignent certaines traces de couleur encore visibles. Le bois a été mangé à quelques endroits par de gros vers blancs qui ont laissé des trous considérables sur leur passage. Le côté droit du banc est plus usé et l’accoudoir lacéré, peut-être par un animal.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce banc-lit, aussi appelé banc de quêteux, aurait été fabriqué au Québec à la fin du 19e siècle.

Ce type de banc-lit se retrouvait souvent à l’entrée des maisons en campagne, pour y accueillir le « quêteux », mendiant itinérant. Ce dernier suivait son itinéraire de village en village, selon le territoire qui était le sien. Il logeait chez ceux voulant bien l’accueillir, en échange du partage de nouvelles de la région, ou de la performance d’un de ses talents comme conteur ou comme réparateur des biens de la maisonnée, ou selon le simple principe de charité chrétienne prôné à l’époque. Cette pratique perdura jusque dans les années 1960, alors qu’il fut interdit de quémander aux portes.

Ce banc est un don de madame Claude Bertrand, reçu par les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec probablement dans les années 1960, pour faire partie de leur collection muséale.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Banc-travailleuse du 18e siècle



Banc-travailleuse du 18e siècle

Banc-travailleuse du 18e siècle, en pin. Ses dimensions sont 44,2 cm de hauteur, 56,2 cm de longueur et 33,8 cm de largeur. Son plateau est mouluré. Ses montants, reliés par une traverse aux deux extrémités biseautées, sont chantournés en pieds de lyre simplifiés. Les côtés sont formés chacun d’une planche de bois ornée de motifs chantournés et de volutes sculptées. Un montant est percé pour accueillir un tiroir sous le plateau, glissant sur des tasseaux de support fixés par des chevilles aux planches des longs côtés. Le devant mouluré du tiroir est assemblé à queue d’aronde simple et son corps est assemblé à l’aide de chevilles et renforcé de clous à tête ronde. Des clous consolident également l’assemblage des côtés sur les montants du banc. Le tiroir est muni d’un anneau de laiton en guise de poignée. Le meuble a été entièrement décapé. Des traces de couleur brune sont visibles sous le banc. Sur les côtés du tiroir se trouvent des traces de peinture brun foncé. La moulure du tiroir a été brisée au bas et recollée.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Le banc-travailleuse servait à la fois de siège et de rangement, notamment pour les travaux d’aiguille. Il était surtout présent chez les communautés religieuses féminines. Les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en possèdent quelques autres, semblables.

Ce banc aurait été décapé dans les années 1960. Une photo de cette époque nous le montre peint d’une couleur foncée, probablement le brun dont il reste des traces sur les côtés des tiroirs.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bicorne de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Bicorne de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Le bicorne est un chapeau masculin à deux pointes de forme plate et allongée. L’objet en feutre mesure 50 cm de longueur. Le bicorne est noir, orné de chaque côté sur le pourtour supérieur d’un ruban doré présentant le motif de la croix de Jérusalem et garni d’une frange de plumes blanches. L’un des côtés du bicorne est orné d’une cocarde en tissu blanc cerclé de rouge sur le sommet, prolongée d’un galon en diagonal doré tressé à plat à six brins sur lequel est attaché, à son extrémité inférieure, un bouton de métal doré à l’effigie de la croix de Jérusalem en rouge.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce bicorne, qui fait partie du costume des chevaliers de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu ce titre du pape Pie XI en 1933. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a été intronisé chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis. Le chapeau se porte une pointe vers l’avant et l’autre vers l’arrière.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Boucles d’oreilles



Boucles d’oreilles (Boucles d’oreilles ayant appartenu à Maude Abbott)

Boucles d’oreilles en or ayant appartenu à Maude E. Abbott




INFORMATIONS HISTORIQUES

Boucles d’oreilles en or ayant appartenu à Maude Abbott. Le modèle est sobre, deux anneaux retenus par une sangle. Une petite perle d’or pend sous les anneaux.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bouton de manchette



Bouton de manchette (Bouton de manchette ayant appartenu à Maude Abbott)

Bouton de manchette en or ayant appartenu à Maude E. Abbott




INFORMATIONS HISTORIQUES

Bouton de manchette en or ayant appartenu à Maude E. Abbott vers 1890. Il est serti d’une pierre de soleil. Les reflets orangés sont générés par des cristaux d’hématite ou de goethite, sur lesquels se réfléchit la lumière. Cette pierre doit son nom à son scintillement pailleté rappelant le scintillement du soleil.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Breloque de montre



Breloque de montre (Breloque de montre ayant appartenu à Maude Abbott)

Breloque de chaîne de montre à gousset en forme de croix de bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Breloque de chaîne de montre à gousset en forme de croix de bois ayant appartenu à Maude Abbott vers 1890. La chaîne est en or, tressée de petites mailles. Une croix de bois teint est accrochée au bout de la chaîne.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas



Buffet bas

Buffet bas datant du milieu du 18e siècle. En pin, il possède deux vantaux en façade et est entièrement chevillé. Ses dimensions sont 79,9 cm de hauteur, 78,9 cm de largeur et 52,2 cm de profondeur. Son plateau est formé de deux planches assemblées à rainure et languette, mouluré sur trois côtés et aux coins arrondis en façade. Les vantaux amovibles sont ornés de panneaux soulevés. Le vantail de droite est muni d’une entrée de serrure en rinceau et d’une serrure. Un crochet cloué sur le dessus de la tablette maintient fermé le vantail de gauche. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. L’espace intérieur du meuble est divisé par une tablette amovible, formée de deux planches assemblées à rainure et languette. Le bas du devant et des côtés du meuble est chantourné en festons. Les côtés et l’arrière du meuble sont ornés d’un panneau soulevé. Le meuble est assemblé à tenon mortaise chevillé. Des tenons traversant sont visibles à l’arrière, dans le haut des montants.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet bas aurait été fabriqué au Québec au milieu du 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

L’ameublement des cellules des religieuses augustines comprenait, dès 1666, un buffet à deux vantaux, appelé alors « [...] une façon d’armoire à deux guichets [...] ».

L’ameublement des cellules, c’est-à-dire des chambres, est régi par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuée une copie. L’aménagement des cellules est abordé dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. L’édition de 1666 le décrit comme suit: « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur, un Benistier d’estain, ou de fayence, une Table de bois commun, au dessous un tiroir, ou layette avec une façon d’armoire à deux guichets [...] ».Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’une « façon d’armoire à deux guichets ».

Ce buffet a été décapé au courant du 20e siècle. Il était autrefois blanc.

Le décor chantourné au bas du devant du meuble, à droite, est brisé. Un feston est manquant. Les pointes des clous forgés fixant la serrure ont traversé le bois et apparaissent en façade. Le plateau est marqué d’importantes égratignures.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
s.a. Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin.. s.l. 1666. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas en pin



Buffet bas en pin

Buffet bas en pin, à deux vantaux et haut sur pieds, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 83,5 cm de hauteur, 134 cm de largeur et 44,8 cm de profondeur. Son plateau est composé de deux planches assemblées à rainure et languette, clouées au bâti à l’aide de clous forgés. Une moulure en doucine est clouée à la jonction du plateau et du meuble avec des clous carrés. Le corps du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les deux vantaux en façade sont ornés d’un panneau soulevé. Ils sont tous les deux munis d’une serrure et entrée de serrure différentes. L’entrée de serrure de droite est quadrilobée et en laiton, celle de gauche est ovale et en cuivre. Un bouton de bois noir est vissé sur le vantail droit. Deux taquets sont vissés dans le dormant, retenant chacun un vantail. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. Chaque vantail ouvre sur son propre compartiment. Celui de droite possède deux tasseaux pour une tablette absente, cloués avec des clous forgés. Les parois intérieures des compartiments sont recouvertes d’une couleur brun rougeâtre. Les côtés du meuble sont ornés d’un panneau soulevé. Les montants se prolongent en longs pieds carrés. L’arrière du meuble est constitué de deux planches assemblées à rainure et languette, chevillées aux montants.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet aurait été fabriqué au Québec au 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Il porte de nombreuses traces d’usure sur son plateau ainsi que quelques égratignures. Deux trous de vis récents y ont également été percés. Le meuble est décapé à l’exception de l’intérieur et de l’arrière.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas en pin d’esprit Louis XV



Buffet bas en pin d’esprit Louis XV

Buffet bas en pin d’esprit Louis XV, du 18e siècle. Il possède un tiroir et deux vantaux et est entièrement chevillé. Ses dimensions sont 97,4 cm de hauteur, 86 cm de largeur et 49,7 cm de profondeur. Son plateau est formé de deux planches assemblées à rainure et languette et son pourtour est mouluré sur trois faces. Les deux coins avant sont chantournés, reprenant la courbure des montants. Les panneaux latéraux sont embouvetés dans un bâti mouluré assemblé à tenon et mortaise chevillé. Le haut du panneau est chantourné et deux volutes sculptées ornent le centre de la traverse inférieure. Les arêtes extérieures des montants avant du buffet sont arrondies en large quart de rond. Le tiroir, glissant sous le plateau, est orné en façade d’un panneau creusé. L’avant du tiroir est assemblé à queue d’aronde chevillé, et l’arrière à queue d’aronde simple, fixée avec des clous forgés. Un panneau creux est sculpté en ceinture, sous le tiroir. Chacune des portes du buffet est ornée d’un panneau mouluré, embouveté dans un cadre au bâti assemblé à mi-bois et chevillé. Les vantaux pivotent sur des fiches à gond simples. À l’intérieur, une tablette, formée de deux planches assemblées à rainure et languette, divise l’espace. L’avant de la tablette est moulurée en quart de rond. La porte de gauche est retenue fermée par un crochet en fer forgé, cloué sur le dessus de la tablette, et la porte de droite par un loquet à anneau et à pétales, se rabattant sur la paroi intérieure de la porte de gauche. La traverse inférieure en façade est chantournée et sculptée de volutes encadrant un motif central de coquille. L’arrière du buffet est constitué de trois planches assemblées à rainure et languette, formant un panneau biseauté, embouveté dans un bâti assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les montants du meuble se prolongent en piétement. Le meuble est entièrement décapé. Des traces d’une finition rougeâtre sont visibles sous les bords du plateau et sur les côtés du tiroir. L’arrière et l’intérieur du buffet est laissé originellement au bois nu. Présence d’usure autour du loquet et de l’anneau du loquet.



INFORMATIONS HISTORIQUES

L’ameublement des cellules des religieuses augustines comprenait, dès 1666, un buffet à deux vantaux, appelé alors « [...] une façon d’armoire à deux guichets [...] ».

L’ameublement des cellules, c’est-à-dire des chambres, est régit par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuée une copie.

L’aménagement des cellules est abordé au tout début, dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. L’édition de 1666 le décrit comme suit: « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur, un Benistier d’estain, ou de fayence, une Table de bois commun, au dessous un tiroir, ou layette avec une façon d’armoire à deux guichets [...] » Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’une « façon d’armoire à deux guichets ».

Ce buffet a été décapé au courant du 20e siècle. Sur une photographie prise entre 1950 et 1980, il est d’une couleur foncée.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
BEDEL, Jean. Le grand guide des styles. Paris, Hachette livre, 1996. 219 p.
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l'ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l'Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l'Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet bas rustique



Buffet bas rustique

Ce buffet bas rustique aurait été fabriqué au 18e siècle. Ce meuble en noyer tendre mesure 63,6 cm de hauteur, 159,8 cm de largeur et 56 cm de profondeur. Il est doté de trois vantaux en façade, ouvrant sur des compartiments indépendants. Ces compartiments sont chacun surmontés d’un tiroir. Les vantaux sont ornés d’un panneau soulevé embouveté dans un cadre mouluré, assemblé à tenon et mortaise chevillé. Les vantaux sont retenus fermés par une boucle à clavette. Celle du vantail d’extrême droite pourrait avoir été récupérée d’une clé, dû à sa forme particulière en cuisse de grenouille. Les vantaux pivotent à l’aide de paumelles à petits vases. Seul le vantail du centre est amovible. Une tablette divise l’espace des compartiments d’extrême gauche et droite. Ces tablettes sont amovibles, et celle de droite est composée de trois planches. Les tiroirs sont assemblés à queue d’aronde. Chacun est muni d’une poignée à pétales. Le plateau a été refait. Il est composé de trois planches assemblées à rainure et languette et orné d’un trait tenant lieu de moulure. Le côté gauche du meuble est assemblé à emboîtement chevillé alors que le côté droit est composé d’une planche moderne à feuillure. Des poignées en fer forgé sont fixées de chaque côté du meuble. Le dos du meuble est formé d’une grande planche percée de six trous et peinte d’une couleur foncée. Le meuble a été décapé, à l’exception du dos et des compartiments intérieurs, plus foncés. Il était possiblement à l’origine teint au brou de noix.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet bas pourrait avoir été produit au 18e siècle. L’artisan se serait inspiré des buffets de type « traite picarde » qui se démarquent par une enfilade de plusieurs portes. La « traite picarde » est originaire de la Picardie et est associée à un meuble qui est réalisé sur une longueur sans interruption: d’une seule traite. Comme pour ce buffet bas, la « traite picarde » contient entre deux à huit portes.

Le piétement du meuble a été retiré à une date indéterminée. Ce type de meuble à « traite picarde » ou à enfilade, est reconnu pour ses pieds fragiles qui sont souvent remplacés, à la suite de lavage fréquent du plancher. Il semble avoir connu de fréquentes modifications. Le plateau a été entièrement refait entre 1960 et 1965. Le meuble aurait été décapé à la même période.

Ce buffet bas est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
MAZARS, Pierre, dir. et Claude SALVY. Les meubles régionaux en France. Collection de l’amateur. Paris, Librairie Gründ, 1967. 192 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet de pharmacie



Buffet de pharmacie

Buffet du 19e siècle à quatre tiroirs et quatre vantaux regroupés deux par deux et séparés par un dormant au centre. Ses dimensions sont 97,5 cm de hauteur, 165,8 cm de largeur et 55,5 cm de profondeur. Le bâti et les surfaces apparentes seraient en noyer et le corps des tiroirs et les tablettes sont en pin. Le plateau au bord mouluré pourrait être fait d’une essence de bois différente. Le bois est teint couleur acajou rougeâtre. Les surfaces sont vernies, à l’exception de l’arrière du meuble qui est seulement teint. Les montants du meuble sont constitués de deux planches assemblées à coupe d’onglet et fixées par des clous tranchés à tête carrée. Les tiroirs sont assemblés à queues d’aronde taillées mécaniquement. Les quatre vantaux sont ornés de panneaux creux. Le bâti est assemblé à tenon et mortaise traversant, collés. Les boutons des tiroirs et des vantaux sont en porcelaine blanche. Un panneau semblable à ceux des vantaux orne chacun des côtés du meuble, et l’arrière du buffet en possède quatre. Les pentures sont en fer coulé et fixées à l’aide de vis à tête fendue. Une serrure en laiton coulé se trouve sur les vantaux droits. L’entrée de serrure de droite est manquante. Les vantaux de gauche sont retenus par un crochet de fer forgé fixé à la tablette du centre à l’aide d’une vis. L’intérieur du meuble, fermé par les vantaux, est divisé en deux espaces de rangement distincts, munis de deux tablettes chacun. Des plaques de verre églomisé incrustées dans le bois du devant des tiroirs et du haut des vantaux identifient le contenu des tiroirs et des tablettes.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buffet de pharmacie du 19e siècle appartient à l’époque précédant la priorisation du métal comme matériau pour la fabrication de l’ameublement médical. L’avènement de l’asepsie vers la fin des années 1850 puis de l’antisepsie en 1867 révolutionne la pensée et la pratique médicale. Les répercussions se font sentir jusque dans l’ameublement, le métal étant considéré plus hygiénique. L’adoption du mobilier métallique se généralise avant la fin de 1910 à l’Hôtel-Dieu de Québec.

Le contenu des tiroirs et tablettes est identifié avec une calligraphie et une technique semblables à celles couramment utilisées pour étiqueter les pots de pharmacie en verre pendant la deuxième moitié du 19e siècle aux États-Unis. Il s’agit du « label under glass », dont l’équivalent en français serait « verre églomisé ». Cette technique consiste à créer une inscription inversée sur le verre avec de la peinture et des feuilles métalliques, principalement d’or. Les tiroirs contenaient, de gauche à droite: MISCELLANEA. soit regroupement d’objets divers; WRAPG.PAPER. soit du papier pour emballer; SPATULAS. soit spatule, l’instrument médical semblable à un couteau, long et plat mais sans bord tranchant, utilisé en pharmacie pour étendre plâtres et onguents et pour le mélange d’ingrédients médicinaux ou de laboratoire; ENEMA:APPAR: soit appareil à lavement. Sur les vantaux, de gauche à droite: SHT:SPLINTS. soit éclisse pour les tibias; BANDAG:COT: soit bandages de coton; INSTRUMENTS.; MEDICAMENT:.

Le plateau porte les marques d’un usage intensif. On y voit des marques de coups, de l’abrasion, des taches noires de déversement de produit chimique qui a coulé jusque dans les tiroirs, des cernes noirs de récipients qui y ont été déposés. Le plateau semble également avoir été usé précocement et décoloré par l’action de lavages et de frottements fréquents. Le fond du tiroir des spatules est couvert de marques, probablement causées par les chocs répétés de ces instruments métalliques contre le bois tendre. La friction a également causé des rainures sous les tiroirs. Les traces d’usure sont générales et témoignent d’une vie utilitaire très active.

Le meuble présente quelques modifications à son état d’origine. Les boutons des deux vantaux de gauche auraient été changés vers le milieu du 20e siècle. La clé est manquante et les crochets retenant les portes sont un ajout.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.
s.a. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 4 avril 1877 au 21 avril 1888. Archives du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. s.l. s.d. s.p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buffet garde-manger



Buffet garde-manger

Ce garde-manger a été fabriqué en Nouvelle-France vers 1744. Le meuble en pin mesure 155 cm de hauteur, 85 cm de largeur et 23,5 cm de profondeur. Il possède un vantail chanfreiné dont la partie supérieure est ajourée de barreaux verticaux et la partie inférieure est chantournée en forme de rectangle. Ce garde-manger possède toujours sa couleur gris-vert d’origine. Il est assemblé à tenon et mortaise et un petit taquet en bois retient le vantail fermé. Ce taquet serait récent puisqu’il n’a pas abîmé le bois de l’armoire. Les tasseaux de support de tablette sont cloués avec des clous forgés. L’entrée de serrure et la serrure sont de facture française, typiques de celles fabriquées au Québec jusqu’à bien après la fin du régime français. Le vantail pivote grâce à des fiches à larder sur des gonds de facture française. Des clous forgés viennent solidifier les six planches arrière du meuble. Ces planches sont assemblées à double rainure et languette en queue de billard. Ce garde-manger était peut-être encastré car le bois des côtés est moins beau que celui utilisé pour fabriquer le devant du meuble.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce garde-manger rustique a été fabriqué en Nouvelle-France vers 1744. Le meuble aurait été commandé par les Augustines au menuisier de l’Hôtel-Dieu de Québec.

En 1747, selon le livre des recettes et dépenses de l’Hôtel-Dieu de 1732 à 1755, un inventaire des objets qui se retrouvent dans les différentes pièces du monastère est réalisé par la communauté des Augustines. Celui-ci indique que la cuisine comprend « deux armoires faite en garde mangé [sic], 2 autres grandes pour conserver les viandes [...] ». Il y aurait ainsi deux garde-mangers dans la cuisine et l’un de ceux-ci serait l’actuel buffet garde-manger.

Selon la tradition orale des religieuses, ce garde-manger était situé à proximité de l’ancien réfectoire, dans une niche, et servait à ranger le lait, le beurre et d’autres aliments qui étaient ainsi conservés au frais dans le mur de pierre. Les treillis verticaux du vantail sont caractéristiques des garde-mangers puisque ceux-ci servent à laisser passer l’air et ainsi mieux conserver les aliments. Aussi, sa peinture réalisée à partir de terre glaise, qui pénètre les pores du bois, était reconnue pour garder la fraîcheur.

Une fine toile recouvre jusqu’au 21e siècle l’intérieur du vantail afin de protéger des insectes les aliments conservés dans le garde-manger. Le côté gauche et l’arrière du meuble ont été décapés au cours du 20e siècle.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bureau plat style Louis XV



Bureau plat

Bureau plat en noyer noir, de style Louis XV, datant du milieu du 18e siècle. Ses dimensions sont 71,1 cm de hauteur, 162,5 cm de largeur et 83,1 cm de profondeur. Son piétement galbé est formé de quatre hauts pieds de biche se terminant en sabot. Le bureau est muni de deux fois deux tiroirs à panneau sculpté et d’un cinquième au centre de la ceinture. Deux compartiments secrets sont dissimulés à l’arrière des tiroirs du haut, droit et gauche. Pour y accéder, ces tiroirs doivent être retirés de leur habitacle. Les côtés des compartiments secrets se prolongent jusqu’à la naissance de l’habitacle et peuvent être tirés afin de faire glisser le compartiment jusqu’à soi. Le devant des tiroirs est taillé dans une pièce de noyer d’une épaisseur variant de 3,8 cm à 5,2 cm et est fixé au corps au bois plus tendre par un assemblage à queues d’arondes. Chaque tiroir est muni d’une serrure en fer dont l’entrée ornementale est manquante. L’intérieur des tiroirs épouse la forme de ses courbes extérieures. L’arrière du meuble reprend symétriquement les motifs ornant l’avant, soit le motif chantourné au centre de la ceinture et les panneaux des tiroirs. Le bas de la ceinture est orné d’un cordon sculpté, se joignant en spirales sur les côtés du meuble. De minces moulures ont été ajoutées aux côtés du bureau afin de reproduire le motif à panneau des tiroirs. Le plateau est composé d’un cadre au bord mouluré, assemblé en onglet à tenon et mortaise chevillé, et de deux planches dont la plus grande a été réparée sur toute sa longueur. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce bureau plat de style Louis XV, aussi appelé table bureau, aurait été produit au milieu du 18e siècle par un artisan du Québec dont l’identité demeure inconnue. Ce type de meuble n’était pas courant en Nouvelle-France et était principalement l’apanage d’une certaine classe sociale comprenant l’élite administrative et bourgeoise, ainsi que les membres du clergé. Il n’a pas été possible de déterminer comment les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec entrèrent en possession de ce bureau. Toutefois, deux photos prises en 1909 et vers 1917 nous le montre parmi le mobilier de la salle commune du noviciat du monastère. Une autre photographie datant de 1945 nous le montre à nouveau dans la salle du noviciat. Un groupe de jeunes novices est rassemblé autour du bureau, recevant l’enseignement de la maîtresse des novices. Sur le bureau sont placés des paniers dits à ouvrage, pour les travaux d’aiguille et de couture. Cette photo est en fait une mise en situation destinée à illustrer un feuillet promotionnel de la vie religieuse chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, afin de recruter de nouvelles postulantes.

Pourvu d’ornementations sur toutes ses faces, ce meuble était destiné à occuper une place centrale dans une pièce.

Ce bureau a été l’objet de plusieurs réparations au fil du temps. Les méthodes de fixation utilisées pour ces réparations constituent un repère temporel intéressant. Ainsi, certains tasseaux de support de tiroirs ont été renforcés à l’aide de clous forgés, le bâti des tiroirs a été solidifié avec des clous tranchés à tête carrée, la planche fendue à l’arrière du meuble a été consolidée de l’intérieur à l’aide d’une plaque d’acier vissée avec des vis à tête fendue, le tasseau de support droit pour le tiroir central, remplaçant l’original taillé à même la traverse, a été fixé à l’aide de clous à tête et corps ronds. Une importante réparation a été effectuée sur le plateau du bureau où une fissure courant sur toute la largeur a été comblée avec une planche de qualité inférieure, peinte au dos et clouée au plateau par en dessous à l’aide de clous à tête et corps ronds. La moulure sculptée du tiroir du bas à droite a été remplacée par endroit par une moulure clouée et collée.

Ce bureau apparaît sur une photo du noviciat de 1945. Il y était alors brun foncé et a été décapé dans les années suivantes. La teinture brune d’origine est encore visible sous le meuble.

Les entrées de serrures sont manquantes. Sur la photo de 1945, des petits boutons sont fixés aux tiroirs pour en faciliter la manipulation.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
BEDEL, Jean. Le grand guide des styles. Paris, Hachette livre, 1996. 219 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l'Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l'Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Bureau, dit Mazarin



Bureau, dit Mazarin

Ce bureau, dit Mazarin, a été fabriqué en Nouvelle-France entre 1670 et 1700. Il mesure 74 cm de hauteur, 116,4 cm de largeur et 65 cm de profondeur.

Ce meuble en merisier et en pin est composé d’un long plateau posé sur deux caissons chantournés à trois tiroirs galbés. Ces caissons reposent chacun sur quatre pieds gainés positionnés à 45°, reliés par une entretoise en « H » cintrée. Il dispose d’un tiroir central et d’une niche, encadrés par les caissons à tiroirs qui sont suffisamment éloignés afin d’y loger une jambe. La niche est fermée par un vantail cintré à emboîtures. Cette niche est munie d’une serrure française ancienne avec étoquiaux. Ses parois sont couvertes de papier marbré. Les tiroirs, assemblés à queue d’aronde, sont ornés d’entrées de serrures en laiton de style Louis XIV, à accueillage en museau. Les serrures des tiroirs, à pied de broche qui déborde, sont typiquement françaises. La serrure du tiroir central a toutefois été remplacée et date du 19e siècle. Le bureau sur roulettes est assemblé à tenons et mortaises chevillés. Le plateau est composé d’un panneau central, encadré d’une alèse. Il est assemblé à onglets avec prisonniers à queue de renard, c’est-à-dire un tenon libre dans lequel sont insérés des coins qui en écarteront le bois à l’insertion dans la mortaise, rendant l’assemblage indémontable et lui procurant une grande solidité. Le centre du plateau est composé de deux planches en queue de billard, tirées du même arbre. Elles sont disposées de manière à déployer harmonieusement une image en miroir des cernes de croissance selon la technique de l’assemblage en portefeuille (bookmatch en anglais). Le revers du plateau porte les marques asymétriques des scieurs de long. Le plateau est solidement fixé au bâti par des chevilles et par des prisonniers à queue de renard, dont l’emplacement est indiqué par des traces de trusquin sur le pourtour du meuble.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce bureau du genre Mazarin a été produit en Nouvelle-France entre 1670 et 1700. Il appartient au style Henry IV. Il est dit du genre Mazarin puisque c’est sous le règne de cet homme que ce type de meuble se popularise. Jules Mazarin (1602-1661) est un homme d’État français d’origine italienne qui est nommé cardinal par Richelieu, puis entre dans la diplomatie auprès de Louis XIII et Louis XIV. Mazarin est également le principal ministre d’Anne d’Autriche durant sa régence.

Le bureau est cédé aux Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec possiblement en 1768 par un membre de la famille Chavigny. La grande famille des Chavigny de la Chevrotière fait partie de la noblesse de la Nouvelle-France. Arrivé au pays vers 1641, François de Chavigny de Berchereau (vers 1615-1651) et sa nouvelle épouse Éléonore de Grandmaison (vers 1620-1692) se font concéder des terres à Sillery et un fief qui prendra plus tard le nom Deschambault, du nom du gendre de François de Chavigny qui en héritera. François de Chavigny se vit contraint de quitter cette terre trop exposée aux attaques iroquoises et se fit concéder une seigneurie à la pointe de l’île d’Orléans en 1649.

François de Chavigny fut ami et conseiller de Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), Jeanne Mance (1606-1673) et Marguerite Bourgeois (1620-1700).

Après le décès de François de Chavigny, Éléonore de Grandmaison se remarie deux fois. Son dernier mari, Jacques de Cailhault de La Tesserie (vers 1620-1673) provient d’une famille de nobles seigneurs de la Chevrotière en France. François de Chavigny (1650-1725), fils aîné d’Éléonore et de François de Chavigny, reprend le nom de la Chevrotière en l’honneur du dernier époux de sa mère.

Il est possible que le bureau ait été acquis par la famille des Chavigny à la fin de 17e siècle ou au début du 18e siècle.

Le meuble est ensuite cédé par un descendant des Chavigny à Sœur Marie-Louise Curot dite de Saint-Martin (1716-1788), alors qu’elle était supérieure au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Mère Saint-Martin est entrée au Monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1736, à l’âge de 20 ans, et y a été supérieure pendant 18 années, soit de 1762 à 1768, 1771 à 1777 et 1780 à 1785.

Une note manuscrite collée au dos du meuble témoigne de ce don: « Jay donné et donne à Madame St Martin Religieuse Supérieure de l’Hôtel Dieu ce Bureau ou Commode tel qu’il est comme il est, et ce pour ce que je signe a Quebec ce [16 aoust 1768 ?] Chavigny ». Il s’agit ici d’une transcription datant du milieu du 20e siècle, la date est mise en doute car maintenant illisible.

Le lourd meuble a été mis sur roulettes au cours du 19e siècle afin de faciliter son déplacement. Le plateau a été décapé et a reçu une nouvelle finition. Une décoration en laiton, semblable à celle des tiroirs, se retrouvait originalement au niveau de l’entrée de serrure du battant de la niche.

Ce bureau est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LEFEBVRE, Jean-Jacques. « Chavigny Lachevrotière, François de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
LEFEBVRE, Jean-Jacques. « Grandmaison, Éléonore de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l'Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l'Homme, 2007. 1103 p.
LOVREGLIO, Aurelia et Anne LOVREGLIO. Dictionnaire des mobiliers & des objets d'art du Moyen âge au XXIe siècle. Les dictionnaires thématiques. France, Le Robert, 2011. 464 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
ROY, Pierre-Georges. La famille de Chavigny de la Chevrotière. Lévis, Québec, L'Action sociale, 1916. 179 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Buste (Joseph-Elzéar Bernier)



Buste (Joseph-Elzéar Bernier)

Le buste de Joseph-Elzéar Bernier est une sculpture réalisée en 1984. L’œuvre en bronze mesure 40 cm de hauteur sur 56 cm de largeur. Elle représente la tête et les épaules du capitaine, qui porte un veston boutonné et une cravate.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce buste de Joseph-Elzéar Bernier est réalisé en 1984 par le sculpteur Paul-André Tardivel. Joseph-Elzéar Bernier est un grand navigateur qui a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canapé



Canapé

Ce canapé fait partie d’un ensemble de salon comprenant également six chaises. Ces meubles auraient été fabriqués à Québec vers 1865-1866. Fabriqués en noyer noir, ils sont ornés de sculptures représentant un décor végétal et sont rembourrés et recouverts d’un tissu floral.

Le canapé mesure 112,5 cm de hauteur, 178 cm de largeur et 79 cm de profondeur. Sa ceinture est chantournée et ornée de feuilles d’acanthe qui se poursuivent jusqu’aux pieds tournés en toupie cannelée. Le haut du dossier est décoré d’une figure de femme ou déesse, de roses et de feuilles d’acanthe. Deux fauves mordant une sphère ornent les accoudoirs en console.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce canapé fait partie d’un ensemble de salon comprenant également six chaises. L’ensemble aurait été fabriqué entre 1865 et 1866 à Québec. Ces meubles pourraient être associés aux premières réalisations de l’atelier du meublier et ébéniste François Gourdeau (1840-1920) en raison notamment d’éléments caractéristiques qui se retrouvent sur d’autres meubles qui lui sont associés, dont la tête en haut-relief dans la partie supérieure du canapé et le décor végétal et animalier.

Fils du meublier Édouard Gourdeau et d’Émérance Levasseur, François-Xavier Gourdeau s’est principalement formé dans l’atelier du sculpteur Jean-Baptiste Côté (1832-1907) à Québec. Il ouvre son propre atelier en 1864 dans Saint-Roch à la suite de son mariage avec Philomène Chamberland. Peu de meubles québécois de l’époque victorienne peuvent être attribués à François Goudreau en raison du manque d’évidences. Toutefois, en 1938, Marie Rose-De-Lima dite Mary Moreau (1857-1938) fait don à sa fille Anne-Marie Roy (1888-1976), devenue sœur Saint-Nazaire de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1910, d’un écran de cheminée dont l’encadrement et le pied ont été sculptés par François Gourdeau vers 1870.

Marie Rose-De-Lima Moreau est originaire de Saint-Michel de Bellechase tout comme son époux, Arsène Roy (?-1896) qui est alors agriculteur et propriétaire d’une fromagerie et beurrerie à Notre-Dame de Lourdes de Saint-Michel. La famille Roy fait partie à l’époque des familles les plus distinguées de la région en raison notamment des nombreux membres de la famille qui occupent un rang élevé dans la hiérarchie ecclésiastique dont Monseigneur Lionel Roy au Séminaire de Québec.

À la suite du décès de son époux en 1896, Mary Moreau effectue un inventaire et une vente à l’encan des meubles et de sa vaste propriété à Saint-Michel de Bellechasse. Elle s’installe ensuite à Québec dans le quartier Saint-Roch. En 1938, Mary Moreau cède l’écran de cheminée et possiblement l’ensemble de salon à sa fille, Anne-Marie Roy qui est alors religieuse chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Selon un papier collé au dos du canapé, les sculptures du meuble ont été réalisées vers 1865-1866. Celles-ci pourraient possiblement avoir été sculptées dans le nouvel atelier de François Gourdeau, ouvert en 1864, expliquant la moindre complexité des ornements sculptés de l’ensemble de salon comparativement à ceux de l’écran de cheminée.

Avant 1971, un autre tissu à motif floral recouvre le canapé.
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Notices bibliographiques :
BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d’art religieux et profane. Montréal, Éditions de l’Homme, 1986. 503 p.
CASTONGUAY, Denis, dir. et Yves LACASSE, dir. Québec, une ville et ses artistes. Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, 2008. 333 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PORTER, John R., dir. Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec. Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée de la civilisation, 1993. 527 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canapé en noyer



Canapé en noyer

Ce canapé en noyer aurait été fabriqué à Québec vers 1859. Le meuble, mesurant 128 cm de hauteur, 212 cm de largeur et 61 cm de profondeur, est orné de riches sculptures de style néorococo. La composition est formée d’un buste de Napoléon trônant au milieu d’un fronton constitué d’éléments végétaux, de deux aigles impériaux posés sur un trophée d’étendard et de nombreux éléments végétaux et géométriques. Feuilles d’acanthe pleines ou découpées, fleurs et treillis agrémentent le pourtour du dossier, les accoudoirs, la ceinture et les pieds cambrés sur roulettes. Un treillis profondément sculpté au burin orne le haut du dossier. Le canapé est rembourré et recouvert d’un tissu vert à losange.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce canapé aurait été fabriqué à Québec vers 1859. Les sculptures du meuble ont été réalisées par Jean-Baptiste Côté (1832-1907).

Architecte, sculpteur, doreur, graveur sur bois, caricaturiste, éditeur de journaux et imprimeur, Jean-Baptiste Côté habite toute sa vie dans le quartier Saint-Roch de Québec. Apprenti à l’atelier de François-Xavier Berlinguet (1830-1916), en 1848 Jean-Baptiste Côté fait notamment son apprentissage avec l’ornementation d’une église de Beauport à Québec. En 1855, il se spécialise toutefois dans la sculpture de proue de bateau et ouvre son premier atelier sur la rue Saint-François, à proximité des chantiers maritimes de la rivière Saint-Charles. Son deuxième et troisième atelier, situés respectivement sur la rue Saint-Vallier et de la Couronne, sont détruits dans les grands incendies de Saint-Roch et Saint-Sauveur en octobre 1866 et mai 1870. À partir de 1870, Jean-Baptiste Côté s’établit dans une maison-atelier au coin des rues de la Reine et de la Couronne, puis change de carrière en raison de la rareté des commandes de figure de proue. Il se tourne alors vers d’autres marchés comme ceux de l’enseigne commerciale, du mobilier et du monument funéraire.

Au cours de sa carrière, Jean-Baptiste Côté aurait produit quelques ensembles de meubles de luxe pour des membres de sa famille. Ce canapé a appartenu à mademoiselle Blanche Côté (1879-1967) qui en fait don aux Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1958.

Le recouvrement a été remplacé après 1991.
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Notices bibliographiques :
BÉLAND, Mario. « Côté, Jean-Baptiste ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca
BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d’art religieux et profane. Montréal, Éditions de l’Homme, 1986. 503 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PORTER, John R., dir. Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec. Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée de la civilisation, 1993. 527 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canine d’ours polaire



Canine d’ours polaire

La canine d’ours polaire est une dent mesurant 7,5 cm de longueur. La canine est une dent pointue, très saillante et très solide avec une longue racine.



INFORMATIONS HISTORIQUES

La canine d’ours polaire fait partie de la mâchoire de l’ours polaire et elle est plus grande que les autres dents. Située entre les incisives et les molaires, la canine permet à l’animal d’arracher la nourriture. Les peuples arctiques utilisent les dents d’ours polaire pour fabriquer une multitude d’objets traditionnels utilitaires et artistiques. Celle-ci fait partie des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier datant du début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Canne-réservoir



Canne-réservoir

La canne-réservoir est un récipient fabriqué avant 1934. L’objet en métal peint en noir mesure 78,5 cm de longueur. Il est composé d’un réservoir cylindrique se terminant par une longue pointe à son extrémité inférieure et par une poignée à angle droit à l’autre extrémité. Le bout de la poignée est fermé par un bouchon vissé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette canne-réservoir, fabriquée avant 1934, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Casquette de capitaine



Casquette de capitaine

La casquette de capitaine est un chapeau souple mesurant 21 cm de diamètre. L’objet en peau de loup-marin comprend une visière.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette casquette de capitaine en peau de loup-marin a appartenu à Joseph-Elzéar Bernier, un capitaine natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Casquette du capitaine



Casquette de capitaine

La casquette de capitaine est un chapeau souple mesurant 23 cm de largeur. L’objet en feutre bleu comprend une visière ornée de feuilles d’érable dorées et bordée d’une lanière de cuir noire.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette casquette de capitaine a appartenu à Joseph-Elzéar Bernier, un capitaine natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise de Louis Cyr



Chaise de Louis Cyr

Il s’agit d’une chaise en bois de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle dont le siège mesure 68 cm de large et 53 cm de profond. Celui-ci, originalement en babiche, a été refait avec des lattes en bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette chaise a appartenu à Louis Cyr (1863-1912). Ce dernier est un célèbre homme fort canadien-français qui détient plusieurs records en haltérophilie. Il a aussi fondé son propre cirque en 1899.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII



Chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII

Cette chaise de type Île d’Orléans et de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Ce meuble mesure 88 cm de hauteur, 45 cm de largeur et 34,5 cm de profondeur. La chaise est composée de deux entretoises et de quatre pieds tournés en balustre qui sont surmontés d’un siège qui dépasse le piètement. L’assise est formée de deux planches de bois. Les pieds arrière sont chanfreinés aux quatre arêtes et le dossier est composé d’un cadre vide. L’apparence du meuble est rustique sauf pour le piètement tourné. La chaise est en merisier sauf pour les larges traverses de l’assise et du dossier qui sont en chêne.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette chaise de type Île d’Orléans aurait été produite en Nouvelle-France, elle est fortement inspirée des petites chaises de Lorraine ou de la Franche-Comté. Elle aurait été conçue au milieu du 17e siècle. Le menuisier-ébéniste demeure inconnu, mais le style de piètement s’apparente à celui retrouvé sur les meubles de style Louis XIII offerts par madame d’Ailleboust aux Augustines. La date d’acquisition du meuble par les Augustines de l’Hôtel-Dieu est inconnue.

Cette chaise a été décapée au cours du 20e siècle.

Cette chaise est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII



Chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII

Cette chaise dite à la Lorraine et de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Le meuble fait en merisier du Québec selon des techniques de fabrication françaises mesure 102 cm de hauteur, 45 cm de largeur, 35,5 cm de profondeur et est recouvert d’une finition brun foncé. La chaise possède un piétement avec entretoise en « H » tourné en balustre et un siège formé d’une planche moulurée dépassant le piétement. Le dossier est composé de cinq barreaux tournés et de deux montants verticaux tournés ainsi que de deux traverses horizontales chantournées. Chacun des montants inclinés a été tourné d’une pièce. L’assise est composée de deux planches. L’arrière de l’assise, taillée en feuillure, s’insère sous la traverse arrière. L’avant de l’assise est quant à elle fixée à la traverse avant à l’aide de tenons mortaise à queue-de-renard rapportés (aussi appelés prisonniers) insérés d’un côté dans l’assise et fixés à la traverse avant à l’aide de chevilles. Ces longues chevilles qui n’ont pas été recoupées dépassent de la traverse et sont visibles sous l’assise.



INFORMATIONS HISTORIQUES


Cette chaise a été produite en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble de six. Ces chaises auraient toutes été fabriquées par le même menuisier-ébéniste et font partie d’un ensemble composé d’une table, une commode, un tabouret et un marchepied. Cet ensemble a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans le soin des malades et l’aide aux pauvres qui sont prodigués par la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa soeur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Les chaises auraient été décapées, puis vernies au courant du 20e siècle.

Ces six chaises sont classées en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaise dite « à la capucine »



Chaise dite « à la capucine »

Chaise dite « à la capucine » en chêne dont le siège est paillé en foin de mer, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 100,4 cm de hauteur, 49,8 cm de largeur et 47,1 cm de profondeur. Le dossier est composé de deux traverses chantournées, assemblées à tenon et mortaise traversant dans les montants. Seule la traverse supérieure est chevillée. Les montants du dossier sont légèrement inclinés vers l’arrière. Les pieds sont droits et les barreaux du piétement tournés sans ornement. Ces barreaux, au nombre de deux à l’avant et sur les côtés et un à l’arrière, sont assemblés à tenon et mortaise rond traversant, sans chevilles. La ceinture du siège est renforcée de minces pièces de chêne clouées sur les quatre côtés. L’assise en foin de mer, paillée en banquette et rembourrée, est plus large à l’avant qu’à l’arrière. Le dessus est recouvert d’un enduit étanchéifiant, maintenant sec et craquelé. De la saleté est incrustée dans les interstices du dessus de l’assise. Présence de traces d’usure, notamment sur le piétement.



INFORMATIONS HISTORIQUES

La chaise « à la capucine » est une chaise légère à pieds droits, dont le dossier légèrement incliné est composé de deux montants à traverses chantournées. L’assise est paillée, cannée ou tressée de « babiche », d’écorce d’orme ou de frêne. Ce type de chaise se retrouve également en France, sous l’appellation « à la capucine » ou celle de « bonne-femme ». Elle y fit son apparition au 17e siècle, dans les milieux aisés d’abord, pour s’étendre ensuite aux milieux ruraux. En Nouvelle-France, son usage se généralise rapidement. Le modèle de chaise « à la capucine » fut particulièrement populaire dans la région de Montréal et fut fabriqué jusque dans le courant du 19e siècle. La technique traditionnelle d’assemblage consistait à employer du bois presque vert pour les montants et les pieds et du bois très sec pour les traverses et les barreaux. Le bois vert, en séchant, se referme sur les traverses ou les barreaux, comme s’ils étaient serrés dans un étau, rendant l’assemblage très solide et ne nécessitant pas l’ajout de chevilles, clous ou colle. L’apparition de l’assemblage à tourillon dans l’industrie nord-américaine dans la seconde moitié du 19e siècle, remplaça progressivement la technique traditionnelle.

Ce type de chaises légères et à assise de paille était courant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Des photographies datant des années 1930 en montrent alignées le long des murs des salles de la communauté, où les religieuses se regroupaient pour leurs loisirs ou lors de célébrations. Les salles du noviciat en étaient également pourvues, comme en témoigne un inventaire de 1821 dénombrant « 22 Chaises en pailles et une de bois ». Les « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus », texte régissant la vie et l’œuvre des Augustines, prévoient, dès l’édition de 1631, la présence d’une « chaire [sic] de paille » dans l’ameublement des cellules monastiques. Il faudra attendre l’édition de 1923 pour que la spécification « de paille » disparaisse.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chaises en noyer



Chaises en noyer

Ces chaises font partie d’un ensemble de salon comprenant six chaises et un canapé. Ces meubles auraient été fabriqués à Québec vers 1865-1866. Chacune des chaises mesure environ 102 cm de hauteur, 52 cm de largeur et 71 cm de profondeur.

Produites à partir de noyer noir, les chaises sont ornées de sculptures représentant un décor végétal et sont rembourrées et recouvertes d’un tissu floral identique à celui du canapé qui leur est associé. Des motifs de roses, de feuilles d’acanthe et de formes géométriques ornent les chaises. Le dossier est coiffé d’un chapeau de gendarme et le piètement est tourné en toupie cannelée. Les côtés du dossier sont chantournés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces chaises font partie d’un ensemble de salon, comprenant six chaises et un canapé. L’ensemble aurait été fabriqué entre 1865 et 1866 à Québec. Ces meubles pourraient être associés aux premières réalisations de l’atelier du meublier et ébéniste François Gourdeau (1840-1920) en raison notamment d’éléments caractéristiques qui se retrouvent sur d’autres meubles qui lui sont associés, dont la tête en haut relief dans la partie supérieure du canapé et le décor végétal et animalier.

Fils du meublier Édouard Gourdeau et d’Émérance Levasseur, François-Xavier Gourdeau s’est principalement formé dans l’atelier du sculpteur Jean-Baptiste Côté (1832-1907) à Québec. Il ouvre son propre atelier en 1864 dans Saint-Roch à la suite de son mariage avec Philomène Chamberland. Peu de meubles québécois de l’époque victorienne peuvent être attribués à François Goudreau en raison du manque d’évidences. Toutefois en 1938, Marie Rose-De-Lima dite Mary Moreau (1857-1938) fait don à sa fille Anne-Marie Roy (1888-1976), devenue soeur Saint-Nazaire de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1910, d’un écran de cheminé dont l’encadrement et le pied ont été sculptés par François Gourdeau vers 1870.

Marie Rose-De-Lima Moreau est originaire de Saint-Michel de Bellechase tout comme son époux, Arsène Roy (?-1896) qui est alors agriculteur et propriétaire d’une fromagerie et beurrerie à Notre-Dame de Lourdes de Saint-Michel. La famille Roy fait partie à l’époque des familles les plus distinguées de la région en raison notamment des nombreux membres de la famille qui occupent un rang élevé dans la hiérarchie ecclésiastique, dont Monseigneur Lionel Roy au Séminaire de Québec.

À la suite du décès de son époux en 1896, Mary Moreau effectue un inventaire et une vente à l’encan des meubles et de sa vaste propriété à Saint-Michel de Bellechasse. Elle s’installe ensuite à Québec dans le quartier Saint-Roch. En 1938, Mary Moreau cède l’écran de cheminé et possiblement l’ensemble de salon à sa fille, Anne-Marie Roy qui est alors religieuse chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Selon un papier collé au dos du canapé, les sculptures du meuble ont été réalisées vers 1865-1866. Celles-ci pourraient possiblement avoir été sculptées dans le nouvel atelier de François Gourdeau, ouvert en 1864.

Avant 1971, un autre tissu à motif floral recouvrait vraisemblablement les chaises qui auraient été rafraîchies en même temps que le canapé.
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Notices bibliographiques :
BELISLE, Jean et John R. PORTER. La sculpture ancienne au Québec : trois siècles d’art religieux et profane. Montréal, Éditions de l’Homme, 1986. 503 p.
CASTONGUAY, Denis, dir. et Yves LACASSE, dir. Québec, une ville et ses artistes. Québec, Musée national des beaux-arts du Québec, 2008. 333 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PORTER, John R., dir. Un art de vivre: le meuble de goût à l’époque victorienne au Québec. Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée de la civilisation, 1993. 527 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Chevalière (Bague)



Chevalière (Bague) (Chevalière en or rose ayant appartenu à Maude Abbott). Bague de type chevalière en or rose, vue avant.

Chevalière en or rose ayant appartenu à Maude Abbott.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Chevalière en or rose, héritage maternel de Maude Abbott: Maude Abbott hérite de sa mère une chevalière en or rose datant de 1817. Sur le chaton, on peut lire l’inscription « ROBT SMITH OB 15 JAN 1817 AET 69 ». Cette chevalière commémorative donne des renseignements précis sur la mort de Robert Smith, père de Frances Mary. Ob est une abréviation du latin « obiit » qui signifie « il est mort » et AET pour « aged, or at the age of. » Il est donc décédé le 15 janvier 1817 à l’âge de 69 ans. L’or rose est un alliage composé de 75% d’or, 5% d’argent et 20% de cuivre.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cloche du voilier d’exploration polaire Arctic



Cloche du voilier d’exploration polaire Arctic

La cloche du voilier d’exploration polaire Arctic est un instrument à percussion datant de 1901. L’objet en bronze moulé mesure 20 cm de hauteur. Fabriquée d’une seule pièce, cette cloche de forme trapézoïdale présente une panse presque verticale. La partie de l’anse, au sommet de la cloche, est composée d’une attache plate. La cloche est montée sur un étrier de fer de forme recourbée. Elle est munie d’une tige terminée par une petite sphère appelée battant, fixée à l’intérieur et actionnée par une corde tressée qui la prolonge.

La cloche porte l’inscription gravée en creux du nom du navire et l’année de sa construction. Sur la surface extérieure de la cloche est gravée d’un côté l’inscription « GAUSS 1901 » et de l’autre « ARCTIC 1904 », correspondant à l’ancien nom et au nouveau nom du navire.



INFORMATIONS HISTORIQUES

La cloche du voilier d’exploration polaire Arctic faisait partie de l’équipement du navire d’exploration polaire Gauss construit en 1901 à Kiel en Allemagne pour des expéditions en Antarctique. Lorsque le gouvernement canadien achète le navire en 1904, le nom de ce dernier est changé pour celui de Arctic. Ce nouveau nom est gravé sur la face opposée à celle où est inscrit le premier nom.

La cloche du navire Arctic fait partie de l’armement du bateau. Elle est fixée à l’extérieur sur l’avant de la timonerie du navire. La cloche émet des sons lorsque sa surface extérieure est frappée avec un marteau ou lorsque sa paroi intérieure est frappée avec un battant.

Utilisée pour sonner les quarts, la cloche rythme la vie sur le navire. Par temps de brume ou lorsque la visibilité est réduite, cet instrument de communication sonore permet également de signaler la présence du navire aux autres bâtiments en mer. La cloche sert aussi à prévenir de la longueur de chaîne restant encore à la mer lorsque l’on vire pour appareiller.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Coffre de communauté



Coffre de communauté

Ce coffre plat « dit des Fondatrices » aurait été produit en France entre 1600 et 1639. Ce meuble en merisier est assemblé à tenon et mortaise chevillés. Il mesure 74 cm de hauteur, 135 cm de largeur et 62 cm de profondeur. Il possède trois serrures munies d’un anneau, deux poignées latérales en fer forgé et un long crochet pour soutenir le couvercle. Le coffre repose sur quatre pieds massifs à roulette et est orné d’un large soubassement mouluré. Une fine moulure décorative est chevillée au-dessus des entrées de serrure. Des boulons vissés au travers du bois du couvercle et de la façade fixent en place les serrures et les pentures. Les boulons anciens sont forgés et les écrous tranchés: il s’agit d’une fixation d’origine. Les pentures traversent le bois à l’arrière du coffre. La serrure centrale est à pied de broche, pour accueillir une clé forée. Les deux autres serrures ont un mécanisme à clé bénarde. Ces serrures étaient fabriquées du 17e au 19e siècle. Le plateau est assemblé à emboîture d’onglet avec tenon chevillé d’un côté. Les côtés du coffre sont munis d’une longue poignée de fer forgé, pivotant dans deux anneaux fichés dans le bois. Le bois a rétréci, dénudant les chevilles assemblant les planches du côté gauche. Ce même espace a été comblé par une languette de bois du côté droit. Une languette semblable comble également l’espace entre les planches du devant du coffre. L’assemblage des planches à l’arrière du coffre est stabilisé à l’aide de goujons carrés. Le bois ondé du dos et du dessous du coffre a été raboté en travers. Les roulettes en bois, fixées dans le prolongement des montants, pivotent sur des boulons semblables à ceux fixant les serrures et les pentures. Une clavette retient les boulons en place. La clavette du pied avant droit est manquante. Le coffre a été décapé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce coffre de communauté aurait été produit en France entre 1600 et 1639. L’artisan demeure toutefois inconnu. Selon la tradition orale, le meuble aurait fait partie des biens apportés par les premières Augustines de la Miséricorde de Jésus, Marie Guenet de Saint-Ignace, Anne Le Cointre de Saint-Bernard et Marie Forestier de Bonaventure, lors de leur traversée de l’Atlantique en 1639. Selon une lettre de 1639 de l’ursuline Cécile de Sainte-Croix, qui faisait également partie de la traversée, le coffre aurait été utilisé pour dire les messes quotidiennes sur le navire ainsi que comme table et comme lit sur le bateau de pêche qui a servi lors de la dernière partie du périple entre Tadoussac et Québec.

En 1639, le coffre aurait été conservé dans la Maison des Cent Associés, où les trois premières Augustines sont allées demeurer à leur arrivée en Nouvelle-France. Vers 1640, il aurait été déplacé à Sillery dans une autre demeure utilisée par les fondatrices. En 1644, il aurait été transporté dans une petite maison de la basse-ville de Québec jusqu’à la fin de la construction de l’Hôtel-Dieu, puis il aurait été déplacé au monastère. Selon la tradition orale, le coffre aurait été conservé entre 1940 et 1958 dans le bureau de Sœur Sainte-Jeanne-de-Chantal (Philomène Martin), supérieure à cette époque. Le coffre est utilisé jusqu’en 1958 pour entreposer les papiers importants dont les archives de la communauté. Il est ensuite vidé de son contenu et confié au musée des Augustines.

Ce coffre est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Coffre en pin



Coffre en pin

Ce coffre en pin, produit au 18e siècle, mesure 67,9 cm de hauteur, 115 cm de largeur et 56,5 cm de profondeur. Il est ceinturé d’une moulure en V sous la serrure et mouluré à la base, au-dessus d’un piétement de quatre pieds droits formés par le prolongement des montants. Les planches pleines embouvetées s’assemblent par tenons, mortaises et chevilles dans les montants. Les moulures sont clouées au bâti sur trois côtés, soit en façade et sur les deux côtés, à l’aide de clous forgés. Le couvercle en saillie est fixé au corps par deux pentures de fer martelé en queue de poisson. Le coffre se ferme à clé au moyen d’une serrure clouée en façade. L’étrier du moraillon à penture est manquant, cassé à la naissance du couvercle. L’entrée de serrure est dissimulée par une languette de métal pivotante. Les poignées, plus récentes, sont vissées de chaque côté du coffre, sous la moulure supérieure. L’extérieur du coffre est enduit d’une peinture vert-gris d’origine. L’arrière du coffre est dénué d’ornements et laissé au bois nu, tout comme les parois intérieures.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce coffre de facture artisanale aurait été produit localement au 18e siècle, possiblement par un menuisier travaillant pour les religieuses augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Le décor mouluré en V est un motif qui s’est perpétué dans le temps, ornant la façade de coffres datant du 18e et du 19e siècles, partout au Québec. Une équipette était anciennement présente à l’intérieur du coffre, au coin supérieur droit, comme en témoignent des empreintes de clous. L’usage de ce coffre a changé au fil du temps.

La tradition orale suggère que les postulantes entraient au monastère avec un coffre ou une malle contenant les effets requis à leur séjour. Lorsque le coffre n’était pas récupéré par la famille, il était alors entreposé au grenier afin d’être réutilisé selon les besoins de la communauté.

Si le mode d’acquisition de ce coffre demeure incertain, quelques indices laissent deviner ses usages ultérieurs. Une fine inscription à l’encre brune sur enduit plâtré à l’intérieur du coffre « M. Chemises de / toiles » suggère qu’il aurait servi à une certaine époque au rangement de ce vêtement et l’inscription « Boulangerie » au crayon sur l’intérieur du couvercle pourrait signifier qu’il aurait été en usage pendant un temps à la boulangerie. Le dessus du couvercle porte les marques d’un usage répété et soutenu.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Cornes de bœuf musqué



Cornes de bœuf musqué

Les cornes de bœuf musqué sont un élément décoratif datant de 1911. Elles mesurent 69 cm de largeur. Un support en fer placé au centre des cornes permet de les suspendre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces cornes de bœuf musqué datent de 1911. Elles sont liées aux expéditions du capitaine Joseph-Elzéar Bernier dans l’Arctique au début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Crâne de bœuf musqué



Crâne de bœuf musqué

Le crâne de bœuf musqué mesure 65,5 cm de largeur. Il comprend les cornes, qui courbent grandement vers l’arrière, ainsi que les cavités nasales et oculaires de l’animal.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce crâne de bœuf musqué provient de l’île Cornwallis. Il constitue un souvenir lié aux expéditions du capitaine Joseph-Elzéar Bernier dans l’Arctique au début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Crâne d’ours polaire



Crâne d’ours polaire

Le crâne d’ours polaire, qui date de 1912, mesure 33,5 cm de longueur. Il comprend le crâne et la mandibule de l’animal, tous deux allongés, avec deux grosses canines au maxillaire et deux autres à la mandibule ainsi que les cloisons nasales. Le crâne est non blanchi.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce crâne d’ours polaire date de 1912. Il constitue un souvenir de voyage provenant des expéditions polaires du capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a exploré l’archipel arctique et en a pris possession, au début du XXe siècle, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII



Demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII

Cette demi-commode à deux tiroirs de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce petit meuble mesure 75 cm de hauteur, 67,5 cm de largeur, 43 cm de profondeur et possède un piètement et entretoise en « H » tournés. La traverse inférieure est ornée de fleurs de lys et de volutes chantournées. Les deux tiroirs sont agrémentés d’anneaux à pétales et deux poignées à motif de losange sont situées sur les côtés latéraux de la commode. Le meuble est assemblé à tenon et mortaise. Le plateau en noyer cendré est assemblé à emboîtures d’onglets doubles. Les tiroirs sont assemblés à une queue d’aronde unique typiquement française, renforcée d’un clou forgé. La façade est en noyer cendré et orné d’une élégie typiquement française. Le fond des tiroirs est en tilleul avec mise au molet (amincissement du dessous du fond en pourtour pour permettre l’insertion dans la feuillure de contour) au bouvet à moulures. Les tasseaux sur lesquels glissent les tiroirs ont été remplacés. Le piétement, le dos et les côtés sont en merisier. Le haut du piétement est légèrement encastré dans le plateau, astuce française pour que le joint ne soit pas apparent si le bois se rétracte. Le centre de l’entretoise est percé pour recevoir un flambeau, absent. La quincaillerie des tiroirs daterait du 19e siècle. Les anciens trous de serrure, plus gros, ont été dissimulés par les entrées de serrure plus récentes. Les poignées de chaque côté du meuble dateraient du 20e siècle. Le bois des côtés et du dos du meuble a fendu avec le temps et l’espace a été comblé par des flipots.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette demi-commode est produite en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une table, un tabouret, un marchepied et six chaises. Ces meubles auraient tous été fabriqués par le même menuisier-ébéniste. Ce coffre-commode est le précurseur de la commode. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa sœur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant l’appellation « Maison Kent », à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Un coffre bahut y est listé.

Le flambeau du cube chanfreiné central a été retiré avant 1963. Les entrées de serrure, les serrures et les boutons dateraient du 19e siècle. Le meuble a également été solidifié avec des clous.

Cette commode est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dent de narval



Dent de narval

La dent de narval est un objet d’art décoratif mesurant 1,95 m de longueur. L’objet est une incisive longue et torsadée provenant d’un narval. La dent est maintenue en position verticale grâce à un socle rond en bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette dent de narval a été offerte par les capitaines Joseph-Elzéar Bernier et Caron à la congrégation du Bon-Pasteur. La dent de narval est un objet de convoitise en ivoire. Elle constitue un trophée de chasse et un souvenir de voyage des navigateurs polaires.

La dent de narval est une incisive longue et torsadée du maxillaire gauche qui pousse en excroissance à l’extérieur de la bouche du narval dans le sens antihoraire. Le narval est un mammifère marin vivant dans les mers arctiques.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dés à jouer



Dés à jouer

Les dés à jouer, au nombre de trois, datent du XIXe siècle. De forme cubique, chaque dé à jouer arbore six différents dessins simples, un sur chacune de ses faces.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces dés à jouer en ivoire datent du XIXe siècle. Ils ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Dessin (Portait de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake)



Dessin (Portait de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake)

Portrait au fusain de Maude Abbott par Mary Alexandra Bell Eastlake en 1940.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Mary Alexandra Bell Eastlake est née en 1864 à Douglas en Ontario, mais passe une partie de son enfance sur le bord de la rivière des Outaouais alors que son père, Andrew Bell, est engagé à la construction du premier barrage de Carillon. Amie et confidente de Maude, elle est une des premières femmes artistes-peintres professionnelles canadiennes de renommée internationale. Elle a peint de manière particulière les scènes de son village et deux portraits connus de Maude. Un de ses portraits est retenu par Postes Canada pour le timbre hommage à Maude Abbott dans la série « Reflets d’une nation de la collection du millénaire » (2000). Un autre, intitulé « An Old lady » (1936), est découvert par le docteur Erik Larsen à Calgary en 2006 alors que la Masters Gallery Limited met en enchère des toiles de Bell Eastlake. Le dernier portrait, commencé au printemps 1940 peu de temps avant la mort de Maude, a été offert au Musée régional d’Argenteuil à titre posthume en 1941.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Diorama d’un trois-mâts



Diorama d’un trois-mâts

Le diorama d’un trois-mâts est une œuvre datant de 1920 et mesurant 54 cm de hauteur sur 102 cm de largeur. Il représente la demi-coque, vue du côté tribord, d’un voilier trois-mâts de type clipper. Le navire est représenté toutes voiles sorties au large d’un village côtier, avec un phare en arrière-plan. Les voiles sont blanches, en métal. Les habitations, l’église, le phare et les poulies du voilier sont en ivoire de morse et de narval. Les cheminées des maisons sont faites de couronnes dentaires, alors que le sol et les vagues sont fabriqués avec de la pâte à empreinte, utilisée par les dentistes. Le diorama se trouve à l’intérieur d’un cadre en bois et est protégé par une vitre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce diorama d’un trois-mâts est réalisé en 1920 par Edmond Lecouvie. Ce dernier est connu pour avoir sculpté dans l’ivoire de morse et de narval 42 bateaux miniatures illustrant l’évolution de la navigation. L’ivoire qu’il utilise est rapporté de l’Arctique par le capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Un diorama est une œuvre comportant des éléments en trois dimensions placés dans un décor peint en deux dimensions.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Document (Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott )



Document (Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott par les citoyens du village de St. Andrews). Certificat avec cadre.

Certificat de reconnaissance décerné à Maude Abbott en 1910 par les citoyens du village St. Andrews afin de démontrer toute la reconnaissance et l’immense fierté qui les animent.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce certificat émis en 1910 par les citoyens du village St. Andrews a été décerné à Maude E. Abbott afin de démontrer toute la reconnaissance et l’immense fierté qui les animent. On y souligne sa grande gentillesse et son apport exceptionnel à la recherche médicale.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Document (Doctorat Honoris Causa en médecine décerné à Maude Abbott)



Document (Doctorat Honoris Causa en médecine décerné à Maude Abbott)

« Doctorem in Medicina » décerné à Maud (Maude) Elizabeth Seymour Abbott par l’Université McGill en 1910.



INFORMATIONS HISTORIQUES

En 1910, Maude Abbott reçoit de l’Université McGill une reconnaissance tant inespérée qu’inattendue pour la qualité de son travail scientifique. Le doctorat honoris causa en médecine porte la mention « M.D.C.M. », qui vient du latin medicinae doctorem et chirurgiae magistru et, qui se traduit par docteur en médecine et maître en chirurgie.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Drapeau (Fleurdelisé du 21 janvier 1948)



Drapeau (Fleurdelisé du 21 janvier 1948)

Fleurdelisé du 21 janvier 1948.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce drapeau ayant appartenu à monsieur René Bélanger est le premier fleurdelisé hissé au mat de la tour centrale de l’édifice du Parlement du Québec le 21 janvier 1948, lors de l’adoption du décret faisant de celui-ci le drapeau officiel du Québec.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ensemble de meubles (Canapé de style Sheraton)



Ensemble de meubles (Canapé de Maude Abbott)

Canapé de style Sheraton ayant appartenu à Maude Abbott.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Canapé de style Sheraton fabriqués en bois de palissandre autour de 1900. La chaise basse appelée « chauffeuse » était utile pour profiter de la chaleur provenant du feu parce que l’assise se situe à la hauteur du feu. Le recouvrement d’origine est conservé sous celui reconstitué. Ce mobilier a été acheté par la docteure Maude E. Abbott pour sa résidence de St. Andrews, Elmbank.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Ensemble de meubles (Chaise de style Sheraton)



Ensemble de meubles (Chaise de Maude Abbott)

Chaise de style Sheraton ayant appartenu à Maude Abbott.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Chaise de style Sheraton fabriqués en bois de palissandre autour de 1900. La chaise basse appelée « chauffeuse » était utile pour profiter de la chaleur provenant du feu parce que l’assise se situe à la hauteur du feu. Le recouvrement d’origine est conservé sous celui reconstitué. Ce mobilier a été acheté par la docteure Maude E. Abbott pour sa résidence de St. Andrews, Elmbank.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil canné de style Régence



Fauteuil canné de style Régence

Ce fauteuil canné de style Régence a été fabriqué en Nouvelle-France entre 1700 et 1760 et fait partie d’un ensemble de six. Il mesure 98,3 cm de hauteur, 64,8 cm de largeur et 60,8 cm de profondeur.

Ce fauteuil est composé de pieds galbés nervurés, terminés en crosse, et d’accoudoirs ouverts en retraits sur le siège. Ce meuble possède une ceinture galbée, chantournée et ornée de feuilles d’acanthe et de fleurs et de coquilles. Le dossier, dit à échancrure centrale et très légèrement incliné vers l’arrière, est chantourné et un motif de coquille en éventail orne son sommet.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fauteuil canné aurait été produit en Nouvelle-France entre 1700 et 1760. Plusieurs rapprochements stylistiques peuvent être faits avec les fauteuils de Lyon du milieu du 18e siècle. L’artisan concepteur du fauteuil demeure inconnu.

Ce meuble a appartenu à Marie-Angélique Chartier de Lotbinière (1693-1772) et Nicolas-Marie Renaud d’Avaine Des Méloizes (1696-1743), officier dans les troupes de la Marine et seigneur de Neuville. La famille Des Méloizes fait partie de l’élite coloniale du XVIIIe siècle, Nicolas-Marie étant souvent appelé à accompagner des gouverneurs à la cour de France. Pendant ses séjours en France, monsieur Des Méloizes s’intéresse à la fabrication de tuiles de toiture et tente d’initier l’utilisation de ce matériel en Nouvelle-France en remplacement du bardeau de bois. Il laisse finalement une fortune moins importante à son épouse et ses enfants en raison de nombreux emprunts, des résultats peu concluants de son entreprise et de sa mort précoce.

Veuve, avec dix enfants à sa charge, dont deux issus de son premier mariage avec Jean-François Martin de Lino, Marie-Angélique est prise en sympathie par son entourage qui demande au gouverneur de lui accorder une pension. Il est possible que cette pension lui ait été accordée, puisque selon les livres de recettes et dépenses de l’Hôtel-Dieu, madame Des Méloizes fait plusieurs dons généreux aux Augustines à cette époque. Marie-Angélique est attachée à la communauté des Augustines puisque de deux de ses belles-sœurs y ont été religieuses, soit sœur Louise-Thérèse Renaud d’Avene des Méloizes dite de la Sainte-Vierge (1690-1759) et soeur Marie-Thérèse Renaud d’Avene des Méloizes dite de Saint-Gabriel (1692-1711).

Le 4 octobre 1765, madame Des Méloizes devient pensionnaire à l’Hôtel-Dieu de Québec avec sa petite nièce, Élizabeth Denys Thibaudière de la Ronde (1760-1779). Le 10 août 1770, madame Des Méloizes rédige son testament et demande à la Mère Supérieure Saint-Martin, Marie-Louise Curot (1716-1788), de garder comme pensionnaire et de subvenir aux besoins de sa jeune nièce, mademoiselle Élizabeth de la Ronde, alors âgée de treize ans. Elle laisse également à Mère Supérieure Saint-Martin un généreux montant d’argent, ses vêtements et ses meubles qui devront être transmis à la demoiselle Thibaudière de la Ronde lorsqu’elle aura vingt ans. Au décès de madame Des Méloizes le 12 décembre 1772, mademoiselle Thibaudière est prise en charge par les Augustines jusqu’à son décès en 1779. Puisqu’elle n’était âgée que de dix-neuf ans, et selon le testament de madame Des Méloizes, tous les biens meubles et monétaires de cette dernière sont cédés aux Augustines.

Selon l’inventaire des biens qui sont transmis à la communauté des Augustines le 8 octobre 1779, madame Des Méloizes laisse deux déshabillés de satin, l’un vert et l’autre cramoisi, un lit composé d’un matelas de plumes, d’un traversin, d’un oreiller, de deux couvertures blanches, d’un tour de lit vert avec les rideaux garnis d’un ruban jaune, quatre fauteuils cannés et la somme de quinze cent quatre livres neuf sols. Toutefois, pour une raison inconnue, la communauté des Augustines possède aujourd’hui six fauteuils cannées qui viendraient tous, selon la tradition orale, de madame Des Méloizes. Une analyse visuelle des détails sculptés des fauteuils permet toutefois de penser qu’ils auraient été fabriqués par trois différents artisans de Québec.

Au cours du 20e siècle, le fauteuil a été décapé, solidifié et le cannage a été refait au complet.

Le fauteuil est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil de style Louis XIV



Fauteuil de style Louis XIV

Ce fauteuil de style Louis XIV aurait été fabriqué au 18e siècle. Il mesure 88 cm de hauteur, 59 cm de largeur et 43 cm de profondeur. Le fauteuil est possiblement en bois de merisier et possède un dossier droit incliné vers l’arrière séparé de l’assise et recouvert d’un tissu floral tout comme le siège. Le haut du dossier est décoré d’une coquille dont le haut est manquant, entourée d’éléments végétaux, et de petites volutes aux extrémités. Les pieds en os de mouton se terminent en volutes sculptées reliées par une entretoise en « X ». Le devant de la ceinture du siège est chantourné et orné d’une coquille en éventail et de feuilles d’acanthe. Les accoudoirs galbés sont fixés en retrait sur le siège. La chaise a été entièrement décapée et porte des traces de brûlure sur son montant arrière droit.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fauteuil aurait été conçu au 18e siècle par un artisan inconnu. Il s’agit d’une fabrication dite naïve ou novice relative à l’art populaire de l’époque.

Les Augustines sont en possession du meuble en 1755 puisque celui-ci a été sauvé de l’incendie du monastère; il possède toujours les marques du feu sur le haut de son montant arrière droit.

Les accoudoirs, brûlés en totalité pendant l’incendie, ont été remplacés par des modèles un peu plus massifs. Le fauteuil a également été recouvert d’un nouveau tissu vers 1755, puis de nouveau après 1925 par un tissu floral. Le meuble aurait été décapé au 20e siècle. La partie supérieure de la coquille qui couronne le dossier est manquante. Ce fauteuil est associé à un tabouret en raison de leur tissu de recouvrement identique, malgré le fait qu’il soit de facture très différente avec son piètement à pieds en os de mouton et entretoise en « X ».

Ce fauteuil est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil dit « à la capucine »



Fauteuil dit « à la capucine »

Fauteuil dit « à la capucine » en chêne dont le siège est paillé en foin de mer, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 88,1 cm de hauteur, 52,2 cm de largeur et 56 cm de profondeur. Le dossier est composé de trois traverses chantournées, assemblées à tenon et mortaise dans les montants. Les montants du dossier sont légèrement inclinés vers l’arrière. Les accoudoirs en retrait reposent sur des poteaux tournés en balustre et sont vissés au dos des montants du dossier. Le dessus de l’accoudoir est orné d’une ligne gravée, en dessinant le contour. Les pieds sont droits et le haut des pieds avant est orné d’un motif tourné. Les barreaux sont tournés sans ornement. Les accoudoirs se prolongent à travers le siège et s’insèrent dans le premier barreau latéral. La ceinture du siège est renforcée de minces pièces de chêne clouées sur les quatre côtés. L’assise en foin de mer paillée en banquette est plus large à l’avant qu’à l’arrière. Le dessus est recouvert d’un enduit étanchéifiant, maintenant sec et craquelé. De la saleté est incrustée dans les interstices du dessus de l’assise. Le bois est recouvert d’une couleur brun foncé et d’un vernis. La couleur est usée à de nombreux endroits.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Le fauteuil et la chaise « à la capucine » sont légères et à pieds droits, dont le dossier légèrement incliné est composé de deux montants à traverses chantournées. L’assise est paillée, cannée ou tressée de « babiche », d’écorce d’orme ou de frêne. Ce type de chaise se retrouve également en France, sous l’appellation « à la capucine » ou celle de « bonne-femme ». Elle y fit son apparition au 17e siècle, dans les milieux aisés d’abord, pour s’étendre ensuite aux milieux ruraux. En Nouvelle-France, son usage se généralise rapidement. Le modèle de chaise « à la capucine » fut particulièrement populaire dans la région de Montréal et fut fabriqué jusque dans le courant du 19e siècle. La technique traditionnelle d’assemblage consistait à employer du bois presque vert pour les montants et les pieds et du bois très sec pour les traverses et les barreaux. Le bois vert, en séchant, se referme sur les traverses ou les barreaux, comme s’ils étaient serrés dans un étau, rendant l’assemblage très solide et ne nécessitant pas l’ajout de chevilles, clous ou colle. L’apparition de l’assemblage à tourillon dans l’industrie nord-américaine dans la seconde moitié du 19e siècle remplaça progressivement la technique traditionnelle.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2017, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôpital général de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fauteuil québécois d'esprit Régence



Fauteuil québécois d’esprit Régence

Ce fauteuil québécois d’esprit Régence aurait été fabriqué au 18e siècle. Il mesure 93 cm de hauteur, 64 cm de largeur et 51,2 cm de profondeur.

Le meuble en merisier de couleur foncée est composé d’un dossier capitonné orné d’une coquille en éventail et de motifs de feuilles d’acanthe, d’un large siège dont la ceinture est chantournée et ornée de fleurs et de feuilles d’acanthe et de deux accoudoirs en retrait sur le siège qui sont également décorés de motifs floraux. Le fauteuil possède aussi une entretoise dit à croisillon et des pieds cambrés qui se terminent en crosse. Son recouvrement tissé avec du crin noir de cheval est légèrement usé au niveau du siège.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fauteuil d’esprit Régence aurait été fabriqué au 18e siècle. Il peut être associé au style Louis XV en raison de son entretoise délicate, de ses pieds cambrés et des motifs sculptés de fleurs et de coquilles en éventail.

Le dossier capitonné et le siège sont tissés avec du crin de cheval. Ce recouvrement aurait été réalisé au cours du 19e siècle, à l’époque victorienne. Originalement, le fauteuil était canné.

Le meuble a été solidifié, au niveau des accoudoirs et de l’assise, possiblement au 19e siècle à l’aide de morceaux de métal cloués.

Ce fauteuil est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Fleuret et fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Fleuret et fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Le fleuret et le fourreau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem forment un ensemble composé d’une arme et de son étui. Mesurant 96,2 cm de longueur, le fleuret possède une lame fuselée en acier et une poignée de couleur or. Un morceau de nacre est collé sur la face supérieure de la poignée et le symbole de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, incrusté de rubis, se trouve à la base de celle-ci. Le fourreau est en cuir noir et l’intérieur est en bois. L’une de ses extrémités se termine par une petite sphère.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce fleuret et ce fourreau, qui font partie du costume des chevaliers de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu ce titre du pape Pie XI en 1933. Joseph-Elzéar Bernier a été intronisé chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Grande armoire



Grande armoire

Grande armoire datant de la fin du 18e siècle. Ses dimensions sont 235,1 cm de hauteur, 194,3 cm de largeur et 92 cm de profondeur. Elle possède deux vantaux en façade, ornés de deux panneaux soulevés formés de deux planches assemblées à rainure et languette et embouvetées dans un cadre mouluré. Les vantaux pivotent sur des fiches simples. Le vantail droit possède une entrée de serrure en rinceaux. La serrure est accompagnée d’une clé à variure et est fixée à l’aide de clous forgés. L’espace intérieur est divisé par trois tablettes, dont celle centrale est fixe et les deux autres amovibles. Une moitié de la tablette du haut est manquante. Le chant apparent de la tablette centrale est mouluré. Un crochet y est vissé, retenant fermé le vantail gauche. Les parois intérieures du meuble sont doublées d’un contreplaqué récent. Les montants des côtés du meuble sont ornés d’un chanfrein arrêté, et les traverses sont moulurées. Son piétement chantourné est proéminent, à l’anglaise. L’armoire est couronnée d’une corniche moulurée, clouée au bâti. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette armoire aurait été fabriquée vers la fin du 18e siècle, par un artisan demeuré inconnu.

Cette armoire occupe actuellement le pavillon d’angle au troisième étage du monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle s’y trouve depuis de nombreuses années, et y a été placée probablement après 1930, alors que la construction de l’aile des Remparts condamna la grande fenêtre cintrée qui illuminait auparavant le corridor des cellules des religieuses.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Haut de buffet



Haut de buffet

Haut de buffet deux corps au haut cintré, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 145,3 cm de hauteur, 138,6 cm de largeur et 44,6 cm de profondeur. Ses deux vantaux en façade sont ornés de panneaux soulevés et moulurés en doucine. Les deux vantaux sont munis d’une entrée de serrure en tête de coq. Le vantail de droite possède une serrure récente mal adaptée au meuble. Les traces de l’ancienne serrure sont encore visibles sur le vantail, et l’ancien trou n’a pas été comblé. Un crochet de fer fixé sur le dessus de la tablette centrale retient fermé le vantail de gauche. Un oeillet a été vissé sur le vantail gauche afin de servir de bouton. Les vantaux pivotent sur des fiches à larder, dont l’usure a été compensée par des anneaux. L’intérieur du meuble est divisé par trois tablettes amovibles qui ne sont pas d’origine. Les tasseaux sont cloués à l’aide de clous forgés. La façade du meuble est assemblée à coupe d’onglet et tenon rapporté. Les côtés sont ornés de deux panneaux soulevés séparés par une traverse centrale. Les montants sont chanfreinés et les traverses moulurées. Un crochet de patère est vissé au haut du côté droit. Le dos du meuble est composé de cinq planches assemblées à rainure et languette, dans un cadre. Le meuble a été décapé, à l’exception du dos. L’intérieur porte encore quelques lambeaux de papier peint, collés dans le haut.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce haut de buffet aurait été fabriqué au 18e siècle par un artisan demeuré inconnu.

L’armoire semble avoir été coupée au bas de ses portes pour être rapetissée. La partie inférieure du buffet deux corps étant peut-être trop abîmée pour être conservée.
Trois planches ont été ajoutées sur le dessus du meuble, sur les côtés et au centre, probablement pour y déposer des vases ou un autre ornement. Le côté droit du meuble porte des trous suggérant que d’autres accessoires ou crochets y ont peut-être été vissés. Le meuble est marqué de nombreuses égratignures, notamment autour des entrées de serrure. Le bois est légèrement fendu à quelques endroits.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Haut-de-forme



Haut-de-forme

Le haut-de-forme est un accessoire personnel mesurant 30,5 cm de longueur sur 25,4 cm de largeur. Ce chapeau dur en fourrure de castor comprend une calotte haute et cylindrique ainsi qu’un petit bord muni d’un bourdalou noir, soit un ruban posé à la base de la calotte. Le bourdalou présente une boucle. L’intérieur du haut-de-forme est en soie beige.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce haut-de-forme a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Il a été trouvé dans sa maison de la rue Fraser, à Lévis, lors de la démolition du bâtiment.

Le chapeau de castor était la récompense versée au gagnant d’un pari. Entre capitaines, il arrivait souvent qu’un pari fût conclu sur la rapidité d’un voyage.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Horloge du navire Arctic



Horloge du navire Arctic

L’horloge du navire Arctic est un appareil de navigation de forme circulaire. L’objet en bois mesure 19 cm de diamètre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette horloge du navire Arctic a été fabriquée par la Chelsea Clock Company. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a commandé l’Arctic lors de ses expéditions polaires canadiennes réalisées entre 1904 et 1926.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Huche à pain



Huche à pain ou pétrin

Huche à pain ou pétrin en pin du 19e siècle, avec couvercle. Elle mesure 76 cm de hauteur, 96,8 cm de longueur et 45,4 cm de largeur. Le corps est constitué de quatre larges planches d’une seule coupe, assemblées à angle droit et clouées à l’aide de clous forgés. Il est juché sur un piétement chantourné dont le galbe s’inspire du style Empire tel qu’il se pratiquait aux États-Unis. Le bas du corps est orné d’une moulure sur trois faces, soit le devant et les deux côtés. Ces trois moulures ne sont pas identiques, celle de gauche étant davantage travaillée, celle du centre n’étant ornée que d’une seule rainure et celle de droite ne présentant aucune ornementation. Elles sont toutes trois clouées au corps avec des clous forgés. La paroi interne du couvercle est bornée sur trois côtés d’un quart-de-rond destiné à maintenir en place le couvercle sur la huche. Le quart-de-rond de gauche, plus récent, est cloué au couvercle avec des clous à tête et corps ronds, les autres le sont avec des clous tranchés. Le dos de la huche, le dessous et l’intérieur sont laissés au bois naturel.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Appelée en France pétrin ou maie, la huche à pain est un meuble utilitaire domestique en forme de coffre sur pied. Elle servait à pétrir le pain et à le conserver, une fois cuit. La huche est généralement rustique et faite de planches issues d’une seule coupe pour en augmenter l’étanchéité. Très présentes dans les cuisines à la fois françaises et québécoises, à l’époque où le pain se faisait à la maison chaque semaine, elles tombent en désuétude lors de la multiplication des boulangers de village à la fin du 19e siècle et du début 20e siècle.

Cette huche serait un don fait aux Augustines vers 1964 par la famille de Sœur Saint-Clément, née Élisabeth Leclerc. Elle n’aurait donc pas servi à fabriquer le pain de la communauté. Sœur Saint-Clément est née le 13 octobre 1915 dans la paroisse de Saint-Cajetan d’Armagh, dans le comté de Bellechasse. Elle est entrée dans la communauté des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec le 29 septembre 1933 et y a prononcé ses vœux de profession perpétuelle le 19 septembre 1938. Selon la tradition orale, Sœur Saint-Clément avait reçu cette huche de sa mère, avec un berceau confectionné en 1829 par un parent de la famille.

La huche a été décapée, probablement dans les années 1960-1970. Avant cette opération, la huche était vraisemblablement peinte en vert. Des traces d’une autre couleur sont également visibles. Il s’agit d’un rouge bourgogne style sang-de-bœuf, qui était peut-être la couleur d’origine.

L’ensemble de la huche est patiné. L’intérieur est vermoulu, en particulier le fond et le bas des côtés. La forme larvaire d’un insecte aurait entamé le bois en se nourrissant des restes de farine. La huche présente aussi des traces d’usure possiblement liées à son utilisation, sur le chant des deux bords de son côté gauche. Le couvercle est marqué de cernes de verres et autres récipients.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Jeu de cribbage



Jeu de cribbage

Le jeu de cribbage est fabriqué à partir d’une défense de morse en ivoire mesurant 45 cm de longueur. La défense de morse est une substance dure, blanche et opaque correspondant à la canine d’un morse. L’objet possède une forme courbe, mais pointue à une extrémité, et est supporté par quatre tiges courtes faisant office de pieds. La surface supérieure du plateau est percée de trois rangées parallèles de trous groupés.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce jeu de cribbage est fabriqué à partir d’une défense de morse en ivoire, une substance dure, blanche et opaque correspondant à la canine d’un morse. Ce mammifère marin vivant dans l’océan Arctique est caractérisé par une paire de dents dépassant les lèvres.

Le jeu de cribbage est un plateau de pointage, ou tableau de marque, servant au comptage des points. Le cribbage se joue avec 52 cartes et un plateau de pointage.

Ce jeu de cribbage fait partie des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier datant du début du XXe siècle.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Lorgnettes (Lorgnettes d’opéra ayant appartenu à Maude Abbott)



Lorgnettes (Lorgnettes d’opéra ayant appartenu à Maude Abbott)

Lorgnettes d’opéra pliables en argent sterling avec poignée fabriquée de nacre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Lorgnettes d’opéra pliables en argent sterling avec poignée fabriquée de nacre. La nacre est utilisée pour sa douceur et son raffinement. Lorsque minutieusement polie, elle se révèle dans de magnifiques reflets. La nacre apporte à l’objet une valeur inestimable puisqu’elle est unique. Les initiales JGI sont gravées sur un petit médaillon. Effets personnels de Maude Abbott, fabriquées vers 1860.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Machine à écrire



Machine à écrire

La machine à écrire est un instrument portatif entièrement mécanique mesurant 25,5 cm de largeur. Elle est constituée d’un clavier comportant 29 touches représentant différents caractères. Les mots « PATENTED MARCH 8. 1904. 1685. OTHER PATENTS PENDING » sont gravés au dos de la machine. Deux écussons représentant un aigle entouré d’une banderole portant l’inscription « Standard Folding Typewriter » sont imprimés sur le boîtier de métal de chaque côté de la machine.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette machine à écrire a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, navigateur de carrière et explorateur de l’Arctique. La machine à écrire Standard Folding Typewriter est apparue sur le marché en 1904 en tant que première machine à écrire portative vraiment légère. Elle constitue le premier modèle comprenant une touche « Maj » de chaque côté du clavier.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

Le manteau de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un vêtement de type pèlerine de cavalerie mesurant 112 cm de hauteur et 55 cm de largeur. Il est fabriqué dans un drap ivoire, doublé de satin blanc et surmonté d’un col de velours blanc.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce manteau, qui fait partie du costume des chevaliers de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu ce titre du pape Pie XI en 1933. Le capitaine Joseph-Elzéar Bernier a été intronisé chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Maquette de kayak inuit



Maquette de kayak inuit

La maquette de kayak inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. Mesurant 66,5 cm de longueur, elle est fabriquée en peau de mammifère marin cousue recouverte de laque. Le kayak miniature est une embarcation fermée pointue aux extrémités et munie de deux espaces, ou trous d’homme. Le modèle de kayak que représente cette maquette est équipé d’une pagaie, d’une lance et d’un harpon en bois.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette maquette de kayak inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. Elle fait partie des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Ce sont les peuples autochtones des régions arctiques qui inventent le kayak. Le kayak est une embarcation fermée, à bouchains, pointue aux extrémités, montée sur une charpente en bois et munie de deux espaces, ou trous d’homme. Cette embarcation permet aux Autochtones de pêcher et de chasser sur les côtes des océans Arctique et Atlantique.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Maquette de kometik inuit



Maquette de kometik inuit

La maquette de kometik inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. L’objet en bois est recouvert de laque et mesure 41,2 cm de longueur. Le kometik miniature est muni de deux patins parallèles relevés à l’avant, reliés par une série de traverses fixées au moyen de boyaux. Les patins sont recouverts d’une lisse en ivoire maintenue grâce à des chevilles de bois. Le modèle de kometik que représente cette maquette est équipé d’une lance et d’un harpon.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette maquette de kometik inuit est un objet d’art populaire datant du début du XXe siècle. Elle provient des souvenirs de voyages dans l’Arctique canadien du capitaine Joseph-Elzéar Bernier.

Le kometik est un traîneau long et bas tiré par des chiens. Il a été inventé par les peuples autochtones du Nord pour se déplacer en hiver dans les régions arctiques. Le traîneau constitue le moyen le plus efficace pour transporter des marchandises sur un terrain recouvert de neige.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Maquette de voilier trois-mâts mixte (Arctic)



Maquette de voilier trois-mâts mixte (Arctic)

La maquette du voilier trois-mâts mixte Arctic est un modèle à l’échelle réduite fabriqué vers 1908. L’objet, entièrement en bois naturel, mesure 63 cm de longueur. Une écoutille se trouve au centre de la coque. La cheminée en laiton repose sur le toit de la cabine arrière. Deux autres cabines se trouvent à l’avant, dont une sous le mât de misaine. Les cordages des mâts sont représentés par des ficelles orange. La maquette est posée sur deux supports en bois, fixés sur un socle rectangulaire en bois.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette maquette du voilier trois-mâts mixte Arctic a été fabriquée vers 1908. Elle aurait été offerte au capitaine Joseph-Elzéar Bernier par les membres de son équipage. L’un deux l’aurait construite lors d’une expédition nordique.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Marchepied



Marchepied à deux degrés du 18e siècle, en pin

Marchepied à deux degrés du 18e siècle, en pin. Ses dimensions sont 50,3 cm de hauteur, 47 cm de largeur et 45,5 cm de profondeur. L’ensemble du meuble est assemblé avec des clous forgés. Il s’agit d’une construction simple. Le devant des marches et l’arrière de la marche supérieure sont ornés d’un tablier chantourné en festons. La traverse solidifiant l’arrière du meuble est également chantournée. Les côtés du marchepied sont composés de deux planches assemblées à mi-bois. Le côté droit est collé, alors que le côté gauche est cloué sur toute sa hauteur, sur une languette de bois rapportée. L’assemblage de ces planches est renforcé à l’aide d’attaches ondulées récentes. Les deux planches avant sont fendues sous la marche du bas. Elle est recollée du côté gauche et laissée fissurée du côté droit. Le bas des côtés est chantourné pour former le piétement. Le marchepied est usé sur toutes ses surfaces, mais principalement sur le dessus des marches. La finition brune d’origine est présente sur toutes les faces, à l’exception du dessus des marches et de l’avant des tabliers.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce marchepied a probablement été fabriqué au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. L’artisan est inconnu.

L’inscription sur le haut du côté gauche, UC ou UG, pourrait faire référence à une pièce dans laquelle le marchepied a été en usage. L’usure du marchepied est très importante et des traces d’humidité sont présentes à quelques endroits, témoignant d’un usage probablement intensif, dans un environnement usant le meuble prématurément.

Ce marchepied apparaît sur une photographie datant d’après 1958 prise dans les voûtes du monastère de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Marchepied de style Louis XIII



Marchepied de style Louis XIII

Ce marchepied de style Louis XIII a été fabriqué en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce meuble en merisier et pin mesure 53,5 cm de hauteur, 55 cm de largeur et 48,2 cm de profondeur et possède une finition brun foncé vernie. Cet escabeau à deux marches, à piétement tourné et entretoise chanfreinée, a été utilisé comme marchepied dans l’église de la communauté. Il est assemblé à tenon mortaise chevillé. Les traverses sont ornées de moulures semblables à celles des chaises dites de l’Île d’Orléans.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce marchepied d’église est produit en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une commode, un tabouret, une table et six chaises. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa sœur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant maintenant l’appellation « Maison Kent », à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
Le marchepied ne se retrouve toutefois pas dans cet inventaire.

Après 1963, les sœurs de la communauté ont ajouté, à des fins décoratives, un morceau de bois chantourné au dos de la marche du bas. Ce marchepied a été utilisé dans la sacristie et dans le chœur des Augustines jusqu’en 1994 lorsqu’il a été déplacé dans le musée.

Ce marchepied est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Matrice de prise de possession des territoires arctiques



Matrice de prise de possession des territoires arctiques

La matrice de prise de possession des territoires arctiques est une surface plane datant de 1909. L’objet en bois peint mesure 63 cm de hauteur sur 96 cm de largeur. De forme rectangulaire, la matrice porte en creux les lettres d’un texte ainsi que deux dessins, l’un du drapeau du Dominion du Canada et l’autre du navire Arctic dans les glaces.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette matrice de prise de possession des territoires arctiques a été réalisée à bord du navire Arctic par John Van Koenig, mécanicien et membre de l’équipage, durant la deuxième expédition (1908-1909) du capitaine Joseph-Elzéar Bernier. La matrice a servi à produire le moule qui a été utilisé pour obtenir la plaque commémorative de la prise de possession des territoires arctiques de l’Amérique du Nord par le capitaine Joseph-Elzéar Bernier. La plaque commémorative a été placée sur le rocher Parry à Winter Harbour sur l’île Melville le 1er juillet 1909 lors de la cérémonie de la prise de possession de tout l’archipel arctique au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille (Médaille en or remise à Maude Abbott)



Médaille (Médaille du Gouverneur général du Canada remise à Maude Abbott en 1888)

Médaille en or du Gouverneur général du Canada remise à Maude Abbott en 1888.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Médaille du Gouverneur général du Canada remise par lord Stanley à Maude Abbott en 1888 pour souligner l’excellence de son dossier académique, notamment en classe de grec, alors qu’elle obtenait son diplôme de la Faculté des arts de l’Université McGill. La médaille en or honorifique repose sur un socle en granite du mont Johnson (mont Saint-Grégoire). Au recto, on retrouve les profils superposés du comte de Derby, 1er baron Stanley de Preston (1841-1908) et son épouse, Constance, comtesse de Derby, née Villiers; au verso, les armoiries du comte de Derby.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille de la Société de géographie de Québec



Médaille de la Société de géographie de Québec

La médaille de la Société de géographie de Québec est un objet symbolique personnel fabriqué après 1877. L’objet en laiton mesure 6 cm de hauteur sur 4 cm de largeur. Des inscriptions gravées se trouvent sur les deux côtés de la médaille. L’avers présente également un castor dans sa partie supérieure ainsi que des feuilles d’érable sur son pourtour. Le texte du revers est cerné d’une couronne de laurier. Deux chaînettes rattachent la médaille à une petite banderole, également en laiton. Cette banderole comporte une inscription en latin sur le devant et une broche à l’arrière.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille provient de la Société de géographie de Québec, fondée en 1877. Elle a été remise au capitaine Joseph-Elzéar Bernier en reconnaissance de ses explorations des mers arctiques. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

La médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un objet symbolique personnel mesurant 14 cm de hauteur. L’objet en laiton doré se compose des armoiries de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem en rouge surmontées d’un chevalier en armure affichant les mêmes armoiries sur sa poitrine. Le tout est accroché à un ruban noir en soie.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce dernier a reçu le titre de chevalier de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem du pape Pie XI en 1933 et a été intronisé le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille du Royal Colonial Institute



Médaille du Royal Colonial Institute

La médaille du Royal Colonial Institute est un objet symbolique personnel mesurant 3,0 cm de hauteur sur 1,5 cm de largeur. L’objet en métal se compose d’une médaille de forme circulaire surmontée d’une couronne au sommet de laquelle est attaché un petit anneau.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille du Royal Colonial Institute de Londres a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne



Médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne

La médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne est un objet commémoratif fabriqué en 1927. L’objet en bronze mesure 7,6 cm de diamètre. L’avers de la médaille présente une gravure du buste du roi Georges V couronné. Sur le revers est gravée une femme en robe se tenant debout, les bras écartés, devant une carte du Canada. La médaille est déposée sur du velours bleu royal dans un boîtier. L’intérieur du couvercle est en soie beige et l’extérieur du boîtier est recouvert de cuir bleu marine.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille du soixantième anniversaire de la Confédération canadienne est fabriquée en 1927 par le sculpteur Raymond Delamarre. Elle a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, un grand navigateur qui a pris possession de l’archipel arctique, au début du XXe siècle, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médaille du tricentenaire de Trois-Rivières



Médaille du tricentenaire de Trois-Rivières

La médaille du tricentenaire de Trois-Rivières est un objet commémoratif datant de 1934. L’objet mesure 10 cm de hauteur. Il comprend une médaille en bronze accrochée à un ruban de soie beige, blanc et rouge. Sur l’avers de la médaille sont gravées les armoiries de Trois-Rivières et sur le revers apparaît un homme vu de profil dont le portrait est associé à Samuel de Champlain.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette médaille du tricentenaire de Trois-Rivières est fabriquée en 1934. Elle souligne le 300e anniversaire de la Cité des Trois-Rivières, fondée en 1634. Cette médaille a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médailles de la guerre de Crimée



Médailles de la guerre de Crimée

Les médailles de la guerre de Crimée sont des objets symboliques personnels datant du milieu du XIXe siècle. Mesurant 9,5 cm de hauteur, l’ensemble compte deux médailles en argent. Les médailles sont accrochées à un ruban en soie, jaune et blanc pour l’une et jaune et vert pour l’autre. Chaque médaille présente, sur l’une de ses faces, le portrait de profil de la reine Victoria.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces médailles de la guerre de Crimée datent du milieu du XIXe siècle. Elles ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier et sont liées à la guerre de Crimée, qui s’est déroulée de 1853 à 1856.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Médailles de la Première Guerre mondiale



Médailles de la Première Guerre mondiale

Les médailles de la Première Guerre mondiale sont des objets symboliques personnels datant du début du XXe siècle. Mesurant 10 cm de hauteur, l’ensemble compte deux médailles accrochées à un ruban en soie, rouge et vert pour l’une et jaune et bleu pour l’autre. Chaque médaille présente, sur l’une de ses faces, le portrait de profil du roi Georges V. Sur l’avers de celle avec le ruban jaune et bleu apparaît un cavalier dont le cheval marche sur un bouclier marqué d’armoiries. Le revers de la médaille avec le ruban rouge et vert présente deux navires voguant sur les flots.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ces médailles de la Première Guerre mondiale datent du début du XXe siècle. Elles ont appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier et sont liées à la Première Guerre mondiale, qui s’est déroulée de 1914 à 1918.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Montre de poche



Montre de poche

La montre de poche est un instrument portatif fabriqué avant 1934. Le boîtier circulaire, qui mesure 5 cm de diamètre, est en métal plaqué or. Le cadran est blanc avec des chiffres arabes noirs (de 1 à 12) et rouges (de 13 à 24). L’aiguille est noire et se trouve au centre du cadran. Un deuxième cadran, plus petit, est affiché dans le bas du cadran principal. Le remontoir et la molette de réglage de l’heure se trouvent dans l’anneau, au-dessus du nombre 12. La montre a une longue chaîne dorée. Le dos est gravé des initiales de son propriétaire.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette montre de poche est fabriquée avant 1934. Le plus petit cadran indique les secondes. Cette montre a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Motion Chaloult



René Chaloult (au centre), au moment de son procès.

René Chaloult (au centre), au moment de son procès.


Pendant la guerre, les soldats canadiens n’avaient pas de drapeau distinctif sur les champs de bataille européens et ont adopté par défaut le « red ensign » inspiré du drapeau de la marine marchande britannique. Le 8 novembre 1945, Mackenzie King décide de soumettre la question d’un drapeau particulier au Canada, réveillant un débat sensible, touchant l’identité des Canadas français et anglais. Le 24 novembre, le dossier est confié à un comité de la Chambre des communes. Ce débat sur le drapeau durera deux décennies et symbolisera aux yeux de plusieurs le lien historique du Canada avec la Grande-Bretagne et l’Union Jack, le drapeau du Royaume-Uni et de l’empire, flottant toujours officiellement au Canada et sur la tour centrale de l’hôtel du Parlement à Québec.

Le 27 février, l’Assemblée adopte à l’unanimité une motion du député René Chaloult qui demande à la Chambre des communes de choisir un drapeau « véritablement canadien », c’est-à-dire excluant « tout signe de servage envers une puissance étrangère ». C’est une « question brûlante », écrit L’Action catholique, et le journal écrit que le député a défendu sa motion avec modération, mais vigoureusement et « avec une éloquence indiscutable ».

Source : Assemblée nationale du Québec



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Octant



Octant

L’octant est un instrument de navigation fabriqué en 1867. Monté sur un arc de cercle, l’objet en bois d’ébène mesure 29 cm de hauteur. L’octant se compose d’un cadre et d’un limbe gradué en ivoire ainsi que d’une alidade en cuivre avec vis de réglage du vernier. Le nom du fabricant est inscrit sur une plaque en ivoire apposée sur la traverse centrale du cadre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cet octant est fabriqué en 1867 par la compagnie Spencer, Browning & Co de Londres, en Angleterre. Il a appartenu au capitaine Joseph-Elzéar Bernier, natif de L’Islet. Ce grand navigateur a traversé plusieurs fois l’océan Atlantique à la fin du XIXe siècle avant d’explorer l’archipel arctique et d’en prendre possession, au début du siècle suivant, au nom du Canada.

L’octant est un instrument de navigation utilisé en mer pour faire le point, c’est-à-dire déterminer la position du navire, en mesurant l’angle que forme un astre avec l’horizon. L’octant ressemble beaucoup au sextant, son célèbre successeur.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Oeuvre « Ludmilla Chiriaeff »



Œuvre « Ludmilla Chiriaeff »

Œuvre « Ludmilla Chiriaeff ».




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette sculpture rend hommage à Ludmilla Chiriaeff (1924-1996), danseuse et chorégraphe émérite.

Pour souligner l’apport de cette grande dame à la Municipalité de Rawdon et au milieu des arts partout au Canada, un monument commémoratif est installé depuis 2011 sur le terrain du Centre d’interprétation multiethnique.

Ce monument doit son existence à un ensemble de bénévoles oeuvrant pour rendre hommage à cette artiste qui passait ses vacances à son chalet de Rawdon.

Des personnes russes et aussi de différentes nationalités contribuèrent à amasser des fonds pour l’achat du matériel nécessaire.

Nina Galitskaia, conceptrice et sculptrice, et Vitali Gambarov, sculpteur, ont gratuitement mis leurs talents à la conception, à la réalisation et la restauration de cette œuvre.
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Notices bibliographiques :
CHIRIAEFF, Anastasie, Avdé CHIRIAEFF et Katia MEAD. « Ludmilla Chiriaeff à Rawdon ». s.a. Société d’histoire de Rawdon [En ligne]. https://www.histoirederawdon.ca/ludmilla-chiriaeff/
s.a. « Ludmilla Chiriaeff ». s.a. Centre d’interprétation multiethnique de Rawdon [En ligne]. https://www.cimrawdon.com/fr/general-8

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Plaque de porte



Plaque de porte

La plaque de porte est une surface métallique plate et peu épaisse. L’objet de forme rectangulaire mesure 11 cm de hauteur sur 30 cm de largeur. La plaque porte l’inscription « Capt. J.E. Bernier » en caractères scriptes ainsi que la signature du graveur, C. Tison, dans le coin inférieur droit.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette plaque de porte, où sont inscrits les mots « Capt. J.E. Bernier », était fixée sur la porte de la façade principale de la maison du capitaine Joseph-Elzéar Bernier, située au 27, rue Fraser à Lévis. Cette résidence n’existe plus aujourd’hui.

Le capitaine Bernier est né à L’Islet le 1er janvier 1852. Il fut un marin de carrière de grande réputation dans la deuxième moitié du XIXe siècle et un explorateur des territoires arctiques au début du XXe siècle. Il est décédé à Lévis le 26 décembre 1934 à l’âge de 82 ans et 11 mois.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Plaque d’impression de cartes de visite



Plaque d’impression de cartes de visite

La plaque d’impression de cartes de visite est une plaque en cuivre rectangulaire fabriquée avant 1901. Mesurant 6,7 cm de hauteur sur 9,8 cm de largeur, elle est gravée en taille-douce. Elle présente un dessin inversé représentant deux aigles en vol au-dessus du pôle Nord au centre, un castor ainsi qu’un navire à voile dans le coin supérieur droit. Elle indique également les limites territoriales nordiques attribuées au Canada, soit 60 degrés et 141 degrés méridiens. Le dessin et les inscriptions sont inversés et gravés du côté négatif de l’image.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette plaque d’impression de cartes de visite a été utilisée pour imprimer et reproduire une carte de visite du capitaine Joseph-Elzéar Bernier en 1901 afin de promouvoir le projet de conquête du pôle Nord et de financer ses expéditions polaires. Dans l’imagerie populaire de l’époque, le capitaine Bernier, symbolisé par le castor canadien, serait le vainqueur du pôle et attaquerait cette région du globe malgré la menace de l’ours soviétique et des aigles, l’un américain et l’autre scandinave.

La plaque d’impression est gravée en creux et permet de reproduire un texte et une illustration en de nombreux exemplaires sur un support en papier ou en carton.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Prie-Dieu



prie-Dieu rembourré

Ce prie-Dieu rembourré ou agenouilloir à pupitre de style néo-renaissance a été fabriqué à Québec pendant le 19e siècle. Ce meuble en noyer et en pin mesure 86 cm de hauteur, 61 cm de largeur et 64 cm de profondeur. Il est composé d’un pupitre avec un agenouilloir capitonné. Le pupitre à plan incliné est orné de colonnades sculptées à motifs floraux et d’un vantail dont le panneau est entouré de quatre baguettes moulurées. Le centre du panneau est orné d’une tête d’ange vissée au dos. Les panneaux latéraux sont garnis de baguettes moulurées.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce prie-Dieu aurait été produit à Québec pendant la deuxième moitié du 18e siècle. Selon les livres de recettes et dépenses de la communauté des Augustines, seulement trois prie-Dieu ont été commandés entre 1870 et 1895. L’artisan du meuble demeure toutefois inconnu. Ce meuble liturgique sur lequel le croyant s’agenouille pour prier aurait été utilisé dans l’appartement privé des aumôniers de l’Hôtel-Dieu situé au-dessus de la sacristie. Ce prie-Dieu est l’unique exemplaire de style néo-renaissance que possèdent les Augustines.

La niche qui couronne habituellement le meuble est en restauration.
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Notices bibliographiques :
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Prie-Dieu à armoire



Prie-Dieu à armoire et pupitre

Prie-Dieu à armoire et pupitre datant du 18e siècle et mesurant 93,7 cm de hauteur, 77,8 cm de largeur et 67,8 cm de profondeur. Le haut incliné du prie-Dieu et l’agenouilloir s’ouvrent sur deux compartiments et le corps est une armoire à deux vantaux. L’ensemble du meuble est assemblé à tenon et mortaise chevillé, à l’exception du devant de l’agenouilloir qui est assemblé à queue d’aronde. Les parties non apparentes, telles l’arrière du meuble, le fond des compartiments et la tablette, sont en pin alors que les parties visibles, comme les montants, l’abattant des compartiments supérieur et inférieur, ainsi que les portes d’armoire, sont taillées dans une essence de bois différente, peut-être du noyer tendre. L’arrière du prie-Dieu est constitué d’un panneau de pin biseauté, embouveté dans les montants. Chacune des portes de l’armoire est ornée d’un panneau mouluré, embouveté dans un cadre au bâti assemblé à mi-bois et chevillé. À l’intérieur de l’armoire se trouve une tablette amovible. Les portes pivotent sur des gonds en balustre fichés dans le bois. La porte de gauche est retenue fermée par un crochet de fer forgé cloué sur le dessous de la tablette et la porte de droite par un loquet à anneau, imitant une entrée de serrure avec clé, se rabattant sur la paroi intérieure de la porte de gauche. Une moulure en quart de rond est taillée dans les montants encadrant ces portes. Le pourtour du dessus du prie-Dieu et de l’agenouilloir est mouluré. Une moulure fixée à l’aide de chevilles orne le pied du meuble sur trois faces. L’arrière du prie-Dieu est laissé au bois nu, tout comme les parois intérieures. Les surfaces visibles sont décapées. Les planches qui ne sont pas en pin sont percées de trous et de galeries de vers à de nombreux endroits. Une inscription est gravée à la main au haut du dos du prie-Dieu et sur l’intérieur du panneau du pupitre: S.M. Réparatrice. Le panneau du pupitre ayant été décapé, l’inscription est en partie effacée.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Un prie-Dieu est un meuble sur lequel on s’agenouille pour prier. L’accoudoir peut également être un pupitre sur lequel est posé un livre de prière ou autre lecture pieuse.

Les prie-Dieu faisaient partie de l’ameublement des cellules des religieuses augustines. Cet ameublement est régi par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuer une copie. L’aménagement des cellules est abordé au tout début, dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. Dans l’édition de 1666, il y est prescrit « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur [...] ». Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay, archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’un prie-Dieu.

Le nom d’une religieuse, « S.M. Réparatrice », soit Sœur Marie-Réparatrice, est gravé à la main sur le prie-Dieu. Cette religieuse, née en 1921, est entrée au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1947 et y a servi en tant que religieuse hospitalière jusqu’à son décès en 2006. Ce prie-Dieu faisait peut-être partie de l’ameublement de sa cellule.

Les parties visibles de ce prie-Dieu, qui ne sont pas en pin, sont percées de trous et de galeries de vers. Le bois aurait été ainsi percé avant d’être taillé en planches.

La collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec comptent deux prie-Dieu identiques à celui-ci. Les seules différences sont des modifications apportées aux meubles postérieurement à leur fabrication. La différence la plus importante est que l’un de ces prie-Dieu a été décapé comme celui décrit ici, alors que son jumeau a conservé sa couleur d’origine, rafraîchie au fil des années.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Prie-Dieu du 18e siècle en pin



Prie-Dieu du 18e siècle en pin

Prie-Dieu du 18e siècle en pin de confection rustique. Ses dimensions sont 78,5 cm de hauteur, 56 cm de largeur et 59,3 cm de profondeur. Le haut du meuble est incliné, formant un petit pupitre et le corps est une petite armoire avec un seul vantail dénué d’ornement et intégrant une tablette. L’ensemble du prie-Dieu est assemblé avec des clous de forge. Une moulure rapportée est clouée en bordure inférieure du pupitre. Le cadre entourant la porte est assemblé à mi-bois chevillé et cloué sur les montants du meuble. La feuillure de la porte est taillée à même la planche. La porte est fixée au bâti du meuble avec des charnières plus récentes, vissées avec des vis à tête fendue, remplaçant probablement des charnières plus anciennes dont on voit encore les trous de fixation dans la porte. La porte est retenue fermée par un taquet, ou loquet en bois, et s’ouvre à l’aide d’un bouton de bois. Tous deux sont fixés avec des vis à tête fendue. Le plateau de l’agenouilloir est formé de deux planches embouvetées et son pourtour est mouluré. Le piétement composé de larges pièces de bois clouées sous le meuble, de chaque côté, est taillé pour former quatre pieds. Deux planches assemblées à rainure et languette, clouées aux montants, forment l’arrière du meuble. Une rainure est également taillée dans le chant de la planche de gauche. Le prie-Dieu est entièrement décapé, à l’exception du dos. Des traces d’une couleur brune sont visibles sous le meuble, à l’intérieur des pattes et sur le dos.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Un prie-Dieu est un meuble sur lequel on s’agenouille pour prier. L’accoudoir peut également être un pupitre sur lequel est posé un livre de prière ou autre lecture pieuse.

Les prie-Dieu faisaient partie de l’ameublement des cellules des religieuses augustines. Cet ameublement est régi par un recueil intitulé « Constitutions de la congrégation des religieuses hospitalières de la miséricorde de Jésus, de l’Ordre de Saint Augustin ». Ces Constitutions, débutant avec la Règle de Saint-Augustin, établissent les règles et préceptes de la vie religieuse, hospitalière et en communauté des Augustines. Chaque religieuse s’en voyait attribuer une copie. L’aménagement des cellules est abordé au tout début, dans le chapitre traitant du vœu de pauvreté. Dans l’édition de 1666 il y est prescrit « Que chaque Sœur ait une Cellule à part, & toutes soient garnies d’une mesme façon, sçavoir d’une Couche de bois commun, tout unie [...] de plus il y aura un petit Pulpitre, ou Prie-Dieu de bois, pour servir d’Oratoire avec un Crucifix en relief, & quelques Images de peu de valeur […] ». Les religieuses ne doivent pas développer d’attachement particulier à leur cellule, car si la Supérieure le juge à propos, il est prévu qu’elles changent de chambre tous les ans, sans rien y transférer hormis la literie. Rédigées au 17e siècle, approuvées par le pape puis par François de Harlay, archevêque de Rouen en 1666, les Constitutions furent révisées et actualisées en 1923 à Québec, spécifiquement pour la branche canadienne de la congrégation. Depuis 1666, l’extrait concernant l’ameublement des cellules a toutefois peu changé, et il y est toujours mention d’un prie-Dieu.

Une ancienne photographie prise vers 1927 montre ce prie-Dieu faisant partie d’un oratoire installé dans les voûtes.

La tradition orale suggère que ce prie-Dieu serait le plus vieux du monastère et qu’il aurait été fabriqué par une religieuse. La confection en est très simple. La rainure sur le chant d’une des planches formant le dos laisse penser qu’il pourrait s’agir d’une planche récupérée d’un autre meuble, comme le dos d’une armoire, ou d’une planche destinée à un plancher.

Ce prie-Dieu a été restauré par le Centre de conservation du Québec en 1989, suite au bris de l’agenouilloir.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Quartz (Échantillons de quartz de 1938)



Quartz (Échantillons de quartz de Maude Abbott, 1938). Échantillons et carton descriptif.

Deux échantillons de quartz contenant de l’or pur, 1938.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Deux échantillons de quartz contenant de l’or pur trouvés à Engineer en Colombie-Britannique et présentés au Musée régional d’Argenteuil par la docteure Maude E. Abbott en 1938.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Red Ensign



Red Ensign Canadien (1957-1965)

Red Ensign Canadien (1957-1965)


Le Red Ensign canadien a été le drapeau national du Canada de 1868 à 1965, jusqu’à ce qu’il soit remplacé par l’unifolié, le drapeau arborant la feuille d’érable. Dérivés du pavillon des navires marchands britanniques, dont l’origine remonte à 1707, les trois versions du Red Ensign canadien officiel portent les armoiries du Canada de 1868, 1921 et 1957.

Bien que jamais officiellement adopté comme drapeau national, la version canadienne du Red Ensign (le « Red Ensign canadien ») représente le pays comme une nation au pluriel jusqu’en 1965, moment où il est remplacé par le drapeau national à la feuille d’érable. En effet, il était « le drapeau canadien par défaut », et est décrit par Lord Stanley, gouverneur général en 1891, comme « le drapeau qui est à présent considéré le drapeau du Dominion reconnu en mer et à terre ».

Le « pavillon », terme générique qui désigne un drapeau utilisé pour identifier l’origine d’un bateau, est souvent «dérivé du drapeau national et, donc, lui est subordonné». Dans le cas du Red Ensign canadien, il s’agit d’un dérivé du pavillon arboré par la marine marchande britannique, ce qui en fait, dans les mots d’un historien, « essentiellement le dérivé d’un dérivé ».

Source : Encyclopédie canadienne



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Service à thé antique en argent sterling



Service de thé (Service de thé ayant appartenu à Maude Abbott).

Service à thé antique en argent sterling ayant appartenu à Maude Abbott vers 1885.




INFORMATIONS HISTORIQUES

Service à thé antique en argent sterling ayant appartenu à Maude Abbott c. 1885.

Couteau à poisson avec manche de type George III ayant appartenu au révérend William Abbott c.1792.

Cuillère à moelle de type Georges III en argent ayant appartenu au révérend William Abbott c.1792. La ravine étroite de la cuillère permet de retirer la moelle osseuse. Ces cuillères étaient largement utilisées sous le règne de la reine Anne et de George III, lorsque la moelle était considérée comme un mets délicat et que la viande était un luxe que seuls les riches pouvaient se permettre régulièrement.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Stalle



Stalle

Deux stalles légèrement inclinées vers l’arrière, formant un siège à deux places, produites entre 1800 et 1877. Ses dimensions sont 122,9 cm de hauteur, 147,4 cm de largeur et 52,2 cm de profondeur. Les accoudoirs et les oreilles se terminent en volute sculptée et le bas des sièges est chantourné en festons. Les hauts dossiers sont chacun ornés d’un panneau soulevé embouveté dans un cadre assemblé à tenon et mortaise chevillés. Le haut des dossiers est couronné d’une traverse moulurée. Un espace de rangement se trouve sous l’assise, qui se soulève en pivotant sur des charnières en laiton, fixées à l’aide de vis à tête fendue. La partie mobile de l’assise repose sur des planches clouées aux côtés. Les accoudoirs sont formés de deux planches collées chant sur chant. Le dos est cloué aux accoudoirs par l’arrière avec des clous forgés pour la moitié supérieure et des clous à tête et corps ronds pour la moitié inférieure. Les planches à l’arrière du meuble sont laissées au bois brut. Le meuble a été entièrement décapé, sablé et teint d’une couleur rougeâtre, à l’exception de l’intérieur du rangement, qui est verni.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Une stalle est un siège à dossier et cloisons latérales, réservé aux membres du clergé. Les stalles, attachées les unes aux autres, sont alignées le long des murs du chœur d’une cathédrale, église collégiale ou abbatiale. Les séries de stalles se font face, divisant les moines, moniales ou chanoines en deux groupes pour le chant antiphonique ou récitation alternative des psaumes de l’office divin. Chaque stalle délimite l’espace où le moine s’assoit, se lève et s’agenouille pendant l’office.

Le chœur des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec est situé à la droite de l’église. L’usage en est réservé aux religieuses. Une grille séparait originellement les deux lieux de culte, les Augustines étant une communauté cloîtrée jusqu’en 1965. L’orientation du chœur permettait aux Augustines d’assister aux offices sans être vues des laïcs prenant place dans l’église.

Les Augustines, privées d’église et de chœur depuis l’incendie de leur monastère en 1755, se lancent dans leur reconstruction au tout début du 19e siècle. Après de longs mois de préparation, les plans sont finalement approuvés par le Conseil et présentés à la communauté le 9 mai 1800. Les plans ont été réalisés par Pierre Émond, maître menuisier et sculpteur de la ville de Québec. Les travaux débutent le 22 mai 1800 et s’échelonnent jusqu’en septembre 1803. Le 29 septembre 1803, l’église est officiellement consacrée. L’aménagement intérieur est toutefois incomplet et sera achevé dans les années suivantes. Un siècle plus tard, les religieuses se trouvent à l’étroit dans leur chœur. En effet, si la communauté des Augustines en 1800 comptait 30 professes et 4 novices et postulantes, en 1907 ses effectifs atteignent 94 professes et 24 novices et postulantes. Des travaux sont donc entrepris le 7 février 1908. L’étage supérieur est sacrifié afin de hausser le plafond du chœur et d’y installer un jubé. Ces réaménagements prennent fin le 15 avril 1908. Ce chœur sera finalement démantelé en juillet 1931 pour faire place au chœur actuel, beaucoup plus vaste. À cette époque, la communauté comptait 140 professes et 17 novices et postulantes, et l’ancien chœur, malgré sa galerie, ne suffisait plus à les accueillir.

Les stalles étaient disposées en une rangée le long des murs latéraux de l’ancien chœur. Un stéréogramme de 1877 et une ancienne photographie datant du tournant du 20e siècle nous les montrent meublant le chœur avant l’aménagement du jubé en 1908.

Lors du démantèlement du chœur en 1931, les anciennes stalles ont été enlevées. Certaines stalles auraient été conservées, extraites de la rangée pour former un siège à une ou deux places. Les côtés auraient été repeints et les trous de clous bouchés. Les stalles auraient également été inclinées vers l’arrière à cette occasion, par l’ajout de blocs de bois sous les pieds et de supports à l’arrière pour en assurer la stabilité. L’usage fait de ces sièges est inconnu. Ces stalles auraient par la suite été remisées. Il est possible que ce fût pendant ce remisage que les pieds de certaines stalles aient été abîmés par l’eau.

L’intérieur du rangement des stalles aurait été laissé au bois naturel à l’origine, et a été verni ultérieurement. Le vernis à base d’huile a jauni. La stalle a été décapée de la couleur brune foncée qui la recouvrait et teinte d’une couleur rougeâtre. La volute supérieure de la cloison centrale a été refaite. Des cernes causés par l’eau sont visibles à l’arrière du meuble.

De ces stalles meublant l’ancien chœur des Augustines, deux autres converties en siège à deux places se trouvent dans les collections des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec, légèrement moins larges et de couleur brun foncé. Deux autres stalles, converties en siège simple, se trouvent également dans les collections. Le Musée de la civilisation possède également dans ses collections un siège à deux places formé de stalles provenant du même ensemble.
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Notices bibliographiques :
Congrégation Des Augustines. Constitutions de la congregation des religieuses hospitalieres de la misericorde de Jesus. De l’ordre de Sainct Augustin. Québec, 1923. 301 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Statuette (Saint Joseph)



Statuette (Saint Joseph)

« Saint Joseph » est une statuette en porcelaine blanche représentant saint Joseph sans la tête. L’œuvre mesure 20 cm de hauteur et a été fabriquée avant 1856. La statuette surmonte un socle qui fait partie inhérente de l’objet et qui comprend quatre pattes asymétriques.




INFORMATIONS HISTORIQUES

« Saint Joseph » fut trouvé vers 1856 par Thomas Bernier, père du capitaine Joseph-Elzéar Bernier, dans l’épave d’un vieux navire breton échoué sur une plage de l’île Miquelon. Cette dernière est l’une des îles composant l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon. Thomas Bernier, qui vouait une dévotion particulière au saint, baptisa l’un de ses navires du nom de Saint Joseph en 1866. Il devait par la suite transporter cette petite statue avec lui lors de tous ses voyages et, à sa retraite, il la confia à son fils Joseph-Elzéar. Comme son père l’avait fait avant lui, Joseph-Elzéar Bernier a apporté la statuette partout en mer lors de ses voyages.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tabernacle



Tabernacle en pin

Tabernacle en pin de facture artisanale, datant du 18e siècle. Ses dimensions sont 58,9 cm de hauteur, 41,5 cm de largeur et 29,5 cm de profondeur. Il est fabriqué à partir d’un banc haut et étroit fait de planches épaisses, dont les deux planches de côté forment les pieds, chantournés dans le bas en triangle découpé. L’arrière du banc est recouvert d’une planche clouée et une planche est fixée entre les pieds dans le bas pour tenir lieu de fond. Deux plaques de métal y sont fixées de chaque côté afin de boucher l’interstice du piétement en V. Une porte au haut en arc de cercle et au pourtour mouluré a été ajoutée pour fermer le tabernacle. Cette porte est fixée au pied droit du banc avec des fiches à gond en fer forgé. Le bas de la traverse du haut sur le devant a été découpé en arche pour accueillir le haut de la porte. Cette dernière est munie d’une serrure et d’une entrée de serrure. La clé est manquante. À l’intérieur du tabernacle sont cloués des tasseaux pour supporter deux tablettes, manquantes. Les parois intérieures sont peintes d’une couleur jaunâtre, et les parois extérieures ont été décapées. L’ensemble est assemblé avec des clous de forge, à l’exception de la planche arrière, dont trois des quatre clous forgés ont été remplacés par des clous récents, à tête et corps ronds.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Le tabernacle est le meuble qui abrite le ciboire et les hosties consacrées lors de la messe catholique. Il s’agit habituellement d’une petite armoire fermée qui, jusqu’à la réforme du concile Vatican II en 1962-1965, était traditionnellement déposée sur l’autel où était célébrée la messe. Il était le lieu le plus sacré dans une église puisque, selon la doctrine de la transsubstantiation, les hosties et le vin qu’il contenait étaient convertis en corps et en sang du Christ lors de leur consécration pour la communion eucharistique.

L’artisan ayant fabriqué ce tabernacle à partir d’un banc reste inconnu. Il s’agit probablement d’une confection locale.

De la saleté est incrustée en profondeur dans tous les interstices ce cet objet, révélant peut-être un long entreposage.

Ce tabernacle est mentionné dans le feuillet des objets exposés au musée historique de l’Hôtel-Dieu de Québec en 1964.

Ce tabernacle est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Table à plateau rectiligne de style Louis XIII



Table à plateau rectiligne de style Louis XIII

Cette table à plateau rectiligne de style Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Elle a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce meuble en noyer noir mesure 69 cm de hauteur, 58,4 cm de largeur et 90,5 cm de longueur. Il possède un long tiroir, assemblé à queue d’aronde, avec deux boutons en porcelaine. La table est également composée d’un piétement tourné avec entretoise en « H ». Le plateau formé de trois planches collées aurait été changé au début du 19e siècle. Il est vissé au bâti à l’aide de vis datant de cette époque. Le tiroir n’est pas d’origine et daterait également du 19e siècle. Il est assemblé à trois queues d’aronde à l’anglaise. La traverse de la façade, en ceinture, porte les traces d’une mortaise chevillée, suggérant qu’il y avait deux tiroirs à l’origine, séparés par un montant. Les dés de raccord au haut du piétement portent des traces de rabotage manuel. Des défauts dans le tournage de l’entretoise sont dissimulés en dessous. Le centre de l’entretoise possédait autrefois un flambeau.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette table a été produite en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une commode, un tabouret, un marchepied et six chaises. Ces meubles auraient tous été fabriqués par le même menuisier-ébéniste. Ils ont appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en août 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa sœur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant l’appellation « Maison Kent », à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Une table y est également listée.

La table aurait été décapée, puis vernie au courant du 20e siècle.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII



Table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII

Cette table de cuisine ou table de ferme d’esprit Louis XIII a été fabriquée en Nouvelle-France entre 1670 et 1700. De conception rustique et robuste, cette table massive mesure 75 cm de hauteur, 243 cm de largeur et 75 cm de profondeur. Elle est composée d’un long plateau formé de trois madriers en queue de billard et est munie de trois tiroirs profonds ayant des boutons en bois, assemblés à une queue d’aronde. Les coulisses des tiroirs sont très usés. La table est construite en merisier sauf le fond des tiroirs qui est en pin et le plateau qui est en érable. L’écorce est encore visible à certains endroits. La table possède également un piétement tourné avec entretoise moulurée.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette table de cuisine aurait été fabriquée en Nouvelle-France entre 1670 et 1700 par un artisan inconnu. Ce meuble pourrait avoir été utilisé dans les cuisines de l’Hôtel-Dieu comme table de boucherie en raison de son plateau en érable massif.

Cette table est classée en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Table inspirée du style « Queen Anne »



Table inspirée du style « Queen Anne »

Table inspirée du style « Queen Anne » du 18e siècle en noyer tendre. Ses dimensions sont 70,8 cm de hauteur, 97,9 cm de largeur et 61,9 cm de profondeur. La table possède deux tiroirs en ceinture et des pieds galbés en cabriole. Le galbe des pieds est orienté vers l’avant du meuble pour les pieds avant, et vers l’arrière pour les pieds arrière. Une pièce de bois a été greffée sur le bas extérieur des quatre pieds et fixée avec quatre vis à tête fendue. Le plateau est composé d’une planche de noyer entourée d’un cadre au bord mouluré, assemblé en onglet à tenon et mortaise chevillé. Le plateau est fixé au corps à l’aide de chevilles et renforcé de vis à tête fendue ajoutées à une époque subséquente. La ceinture au bas mouluré est fixée par tenon et mortaise chevillé au prolongement des pieds, formant les montants. Le devant et l’arrière des tiroirs sont assemblés à queue d’aronde simple et l’avant des tiroirs est mouluré. Le bâti des tiroirs est en pin. Les tiroirs sont munis de boutons en bois, dont celui de gauche est brisé. Les tasseaux de support des tiroirs sont amincis par le frottement. Celui de gauche est fixé à l’aide de clous forgés et celui de droite, qui a été remplacé, est fixé à l’aide de deux vis à tête fendue et d’un clou à tête et corps ronds. Ces vis, comme toutes les vis apparentes du meuble, ont été recouvertes de mastic. Le meuble a été décapé. La finition brune d’origine est visible à quelques endroits, notamment sous les bords du plateau. L’intérieur et les côtés des tiroirs sont peints d’une couleur vert foncé, qui recouvrait probablement entièrement la table avant qu’elle ne soit décapée. Des traces et coulures de peinture blanche sont également visibles sur l’intérieur des tiroirs. Quelques bris sont visibles sur le meuble. Plusieurs fissures sont présentes sur le dessus du plateau. La planche centrale du plateau et la pièce avant de son cadre sont disjoints. Un mastic semble avoir été appliqué pour combler l’interstice mais s’est émietté avec le temps. Une fissure prend naissance sous le tiroir de droite et s’étire jusqu’au centre du tablier. Elle est consolidée à l’aide de mastic et de deux vis sous la ceinture. Le milieu du pied avant gauche porte une encoche.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette table aurait été fabriquée localement au milieu 18e siècle. Elle serait d’inspiration style « Queen Anne » de par la courbure du galbe de son piétement et de sa légèreté. Le galbe en cabriole, accentué au haut du pied, s’apparenterait davantage au galbe anglais qu’à celui populaire en France à la même époque. L’artisan demeure inconnu.

Ce meuble est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
BEDEL, Jean. Le grand guide des styles. Paris, Hachette livre, 1996. 219 p.
LESSARD, Michel et Huguette MARQUIS. Encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Les Éditions de l’Homme Ltée, 1971. 536 p.
LESSARD, Michel. Meubles anciens du Québec. s.l. Les Éditions de l’Homme, 1999. 543 p.
OLIVER, Lucile. Mobilier québécois. Paris, Éditions Charles Massin, 1979. 79 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tabouret de pied, de style Louis XIII



Tabouret de pied, de style Louis XIII

Ce tabouret de pied, de style Louis XIII, a été fabriqué en Nouvelle-France entre 1700 et 1750. Ce meuble en merisier verni mesure 36 cm de hauteur, 27 cm de largeur et 28 cm de longueur. Il est recouvert d’un tissu floral. Il fait partie d’un ensemble avec un fauteuil recouvert du même tissu. Les pieds du tabouret sont reliés par des entretoises tournées en balustre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce tabouret de pied aurait été produit en Nouvelle-France entre 1700 et 1750. Il a été associé à un fauteuil en raison de leur recouvrement identique, même s’il est de facture très différente avec son piètement tourné. L’artisan et la date d’acquisition demeurent inconnus.

Le recouvrement du tabouret a été changé au moins une fois après 1925. Le meuble aurait été décapé et renforcé à l’aide de vis et de clous au cours du 20e siècle.

Ce tabouret de pied est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Tabouret ou petit banc de style Louis XIII



Tabouret ou petit banc de style Louis XIII

Ce tabouret ou petit banc de style Louis XIII a été fabriqué en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685).

Ce meuble en merisier ou en érable mesure 35,5 cm de hauteur, 47 cm de largeur et 37 cm de longueur. Il est composé d’une assise carrée à la bordure moulurée en quart de rond fixée sur le bâti lequel est composé des pieds assemblés aux traverses à l’aide de tenons et mortaises chevillées. Les pieds et l’entretoise sont tournés en balustre.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce tabouret est produit en Nouvelle-France au milieu du 17e siècle, et fait partie d’un ensemble composé d’une commode, une table, un marchepied et six chaises. Il a appartenu à Louis d’Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay (vers 1612-1660) et son épouse Marie-Barbe de Boullongne (vers 1618-1685) qui sont arrivés en Nouvelle-France en 1643. Le couple s’installe d’abord à Ville-Marie et contribue à son développement en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Marie-Barbe de Boullongne y apprend des langues autochtones et fut surnommée « Celle qui prend pitié de nous dans notre misère » par les Algonquins.

En 1648, Louis d’Ailleboust est nommé gouverneur de la Nouvelle-France, en remplacement de Charles Huault de Montmagny, puis il s’installe avec son épouse au château Saint-Louis. Louis d’Ailleboust et Barbe de Boullongne se retirent en 1651 dans leur vaste propriété de Coulonge à Québec, puis retournent à Ville-Marie.

À la suite de la mort de son époux en 1660, Marie-Barbe de Boullongne revient à Québec et s’investit dans l’aide aux pauvres, puis le soin des malades auprès de la communauté religieuse des Augustines de la ville de Québec. Après une seconde tentative infructueuse d’intégrer la communauté des Ursulines, où sa soeur y était religieuse, madame d’Ailleboust se dévoue totalement au soin des malades de l’Hôtel-Dieu de Québec. Elle se retire pour quelques années, avec les biens qui lui restent, dans une maison acquise en 1665, voisine de l’institution. Il s’agit de la maison portant l’appellation "maison Kent", à Québec.

En 1670 et jusqu’à sa mort en 1685, elle est pensionnaire perpétuelle de l’Hôtel-Dieu. De ce fait, elle fait don de tous ses biens, meubles et immeubles, à la communauté des Augustines. Selon les livres de comptes et des registres des pauvres de l’Hôtel-Dieu, les meubles de madame d’Ailleboust valent à l’époque 1000 francs. En contrepartie de ses services et de son don, les Augustines s’engagent par acte notarié à loger, nourrir, soigner et vêtir Mme d’Ailleboust et sa domestique leur vie durant, et à verser à Mme d’Ailleboust un petit montant annuel qu’elle pourra dépenser à sa guise. Mme d’Ailleboust ne logera pas dans le monastère, mais dans un petit appartement près de l’hôpital.

Dans les papiers personnels de Mme d’Ailleboust, légués aux Augustines à son décès et gardés précieusement par elles, se retrouve un inventaire détaillé de ses biens alors qu’elle habitait Ville-Marie. Il a été rédigé par Paul de Chomedey de Maisonneuve en 1661, suite au décès de Louis d’Ailleboust et avant le départ de Mme d’Ailleboust pour Québec. Dans cet inventaire se retrouve un ensemble de six chaises, qui sont probablement les mêmes six chaises qui se retrouvent maintenant au monastère des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Le tabouret n’est toutefois pas listé dans cet inventaire.

Plusieurs indices indiquent que ce tabouret était anciennement rembourré et aurait donc été utilisé comme repose-pieds avec garniture.

Ce tabouret est classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec en 2003, en même temps que plusieurs autres meubles qui appartenaient à Madame d’Ailleboust et qui font partie de la collection des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec.
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Notices bibliographiques :
CASGRAIN, Henri-Raymond. Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec. Québec, Léger Brousseau, 1878. 612 p.
DAVELUY, Marie-Claire. « Ailleboust de Coulonge et d’Argentenay, Louis d’ ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/
JUCHEREAU DE SAINT-IGNACE, Jeanne-Françoise. Les Annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716. Québec, Les Augustines de l’Hôtel-Dieu, 1984. 444 p.
LESSARD, Michel. La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec. Montréal, Éditions de l’Homme, 2007. 1103 p.
PALARDY, Jean. Les meubles anciens du Canada Français. Montréal, Le Cercle du Livre de France Ltée, 1963. 412 p.
PROVOST, Honorius. « Boullongne, Marie-Barbe de ». Université Laval/University of Toronto. Dictionnaire biographique du Canada [En ligne]. http://www.biographi.ca/fr/bio/boullongne_marie_barbe_de_1F.html
RAYMOND, Maryvonne de. La maison Kent : la pierre et l’histoire : une mémoire retrouvé, XVIIe-XXe siècles . Québec, Les éditions du Septentrion, 2006. 198 p.
ROUSSEAU, François. La croix et le scalpel. Histoire des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec (1639-1989). Vol. 1. Sillery, Septentrion, 1989. 454 p.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Timbre (Timbre de Maude Abbott)



Timbre (Timbre de Maude Abbott)

Timbre poste rendant hommage à Maude Abbott à l’occasion de l’an 2000. Présenté par Postes Canada dans Reflets d’une nation, La collection du millénaire, 2000.




INFORMATIONS HISTORIQUES

En l’année 2000, Postes Canada imprime un timbre célébrant la mémoire de Maude Abbott intitulé en français Les premiers pas en chirurgie cardiaque et en anglais The Heart of the Matter. Cette reconnaissance extraordinaire met en évidence l’apport de Maude Abbott à la vocation pédagogique du Musée médical de McGill dans l’enseignement de la pathologie. L’image utilisée pour le timbre est un tableau peint par l’artiste et amie d’enfance de Maude, Mary Elizabeth Bell Eastlake (1864-1951). Le timbre est présenté par Postes Canada sous la thématique « Reflets d’une nation de la collection du millénaire en l’an 2000 ».

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Traité de Saint-Germain-en-Laye



Carte de la Nouvelle-France en 1613

Carte de la Nouvelle-France en 1613 par Samuel de Champlain.



Saint-Germain, Traité de

Saint-Germain, Traité de (1632), ratifié le 29 mars 1632 à Saint-Germain-en-Laye (France), par la Grande-Bretagne et la France. Aux termes de cet accord, Québec et les territoires de la région du Saint-Laurent annexés par les Britanniques en 1628-1629 sont rétrocédés à Louis XIII. Cet accord prévoit également la restitution des vaisseaux et des cargaisons saisis ou une compensation pécuniaire de leur valeur marchande, ainsi que la remise d'une forte somme à Guillaume de Caen, représentant de la United Company, en contrepartie des marchandises qui avaient été saisies après la reddition de Québec par Champlain en 1629. L'été suivant, en vertu du traité, Québec est rendue à la United Company et Port Royal à la Compagnie de la Nouvelle-France.

Source : Encyclopédie canadienne



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Valise de Louis Bourdages



Valise de Louis Bourdages

Il s’agit d’un coffre en bois, recouvert d’une peau de veau. Le tout est rehaussé d’un liséré de cuir avec clous. Il a appartenu à Louis Bourdages.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Ce coffre de bois recouvert d’une peau de veau était un porte-documents dans lequel Louis Bourdages transportait ses actes notariés. Ce dernier, né en 1764 à Loretteville et décédé en 1835 à Saint-Denis-sur-Richelieu, était un Acadien dont le père, Raymond Bourdages, a souffert de la Déportation de 1755. Il a été marin, fermier, propriétaire foncier, officier de milice, homme politique, notaire et fonctionnaire. Il est principalement connu pour avoir participé à l’élaboration et à la diffusion des 92 Résolutions.
Au décès de Louis Bourdages, la valise a été confiée à son fils David, qui était l’exécuteur testamentaire de son père. Ensuite, quelques jours avant sa mort, en 1883, David a confié la valise à un ami, le docteur Richard, qui vivait, comme les Bourdages, à Saint-Denis-sur-Richelieu. Selon les témoignages recueillis, le docteur Richard aurait eu comme indication de remettre le coffre aux descendants des Bourdages si jamais l’occasion se présentait. Toutefois, à la fin de sa vie, c’est à son homme de confiance, un dénommé Desrosiers, qu’il a confié la valise en lui donnant les mêmes indications que David Bourdages lui avait données plusieurs décennies plus tôt. Plus tard, la résidence du docteur Richard est devenue un monument historique rappelant les insurrections des Patriotes de 1837-1838, et l’immeuble a été converti en musée. C’est en ces lieux qu’a été remisée la valise de Louis Bourdages.
Cependant, en 1987, Desrosiers a remis la valise à des descendants des Bourdages comme David l’avait souhaité. Il s’agissait de Rodrigue et Paul Bourdages. Ce dernier était à cette époque directeur du conseil d’administration de l’Association des Bourdages d’Amérique, et il a fait l’acquisition de la valise au nom de l’association en 1989. Finalement, l’année suivante, la valise a été confiée au Musée acadien du Québec à Bonaventure.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec



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Veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem



Veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem

La veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un vêtement datant d’avant 1934. Le gilet sans manches en soie de couleur blanc cassé mesure 48,5 cm de hauteur. Le tissu dont ce vêtement est fait est strié de lignes horizontales texturées. La veste est caractérisée par une ligne de col assez large et comporte deux courtes poches. Elle s’ouvre sur le devant et se ferme à l’aide de quatre boutons en nacre blanche.



INFORMATIONS HISTORIQUES

Cette veste de l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est celle du capitaine et explorateur Joseph-Elzéar Bernier. Elle fait partie du costume qu’il porte lorsqu’il est intronisé officiellement chevalier de l’ordre, le 21 janvier 1934 dans la cathédrale de Lévis, après que le pape Pie XI lui accorde ce titre en 1933. La veste se porte sur le haut du corps et s’arrête à la taille.

L’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem est un ordre de chevalerie du temps des croisades, placé sous la protection du Saint-Siège, qui est recréé par le pape Pie IX en 1847. Il s’agit d’une association élitiste de fidèles catholiques composée de membres ecclésiastiques et de laïcs dont le but est de protéger, de conserver et de propager la foi chrétienne en Terre sainte.

Source : Répertoire du patrimoine culturel du Québec